Catégorie : Livres
Le livre d’or par Clifford D. Simak
Fiche de Le livre d’or
Titre : Le livre d’or de la science fiction
Auteur : Clifford D. Simak
Date de parution : 1985
Traduction : N. Dudon, L. Murail, N. Zimmermann, R. Durand
Editeur : Pocket
Sommaire de Le livre d’or
- Le créateur
- Courtoisie
- L’immigrant
- Steve et les mi-êtres
- Le dernier gentleman
- L’épidémie
- L’ordinateur qui aimait les étoiles
Première page de Le créateur
« Ceci est écrit pendant les derniers jours, alors que la Terre tourne à la lisière de l’éternité, et se rapproche du soleil moribond où ses deux compagnons intérieurs du système solaire ont déjà plongé dans un embrasement de mort. Le Crépuscule des Dieux est déjà de l’Histoire. Et notre planète dérive vers cet oubli d’où rien n’échappe, et auquel le Temps lui-même peut être voué dans le Jugement cosmique final.
Accomplissant sa marche de mort le long des corridors des cieux, la vieille Terre tourne plus lentement sur son axe. Les jours se sont allongés tandis qu’elle se traîne tristement vers la tombe, vêtue pour tout linceul des lambeaux de son ancienne atmosphère. »
Extrait de : C. D. Simak. « Le livre d’or de la science fiction. »
Le dernier cimetière par Clifford D. Simak
Fiche de Le dernier cimetière
Titre : Le dernier cimetière
Auteur : Clifford D. Simak
Date de parution : 1972
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : Denoël
Première page de Le dernier cimetière
« S’étendant à perte de vue dans la lumière du matin, Terre Dernière était d’une beauté à couper le souffle. Les longues rangées de monuments dorés par le soleil s’alignaient dans la vallée et couvraient toutes les collines. L’herbe, tondue et soignée avec art, évoquait un tapis d’émeraude cachant complètement la terre où elle plongeait ses racines. Les cyprès bordant les allées entre les tombes émettaient une musique douce et gémissante.
— Ça vous prend là, déclara le commandant de bord du vaisseau funèbre.
Il se frappa la poitrine, pour me montrer exactement où cela le prenait. Ce type était un crétin.
— On se souvient de la Terre Mère, me dit-il, durant les années d’exil, le temps que l’on passe dans l’espace ou sur d’autres planètes. On la revoit comme si on y était. Et puis on atterrit, on ouvre le »
Extrait de : C. D. Simak. « Le dernier cimetière. »
Le chemin de l’éternité par Clifford D. Simak
Fiche de Le chemin de l’éternité
Titre : Le chemin de l’éternité
Auteur : Clifford D. Simak
Date de parution : 1986
Traduction : I. Tate
Editeur : J’ai lu
Première page de Le chemin de l’éternité
« New York
Le câble atteignit son destinataire à Singapour. Il me faut un type capable de passer au travers. Il était signé Jay Corcoran. Boone sauta dans le premier avion.
À Kennedy, sitôt franchie la douane, il trouva le chauffeur de Corcoran qui l’attendait. L’homme prit son sac et le précéda vers une fastueuse conduite intérieure.
Il avait plu, le ciel semblait s’éclaircir. Installé comme un pacha sur la luxueuse banquette, Boone regardait de tous ses yeux. À quand remontait son dernier séjour à Manhattan ? Dix ans, plus de dix ans.
Ils n’avaient pas atteint l’immeuble de Corcoran qu’une nouvelle averse s’abattait. Le chauffeur alla chercher son sac dans le coffre et ouvrit un grand parapluie. »
Extrait de : C. D. Simak. « Le chemin de l’éternité. »
La réserve des lutins par Clifford D. Simak
Fiche de La réserve des lutins
Titre : La réserve des lutins
Auteur : Clifford D. Simak
Date de parution : 1968
Traduction : B. Kamir
Editeur : Denoël
Première page de La réserve des lutins
« Solidement installé derrière son bureau, l’inspecteur Drayton attendait. C’était un homme au visage décharné, qui paraissait avoir été taillé dans un bois noueux. Ses yeux étaient des pointes de silex qui parfois semblaient lancer des étincelles, ce qui était chez lui une preuve de mécontentement et de contrariété.
Mais Peter Maxwell savait qu’un tel homme ne s’abandonnerait jamais à la colère. Elle serait contenue par une volonté de fer. C’était exactement, se dit-il, la situation qu’il aurait voulu éviter et cela avait été trop espérer. Il n’était pas arrivé à sa destination prévue six semaines auparavant et il se doutait que cela entraînerait certaines réactions sur la Terre. Il n’avait pas sérieusement pensé pouvoir rentrer discrètement chez lui.
Et là, en face de ce policier, il n’avait qu’à garder son calme. Il s’adressa à lui : »
Extrait de : C. D. Simak. « La Réserve des Lutins. »
La planète de Shakespeare par Clifford D. Simak
Fiche de La planète de Shakespeare
Titre : La planète de Shakespeare
Auteur : Clifford D. Simak
Date de parution : 1976
Traduction : C. Saunier
Editeur : Denoël
Première page de La planète de Shakespeare
« Ils étaient trois bien que parfois ils ne formassent plus qu’un. Quand cela arrivait, moins souvent qu’ils ne l’auraient dû, l’Un n’avait pas conscience qu’il y en eût jamais eu trois, car il devenait une étrange union de leurs personnalités, une fusion. La transformation était plus qu’une simple addition de trois êtres. Mettant tout en commun, on eût dit qu’il leur était ajouté une nouvelle dimension, faisant plus grande que le tout la somme des trois. Et cette union de trois cerveaux, de trois personnalités n’approchait du but recherché qu’au moment seulement où les trois ne formaient qu’un, l’Un inconscient des trois.
Ils étaient le Navire et le Navire était eux. Pour devenir le Navire, ou pour le tenter, ils avaient sacrifié leur corps, et peut-être une grande part de leur humanité. Et sacrifié peut-être aussi leur âme même, bien que personne n’eût pu se mettre d’accord là-dessus, surtout pas eux-mêmes. Notons que ce désaccord n’avait rien à voir avec le fait qu’ils crussent ou non avoir une âme. »
Extrait de : C. D. Simak. « la planète de Shakespeare. »
La génération finale par Clifford D. Simak
Fiche de La génération finale
Titre : La génération finale
Auteur : Clifford D. Simak
Date de parution : 1984
Traduction : M. Deutsch
Editeur : Denoël
Sommaire de La génération finale
- Retour par Robert Silverberg
- La génération finale par Clifford D. Simak
Première page de La génération finale
« Depuis bien des générations, c’était le silence. Et le silence prit fin.
À l’aube naquit le Murmure.
Ceux du Peuple s’éveillèrent et, tapis au creux de leurs lits, écoutèrent le Murmure.
Car n’était-il pas dit qu’un jour viendrait le Murmure ? Et que le Murmure serait le commencement de la Fin ?
Jon Hoff s’éveilla. Et s’éveilla Mary Hoff, son épouse.
Ils étaient seuls dans leur compartiment car ils n’avaient pas d’enfants. Ils n’avaient pas le droit d’en avoir. Il fallait d’abord qu’il y ait place pour un enfant, par conséquent le vieux Joshua devait mourir. Ils seraient alors autorisés à en avoir un. Aussi attendaient-ils la mort de Joshua, honteux des prières silencieuses qu’ils adressaient pour qu’il trépassât bientôt. »
Extrait de : C. D. Simak. « La génération finale. »
L’empire des esprits par Clifford D. Simak
Fiche de L’empire des esprits
Titre : L’empire des esprits
Auteur : Clifford D. Simak
Date de parution : 1970
Traduction : G. Colson
Editeur : Presses de la cité
Première page de L’empire des esprits
« Sans cesse, mes pensées retournaient à mon vieil ami et à ce qu’il m’avait dit lors de notre dernière rencontre. Cela se passait deux jours seulement avant qu’il ne se fasse tuer, sur une route facile qui, à l’heure de l’accident, était beaucoup moins fréquentée que d’habitude. Sa voiture n’était plus qu’une masse informe de métal tordu et les traces de pneus montraient comment cela s’était passé, comment sa voiture s’était tout à coup fait emboutir par une autre, sortie sans crier gare de sa bande de circulation. Tout s’expliquait très bien – sauf qu’il n’y avait aucune trace de cette autre voiture…
J’essayais de songer à autre chose mais au fur et à mesure que passaient les heures, que le long ruban de béton se déroulait sous mes roues et que la campagne au printemps s’imprimait sur mon pare-brise en éclairs successifs, je me surpris plus d’une fois à revivre en pensée cette dernière soirée passée en sa compagnie. »
Extrait de : C. D. Simak. « L’empire des esprits. »
Frères lointains par Clifford D. Simak
Fiche de Frères lointains
Titre : Frères lointains
Auteur : Clifford D. Simak
Date de parution : 2011
Traduction : P.-P. Durastanti
Editeur : Bélial
Sommaire de Frères lointains
- Le frère
- La planète des reflets
- Mondes sans fin
- Tête de pont
- L’ogre
- A l’écoute
- Nouveau départ
- Dernier acte
- L’université galactique au coin du bois
Première page de Le frère
« Installé dans son fauteuil à bascule à bascule sur le patio dallé, il vit la voiture se garer devant l’entrée. Un inconnu en descendit, ouvrit le portail et remonta l’allée. Il s’agissait d’un homme d’un certain âge – moins avancé que celui de l’occupant du fauteuil, selon l’estimation de ce dernier, mais respectable. La brise ébouriffait ses cheveux blancs et il marchait d’un pas lent, traînant un peu les pieds.
L’arrivant s’immobilisa devant lui. « Edward Lambert ? » Lambert hocha la tête. « Je suis Theodore Anderson, reprit l’autre. Je viens de Madison. De l’université. »
Il lui indiqua le second rocking-chair. « Je vous en prie, prenez place. Vous voilà bien loin de chez vous. »
Anderson eut un petit rire. « Pas trop. Cent cinquante kilomètres à tout casser.
— Pour moi, c’est beaucoup. Le plus long trajet que j’aie jamais effectué est de trente kilomètres : jusqu’à l’astroport, sur l’autre rive du fleuve. »
Extrait de : C. D. Simak. « Frères lointains. »
Eterna par Clifford D. Simak
Fiche d’Eterna
Titre : Eterna
Auteur : Clifford D. Simak
Date de parution : 1967
Traduction : F. Lourbet
Editeur : Albin Michel
Première page d’Eterna
« Le « jury » cliquetait allègrement en dactylographiant à toute allure le verdict. La feuille de papier se couvrait de lettres qui formaient des mots. Ils devenaient à leur tour des phrases.
La machine s’arrêta et le juge fit un signe de tête au greffier. Celui-ci s’avança vers le jury, dégagea la feuille de papier portant la sentence, la prit à deux mains et se tourna vers le magistrat :
— Accusé, levez-vous, dit celui-ci.
Franklin Chapman se dressa sur ses pieds. Ann Harrison, assise à ses côtés, l’imita et lui posa la main sur le bras. À travers le mince tissu de la chemise, elle sentait les muscles de l’homme se contracter. »
Extrait de : C. D. Simak. « Eterna. »
Des souris et des robots par Clifford D. Simak
Fiche de Des souris et des robots
Titre : Des souris et des robots
Auteur : Clifford D. Simak
Date de parution : 1981
Traduction : F. Mondolini, M.Deutsch, J. de Tersac
Editeur : Jean-Claude Lattès
Sommaire de Des souris et des robots
- La maison des grands pingouins
- L’arbre à dollars
- La vermine de l’espace
- La barrière
- Mirage
- Evolution rétrograde
- Les réponses
- Une mort dans la maison
Première page de La maison des grands pingouins
« David Latimer s’était perdu quand il tomba sur la maison. Il était parti en direction de Wyalusing, dont il avait entendu parler, mais où il n’était encore jamais allé, et, apparemment, il n’avait pas pris la bonne route. Il avait traversé deux petits villages, Exelsior et Navarre, et à en croire les panneaux indicateurs, il ne lui restait plus que quelques kilomètres à faire pour arriver à Montfort. Là, il espérait que quelqu’un lui indiquerait le bon chemin.
La route était une sorte de départementale, tortueuse et étroite, sans grande circulation. Elle zigzaguait, bordée de bouleaux et de plantes grasses, parmi les caps accidentés du littoral, avec en bruit de fond le fracas étouffé des vagues sur les rochers épars de la grève. »
Extrait de : C. D. Simak. « Des souris et des robots. »