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Les héritiers par Bertrand Passegué

Fiche de Les héritiers

Titre : Les héritiers (Tome 2 sur 2 – Rétis Galactica)
Auteur : Bertrand Passegué
Date de parution : 2015
Editeur : Editions Critic

Sommaire de Les héritiers

  • Le constructeur
  • Le maître du réseau

Première page de Les héritiers

« Leur race était déjà sur le déclin bien avant que les premiers frémissements de la vie ne se manifestent sur la Terre mais, à l’apogée de leur puissance, les Constructeurs avaient acquis la maîtrise des forces de l’espace et du temps. C’est alors qu’ils avaient édifié le Réseau, cette formidable armada de milliers de vaisseaux plongeant au cœur des flux d’énergie de l’hyperespace pour parcourir la galaxie tout entière.
Pour administrer le Réseau, ils avaient arraché un planétoïde à son orbite afin de le placer au Point Nodal, là où convergeaient les lignes de force de l’univers et tout autour, ils avaient construit des myriades de quais d’où partaient leurs navires.
Les derniers Constructeurs s’étaient éteints depuis longtemps. Pourtant, le Réseau continuait inexorablement de croître, siècle après siècle, et les vaisseaux déserts poursuivaient sans relâche leur course inutile d’un monde à l’autre. »

Extrait de : B. Passegué. « Retis Galactica – Les Héritiers. »

Le monolithe noir par Bertrand Passegué

Fiche de Le monolithe noir

Titre : Le monolithe noir (Tome 1 sur 2 – Rétis Galactica)
Auteur : Bertrand Passegué
Date de parution : 2015
Editeur : Editions Critic

Sommaire de Le monolithe noir

  • Le monolithe noir
  • MétaCentre

Première page de Le monolithe noir

« — Sacré truc…
Contrarié, Ross Fergusson se retourna, le temps de jeter un rapide coup d’œil sur le gros type à chemisette fleurie qui cherchait à engager la conversation. Un touriste.
— Ouais…, répondit-il d’un ton aussi neutre que possible en se replongeant ostensiblement dans la contemplation de la gigantesque colonne translucide.
Derrière lui, le gars se racla la gorge pour remettre ça, mais sans lui laisser le temps d’ouvrir la bouche, Ross se détourna brusquement et s’éloigna en fendant la foule clairsemée jusqu’aux barbelés qui entouraient le camp militaire aux tentes impeccablement alignées. Il obliqua sur la gauche et marcha d’un pas rapide jusqu’aux premiers vallonnements de l’ancienne mine. L’endroit était désert. Il escalada la pente à grandes enjambées en luttant contre l’impulsion qui le poussait à tourner la tête, se forçant à attendre jusqu’à ce qu’il ait atteint le sommet de la levée de terre. Alors seulement il laissa son regard se poser de nouveau sur la paroi diaphane. »

Extrait de : B. Passegué. « Retis Galactica – Le Monolithe noir. »

Argyll (le dieu du Delta) par Bertrand Passegué

Fiche de Argyll (le dieu du Delta)

Titre : Argyll (Tome 2 sur 5 – Bêta IV Hydri)
Auteur : Bertrand Passegué
Date de parution : 2016
Editeur : Editions Critic

Première page de Argyll (le dieu du Delta)

« C’était encore le même rêve.

Il commençait toujours de la même manière. Un bourdonnement léger dans le silence profond, un petit projectile noir virevoltant devant son visage. Puis un autre, et encore un, et des dizaines, des centaines, volant en tous sens, tandis que le grondement devenait plus grave, plus intense.

Au début, il avait cherché à lutter. Au réveil, la bouche amère après les quelques heures de mauvais sommeil qui succédaient au cauchemar, il avait cherché par où ils pouvaient bien passer pour se répandre ainsi dans la petite chambre, mais il n’avait rien trouvé. Normal. Ce n’était qu’un rêve.

Et cette fois encore, il s’y retrouvait plongé, revivant avec la même intensité chacune des étapes trop connues. Car le rêve se déroulait toujours de la même manière. Immuablement. Cela commençait avec ce ballet désordonné des petites formes noires trop rapides pour qu’il puisse voir à quoi elles ressemblaient vraiment, puis, lorsqu’elles paraissaient sur le point de remplir la pièce, une certaine organisation commençait à se manifester. »

Extrait de : B. Passegué. « Argyll – Bêta IV Hydri. »

Les maîtres des souterrains par Bertrand Passegué

Fiche de Les maîtres des souterrains

Titre : Les maîtres des souterrains (Tome 2 sur 2 – Troglo-blues)
Auteur : Bertrand Passegué
Date de parution : 1991
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les maîtres des souterrains

« C’était le même officier rondouillard, celui qui m’avait envoyé en souriant croupir à la fouille 4 ; celui aussi qui m’avait prédit que je n’y resterais pas longtemps ; un fin connaisseur.
Il a encore souri en me voyant entrer dans son bureau. Je lui aurais volontiers écrasé la gueule à coups de pieds, histoire de me rembourser des deux mois de fouille que je lui devais, mais je me suis bien gardé de le montrer ; au lieu de ça, je lui ai souri également, comme si j’étais tout content de le revoir.
— Il t’a fallu le temps, a-t-il fini par dire. Je pensais pas que tu tiendrais si longtemps, avec ton bon copain Loubeau pour s’occuper de toi !
— Vous l’avez fait exprès ! j’ai lancé, accusateur. (À vrai dire, il y avait un moment que j’avais compris ça. Par contre, j’avais une ou deux questions à lui poser.) Qu’est-ce qui leur a pris ? Pourquoi ils m’en ont fait baver comme ça ?
Malgré moi, ma voix était devenue plaintive. J’avais beau faire, ces deux mois me restaient en travers de la gorge. »

Extrait de : B. Passegué. « Les maîtres des souterrains – Troglo-blues. »

Le monde d’en bas par Bertrand Passegué

Fiche de Le monde d’en bas

Titre : Le monde d’en bas (Tome 1 sur 2 – Troglo-blues)
Auteur : Bertrand Passegué
Date de parution : 1991
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le monde d’en bas

« La fille, je ne l’ai pas vue tout de suite. Elle s’était glissée dans les derniers rangs, derrière les hommes, les vieilles femmes et les enfants, et elle ne nous quittait pas des yeux. Elle faisait tout ce qu’elle pouvait pour qu’on ne la remarque pas, mais malgré la poussière dont elle s’était maculé le visage et les vêtements, elle était tellement belle qu’elle ne pouvait vraiment pas passer inaperçue. Une chouette gosse. Elle était à moitié cachée par les autres, bien que je ne pouvais pas trop voir comment elle était balancée, d’autant plus qu’elle s’était enroulé une espèce de sac autour des épaules; pourtant, j’avais dans l’idée que ça ne devait pas être vilain.

Il faisait une chaleur à crever, et la traversée de ce putain de désert m’avait plutôt ramolli, c’est sans doute pour ça que j’ai mis si longtemps à la repérer ; parce que d’habitude, j’ai plutôt l’œil vif. Mais je n’étais pas dans un bon jour. J’avais une putain de soif, je suais à grosses gouttes, et je sentais mes mains poisseuses coller à la reliure du livre de comptes. Un temps pareil, moi, ça me rend malade. »

Extrait de : B. Passegué. « Le monde d’en bas – Troglo-blues. »

Métacentre par Bertrand Passegué

Fiche de Métacentre

Titre : Métacentre (Tome 1B sur 2 – Rétis Galactica)
Auteur : Bertrand Passegué
Date de parution : 1992
Editeur : Fleuve noir

Première page de Métacentre

« Au bout de quelques heures d’exploration, Fergusson avait acquis la conviction que le vaisseau était désert. Il s’immobilisa devant une porte, hésitant à lever la main pour effleurer le pictogramme commandant l’ouverture. Cette cabine serait vide, comme les autres. Pas d’équipage, pas de marchandises dans les soutes, aucun autre passager en dehors de leur petit groupe… 
Une semaine plus tôt environ, un mystérieux objet venu de l’espace s’était échoué sur la Terre, en plein cœur du continent australien. Un gigantesque champ de force aussi opaque qu’infranchissable l’avait immédiatement entouré, attirant une nuée de journalistes et de touristes. Puis, un matin, la barrière s’était ouverte un court moment, le temps de capturer les centaines de curieux qui s’étaient avancés pour contempler l’énorme construction édifiée en moins d’une nuit sur la terre rouge et sèche. Ensuite, le cauchemar avait commencé, à mesure que le monolithe se transformait, les obligeant à monter de plus en plus haut, en multipliant les pièges sous leurs pas. »

Extrait de : B. Passegué. « Métacentre – Rétis Galactica. »

Le monolithe noir par Bertrand Passegué

Fiche de Le monolithe noir

Titre : Le monolithe noir (Tome 1A sur 2 – Rétis Galactica)
Auteur : Bertrand Passegué
Date de parution : 1992
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le monolithe noir

« Parvenue aux confins du système solaire, la petite sphère ralentit sa vitesse pour adopter une orbite d’approche. Six heures plus tard, elle survolait la Terre.
Après trois révolutions autour de la planète, elle infléchit brusquement sa course et vint se poser en douceur quelque part à l’intérieur du continent australien, non loin d’une petite ferme aux bâtiments décrépits.
Immédiatement, elle commença à émettre : Sonde XX 8594 UT 94 Quadrant 8 I MÉTACENTRE.
DEMANDE CONNEXION.
CONNEXION ÉTABLIE. TRANSFÉRER DONNÉES.
Sonde XX 8594 UT 94 Quadrant 8 I MÉTACENTRE.
INSTRUCTIONS REQUISES.
En même temps, la sphère transmettait un flot ininterrompu d’informations accumulées pendant la descente.
La réponse vint aussitôt : 7 LIAISON AUTORISÉE. EFFECTUER PROJECTION.
Aussitôt, la sphère commença à se déformer, formant un cylindre allongé qui s’étira rapidement pour devenir un mince fil dont l’extrémité filait vers les étoiles. Elle perçut néanmoins un nouveau message : Quadrant 8. »

Extrait de : B. Passegué. « Le monolithe noir – Rétis Galactica. »

Le grand hiver par Bertrand Passegué

Fiche de Le grand hiver

Titre : Le grand hiver (Tome 5 sur 5 – Bêta IV Hydri)
Auteur : Bertrand Passegué
Date de parution : 1989
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le grand hiver

« Cela faisait une éternité que la force inconnue s’était emparée de lui pour le projeter dans ce vide obscur où l’espace et le temps n’existaient plus. 
— Tu n’es rien ! hurlaient les rafales d’énergie en cinglant son esprit de millions de traînées fulgurantes. Tu n’as jamais existé, et jamais tu n’existeras ! 
Autour de lui, l’océan d’énergie devint lumineux ; ses couleurs changeaient selon des fréquences incompréhensibles, engendrant la souffrance. Il n’était plus qu’une fragile enveloppe mentale ballottée en tous sens dans ce maelström incompréhensible. 
Pourtant, il savait maintenant qu‘il était un homme. Des souvenirs flous se pressaient à la lisière de son esprit. Mais sa conscience écartelée à l’infini l’empêchait de se concentrer. 
— Nathan Stone ! 
Le nom fulgura dans son cerveau, et il sut, sans le moindre doute possible, que c’était le sien. 
— Où suis-je ? 
— Nulle part ! cria en réponse le tourbillon mental. Rien n’existe! Rien n’a jamais existé et n’existera jamais !  »

Extrait de : B. Passegué. « Le grand hiver – Bêta IV Hydri. »

La forteresse éternelle par Bertrand Passegué

Fiche de La forteresse éternelle

Titre : La forteresse éternelle (Tome 4 sur 5 – Bêta IV Hydri)
Auteur : Bertrand Passegué
Date de parution : 1989
Editeur : Fleuve noir

Première page de La forteresse éternelle

« — Alia… Alia, reviens !

Au lieu d’obéir, la fillette accéléra encore l’allure.

— Alia ! Tu vas te faire mal !

L’enfant ne prêta pas attention à la voix inquiète de la nourrice. Elle continua d’avancer à tâtons, rencontra enfin la paroi métallique. Maintenant qu’elle pouvait se guider, elle avança plus vite.

Alia était aveugle ; elle était née ainsi huit ans plus tôt, mais elle savait qu’il existait quelque chose que tout le monde appelait la lumière.

— Alia ! Tu n’as pas le droit d’aller par-là ! Attends-moi !

La voix de la vieille femme ne lui parvenait plus qu’à peine. Esther ne pourrait pas la rattraper. Elle ralentit l’allure, guettant les premières lueurs de perception.

La lumière… La fillette ne s’en était longtemps fait qu’une idée assez floue, malgré les innombrables questions posées à la nourrice, car les réponses, loin de l’aider, l’avaient égarée davantage encore. »

Extrait de : B. Passegué. « La forteresse éternelle – Bêta IV Hydri. »

Le septième cycle par Bertrand Passegué

Fiche de Le septième cycle

Titre : Le septième cycle (Tome 3 sur 5 – Bêta IV Hydri)
Auteur : Bertrand Passegué
Date de parution : 1989
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le septième cycle

« Halissa gisait, inerte, dans le caisson de sommeil-profond, mais elle ne ressentait rien, ni souffrance, ni plaisir. Elle ne pensait pas ; elle ne rêvait pas non plus… Le mécanisme qui maintenait au ralenti ses fonctions vitales continuait à ronronner imperceptiblement. 
Un deuxième caisson, identique mais vide, était placé à côté du sien dans la petite pièce aux parois métalliques, juste assez grande pour les contenir tous les deux. Sur celui de la jeune Noire, des voyants luisaient faiblement dans l’obscurité. Un point lumineux presque imperceptible apparut soudain entre les deux caissons. Son éclat augmenta lentement, jusqu’à ce que les parois de métal terne baignent dans une chaude lumière dorée. Puis, comme la clarté devenait encore plus forte, les murs du réduit semblèrent perdre toute consistance pour finir par disparaître comme s’ils n’avaient jamais existé. En même temps, la lueur se mit en mouvement, tournoyant lentement en un cercle doré qui s’élargissait peu à peu. Une silhouette commença à s’y former. Des pans de lumière colorée, chatoyants, presque substantiels, qui se superposaient pour esquisser une forme vaguement humaine que les vibrations des surfaces lumineuses maintenaient à l’état d’ébauche grossière. »

Extrait de : B. Passegué. « Le septième cycle – Bêta IV Hydri. »