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Kriegspiel par Jean-Marc Ligny et Dominique Goult

Fiche de Kriegspiel

Titre : Kriegspiel
Auteur : Jean-Marc Ligny et Dominique Goult
Date de parution : 1988
Editeur : Fleuve noir

Première page de Kriegspiel

« Soleil. Soleil dans le ciel délavé. Soleil sur la ville, éclatante de blancheur, carrelée d’ombres fraîches. Soleil sur les vitres, carrés en fusion. Soleil sur les places, pointillés des feuillages. Soleil sur la plage, ors couverts de corps de bronze. Soleil sur la mer, reflets étincelants.

Reflets étincelants sur la paire de jumelles, dont le regard de verre survole la ville. Le regard s’attarde sur la plage, glisse lentement d’un corps à l’autre, vise une tête rieuse sortant de l’eau, suit les rebonds d’un volant de badminton entre des raquettes maladroites.

— … responsables… tous responsables…

La voix, derrière les jumelles, est rauque, cassée, coupante comme des tessons de verre. Les jumelles tremblent un instant, se fixent encore sur la plage, devant un pique-nique : les enfants crient, la femme sourit, le mari agite des mains excédées, l’oreille collée à un transistor. »

Extrait de : J.M Ligny + D. Goult. « Kriegspiel. »

Dreamworld par Jean-Marc Ligny et Dominique Goult

Fiche de Dreamworld

Titre : Dreamworld
Auteur : Jean-Marc Ligny et Dominique Goult
Date de parution : 1988
Editeur : Fleuve noir

Première page de Dreamworld

« Noir cachalot d’acier, le sous-marin s’enfonce lentement dans les flots gris, qui referment sur lui leurs bras d’écume. Bientôt le périscope fend seul la houle, pour un dernier regard rigide et rectiligne, qui s’engloutit lui aussi dans les abysses.

Á l’intérieur, l’équipage s’active avec discipline et célérité, en harmonie avec les clignotements des contrôles, le grondement des moteurs, les codes qui défilent sur les écrans. Peu de mots échangés, pas de gestes inutiles : fusion des hommes et des machines.

— Faible écho dans le 40, annonce un matelot affecté à la surveillance du sonar.

Le commandant de bord s’approche, se penche sur l’écran. Un lieutenant le rejoint.

— Gisement inchangé, toujours à 40, précise le matelot.

— Qu’est-ce que ça peut être ? s’interroge le lieutenant.

— Pas un navire classique en tout cas, répond le commandant, écouteurs aux oreilles. Lieutenant, donnez l’alerte. »

Extrait de : J.M Ligny et D. Goult. « Dreamworld. »