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La caverne du ciel par Poul Anderson
Fiche de La caverne du ciel
Titre : La caverne du ciel (Dominic Flandry)
Auteur : Poul Anderson
Date de parution : 1977
Traduction : F. Straschitz
Editeur : Opta
Sommaire de La caverne du ciel :
- Les chasseurs de la caverne du ciel
- Le fléau des maîtres
Première page de Les chasseurs de la caverne du ciel
« Ruethen de la Longue Main donnait pour ses ennemis une fête et un bal à la Lune de Cristal. Tel était son bon plaisir, et il savait qu’ils étaient obligés de venir. La fierté raciale avait disparu de Terra, et le besoin de paraître sophistiqué et bien né s’était accru d’autant. Le fait que des vaisseaux spatiaux se battaient à cinquante années-lumière au-delà d’Antarès rendait un refus de l’invitation du représentant merséien quasiment impossible. Et puis, ce serait si délicieusement pervers et si agréablement dangereux !
Le capitaine Dominic Flandry, des services secrets de la Flotte Impériale, se permit une légère doléance : « Ce n’est pas que je refuse de boire le vin de qui que ce soit, » dit-il, « et le chef qui prépare les repas de type terrien vaudrait bien une guerre. Mais je croyais être en congé. »
Extrait de : P. Anderson. « La caverne du ciel. »
Corsaire de l’espace par Poul Anderson

Fiche de Corsaire de l’espace
Titre : Corsaire de l’espace
Auteur : Poul Anderson
Date de parution : 1965
Traduction : P. Billon, P.P Durastanti, O. Girard
Editeur : Bélial
Première page de Corsaire de l’espace
« Le roi a fait battre tambour,
Le roi a fait battre tambour… »
Gunnar Heim s’arrêta au milieu d’une enjambée et tourna la tête, en quête de la voix qui s’élevait dans l’ombre.
« Pour voir toutes ces dames.
Et la première qu’il a vue… »
Presque couvert par le sourd grondement des machines du côté des docks, le son provenait d’un peu plus loin. Ce soir-là, il n’y avait qu’un homme à San Francisco pour exhaler sa bile en chantant cette ballade aussi vieille que sinistre.
« Lui a ravi son âme.
Rataplan ! Rataplan ! Rataplan-plan-plan-plan ! »
Heim s’élança dans la direction d’où venait le chant. Il savait encore se mouvoir avec rapidité et discrétion lorsqu’il le fallait. Au bout d’un moment, ses oreilles perçurent les notes rageuses et percutantes d’une guitare sous des doigts irrités. »
Extrait de : P. Anderson. « Corsaire de l’espace. »
La route de Dune par Frank Herbert, Brian Herbert et Kevin J. Anderson
Fiche de La route de Dune
Titre : La route de Dune (Tome 7 sur 6 – Dune)
Auteur : Frank Herbert – Brian Herbert et Kevin J. Anderson
Date de parution : 2005
Traduction : M. Demuth
Editeur : Robert Laffont
Sommaire de La route de Dune
- La planète de l’épice
- La route de Dune
- Chapitres et scènes supprimés de Dune
- Nouvelles
- Le murmure des mers de Caladan
- En chasse des Harkonnen
- Chirox, le Mek émissaire
- Les visages d’un martyr
Première page de La route de Dune
« Quand le vaisseau impérial se posa sur le spatioport de Catalan, le haut rang et la notoriété de son passager dirent à Jesse Linkam que les nouvelles devaient être importantes. Le représentant de l’Empereur avait demandé dans son message au « bureau du protocole » de la Maison Linkam à être reçu dans l’heure et avec tous les honneurs dus à son rang.
Jesse s’inclina poliment, sans révéler qui il était ni pour quelle raison cette maison n’avait nul besoin d’un bureau de protocole formel. Il préférait ne pas jouer de son titre et prenait plaisir à passer son temps libre au milieu de la classe ouvrière. En fait, il venait de passer cet après-midi à pêcher sur les mers vastes et fertiles de Catalan, ramenant un chalut plein de miroitants juste à l’instant où une tempête attendue pilonnait la côte. Quand le message lui parvint, il était occupé à haler les filets soniques bourrés de poissons, en riant bruyamment avec les hommes d’équipage qui avaient bien du mal à oublier le respect qu’ils devaient à leur noble maître pour l’accepter tout simplement comme un des leurs. »
Extrait de : F. Herbert, B. Herbert et K. J. Anderson. « Dune – La Route de Dune. »
Trois coeurs, trois lions par Poul Anderson
Fiche de Trois coeurs, trois lions
Titre : Trois coeurs, trois lions
Auteur : Poul Anderson
Date de parution : 2014
Traduction : P.-P. Durastanti
Editeur : Bélial
Sommaire de Trois coeurs, trois lions
- Trois coeurs, trois lions
- L’auberge hors du temps
- La ballade des perdants
Première page de Trois coeurs, trois lions
« Après tant d’années, je me sens obligé d’écrire ce qui suit. Il y a plus de vingt ans que j’ai rencontré Holger pour la première fois. C’était une autre génération, un autre âge. Ces garçons si brillants à qui j’enseigne aujourd’hui sont aimables, bien sûr, mais nous ne parlons pas le même langage et il ne sert à rien de prétendre le contraire. Seront-ils capables d’accepter un tel récit, je n’en ai pas la moindre idée. En général, ils sont bien plus sobres que nous ne l’étions, mes amis et moi ; ils semblent retirer moins de plaisir de l’existence. D’un autre côté, ils ont grandi au milieu de l’incroyable.
Regardez n’importe quelle revue scientifique, n’importe quel quotidien, ou même, regardez par votre fenêtre et demandez-vous si la bizarrerie n’est pas devenue l’ordinaire du monde.
Le récit de Holger ne me semble pas totalement impossible. Je ne prétends pas non plus qu’il soit »
Extrait de : P. Anderson. « Trois coeurs, trois lions. »
Tempête d’une nuit d’été par Poul Anderson
Fiche de Tempête d’une nuit d’été
Titre : Tempête d’une nuit d’été
Auteur : Poul Anderson
Date de parution : 1974
Traduction : P. Marcel
Editeur : Presses Pocket
Première page de Tempête d’une nuit d’été
« TONNERRE ET ÉCLAIRS. UNE LANDE QUI ATTEND LA FOUDRE
CE fut une longue journée morose, rythmée périodiquement par les échanges de canonnades entre les armées en présence. Il n’y eut pas d’autre signe de guerre. Rupert avait d’abord attendu les régiments du Yorkshire ; par la suite, c’est l’aube qu’il attendit, sachant que d’ici là la faim, et le souvenir des défaites qu’il leur avait déjà infligées, rongeraient ses ennemis pour lui.
Mais alors que le soir s’avançait, des nuages bleu foncé s’amassèrent en travers des cieux. Un vent triste hululait sous leur panse, et ricanait doucement entre les ajoncs. Les ténèbres flambèrent et tonnèrent. C’est Dieu qui maintenant va déchaîner Sa propre artillerie, songea Rupert. Mêlée au fracas de l’orage, une rumeur lui parvint, aussi pénétrante mais plus sèche que celle des cieux en fureur. La mitraille des tambours qui accompagnent un hymne des Têtes-Rondes y fait réponse. Ils »
Extrait de : P. Anderson. « Tempête d’une nuit d’été. »
Tau zéro par Poul Anderson
Fiche de Tau zéro
Titre : Tau zéro
Auteur : Poul Anderson
Date de parution : 1970
Traduction : P. Anderson
Editeur : Bélial
Première page de Tau zéro
« Regardez – là-haut – au-dessus de la Main de Dieu. C’est lui ?
— Oui, on dirait bien. Notre vaisseau. »
Ils étaient les derniers à s’attarder à Millesgården] avant la fermeture. Toute l’après-midi ou presque, ils avaient erré parmi les sculptures, lui ravi et émerveillé de cette découverte, elle concentrée sur cet adieu muet à une partie de sa vie dont elle avait jusque-là sous-estimé l’importance. L’été finissant les avait gratifiés d’une journée ensoleillée, où la brise faisait danser l’ombre du feuillage sur les murs de la villa, où le chant des fontaines résonnait dans l’air pur.
Mais le jardin sembla soudain s’animer un peu plus comme le soleil se couchait. On eût dit que les dauphins cabriolaient dans l’eau, que Pégase prenait »
Extrait de : P. Anderson. « Tau Zéro. »
Retour impossible par Poul Anderson
Fiche de Retour impossible
Titre : Retour impossible
Auteur : Poul Anderson
Date de parution : 1958
Traduction : A. Arnaut-Kabou
Editeur : Fleuve noir
Première page de Retour impossible
« Tel un éclair, le vaisseau spatial émergea de la supervoie, s’immobilisa dans les ténèbres étincelantes d’étoiles.
Après un bref silence :
— Où est le Soleil ?
Edward Langley pivota sur son siège, passa une main rapide sur son front dégoulinant de sueur et laissa tomber :
— J’ sais pas, moi…
Il faisait une chaleur torride dans l’habitacle où dominait le souffle régulier des ventilateurs. Personne ne parlait. Langley pouvait même entendre les battements anormalement sonores de son cœur.
Sur les écrans de contrôle qui affichaient une vue panoramique du ciel, Langley avait nettement distingué Andromède, la Croix du Sud, la grande »
Extrait de : P. Anderson. « Retour impossible. »
Opération chaos par Poul Anderson
Fiche d’Opération chaos
Titre : Opération chaos
Auteur : Poul Anderson
Date de parution : 1976
Traduction : M. Rosenthal
Editeur : Le Masque
Première page d’Opération chaos
« Salut là-bas, au loin !
Si vous existez… salut !
Nous ne le saurons peut-être jamais. Ceci est une tentative folle, celle de vouloir prouver une hypothèse encore plus démente. Mais c’est aussi un devoir. Allongé, prisonnier du rêve, je ne suis qu’à demi-conscient de mon propre monde. Ils se servent de moi pour appeler à travers les courants temporels parce que ce qui m’est arrivé, il y a tant d’années, a laissé ses traces sous ma banalité ; ils croient qu’un message pensé par moi a de meilleures chances de trouver une résonance en vous que s’il venait de n’importe qui d’autre.
Mais les chances ne sont pas bonnes. Ma normalité submerge le peu de Mana qui flotte encore peut-être en moi, légère comme une fumée. Et, en »
Extrait de : P. Anderson. « Opération Chaos. »
Les croisés du cosmos par Poul Anderson
Fiche de Les croisés du cosmos
Titre : Les croisés du cosmos
Auteur : Poul Anderson
Date de parution : 1960
Traduction : C. Saunier
Editeur : Denoël
Première page de Les croisés du cosmos
« Le capitaine leva les yeux et la lampe de bureau dessina sur son visage des reliefs d’ombre et de lumière. Un panneau s’ouvrait sur la nuit d’été d’un monde étranger.
« Alors ? dit-il.
— J’ai pu le traduire, monsieur, répondit le sociotechnicien. Il a fallu que j’extrapole à rebours à partir des langages modernes, et cela m’a pris beaucoup de temps. Mais j’en ai appris assez en faisant ce travail pour pouvoir parler à ces… créatures.
— Très bien, grogna le capitaine. Nous allons peut-être pouvoir découvrir de quoi il s’agit. Enfer et damnation ! Je m’attendais à rencontrer pratiquement n’importe quoi, mais ça alors !
— Je comprends vos sentiments, monsieur. J’ai moi-même de la difficulté à croire au récit original, malgré toutes les preuves matérielles devant mes yeux.
— Je vais le lire immédiatement. Pas de répit pour les damnés. »
Le capitaine le congédia d’un signe de tête et le sociotechnicien sortit de la cabine.
Le capitaine resta un long moment immobile, les yeux fixés sur le manuscrit sans le voir. Le livre original qu’ils avaient découvert était d’une impressionnante antiquité, écrit en lettres onciales sur du »
Extrait de : P. Anderson. « Les croisés du cosmos. »