Ernst Theodor Amadeus Hoffmann

Présentation de Ernst Theodor Amadeus Hoffmann :

Ernst Theodor Amadeus Hoffmann, qui vit le jour sous le nom d’Ernst Theodor Wilhelm le 24 janvier 1776 dans les frimas de Königsberg, s’élève comme l’un des démiurges les plus fascinants du romantisme d’outre-Rhin. Juriste de formation et magistrat de son état, cet esprit universel et tourmenté décida, par une dévotion absolue envers le divin Mozart, de substituer à son troisième prénom celui d’Amadeus. Il fut tour à tour, et avec une égale frénésie, compositeur, critique musical, dessinateur et, bien entendu, l’un des plus prodigieux conteurs que l’Europe ait portés.

C’est véritablement dans le registre de la littérature fantastique que le génie de Hoffmann a donné sa pleine mesure. S’éloignant des fantômes de pacotille du roman gothique, il inventa un frisson d’une nature toute nouvelle, celui de l’étrange surgissant au cœur même du quotidien le plus bourgeois. À travers ses célèbres « Contes fantastiques », dont les incontournables « L’Homme au sable » ou « Le Vase d’or », il excella à tisser la toile d’un monde où la folie, les automates démoniaques et les doubles maléfiques viennent ébranler les certitudes de la raison.

Son œuvre foisonnante, qui comprend également le grand roman sombre « Les Élixirs du Diable » (1815) ou encore le féerique « Casse-Noisette et le Roi des souris », a exercé une hypnose durable sur le siècle qui le suivit. Le cénacle romantique français, de Théophile Gautier à Gérard de Nerval, sans oublier le grand Edgar Allan Poe outre-Atlantique, puisa abondamment dans ses visions oniriques. Son influence s’étendit avec une même puissance au domaine musical, inspirant à Jacques Offenbach ses fameux « Contes d’Hoffmann » et à Piotr Ilitch Tchaïkovski son ballet immortel.

Usé par une existence d’excès, les affres de la maladie et la rudesse de la censure prussienne, ce visionnaire s’éteignit à Berlin le 25 juin 1822, laissant derrière lui une œuvre incandescente, véritable creuset de la psychanalyse moderne et du surréalisme.

Relire Hoffmann, c’est accepter de passer de l’autre côté du miroir, là où le rêve et la réalité se confondent dans une valse à la fois enchanteresse et terrifiante, témoignant de l’insondable mystère de l’âme humaine.

Livres de Ernst Theodor Amadeus Hoffmann :

Contes fantastiques T. 1
Contes fantastiques T. 2
Contes fantastiques T. 3
Contes fantastiques T. 4
Contes fantastiques T. 5
Contes fantastiques T. 6
Les élixirs du diable
Nouvelles musicales
Princesse Brambilla

Pour en savoir plus sur Ernst Theodor Amadeus Hoffmann :

La page Wikipédia sur E. T. A. Hoffmann
La page Noosfere sur E. T. A. Hoffmann
La page isfdb de E. T. A. Hoffmann

Laisser un commentaire