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A coups de milliards par Gustave Le Rouge

Fiche de A coups de milliards

Titre : A coups de milliards (Tome 2 sur 4 – La conspiration des milliardaires)
Auteur : Gustave Le Rouge
Date de parution : 1899
Editeur : BeQ

Première page de A coups de milliards

« Depuis quelques jours, les journaux parisiens commentaient avec force détails le mariage qui venait d’avoir lieu entre Ned Hattison, le fils de l’inventeur américain connu du monde entier par ses merveilleuses applications de l’électricité, et Mlle Lucienne Golbert, fille d’un savant réputé, membre de l’Académie des sciences de Paris, dont la récente invention d’une locomotive sous-marine occupait encore l’opinion publique.
« Ce mariage – écrivait une feuille qui paraissait bien informée – ne s’est pas fait sans amener de graves dissentiments. Le père du jeune homme, l’ingénieur Hattison, s’y était formellement opposé.
« Nous savons, de source sûre, qu’un désaccord existait entre lui et son fils, au sujet de miss Aurora Boltyn, la fille du milliardaire américain, dont les fabriques de conserves de viande, à Chicago, sont les premières du monde entier. »

Extrait de : G. Le Rouge. « A coups de milliards – La conspiration des milliardaires. »

La conspiration des milliardaires par Gustave Le Rouge

Fiche de La conspiration des milliardaires

Titre : La conspiration des milliardaires (Tome 1 sur 4 – La conspiration des milliardaires)
Auteur : Gustave Le Rouge
Date de parution : 1899
Editeur : BeQ

Première page de La conspiration des milliardaires

« Le somptueux hôtel que le milliardaire William Boltyn occupait au numéro C de la Septième Avenue de Chicago, était, ce soir-là, en révolution.
Le maître de la maison, dissimulant son anxiété sous une froideur apparente, se refusait d’abandonner les récepteurs, en or massif, du téléphone qui reliait son cabinet de travail à la salle de la chambre des séances, au Capitole de Washington.
Vainement le timbre électrique l’avait averti que le lunch du soir était servi ; vainement le capitaine des cuisines et directeur du service de la bouche, Tom Punch, était venu le prévenir en personne, Tom Punch célèbre dans toute l’Amérique pour sa forte corpulence, son inépuisable gaieté, sa puissance presque incroyable dans l’absorption des liquides, et son entente des choses de la mangeaille.
Malgré toute la faveur dont il jouissait près du maître, il ne s’était attiré qu’une réprimande assez brutale. »

Extrait de : G. Le Rouge. « La conspiration des milliardaires. »

Gustave Le Rouge

Présentation de Gustave Le Rouge :

Gustave Le Rouge, qui vit le jour en juillet de l’an 1867 dans la paisible bourgade normande de Valognes et s’éteignit dans le dénuement parisien en 1938, demeure l’une des figures les plus fascinantes et les plus injustement oubliées de nos lettres. Ce prodigieux forçat de la plume, qui fut tout à la fois journaliste, essayiste et poète, s’est imposé comme l’un des maîtres incontestés du roman populaire et du merveilleux scientifique, jetant les bases d’une littérature d’imagination que notre époque redécouvre aujourd’hui avec grand appétit.

Avant de devenir ce feuilletoniste à la fécondité vertigineuse, Gustave Le Rouge arpenta les trottoirs de la bohème de notre capitale. Esprit curieux et érudit, il se lia d’une amitié sincère avec le poète Paul Verlaine, dont il partagea les heures sombres, ainsi qu’avec Blaise Cendrars, qui sut toujours reconnaître en lui un véritable génie visionnaire. Contraint par les nécessités de l’existence et souvent exploité par des éditeurs peu scrupuleux, il se lança à corps perdu dans la rédaction de fascicules et de récits à grand tirage, abordant l’aventure maritime, l’espionnage et le drame sentimental avec une frénésie peu commune.

Cependant, c’est dans l’anticipation et l’épouvante que son imagination débridée trouva sa plus noble expression. Les amateurs de frissons intersidéraux lui doivent le diptyque magistral formé par « Le Prisonnier de la planète Mars » (1908) et « La Guerre des vampires » (1909), œuvres dans lesquelles il déploie des visions cosmiques et horrifiques d’une audace stupéfiante. Mais son chef-d’œuvre absolu reste sans nul doute la vaste saga du « Mystérieux Docteur Cornélius », parue à la veille de la Grande Guerre. À travers les exactions de ce savant fou, véritable démiurge de la chirurgie clandestine et souverain de l’empire du crime, Gustave Le Rouge livre une fresque haletante qui annonce, avec plusieurs décennies d’avance, les conspirations mondiales de nos romans d’espionnage contemporains.

S’il acheva son existence terrestre dans la gêne et l’indifférence des salons académiques, Gustave Le Rouge n’en fut pas moins un poète égaré dans le feuilleton. Par sa prose flamboyante, son sens aigu du macabre et son inventivité sans bornes, ce grand artisan des lettres populaires mérite d’être aujourd’hui replacé au panthéon de l’imaginaire francophone, aux côtés d’un Jules Verne ou d’un Maurice Renard.

Livres de Gustave Le Rouge :

Conspiration des milliardaires :

Mystérieux Docteur Cornelius :

Robert Darvel :

Todd Marvel :

Cinq nouvelles extraordinaires (1988)
L’esclave amoureuse (1904)
L’espionne du grand Lama (1905)
L’héroïne du Colorado (1918)
La dame noire des frontières (1914)
La mandragore magique (1912)
La princesse des airs 1 (1902)
La princesse des airs 2 (1902)
La reine des éléphants (1906)
La vallée du désespoir (1927)
Le sous-marin Jules-Verne (1903)

Pour en savoir plus sur Gustave Le Rouge :

La page Wikipédia sur G. Le Rouge
La page Noosfere sur G. Le Rouge
La page isfdb de G. Le Rouge