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La solitude est un cercueil de verre par R. Bradbury
Fiche de La solitude est un cercueil de verre
Titre : La solitude est un cercueil de verre (Tome 1 sur 3 – Autobiographie)
Auteur : R. Bradbury
Date de parution : 1985
Traduction : E. Jouanne
Editeur : Denoël
Première page de La solitude est un cercueil de verre
« Venice, Californie, avait autrefois de quoi plaire à ceux qui aiment être tristes : du brouillard à peu près tous les soirs, et le grondement des installations de forage le long de la côte, et le clapotis de l’eau noire dans les canaux, et le crissement du sable contre les fenêtres quand le vent se levait et chantait sur les aires dégagées et les promenades désertes.
C’était l’époque où la jetée de Venice partait en morceaux et mourait dans la mer, et où l’on pouvait trouver là les ossements d’un énorme dinosaure, le manège des montagnes russes, que les marées fluctuantes venaient recouvrir.
Au bout d’un long canal, on voyait de vieilles voitures de cirque que l’on avait roulées dans l’eau et, à l’intérieur des cages, quand on regardait, des choses vivaient ; poissons et crustacés s’agitant avec les marées, et c’était tous les cirques de tous les temps qui, d’une certaine manière, avaient été condamnés à être mangés par la rouille. »
Extrait de : R. Bradbury. « Autobiographie – La solitude est un cercueil de verre. »
Radio Libre Albemuth par P. K. Dick
Fiche de Radio Libre Albemuth
Titre : Radio Libre Albemuth (Tome 0 sur 3 – Trilogie divine)
Auteur : P. K. Dick
Date de parution : 1985
Traduction : E. Jouanne
Editeur : Gallimard
Première page de Radio Libre Albemuth
« Mon ami Nicholas Brady, qui était persuadé d’avoir contribué à sauver le monde, naquit à Chicago en 1928 mais gagna la Californie immédiatement après. Il passa la majeure partie de sa vie aux abords de la Baie, en particulier à Berkeley. Il se souvenait des piquets d’attelage métalliques en forme de tête de cheval devant les vieilles bâtisses de la partie vallonnée de la ville, et des tramways électriques de la compagnie Red Trains qui assuraient la correspondance avec les ferries et, surtout, du brouillard. Plus tard, dans les années quarante, le brouillard cessa de recouvrir Berkeley la nuit.
À l’origine, Berkeley, à l’époque des Red Trains et des tramways, était une cité paisible et sous-peuplée à l’exception de l’université, avec ses célèbres foyers d’étudiants et son excellente équipe de football. Enfant, Nicholas Brady avait assisté à un certain nombre de matchs de foot, mais n’y avait jamais rien compris. Il n’arrivait même pas à saisir correctement l’hymne à la gloire de l’équipe. Mais il aimait le campus de Berkeley, ses arbres, ses pai »
Extrait de : P. K. Dick. « Trilogie divine – Radio Libre Albemuth. »
Souvenir par P. K. Dick
Fiche de Souvenir
Titre : Souvenir (Tome 5 sur 8 – Les inédits)
Auteur : P. K. Dick
Date de parution : 1989
Traduction : H. Collon, E. Jouanne
Editeur : Gallimard
Sommaire de Souvenir
- Le nazisme et le Haut Château
- La schizophrénie et le Livre des changements
- Rajustement
- Interférence
- Souvenir
- Progéniture
- Sur la terre sans joie
- Etrange Eden
- Le monde de Jon
Première page de Le nazisme et le Haut Château
« Bien des lunes sont passées depuis la critique par l’homme blanc (c. -à-d. Poul Anderson) de mon livre Le Maître du Haut Château[1] et depuis que les fans (ex. : trop nombreux pour être cités, à une exception près, toutefois, un certain John Boardman) ont émis des commentaires non sur le livre ou sur la critique en soi, mais sur le nazisme – ce qui est bien et adéquat, car c’est le véritable sujet, beaucoup plus que n’importe quel livre ou n’importe quelle critique, et cela ne fait que prouver que j’ai raison : nous avons toujours très peur, et sommes toujours à juste titre très perturbés, et, comme Harry Warner l’a si justement dit, « … nous pourrions nous identifier à la culpabilité de guerre des Allemands parce qu’ils sont tellement similaires à nous… ».
Toutefois, quoique ces commentaires, etc., soient parus en mars, je viens juste de les découvrir, et j’aimerais également faire des commentaires.
John Boardman appelle le Dr Friedrich Fœrster « le plus grand critique moderne de l’Allemagne ». Il n’y a pas un « grand critique moderne », etc., de quoi que ce soit ; c’est juste une façon de dire que l’on accorde foi à sa source, et il est juste que l’on fasse confiance à sa source – toutefois, je contesterai son caractère unique, ou quelque proclamation que ce soit de sa perfection comme une source unique et absolue, comme une idée type de la théorie de Platon. »
Extrait de : P. K. Dick, Philip K,. « Souvenir. »