Étiquette : Albin Michel

 

Un monde hors du temps par L. Niven

Fiche d’Un monde hors du temps

Titre : Un monde hors du temps
Auteur : L. Niven
Date de parution : 1976
Traduction : F. Serph, G. H. Gallet
Editeur : Albin Michel

Première page d’Un monde hors du temps

« Fonceur

Il était une fois un homme mort.
Il attendait depuis deux cents ans à l’intérieur d’un cercueil convenablement étiqueté dont l’enveloppe extérieure renfermait de l’azote liquide. Il y avait des nodules cancéreux congelés un peu partout dans son corps glacé. Il avait été très atteint.
Il attendait que la science médicale découvre un traitement.
Il avait attendu en vain. Presque tous les cancers pouvaient être soignés à l’heure actuelle, mais il n’existait aucun traitement pour les billions de parois cellulaires rompues par l’augmentation volumique des cristaux de glace. Il avait été informé du risque qu’il courait. Il avait joué le jeu. Pourquoi pas ? Il allait mourir.
Les caveaux contenaient plus d’un million de ces corps congelés. Pourquoi pas ? Ils allaient mourir. »

Extrait de : L. Niven. « Un monde hors du temps. »

La poussière dans l’oeil de Dieu par L. Niven

Fiche de La poussière dans l’oeil de Dieu

Titre : La poussière dans l’oeil de Dieu
Auteur : L. Niven et J. Pournelle
Date de parution : 1974
Traduction : E. Cowen
Editeur : Albin Michel

Première page de La poussière dans l’oeil de Dieu

« Commandement 3017 après J.-C.
 
« Je vous transmets les compliments de l’amiral ; il vous attend dans son bureau. Sur-le-champ », annonça l’enseigne Staley.
Le capitaine de frégate Roderick Blaine inspecta frénétiquement la passerelle, autour de lui, où ses officiers dirigeaient les réparations, à voix basse et tendue, comme des chirurgiens assistent une opération difficile. Le compartiment d’acier gris était rempli d’activités fébriles, chacune d’entre elles précise, mais dont la somme donnait une impression de chaos. Les écrans au-dessus du poste du timonier montraient la planète en bas au-dessous et les autres vaisseaux orbitant près du Mac-Arthur, mais partout ailleurs, on avait retiré les panneaux de visite des consoles et des instruments de mesure avaient pris leur place. Les techniciens apportaient des plaquettes électroniques peintes de couleurs codées pour remplacer tout ce qui semblait endommagé. L’équipe de réparation lourde travaillait sur  »

Extrait de : L. Niven. « La poussière dans l’oeil de Dieu. »

Les maîtres de la fosse par M. J. Moorcock

Fiche de Les maîtres de la fosse

Titre : Les maîtres de la fosse (Tome 3 sur 3 – Le guerrier de Mars)
Auteur : M. J. Moorcock
Date de parution : 1969
Traduction : C. Wall-Romana
Editeur : Albin Michel

Première page de Les maîtres de la fosse

« L’expédition aérienne

Je fis un baiser d’adieu à Shizala, loin de me rendre compte que je ne la reverrais pas avant plusieurs mois martiens, puis j’empoignai l’échelle qui menait à la cabine de mon dirigeable, un vaisseau dont j’avais moi-même dessiné les plans.
Shizala était plus que jamais ravissante, une femme des plus féminines qui, sans l’ombre d’un doute, était le plus bel être humain de toute la planète Mars.
Les tours élancées de Varnal, la cité dont j’étais maintenant un bradhinak, ou prince, s’élevaient tout autour de nous dans la lumière du soleil matinal. On pouvait sentir le doux parfum du brouillard,  »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Le guerrier de Mars – Les Maîtres de la Fosse. »

Le seigneur des araignées par M. J. Moorcock

Fiche de Le seigneur des araignées

Titre : Le seigneur des araignées (Tome 2 sur 3 – Le guerrier de Mars)
Auteur : M. J. Moorcock
Date de parution : 1968
Traduction : C. Wall-Romana
Editeur : Albin Michel

Première page de Le seigneur des araignées

« La plaine désertique

Dès que je suis entré dans le transmetteur, j’ai ressenti une certaine crainte. Je commençai juste de réaliser pleinement ce que je risquais de perdre.
Mais il était trop tard. De votre côté, vous veniez de mettre en marche le transmetteur. À nouveau je me mis à éprouver les sensations familières provoquées par la machine. La seule différence, c’était que cette fois-là, je n’avais aucune certitude sur ma destination ; vous vous souvenez sans doute que lors de mon premier voyage, je pensais que j’allais juste être envoyé au « récepteur » situé dans le même bâtiment que le laboratoire. Mais au lieu de cela, j’avais  »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Le guerrier de Mars – Le Seigneur des Araignées. »

La cité de la bête par M. J. Moorcock

Fiche de La cité de la bête

Titre : La cité de la bête (Tome 1 sur 3 – Le guerrier de Mars)
Auteur : M. J. Moorcock
Date de parution : 1965
Traduction : C. Wall-Romana
Editeur : Albin Michel

Première page de La cité de la bête

« Ma dette envers M. Clarchet

Le transmetteur de matière, commença Kane, tient à la fois le rôle de héros et de vilain dans cette histoire, puisqu’il m’a emmené sur un monde où je me suis senti chez moi plus que je ne me sentirai jamais ici. Et il m’a conduit à cette jeune fille merveilleuse que j’aime et qui m’aime ; et puis, d’un seul coup, il m’a tout repris.
Mais, je ferais mieux de commencer par le commencement.
Je suis né, comme je vous l’ai dit, dans l’Ohio à Wynnsville, une petite ville charmante et sans histoire. La seule chose un peu insolite qu’on y trouvait, était la personne de M. Clarchet, un Français  »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Le guerrier de Mars – La Cité de la Bête. »

L’ère des miracles par J. Brunner

Fiche de L’ère des miracles

Titre : L’ère des miracles
Auteur : J. Brunner
Date de parution : 1977
Traduction : F. Serph
Editeur : Albin Michel

Première page de L’ère des miracles

« Poignardé d’images comme une poupée de cire le serait d’aiguilles.
Pendant l’été, la nourriture était abondante. Le renard évitait les endroits où son monde était envahi : les bruits mystérieux, les odeurs de fumée, les bipèdes glapissants. L’été prit fin. La boue lui succéda quelque temps. La pluie trempa sa fourrure et le vent devint coupant. Aux gelées, la terre durcit et il y eut une succession de grondements nauséabonds et d’éclairs. Le renard s’éloigna, cherchant refuge dans les hautes herbes et les buissons. Les herbes jaunirent et séchèrent, les buissons dénudés se découpèrent aussi nettement qu’une gravure sur le ciel.
La neige amena la disette.
Le renard se résigna à la chose nouvelle qui avait pris place dans son monde. Ce n’était pas un changement qu’il pût comprendre, mais il ne pouvait pas non plus le contrôler. Ses pas s’imprimèrent dans la neige, brisant la mince pellicule de givre (bien que le manque de nourriture l’amaigrit de jour en jour), et l’amenèrent jusqu’à la frontière où il s’arrêta — non pas pour réfléchir, mais parce que l’équilibre délicat de ses poussées instinctives oscillait entre la faim ici et l’inconnu là-bas. »

Extrait de : J. Brunner. « L’ère des miracles. »

Double, double par J. Brunner

Fiche de Double, double

Titre : Double, double
Auteur : J. Brunner
Date de parution : 1969
Traduction : R. Latour
Editeur : Albin Michel

Première page de Double, double

« Si vous la croisiez sur la route, vous aviez l’impression qu’un piano atteint d’hydrophobie avait soudain choisi la liberté et ouvrait de grands yeux bulbeux qui, s’ils n’avaient pas eu d’immenses cils épais – et vaguement tristes – auraient ressemblé à ceux d’une grenouille. Le clavier blanc et noir des dents était peint sur la grille du radiateur ; les cils entouraient les phares. Des enjolivures « Art Nouveau » s’évasaient sur les côtés pour composer des cadres ayant les dimensions et la forme de posters quadruple colombier – verts, orange, bruns, violets. Ces cadres, qui mesuraient 80 x 170 cm, étaient remplis de posters plus criards et plus compliqués que les dessins qui s’élevaient en tourbillonnant autour d’eux. Parmi leurs renflements et leurs courbes, une inscription indiquait : BRUNO ET LA TRADITION HERMÉTIQUE. »

Extrait de : J. Brunner. « Double, Double. »

Les maisons d’Iszm par Jack Vance

Fiche de Les maisons d’Iszm

Titre : Les maisons d’Iszm
Auteur : Jack Vance
Date de publication : 1973
Traduction : P. Chwat
Editeur : Albin Michel

Première page de Les maisons d’Iszm

« On considérait comme allant de soi que les visiteurs débarquant sur Iszm n’avaient qu’une idée en tête : voler une maison femelle. Les cosmographes, les étudiants, les enfants en bas âge, les canailles notoires : cyniquement, les Iszmiens appliquaient le même traitement à tout le monde – une fouille au microscope des esprits et des corps et une surveillance de tous les instants. 
Ces procédés ne trouvaient leur justification que dans le grand nombre de voleurs de maisons qui s’étaient révélés. 
De loin, voler une maison apparaissait comme relativement simple. On pouvait coudre dans un bracelet de montre une graine pas plus grosse qu’un grain d’orge ; on pouvait mêler une brindille aux fils d’un châle ; une jeune pousse pouvait être collée sur une fusée et lancée dans l’espace. Pour dérober une maison iszmienne, il existait des milliers de moyens éprouvés ; ils avaient tous été essayés, et les voleurs malheureux avaient été conduits à la Maison Folle, escortés par des Iszmiens courtois à l’extrême. Réalistes, les Iszmiens avaient parfaitement conscience qu’un jour – dans un an, dans un siècle ou un millénaire – leur monopole serait brisé. Mais, gardiens fanatiques du secret de leur exclusivité, ils dési- »

Extrait de : J. Vance. « Les maisons d’Iszm. »

Le hors-le-monde par P. Anderson

Fiche Le hors-le-monde

Titre : Le hors-le-monde
Auteur : P. Anderson
Date de parution : 1971
Traduction : J.-C. Dumoulin
Editeur : Albin Michel

Première page de Le hors-le-monde

« Le vaisseau de Sigma du Dragon avait changé d’orbite, inexplicablement comme toujours. Maintenant, il tournait au plus près, à peine au-dessus de l’atmosphère : étoile dont tous les bulletins d’information disaient qu’elle se lèverait avant l’aube. Bien des gens avaient dû s’étonner, espérer un peu ou s’inquiéter ; mais peu, probablement, s’étaient levés pour contempler le spectacle. Depuis trois ans, l’angoisse avait eu le temps de s’émousser.
Ce n’était pas le cas à Nous. L’arrivée du vaisseau avait été pour les Théontologistes plus qu’un événement spirituel. Tout, chez eux, prenait cette allure. Elle avait provoqué une sorte de crise spirituelle. En fin de compte, ils avaient intégré l’existence du vaisseau dans le formalisme de leur culte et le seul télécran de Nous guettait essentiellement tout ce qui pouvait le concerner.
L’un de ceux qui avaient passé la nuit de garde souffla dans sa trompe pour éveiller la communauté. Le mugissement réveilla Skip qui avait dormi sur un bat-flanc dans la chambre des deux jeunes fils  »

Extrait de : P. Anderson. « Le Hors-le-monde. »

Le jour la nuit par T. Lee

Fiche de Le jour la nuit

Titre : Le jour la nuit
Auteur : T. Lee
Date de publication : 1980
Traduction : E. Vonarburg
Editeur : Albin Michel

Première page de Le jour la nuit

« À un demi-staed au-dessous du palais des Hirz, les jardins d’apparat s’incurvaient doucement pour devenir peu à peu la rive d’un lac. En cet endroit, où le vert jade des ondes liquides se brisait sur le sable d’or pâle, se tenait une jeune fille dorée et ses trois serviteurs robots.
Excepté le palais des Hirz, aucun autre édifice n’était visible au-dessus ou le long du rivage. Cette partie de Yunéa, sur vingt staeds de part et d’autre de l’Anneau, appartenait à Hirz. En hest s’étendait le domaine des Domms, en hespa, la propriété décadente des Thars. »

Extrait de : T. Lee. « Le jour la nuit. »