Catégorie : Livres

 

Projet Vatican XVII par Clifford D. Simak

Fiche de Projet Vatican XVII

Titre : Projet Vatican XVII
Auteur : Clifford D. Simak
Date de parution : 1981
Traduction : M. Deutsch
Editeur : J’ai lu

Première page de Projet Vatican XVII

« Thomas Decker était à une demi-heure de sa cabane quand Chuchoteur se manifesta. Il s’arrêta net.
« Cette fois, je t’aurai, Decker, disait la voix qui parlait dans sa tête. Je vais t’avoir, ce coup-là. »
Decker, qui avançait sur le sentier, fusil loin du corps mais prêt à épauler au premier signe de danger, fit volte-face.
Rien en vue. Pas un mouvement. Un épais rideau de végétation bordait la piste à gauche et à droite. Pas une feuille ne bougeait. Pas le moindre souffle d’air, pas un frémissement d’aile. Rien, absolument rien. Un paysage figé, comme pétrifié par l’éternité.
« Decker ! »
L’appel avait fusé dans l’esprit de l’humain.  »

Extrait de : C. D. Simak. « Projet Vatican XVII. »

Mastodonia par Clifford D. Simak

Fiche de Mastodonia

Titre : Mastodonia
Auteur : Clifford D. Simak
Date de parution : 1978
Traduction : I. Tate
Editeur : J’ai lu

Première page de Mastodonia

« Le chien poussa un ululement strident et je me retrouvai assis dans mon lit, incapable de m’orienter, hébété. Les premières lueurs de l’aube s’insinuaient dans la pièce, nimbant d’une aura fantomatique le tapis usé, la commode délabrée, la porte de la penderie, ouverte sur la rangée de vêtements.
—Qu’est-ce que c’était, Asa?
Tournant la tête, je vis Rila assise à côté de moi et me demandai, pour l’amour du ciel, comment se fait-il qu’après toutes ces années, Rila se trouve id. Puis, comme dans un brouillard, cela me revint.
Un second ululement retentit, plus rapproché. Une plainte angoissée et craintive.
Je m’extirpai du lit, tendis une main vers mon pantalon. A tâtons sur le plancher, mes pieds cherchaient les pantoufles. »

Extrait de : C. D.Simak. « Mastodonia. »

Les visiteurs par Clifford D. Simak

Fiche de Les visiteurs

Titre : Les visiteurs
Auteur : Clifford D. Simak
Date de parution : 1980
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : J’ai lu

Première page de Les visiteurs

« LONE PINE, MINNESOTA

George, le coiffeur, taillada l’air avec ses ciseaux, en faisant cliqueter furieusement les lames.
— Ma foi, Frank, je ne sais pas ce que vous avez, dit-il à l’homme assis dans le fauteuil. J’ai lu votre article sur ce que les types de la pêche et de la défense de la nature ont fait là-haut dans la réserve. Ça n’avait pas l’air de trop vous frapper.
— Pas tant que ça, répondit Frank Norton. Ça n’a pas grande importance. Si les gens ne veulent pas payer le permis de la réserve, ils n’ont qu’à aller pêcher ailleurs.
Norton était le propriétaire-directeur-rédacteur en chef-administrateur-distributeur-balayeur du Lotie Pine Sentinel, le journal local dont les bureaux se trouvaient en face du salon de coiffure.
— Moi, ça m’agace, déclara le coiffeur. Ce n’est pas juste de donner à ces Peaux-Rouges tous les droits sur la chasse et la pêche dans la réserve. Comme si elle ne faisait pas partie de l’Etat du Minnesota, ni même des Etats-Unis. »

Extrait de : C. D. Simak. « Les visiteurs. »

Les ingénieurs du cosmos par Clifford D. Simak

Fiche de Les ingénieurs du cosmos

Titre : Les ingénieurs du cosmos
Auteur : Clifford D. Simak
Date de parution : 1939
Traduction : J. et M. Ciment
Editeur : Eric Losfeld

Première page de Les ingénieurs du cosmos

« Herb Harper alluma brusquement la radio et une voix grogna, à des milliards de kilomètres : « Vaisseau de Police 968. Continuez à surveiller le cargo Vulcain sur le parcours Terre-Vénus. Le fouiller pour recherche de stupéfiants. Position approximative… »
Herb tourna le bouton. Une voix endormie flotta à travers le vaisseau : « Vaisseau de plaisance Helen, à trois heures de Sandebar. Avez-vous des messages pour nous ? »
Il tourna encore le bouton. La voix de Tim Donovan, le fameux journaliste de la radio, s’éleva, rauque et sèche : « Tommy Evans devra attendre encore quelques jours avant de tenter son vol pour Alpha Centauri. »

Extrait de : C.D. Simak. « Les Ingénieurs du Cosmos. »

Les fleurs pourpres par Clifford D. Simak

Fiche de Les fleurs pourpres

Titre : Les fleurs pourpres
Auteur : Clifford D. Simak
Date de parution : 1965
Traduction : M. Deutsch
Editeur : Opta / Galaxie

Sommaire de Les fleurs pourpres

  • Les fleurs pourpres de Clifford D. Simak
  • Mercenaire par Charles van de Vet
  • La maison à mi-chemin par Robert Silverberg

Premières pages de Les fleurs pourpres

« Il y avait un camion derrière moi. Un semi-remorque qui fonçait à toute allure. Sur ce tronçon, la vitesse était limitée à 70 ― on était encore en agglomération ― mais à une heure aussi matinale, qui eût fait attention aux panneaux ?
Je cessai de penser au camion. Je n’allais pas bien loin : à moins de 2 kilomètres, au Johnny’s Motor Court, le motel où Alf Peterson et ses cannes à pêche m’attendaient. Et puis, j’avais autre chose en tête. Cette histoire de téléphone, en particulier. Qui m’avait donc appelé ? Il y avait eu trois voix. Des voix bizarres. Pourtant j’avais l’impression que ce n’en était qu’une seule dont le timbre changeait. Et que si je réussissais à déterminer la voix de base, le mystère serait éclairci. Autre problème : Gerald Sherwood et les plans qui naissaient tout armés dans sa tête. Et Stiffy me suppliant de ne pas « les » laisser employer la bombe. J’allais oublier l’enveloppe aux quinze cents dollars ! »

Extrait de : C. D. Simak. « Les fleurs pourpres. »

Les épaves de Tycho par Clifford D. Simak

Fiche de Les épaves de Tycho

Titre : Les épaves de Tycho
Auteur : Clifford D. Simak
Date de parution : 1961
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : J’ai lu

Sommaire de Les épaves de Tycho

  • Les épaves de Tycho
  • Bouillon de culture
  • La littérature des sphères

Première page de Les épaves de Tycho

« Tout allait bien. Pas beaucoup de rentrées d’argent, naturellement. On en gagne très rarement, à moins de réussir le gros coup, et il n’y en a pas beaucoup qui y arrivent. Mais assez pour que le syndicat se contente de laisser courir son investissement. Pas très satisfait, bien sûr, mais donnons sa chance au gosse. Ils me considèrent toujours comme un gosse, et pourtant j’ai vingt-sept ans.
Il faudrait peut-être que j’explique d’abord le syndicat. Ça vous a un air important, dur, mais ça ne l’est pas vraiment. C’est rien qu’une bande de gens de mon vieux petit village natal de Millville, qui ont réuni un peu de leurs économies pour qu’un gosse qui avait pris un coup de lune puisse monter là-haut et tenter sa chance. Notez que j’ai quand même dû me donner bien du mal pour les persuader, c’est compréhensible, car ce ne sont que des provinciaux, des petites gens, et conservateurs. »

Extrait de : C. D. Simak. « Les épaves de Tycho. »

Les enfants de nos enfants par Clifford D. Simak

Fiche de Les enfants de nos enfants

Titre : Les enfants de nos enfants
Auteur : Clifford D. Simak
Date de parution : 1974
Traduction : C. Saunier
Editeur : Denoël

Première page de Les enfants de nos enfants

« Bentley Price, photographe de l’agence de Presse du Globe, venait de poser un steak sur le gril et en surveillait la cuisson, installé dans une chaise longue, une boîte de bière à la main, quand sous un chêne, s’ouvrit une porte, d’où sortirent des gens.
Plus rien n’étonnait Price depuis bien des années. De cruelles expériences lui avaient appris qu’il fallait s’attendre à l’exceptionnel et ne pas s’en émouvoir. Il photographiait l’extraordinaire, le bizarre, le violent, puis tournait les talons et repartait, parfois précipitamment, car avec des agences concurrentes comme l’A.P. ou l’U.P.I., un photographe de presse ambitieux ne pouvait se permettre de perdre son temps ; et si les directeurs des services photographiques n’étaient certes pas des individus redoutables, la sagesse demandait souvent qu’on évitât de les mettre de mauvaise humeur. »

Extrait de : C. D. Simak. « Les enfants de nos enfants. »

Le principe du loup-garou par Clifford D. Simak

Fiche de Le principe du loup-garou

Titre : Le principe du loup-garou
Auteur : Clifford D. Simak
Date de parution : 1967
Traduction : S. Hilling
Editeur : Denoël

Première page de Le principe du loup-garou

« La créature s’arrêta, tapie sur le sol, fixant devant elle les minuscules points lumineux qui brillaient doucement dans l’obscurité.
La créature gémit, effrayée et mal à l’aise.
Le monde était beaucoup trop chaud et humide, l’obscurité, trop épaisse. Les plantes étaient trop nombreuses et trop grandes. L’atmosphère était violemment agitée, et la végétation emplissait l’air de gémissements d’agonie. Au loin, il y avait comme de vagues flamboiements, ou éclatements de lumière, qui pourtant n’éclairaient pas la nuit, et, plus loin encore, quelque chose se plaignait en longs grondements sourds. Et il y avait de la vie, plus de vie qu’aucune planète n’était en droit d’avoir, – mais une vie inférieure et stupide, qui parfois ne dépassait pas un niveau d’existence purement végétative, petits amas de matière n’ayant d’autre pouvoir que celui de réagir faiblement à certains stimuli. »

Extrait de : C. D. Simak. « le principe du loup-garou. » Apple Books.

Le pèlerinage enchanté par Clifford D. Simak

Fiche de Le pèlerinage enchanté

Titre : Le pèlerinage enchanté
Auteur : Clifford D. Simak
Date de parution : 1975
Traduction : C. Saunier
Editeur : Denoël

Première page de Le pèlerinage enchanté

« Le lutin, domicilié sous les chevrons du toit, épiait le moine qui, de sa cachette, épiait lui-même le jeune clerc. Le lutin haïssait le moine, ayant de bonnes raisons pour cela. Le moine ne haïssait personne et n’aimait personne, étant fanatique et ambitieux. Le clerc volait ce qui semblait être un manuscrit qu’il avait trouvé caché dans la reliure d’un livre.
Il était tard. Le silence régnait dans la bibliothèque. Quelque part, une souris grattait furtivement un mur. La bougie posée sur le bureau devant lequel se tenait penché le jeune clerc, coulait, donnait une faible lumière.
Le clerc prit le manuscrit et le glissa sous sa chemise. Puis il referma le livre et le remit sur le rayon. Il éteignit la bougie avec le pouce et l’index. Un pâle clair de lune brillant à travers les hautes fenêtres qui atteignaient presque les grosses poutres du plafond éclaira l’intérieur de la bibliothèque de sa lumière spectrale. »

Extrait de : C. D. Simak. « Le Pélerinage Enchanté. »

Le pêcheur par Clifford D. Simak

Fiche de Le pêcheur

Titre : Le pêcheur
Auteur : Clifford D. Simak
Date de parution : 1961
Traduction : J. Rosenthal
Editeur : J’ai lu

Première page de Le pêcheur

« LA FUITE

Vint enfin le moment où l’Homme fut prêt à admettre que l’espace lui était interdit. Pour la première fois, il avait soupçonné le fait, le jour où Van Allen avait découvert les ceintures de radiations qui encerclaient la Terre, lorsque les techniciens du Minnesota capturaient les protons solaires au moyen de ballons. Mais l’Homme s’était nourri si longtemps de ses rêves que, mis en face de la brutale réalité, il ne put se résoudre à les voir disparaître sans tenter un dernier effort.
C’est ainsi qu’il poursuivit ses essais et persévéra dans ses tentatives, même après que des astronautes furent morts pour en prouver la futilité. L’Homme était trop fragile pour affronter l’espace. Il mourait trop facilement. Il succombait, soit aux radiations primaires jaillies du soleil, soit aux radiations secondaires auxquelles le métal de son vaisseau donnait naissance. »

Extrait de : C. D. Simak. « Le pêcheur. »