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Conan le rebelle par Poul Anderson

Fiche de Conan le rebelle

Titre : Conan le rebelle (Tome 24 sur 25 – Conan – les suiveurs)
Auteur : Robert E. Howard et Poul Anderson
Date de publication : 1982
Traduction : D. Headline
Editeur : France Loisirs

Première page de Conan le rebelle

« LA VISION DE LA HACHE

Une lourde nuit s’étendait sur la Stygie. Là où le grand fleuve se déversait dans la baie, pas un souffle de vent ne venait de l’océan. Le ciel était embrumé : au-dessus de Khemi s’apercevait seulement le scintillement de quelques rares étoiles, et elles étaient comme les braises de cette chaleur de fournaise que les blocs de pierre de la cité irradiaient encore, longtemps après la chute du jour. Les murs d’enceinte s’arquaient contre toute fraîcheur qui eût pu venir de la mer, de même qu’ils s’arquaient contre le monde extérieur pour lui dissimuler les activités secrètes de la ville. Sur ces falaises aux portes de fer,  »

Extrait de : R. E. Howard et P. Anderson. « Conan – les suiveurs – Conan le rebelle. »

Barrière mentale et autres intelligences par Poul Anderson

Fiche de Barrière mentale et autres intelligences

Titre : Barrière mentale et autres intelligences
Auteur : Poul Anderson
Date de publication : 2013
Traduction : A. Doremieux, R. Durand, P. J. Izabelle, A. Rosenblum, P.-P. Durastanti
Editeur : Bélial

Sommaire de Barrière mentale et autres intelligences

  • Barrière mentale
  • Les arriérés
  • Technique de survie
  • Terrien, prends garde !

Première page de Barrière mentale

« Le soleil se couchait quand le piège se referma. Dans le crépuscule écarlate, le lapin se jeta contre les parois jusqu’à ce que la peur et l’engourdissement triomphent de ses forces. Alors il demeura accroupi, le corps secoué par les battements de son cœur. Aucun autre mouvement ne l’agita tandis que tombait la nuit et que les étoiles se levaient. Mais quand la lune monta dans le ciel, sa lumière froide se refléta dans ses grands yeux et, par-delà les ombres, il regarda vers la forêt.

Sa vue n’était pas faite pour accommoder sur les objets rapprochés, mais bientôt elle tomba sur l’entrée du piège qui s’était bloquée derrière lui lorsqu’il y avait pénétré. Son corps avait heurté douloureusement le bois. Raide dans la lueur irréelle du clair de lune, le lapin évoqua la grille en train de tomber et glapit de terreur. La grille restait là, solide et sombre rempart le séparant de la forêt qui bruissait, pourtant il y avait eu un moment où elle avait été en haut avant de se retrouver ainsi en bas. Et la perception de cette dualité, l’idée conjuguée de ce qui avait été et de ce qui était désormais, constituait pour lui une sensation inédite.

La lune continuait de monter dans le ciel, dérivant parmi les étoiles. Une chouette hulula. Il se figea en l’entendant voler lourdement au-dessus de lui. Il y avait aussi de la peur et de la surprise dans le cri de la chouette, ainsi qu’une douleur nouvelle. Puis l’oiseau s’éloigna. Seuls les murmures et les parfums de la nuit entouraient le lapin. Il demeura longtemps immobile, à regarder la grille et à se rappeler la façon dont elle avait chu.

Le globe blanc se mit à descendre dans un ciel qui pâlissait. Peut- »

Extrait de : P. Anderson. « Barrière mentale et autres intelligences. »

Barrière mentale par Poul Anderson

Fiche de Barrière mentale

Titre : Barrière mentale
Auteur : Poul Anderson
Date de parution : 1957
Traduction : A. Doremieux
Editeur : Le masque

Première page de Barrière mentale

« Le soleil se couchait lorsque le piège s’était refermé sur le lapin. L’animal s’était débattu en se jetant contre les parois, jusqu’à ce que la peur et l’engourdissement eussent triomphé de ses forces. Alors il était resté accroupi, le corps secoué par les battements de son cœur. Aucun autre mouvement ne l’agitait, tandis que tombait la nuit et que les étoiles se levaient. Mais quand la lune monta dans le ciel, sa lumière froide se refléta dans ses grands yeux et, par-delà les ombres, il regarda vers la forêt.
Sa vue n’était pas faite pour accommoder sur les objets rapprochés. Mais au bout d’un instant, elle tomba sur l’entrée du piège. Cette entrée s’était bloquée derrière lui lorsqu’il y avait pénétré. Son corps avait heurté douloureusement le bois. Raidi, dans la lueur irréelle du clair de lune, le lapin se rappela la grille du piège en train de tomber. Il poussa un  »

Extrait de : P. Anderson. « Barrière mentale. »

Après l’apocalypse – Trois mondes à conquérir par Poul Anderson

Fiche d’Après l’apocalypse – Trois mondes à conquérir

Titre : Après l’apocalypse – Trois mondes à conquérir
Auteur : Poul Anderson
Date de parution : 1966
Traduction : M. Deutsch, P. Billon
Editeur : Opta

Sommaire d’Après l’apocalypse – Trois mondes à conquérir

  • Après l’apocalypse
  • Trois mondes à conquérir

Première page d’Après l’apocalypse

«  LA Terre est morte. On a assassiné notre Terre ! »
— Carl Donnan ne répondit pas tout de suite. Immobile devant le sabord, il tournait le dos aux autres. Il avait vaguement conscience d’entendre la voix de Goldspring se muer en un hurlement, puis se briser en sanglots rauques et déchirants, les sanglots d’un homme qui n’avait pas l’habitude des larmes. Puis Goldspring s’éloigna en titubant et laissa tomber sur un ton monocorde et creux :
— « Mais qui l’a assassinée ? »
Déjà, le bruit de ses pas s’éloignait de l’autre côté de la porte.
Personne d’autre ne proféra un son. Le vaisseau était rempli de rumeurs et de trépidations : vrombissements des régénérateurs d’air, des ventilateurs, des thermostats, des groupes électrogènes, des simulateurs de gravité, de tous les instruments qui étaient ses sens, du convertisseur nucléaire qui était son cœur. Mais ce vacarme n’était pas plus bruyant aux oreilles de Donnan que le battement du sang dans ses artères. Et, maintenant, il n’avait pas plus d’importance. »

Extrait de : P. Anderson. « Après l’apocalypse – Trois mondes à conquérir. »

Les neuf sorcières par Poul et Karen Anderson

Fiche de Les neuf sorcières

Titre : Les neuf sorcières (Tome 2 sur 2 – Le roi d’Ys)
Auteur : Poul Anderson et Karen Anderson
Date de publication : 1987
Traduction : J.-D. Brèque
Editeur : Le livre de poche

Première page de Les neuf sorcières

« L’enfant ne savait qu’une seule chose : elle était sur la mer. Cela suffisait à l’enchanter. La cérémonie elle-même, la bénédiction de la flotte, dépassait sa compréhension, tout autant que l’invitation formulée par son père : « Tu aimerais venir avec moi, ma petite ? » Mais elle ressentit pleinement la force de ses bras, le grondement amusé dans sa gorge lorsqu’il la serra tout contre lui.
Elle oubliait déjà les prodiges auxquels elle avait assisté sur le quai : cette compagnie vêtue de tenues multicolores, ces chants entonnés avec gravité, soutenus par tout un concert de carillons, de sifflets, de vibrations, de tambours, qui suivait la procession d’un navire à l’autre. L’homme à la barbe grise qui  »

Extrait de : P. et K. Anderson. « Le roi d’Ys – Les neuf sorcières. »

Roma mater par Poul et Karen Anderson

Fiche de Roma mater

Titre : Roma mater (Tome 1 sur 2 – Le roi d’Ys)
Auteur : Poul Anderson et Karen Anderson
Date de publication : 1986
Traduction : J.-D. Brèque
Editeur : Le livre de poche

Première page de Roma mater

« À midi en ce jour anniversaire de la naissance de Mithra, le soleil flamboyait dans un ciel d’une clarté glaciale. En se tournant vers le sud, Gratillonius vit les rayons se fracturer dans ses cils en échardes irisées. Les collines dans le lointain, les tranchées et les palissades plus proches, les champs en terrasses situés en contrebas, tout était immobile sous leur manteau blanc. Les plumets de fumée montant du fort de Borcovicum et du village blotti contre ses remparts étaient si rectilignes qu’ils gâchaient à peine l’impression de pureté. Lorsqu’il tourna son regard vers le nord, il ne discerna aucune trace de l’homme hormis l’ombre du Mur, immense et bleue, coulant le long d’une falaise dont l’ombre à son tour engloutissait un vallon. Plus loin encore, les hauteurs disparaissaient sous la masse noire des arbres en hibernation. Les pointes de glace accrochées à leurs branches scintillaient  »

Extrait de : P. et K. Anderson. « Le roi d’Ys – Roma Mater. »

Le bouclier du temps par Poul Anderson

Fiche de Le bouclier du temps

Titre : Le bouclier du temps (Tome 4 sur 4 – La patrouille du temps)
Auteur : Poul Anderson
Date de parution : 1990
Traduction : J.-D. Brèque
Editeur : Bélial

Première page de Le bouclier du temps

« 1987 apr. J.C.

Peut-être avait-il eu tort de revenir à New York le lendemain de son départ. Même ici, en ce jour, le printemps était trop beau. Un crépuscule comme celui-ci n’était pas propice à la solitude, ni aux réminiscences. La pluie avait purifié l’atmosphère pour un temps et les fenêtres ouvertes laissaient entrer un parfum de fleurs et de verdure. Les lumières et les bruits qui montaient de la rue en étaient adoucis, évoquant l’éclat et le murmure d’un fleuve. Manse Everard avait envie de sortir.
Il aurait pu aller faire un tour dans Central Park, avec son étourdisseur dans la poche en cas de pépin. Pas un policier de ce siècle n’y reconnaîtrait une arme. Mieux encore, vu les actes de violence auxquels il avait récemment assisté – dans ce registre, le minimum était déjà insupportable –, il aurait pu se balader dans le centre-ville jusqu’à  »

Extrait de : P. Anderson. « La patrouille du temps – Le bouclier du temps. »

La rançon du temps par Poul Anderson

La fiche de La rançon du temps

Titre : La rançon du temps (Tome 3 sur 4 – La patrouille du temps)
Auteur : Poul Anderson
Date de parution : 1988
Traduction : J.-D. Brèque
Editeur : Bélial

Sommaire de La rançon du temps

  • Stella Maris
  • L’année de la rançon

Première page de Stella Maris

« Le jour, Niaerdh folâtrait parmi les phoques, les baleines et les poissons qu’elle avait créés. Du bout de ses doigts jaillissaient des goélands et des embruns qui s’envolaient sur les vents. Ses filles sur le bord du monde dansaient au son de ses chants, qui invoquaient la pluie céleste ou faisaient frissonner les eaux sous la caresse du soleil. Lorsque les ténèbres montaient à l’est, elle regagnait sa couche que ces ténèbres recouvraient. Mais elle se levait tôt le plus souvent, longtemps avant le soleil, pour veiller sur sa mer. Sur son front brillait l’étoile du matin. »

Extrait de : P. Anderson. « La patrouille du temps – La rançon du temps. »

Le patrouilleur du temps par Poul Anderson

Fiche de Le patrouilleur du temps

Titre : Le patrouilleur du temps (Tome 2 sur 4 – La patrouille du temps)
Auteur : Poul Anderson
Date de parution : 1983
Traduction : J.-D. Brèque
Editeur : Bélial

Sommaire de Le patrouilleur du temps

  • D’ivoire, de singes et de paons
  • Le chagrin d’Odin le Goth

Première page de D’ivoire, de signes et de paons

« Tandis que Salomon régnait dans toute sa gloire et que le Temple s’édifiait, Manse Everard arriva à Tyr, la cité de la pourpre. Et se retrouva presque aussitôt en danger de mort.
Cela en soi n’avait guère d’importance. Un agent de la Patrouille du temps se savait susceptible d’être sacrifié, notamment s’il ou elle jouissait du statut divin de non-attaché. L’ennemi que traquait Everard pouvait détruire toute une réalité. Il était venu ici pour contribuer à la sauver.
Le navire qui le transportait approcha de sa destination par une après-midi de l’an 950 av. J.-C. Le temps était doux, le vent presque inexistant.  »

Extrait de : P. Anderson. « La patrouille du temps – Le patrouilleur du temps. »

La patrouille du temps par Poul Anderson

Fiche de La patrouille du temps

Titre : La patrouille du temps (Tome 1 sur 4 – La patrouille du temps)
Auteur : Poul Anderson
Date de parution : 2005
Traduction : P.-P. Durastanti
Editeur : Bélial

Sommaire de La patrouille du temps

  • La patrouille du temps
  • Le grand roi
  • Echec aux mongols
  • L’autre univers
  • Les chutes de Gibraltar

Première page de La patrouille du temps

« ON DEMANDE HOMMES, 21-40, préf. célib. spéc. mil. ou tech., bonne santé, pour travail bien rémun., voyages loint. Soc. d’Entrep. Méc. 305 E, 45, 9-12 & 2-6.
 
— Vous comprenez qu’il s’agit d’un travail assez inhabituel, dit Mr. Gordon. Et confidentiel. Je pense que vous savez observer le secret ?
— Oui, en temps normal, fit Manse Everard. Cela dépend évidemment de la nature du secret.
Mr. Gordon sourit. Un sourire bizarre, une courbe serrée des lèvres qui ne ressemblait à rien que connût déjà Everard. Il parlait un américain courant et portait un complet d’affaires tout ordinaire, mais il se dégageait de lui une impression d’étrangeté qui ne venait pas uniquement de son teint bistre, de ses joues imberbes ou de l’incongruité de ses yeux mongols, effilés de part et d’autre de son nez mince et caucasien. C’était difficile à définir.
— Nous ne sommes pas des espions, si c’est à cela que vous pensez,  dit-il. »

Extrait de : P. Anderson. « La patrouille du temps – La patrouille du temps. »