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La cité des illusions par U. Le Guin
Fiche de La cité des illusions
Titre : La cité des illusions (Tome 3 sur 3 – Ligue de tous les mondes)
Auteur : U. Le Guin
Date de parution : 1966
Traduction : J. Bailhache
Editeur : Le livre de poche
Première page de La cité des illusions
« Imaginez les ténèbres.
Dans ces ténèbres, celles d’espaces infinis que ne trouble pas le soleil, un esprit muet s’éveilla. Il était plongé dans le chaos, en un monde dont il ne pouvait rien déchiffrer. Il n’avait pas de langage, et il ne savait pas que les ténèbres étaient la nuit.
Lorsque la lumière se fit, une lumière dont il n’avait pas souvenance, son corps se mit en mouvement. Il rampait, courait à quatre pattes ou bien se redressait, mais sans aller nulle part. Il n’avait pas de chemin à suivre dans le monde où il se trouvait, car un chemin suppose un départ et une arrivée. Tout s’embrouillait autour de lui, et tout résistait. Dans la confusion de son être, il se sentait poussé à »
Extrait de : U. Le Guin. « Ligue de tous les mondes – La cité des illusions. »
Planète d’exil par U. Le Guin
Fiche de Planète d’exil
Titre : Planète d’exil (Tome 2 sur 3 – Ligue de tous les mondes)
Auteur : U. Le Guin
Date de parution : 1966
Traduction : J. Bailhache
Editeur : Le livre de poche
Première page de Planète d’exil
« UNE POIGNÉE DE NUIT
AUX derniers jours de la dernière phase lunaire d’automne, le vent soufflait des terres du Nord dans les forêts mourantes d’Askatévar, un vent froid qui sentait la fumée et la neige. Frêle et vêtue de fourrures légères, tel un animal qui fuit dans l’ombre, la jeune Rolerie se glissait par les bois ; dans une tempête de feuilles mortes, elle s’éloignait des murs qui, pierre à pierre, s’élevaient sur le versant de la colline de Tévar et des champs où l’on s’affairait autour de la dernière moisson. Elle allait seule, et personne ne criait son nom derrière elle. Elle suivait une vague piste qui menait vers l’ouest, labourée de multiples »
Extrait de : U. Le Guin. « Ligue de tous les mondes – Planète d’exil. »
Le monde de Rocannon par U. Le Guin
Fiche de Le monde de Rocannon
Titre : Le monde de Rocannon (Tome 1 sur 3 – Ligue de tous les mondes)
Auteur : U. Le Guin
Date de parution : 1966
Traduction : J. Bailhache
Editeur : Le livre de poche
Première page de Le monde de Rocannon
« LE COLLIER
COMMENT discerner la légende de la réalité en des mondes dont tant d’années nous séparent ? – planètes sans nom que leurs habitants appellent le Monde, planètes sans histoire dont les mythes se nourrissent du passé, à telle enseigne qu’un explorateur revenant après quelques années d’absence s’aperçoit que ses actions antérieures sont devenues celles d’un dieu. La déraison assombrit cette brèche creusée dans le temps et annihilée par nos vaisseaux photiques, et dans les ténèbres l’incertitude et la démesure poussent comme des herbes folles. »
Extrait de : U. Le Guin. « Ligue de tous les mondes – Le monde de Rocannon. »
Au revoir les chats volants par U. Le Guin
Fiche d’Au revoir les chats volants
Titre : Au revoir les chats volants (Tome 4 sur 4 – Les chats volants)
Auteur : U. Le Guin
Date de parution : 1999
Traduction : B. Formentelli
Editeur : Gallimard
Première page d’Au revoir les chats volants
« Par une chaude après-midi d’été, les six chats de la ferme d’Overhill musardaient dans le cour de la grange, somnolant ou se racontant des histoires, bâillant après les papillons ou ronronnant au soleil.
Chaque jour, Alexandre Furby, qui vivait à la ferme, venait rendre visite aux cinq habitants de l’ancien pigeonnier de la grange : Thelma et Roger, Harriet et James, sans oublier leur petite sœur, Jane.
Ce fut elle qui se redressa la première.
– Thelma ! demanda-t-elle soudain. Pourquoi avons-nous des ailes ?
– Personne ne le sait, Jane, répondit sa sœur aînée. Notre mère n’en avait pas, Alexandre n’es a pas. La plupart des chats non plus. Il se trouve que nous en avons tous les cinq. Pourquoi ? Aucun idée !
– Moi, je sais pourquoi, déclara Jane. »
Extrait de : U. Le Guin. « Les chats volants – Au revoir les chats volants. »
Alexandre et les chats volants par U. Le Guin
Fiche d’Alexandre et les chats volants
Titre : Alexandre et les chats volants (Tome 3 sur 4 – Les chats volants)
Auteur : U. Le Guin
Date de parution : 1994
Traduction : B. Formentelli
Editeur : Gallimard
Première page d’Alexandre et les chats volants
« La famille Furby vivait dans le grand luxe. Ils disposaient d’une belle maison de campagne avec cheminée, lits de plume et même une chatière. La gardienne leur préparait de délicieux repas deux fois par jour et ne manquait jamais de leur jeter de petits morceaux de choix quand elle faisait la cuisine. Chaque week-end, le propriétaire arrivait dans sa petite voiture rouge et passait là une nuit ou deux. Il les câlinait, les régalait de sardines et leur apportait des souris en chiffon bourrées d’herbe-aux-chats pour s’amuser avec.
M. Furby dormait beaucoup, sans doute à cause de son embonpoint. Mme Furby, qui descendait par sa mère d’une noble lignée de chats persans, possédait une robe dorée d’une exceptionnelle beauté, aussi longue que soyeuse. Quant aux enfants Furby, »
Extrait de : U. Le Guin. « Les chats volants – Alexandre et les chats volants. »
Le retour des chats volants par U. Le Guin
Fiche de Le retour des chats volants
Titre : Le retour des chats volants (Tome 2 sur 4 – Les chats volants)
Auteur : U. Le Guin
Date de parution : 1989
Traduction : B. Formentelli
Editeur : Gallimard
Première page de Le retour des chats volants
« Un matin pluvieux, de très bonne heure, Henry et Susan, les enfants de la ferme d’Overhill, descendirent la colline et filèrent à la vieille grange. Tout en haut de cette grange, il y avait un ancien pigeonnier avec des trous par lesquels autrefois les pigeons entraient et sortaient. Les yeux levés sur ces trous, Susan appela :
– Mistigri-gris-gris, mistigris-jolis ! Mistigris-qui-volent-volent, mistigris-à-z’ailes-z’ailes ! Petit déjeuner !
À l’entrée d’un des trous pointa alors non pas un bec, mais un petit nez couleur cannelle, deux yeux jaunes tout ronds, et deux pattes de devant toutes blanches.
Une seconde plus tard, whooosh ! un premier chat s’envolait. Un chat avec des ailes. Un chat rayé avec des ailes rayées. »
Extrait de : U. Le Guin. « Les chats volants – Le Retour des chats volants. »
Les chats volants par U. Le Guin
Fiche de Les chats volants
Titre : Les chats volants (Tome 1 sur 4 – Les chats volants)
Auteur : U. Le Guin
Date de parution : 1988
Traduction : B. Formentelli
Editeur : Gallimard
Première page de Les chats volants
« Mme Jan Tabby était incapable d’expliquer pourquoi ses quatre enfants avaient des ailes.
– Leur père devait être un filou de haut vol, commenta un voisin avec un petit rire déplaisant tout en rôdant autour de la benne à ordures.
– Peut-être ont-ils des ailes parce qu’avant leur naissance, j’ai rêvé que je m’enfuyais loin d’ici, dit Mme Jane Tabby. Thelma, gronda-t-elle, tu as la figure toute sale ; va vite la laver ! Roger, cesse donc de frapper James. Harriet, quand tu ronronnes, tu devrais fermer les yeux à demi et me masser avec tes pattes de devant ; oui, comme ça ! Comment est le lait, ce matin, mes enfants ?
– Il est très bon, Mère, merci, répondirent-ils joyeusement.
C’étaient de beaux enfants, bien élevés. Mais Mme Tabby se faisait du souci à leur sujet. Ils »
Extrait de : U. Le Guin. « Les chats volants – Les Chats volants. »
Le vent d’ailleurs par U. Le Guin
Fiche de Le vent d’ailleurs
Titre : Le vent d’ailleurs (Tome 6 sur 6 – Cycle de Terremer)
Auteur : U. Le Guin
Date de parution : 2001
Traduction : P. Dusoulier
Editeur : Le livre de poche
Sommaire de Le vent d’ailleurs
- La réparation du pichet vert
- Les palais
- Le conseil du dragon
- Le dauphin
- Réunion
Première page de La réparation du pichet vert
« Ses grandes voiles blanches comme les ailes d’un cygne poussèrent le vaisseau Voleloin dans l’air de l’été depuis la baie des Falaises Fortifiées jusqu’à Port-Gont. Le navire glissa sur les eaux tranquilles vers la jetée, une créature des vents si gracieuse et précise que deux habitants qui péchaient sur le vieux quai poussèrent des cris d’enthousiasme, agitant la main vers les matelots et le passager qui se tenait à la proue.
C’était un homme mince, avec un havresac tout aussi mince et un vieux manteau noir, sans doute un sorcier ou un petit marchand, quelqu’un sans importance. Les deux pêcheurs observèrent l’animation sur le quai et sur le pont du navire tandis qu’on s’affairait à décharger la cargaison, et ne jetèrent un regard curieux vers le passager que lorsqu’il descendit, et qu’un matelot fit un geste derrière son dos, le pouce, l’index et l’auriculaire pointés vers lui : Puisses-tu ne jamais revenir ! »
Extrait de : U. Le Guin. « Cycle de Terremer – Le vent d’ailleurs. »
Contes de Terremer par U. Le Guin
Fiche de Contes de Terremer
Titre : Contes de Terremer (Tome 5 sur 6 – Cycle de Terremer)
Auteur : U. Le Guin
Date de parution : 2001
Traduction : P.-P. Durastanti
Editeur : Le livre de poche
Sommaire de Contes de Terremer
- Le trouvier
- Les os de la terre
- Dans le grand marais
- Libellule
Première page de Le trouvier
« A l’Âge Sombre
Voici la première page du Livre des Ténèbres, rédigé il y a environ six cents ans à Bérila, sur Enlade :
« Après qu’Elfarranne et Morred périrent et que la mer engloutit l’île de Soléa, le Conseil des Sages gouverna pour le compte de l’enfant Serriadh jusqu’à ce qu’il monte sur le trône. Son règne à lui fut brillant, mais bref. Les rois qui le suivirent en Enlade furent au nombre de sept et leur royaume grandit en paix et en prospérité. Puis les dragons vinrent perpétrer leurs raids depuis les terres occidentales et les magiciens les affrontèrent en vain. Le roi Akambar transféra la cour de Bérila, en Enlade, à la Cité d’Havnor, d’où il expédia sa flotte contre les envahisseurs des Terres Kargades et les repoussa dans l’Est. Mais toujours ils envoyaient des vaisseaux mener des raids jusque dans la Mer du Centre. Des quatorze Rois d’Havnor, le dernier fut Maharion, qui fit la paix, et avec les dragons, et avec »
Extrait de : U. Le Guin. « Cycle de Terremer – Contes de Terremer. »
Tehanu par U. Le Guin
Fiche de Tehanu
Titre : Tehanu (Tome 4 sur 6 – Cycle de Terremer)
Auteur : U. Le Guin
Date de parution : 1990
Traduction : I. Delord-Philippe
Editeur : Robert Laffont
Première page de Tehanu
« UN MALHEUR
Après la mort du fermier Silex de la Vallée du Milieu, sa veuve resta à la ferme. Son fils s’était fait marin, et sa fille avait épousé un négociant de Valmouth, de sorte qu’elle vivait seule au domaine de la Chênaie. On racontait qu’elle avait été une personnalité de haut rang dans le pays étranger dont elle était originaire et, en effet, le mage Ogion s’arrêtait souvent à la Chênaie pour la voir ; mais cela ne prouvait rien, car Ogion rendait visite à toutes sortes de pauvres gens.
Elle portait donc un nom étranger, mais Silex l’avait rebaptisée Goha, d’après une petite araignée blanche répandue à Gont. Cela lui allait assez bien : outre qu’elle était menue et avait la peau blanche, c’était une bonne tisseuse de laine de mouton et de poils de chèvre. Aussi était-elle désormais la veuve de Silex, Goha, patronne d’un troupeau de moutons et de pâturages, de quatre champs, d’un verger de poiriers, de deux métairies, de la vieille ferme en pierre sous les chênes et du cimetière familial sur la »
Extrait de : U. Le Guin. « Cycle de Terremer – Tehanu. »