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Les opérateurs humains par Alfred E. van Vogt
Fiche de Les opérateurs humains
Titre : Les opérateurs humains
Auteur : Alfred E. van Vogt
Date de parution : 1949
Traduction : B. Martin et J. P. Carasso
Editeur : J’ai lu
Sommaire de Les opérateurs humains
- Les opérateurs humains (en collaboration avec Harlan Ellison)
- La jungle de Mira
- Humains, go home !
- Accomplissement
- Lui
- L’homme filtrant
La première page de Les opérateurs humains
« Nef : le seul endroit.
Nef dit que je dois être délabré aujourd’hui à midi. Alors me voilà déjà en peine.
Cela paraît injuste de devoir être délabré trois pleines journées avant la séance mensuelle de rigueur. Mais depuis longtemps j’ai appris à ne plus demander à Nef de m’expliquer les questions personnelles.
Je sens qu’aujourd’hui c’est différent ; il se passe des choses. J’ai enfilé de bonne heure la combinaison spatiale et je suis sorti… ce qui n’est pas courant. Mais la poussière météorique a sérieusement endommagé un écran, et maintenant je suis là, en train de le remplacer. Nef dirait que je me conduis mal car, en faisant mon travail, je lance de petits coups d’œil autour de moi. Je n’oserais pas dans les zones interdites de l’intérieur. J’ai remarqué quand j’étais encore gamin que Nef semble être moins au courant de ce que je fais quand je suis à l’extérieur. »
Extrait de : A. E. Van Vogt. « Les opérateurs humains. »
Les monstres par Alfred E. van Vogt
Fiche de Les monstres
Titre : Les monstres
Auteur : Alfred E. van Vogt
Date de parution : 1965
Traduction : D. Vergain
Editeur : J’ai lu
Sommaire de Les monstres
- Autre chose que des hommes morts
- L’ordre ultime
- Le village enchanté
- Dissimulation
- La créature de la mer
- Résurrection
- Le caveau de la bête
Première page de Les monstres
« AUTRE CHOSE QUE DES HOMMES MORTS
« L’épave brisée d’un baleinier découverte dans le nord de l’Alaska. »
29 juin 1942 – L’épave du baleinier Albatros, complètement fracassée, a été découverte aujourd’hui par un navire patrouilleur américain dans le détroit de Behring. Il semble que l’équipage se soit volatilisé. Les autorités navales sont intriguées par le fait que le pont et les flancs de la goélette ont été défoncés comme sous des coups formidables, provoqués « ni par des bombes, ni par des torpilles, ni par des obus, ni par aucune autre arme ennemie », selon les termes du rapport. Les fourneaux des cuisines étaient, paraît-il, encore chauds et, étant donné qu’aucune tempête n’a eu lieu depuis trois semaines dans cette région, rien ne semble expliquer ce fait.
L’Albatros avait appareillé d’un port de la côte ouest des Etats-Unis au mois de mars, sous le com- »
Extrait de : A. E. Van Vogt. « Les Monstres. »
Les galactiques secrets par Alfred E. van Vogt
Fiche de Les galactiques secrets
Titre : Les galactiques secrets
Auteur : Alfred E. van Vogt
Date de publication : 1974
Traduction : A. Vincent
Editeur : Albin Michel
Première page de Les galactiques secrets
« Le cerveau
Peu après minuit.
Le téléphone sonna pour ainsi dire à l’intérieur de Carl.
En réalité, c’est dans le laboratoire que l’appareil grelotta. Mais aussitôt, un relais assura la jonction avec un émetteur radio-télévision – ce qui déclencha un « récepteur » à l’intérieur du véhicule à six roues abritant Carl. Ce dernier « entendit » alors la sonnerie grâce à ses extérocepteurs auditifs.
Carl était une structure mobile. Au sommet, un dôme plastique transparent contenait un réceptacle incurvé, semblable à un miroir, à demi rempli de liquide clair. Partiellement submergé dans ce liquide et fixé à l’aide d’un plastique presque invisible, on apercevait le cerveau gris et rose de Carl, auquel différents tubes de couleur étaient reliés par-dessous.
Dans sa partie inférieure, la structure se composait d’un ordinateur et d’autres appareils grâce auxquels le cerveau désincarné de Carl commandait ses »
Extrait de : A. E. Van Vogt. « Les galactiques secrets. »
Les enfants de demain par Alfred E. van Vogt
Fiche de Les enfants de demain
Titre : Les enfants de demain
Auteur : Alfred E. van Vogt
Date de parution : 1970
Traduction : F. Straschitz
Editeur : Pocket
Première page de Les enfants de demain
« L’ÊTRE observait une rue de Spaceport, Terre. Il regardait par une lentille invisible qui voyait tout avec la plus grande clarté, bien qu’il fît nuit.
Un moment, l’observateur s’attarda sur une maison aisée, luxueuse même. Puis, décrivant un arc de cercle, il découvrit la rue. Il s’arrêta brièvement sur plusieurs maisons qui ne le cédaient en rien à la première, avant de porter son »
Extrait de : A. E. Van Vogt. « Les enfants de demain. »
Le silkie par Alfred E. van Vogt
Fiche de Le silkie
Titre : Le silkie
Auteur : Alfred E. van Vogt
Date de parution : 1969
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : J’ai lu
Première page de Le silkie
« Les rues de la ville haïtienne avaient été douloureusement brûlantes sous les pieds de Marie ; elle avait eu l’impression de marcher sur des plaques de métal surchauffées. Il faisait plus frais dans le jardin mais elle venait de quitter l’ombre des arbres et avançait en plein soleil vers le vieillard assis. Maintenant, il riait désagréablement, montrant ses fausses dents blanches trop régulières.
— Avancer de l’argent pour renflouer un vaisseau englouti avec son trésor ? Vous me prenez pour un imbécile !
Il rit encore, puis il la considéra entre ses paupières d’un regard lascif et fatigué. Il ajouta :
— Naturellement, si un joli brin de fille comme vous était très gentille avec un vieil homme…
Il attendait, assis au soleil comme un crapaud ridé, imprégnant de chaleur des os qui ne semblaient plus capables de se réchauffer eux-mêmes. Malgré le soleil, il frissonna comme s’il avait froid. »
Extrait de : A. E. Van Vogt. « Le Silkie. »
Le livre de Ptath par Alfred E. van Vogt
Fiche de Le livre de Ptath
Titre : Le livre de Ptath
Auteur : Alfred E. van Vogt
Date de parution : 1947
Traduction : J. Cathelin
Editeur : J’ai lu
Première page de Le livre de Ptath
« Il était Ptath. Non qu’il pensât à son nom. Celui-ci était tout simplement là, présent comme partie de lui-même, comme son corps, avec ses bras, ses jambes, comme le sol sur lequel il marchait. Non, cette dernière impression était fausse. Le sol ne faisait pas partie de lui-même. Il y avait, bien sûr, une certaine relation entre le sol et lui, mais elle était d’une nature un peu plus surprenante. Il était Ptath, et il marchait sur le sol, il marchait vers Ptath. Il retournait vers la cité de Ptath, capitale de son empire de Gonwonlane, après une longue absence.
Cela était fort clair, accepté pour tel sans qu’on eût besoin d’y penser, et cela seul importait. Et il en ressentait encore mieux l’importance à la façon dont »
Extrait de : A. E. van Vogt. « Le Livre De Ptath. »
Le livre d’or par Alfred E. van Vogt
Fiche de Le livre d’or
Titre : Le livre d’or de la science-fiction
Auteur : Alfred E. van Vogt
Date de parution : 1980
Traduction : P. Duvic, D. Hersant, F. Straschitz, G. Bernier, B. Martin,
Editeur : Pocket
Sommaire de Le livre d’or
- Self-made superman
- Le fantôme
- Cinémathèque
- Processus
- Futur parfait
- Ne retenez pas votre souffle …
- Le premier Rull
- Le détective Ā
- Jane et les androïdes
Première page de Le livre d’or
« SELF-MADE SUPERMAN
Non-axiomes
Dans l’intérêt de la raison, utilisez la formule ET CÆTERA. Quand vous dites : « Van Vogt est plein d’imagination ! » ne perdez pas de vue que Van Vogt est bien autre chose que « plein d’imagination ». Van Vogt est « plein d’imagination », inspiré, curieux, introspectif, méthodique, ET CÆTERA, ce qui signifie qu’il possède encore d’autres caractéristiques. Il vaut la peine de se rappeler également que la psychiatrie moderne – 1978 – ne considère pas que l’individu « plein d’imagination » ait une personnalité très saine.
« Ce qui me différencie de la plupart des autres professionnels de la science-fiction, affirme A. E. Van Vogt (78), c’est qu’ils ont démarré grâce à un talent naturel. Et moi, non. » Et d’insister, lors de la Convention Européenne de Bruxelles et pendant son séjour en Europe, sur ce manque de « dons », sur ce manque de « talent naturel ». »
Extrait de : A. E. Van Vogt. « A. E. Van Vogt. »
Le colosse anarchique par Alfred E. van Vogt
Fiche de Le colosse anarchique
Titre : Le colosse anarchique
Auteur : Alfred E. van Vogt
Date de parution : 1977
Traduction : G. H. Gallet
Editeur : J’ai lu
Première page de Le colosse anarchique
« Il n’est pas facile, pour quelqu’un ou quelque chose, d’observer, depuis une portion de l’univers (à des multi-années-lumière de distance) un épisode simple de l’existence terrestre. Mais les problèmes d’un tel espionnage sont en deçà des structures physiques. Ainsi, quelqu’un – qui posséderait ce haut niveau d’accomplissement scientifique, et serait suffisamment motivé pour dépenser du temps et de l’énergie – verrait sa perception converger au niveau humain. Disons un mètre quatre-vingts au-dessus du sol.
Ce que l’on voyait semblait presque ne pas en avoir mérité l’effort. Une rue résidentielle, bordée d’arbres, dans une grande ville. La nuit. La seule forme de vie en vue était un homme qui se baladait sur le trottoir. Il semblait venir vers le point de convergence. Ainsi, il paraissait presque être l’objet de l’intérêt de l’être lointain.
L’homme qui marchait dans la rue pouvait être un scientifique ou quelque autre intellectuel. Il avait approximativement quarante années terrestres et faisait apparemment partie de la classe moyenne – »
Extrait de : A. E. Van Vogt. « Le colosse anarchique. »
La maison éternelle par Alfred E. van Vogt
Fiche de La maison éternelle
Titre : La maison éternelle
Auteur : Alfred E. van Vogt
Date de publication : 1967
Traduction : B. R. Bruss
Editeur : Opta
Sommaire de La maison éternelle
- La maison éternelle
- Les visiteurs par R. Wilson
- La digue des suicidés par R. Silverberg
- La guerre moderne par C. Anvil
Première page de La maison éternelle
« C’était trois jours avant Noël et Stephens avait veillé tard dans son bureau pour achever un travail en cours, afin d’avoir l’esprit libre pendant les fêtes.
Plus tard, il devait considérer cette circonstance comme une des plus déterminantes de son existence.
Un peu avant minuit, tandis qu’il remettait en place ses livres juridiques, le téléphone sonna. Il décrocha machinalement et dit son nom : Allison Stephens.
— Service télégraphique de la Western Union, fit une voix féminine. Un télégramme pour vous, monsieur. Il vous est adressé par Walter Peeley, de Los Angeles. »
Extrait de : A. E. Van Vogt. « La maison éternelle. »
La machine ultime par Alfred E. van Vogt
Fiche de La machine ultime
Titre : La machine ultime
Auteur : Alfred E. van Vogt
Date de parution : 1983
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : J’ai lu
Première page de La machine ultime
« Un homme s’arrête devant le hublot d’un ordinateur Eye-O, au coin de la 2e Rue et de Main Street, à Mardley. Il est 10 h 03 heure locale. (L’an 2090.)
Sa présence à 1,30 m « branche » l’Eye-O. J’identifie immédiatement son profil bio-magnétique : c’est celui d’un Agent d’Entretien d’Ordinateur. Il porte un uniforme de sergent. Son nom est Walter Inchey.
Inchey mesure 1,91 m et pèse 101,3 kg. Il a la figure rougeaude (nuance 11). Il me branche et se tourne vers le sud. Comme c’est une des directions vers lesquelles je peux regarder, j’ai déjà observé, du poteau d’acier où je suis fixé (et qui sert de lampadaire la nuit), qu’à cent mètres à peine un cortège de véhicules à moteur vient de tourner dans Main Street. Il est précédé par un groupe de jeunes gens à pied et l’une des premières voitures diffuse de la musique.
Cela me met en alerte. Aussitôt, j’examine mes circuits musicaux (zone de Mardley). Ainsi, en quelques fractions de secondes, j’ai interconnecté le capteur de la rue avec l’intérieur du véhicule d’où »
Extrait de : A. E. Van Vogt. « La machine ultime. »
La machine ultime
Et si je me révoltais, moi, la machine ? Et si moi, l’Ordinateur, j’étais saisi du démon de l’ambition, si la griserie du pouvoir me montait à la tête (chercheuse) ? L’homme, après tout, est si faible ! Et bête ! Et inutile !… Quoi ? Vous avez dit programmation ? Ah…