Étiquette : auteur-van Vogt
La guerre contre le Rull par Alfred E. van Vogt
Fiche de La guerre contre le Rull
Titre : La guerre contre le Rull
Auteur : Alfred E. van Vogt
Date de parution : 1959
Traduction : G. H. Galle
Editeur : J’ai lu
Première page de La guerre contre le Rull
« Lorsque le navire de l’espace s’évanouit dans les brumes vaporeuses d’Eristan II, Trevor Jamieson sortit son pistolet. Il se sentait étourdi, nauséeux d’avoir été secoué, ballotté un long moment dans le vent du sillage du grand vaisseau. Mais la conscience du danger le maintenait, tous les nerfs tendus, dans le harnais fixé par des suspentes au plateau antigravifique qui était au-dessus de lui. Les yeux plissés, il leva son regard sur l’ezwal qui le considérait pardessus le bord du disque-parachute encore oscillant.
Ses trois yeux alignés, d’un gris terne d’acier poli, l’observaient, sans ciller ; sa massive tête bleue était en alerte, prête — Jamieson le savait — à reculer d’un coup à l’instant où il lirait dans ses pensées une intention de tirer. »
Extrait de : A. E. Van Vogt. « La guerre contre le Rull. »
La faune de l’espace par Alfred E. van Vogt
La fiche de La faune de l’espace
Titre : La faune de l’espace
Auteur : Alfred E. van Vogt
Date de parution : 1939
Traduction : J. Rosenthal
Editeur : J’ai lu
Première page de La faune de l’espace
« Zorl rôdait inlassablement. La nuit noire, sans lune et presque sans étoiles, cédait comme à regret sa place à une aube rougeâtre et désolée qui se levait à la gauche de Zorl. Pour le moment, la lumière naissante était pâle et n’annonçait aucune chaleur. Elle dévoilait, en s’étalant, un paysage de cauchemar.
Zorl se détacha, peu à peu, sur le fond des rochers noirs et déchiquetés qui hérissaient la plaine nue. Un soleil d’un rouge pâle montait à l’horizon. Des doigts de lumière s’insinuèrent dans les coins les plus sombres du paysage. Zorl ne voyait toujours aucune trace de la tribu d’êtres pourvus d’id qu’il suivait à la piste depuis près de cent jours. »
Extrait de : A. E. Van Vogt. « La faune de l’espace. »
La dernière forteresse par Alfred E. van Vogt
Fiche de La dernière forteresse
Titre : La dernière forteresse
Auteur : Alfred E. van Vogt
Date de parution : 1942
Traduction : J. Huet et J. P. Pugi
Editeur : Le Masque
Sommaire de La dernière forteresse
- La dernière forteresse
- Les hommes reflétés
- Les assassins de la terre
Première page de La dernière forteresse
« Le courage lui manquait ! La nuit soudain fut une chose froide qui l’enveloppait de partout. L’eau noire du grand fleuve, à ses pieds, gargouillait maintenant avec méchanceté, comme si elle avait désiré l’engloutir, depuis qu’elle ne voulait plus s’y jeter.
Son pied glissa sur la pente humide et elle perdit la tête à l’idée que des choses sans nom sortaient maintenant de la nuit pour la précipiter dans l’eau et la noyer. Elle regravit à grand peine la berge et alla s’affaler sur le premier banc qu’elle rencontra. »
Extrait de : A. E. Van Vogt. « La dernière forteresse. »
La cité du grand juge par Alfred E. van Vogt
Fiche de La cité du grand juge
Titre : La cité du grand juge
Auteur : Alfred E. van Vogt
Date de parution : 1958
Traduction : M. Deutsch
Editeur : Denoël
La première page de La cité du grand juge
« David Marin se mordit les lèvres en entendant le président des Maîtres de Groupe annoncer : « Le rôle appelle maintenant l’affaire Wade Trask, coupable de sédition. »
Il avait jusque-là avec impatience prêté l’oreille aux propos du Maître de Groupe John Peeler qui, après une année d’efforts, essayait encore de persuader les Conseillers de la nécessité d’amender la loi du Groupe relative aux femmes. Peeler – c’était un secret de polichinelle – nourrissait un attachement particulier à l’endroit de certaine jeune personne et jouait des pieds et des mains afin que soit créée une catégorie spéciale en vertu de quoi la jeune fille serait dispensée des jeux amoureux du Groupe.
Wade Trask, coupable de sédition… Marin se désintéressa aussitôt de la discussion qui se poursuivait à voix basse. C’était l’affaire qu’il attendait. Son regard erra tout autour de la salle du Conseil. Devant la grande table, douze hommes et deux greffiers étaient assis. Oscar Podrage, Maître de Groupe du Centre Américain, un jeune homme lourdement »
Extrait de : A. E. Van Vogt. « La cité du grand juge. »
La bête par Alfred E. van Vogt
Fiche de La bête
Titre : La bête
Auteur : Alfred E. van Vogt
Date de parution : 1943
Traduction : J. Martinache
Editeur : Pocket
Première page de La bête
« À demi enfoui, le moteur gris-bleu gisait sur la pente d’une colline verdoyante, objet inanimé de métal recelant des forces presque aussi puissantes que la vie elle-même. La pluie ruisselait sur sa masse insensible, le soleil de l’été 1972(1) y dardait ses rayons ; la nuit, les étoiles accrochaient à sa surface métallique des reflets blafards et insouciants. Le vaisseau dont il avait été le propulseur s’apprêtait à pénétrer dans l’atmosphère de la Terre lorsqu’une météorite avait transpercé le châssis qui le tenait en place. Instantanément, avec une force irrésistible, le moteur avait réduit en lambeaux ce qui restait du bloc et avait amorcé une longue chute.
Depuis, il gisait sur la colline. Apparemment sans vie, il vivait pourtant, à sa manière. La terre qui se trouvait dans son champ de force était si tassée qu’il eût fallu une acuité visuelle exceptionnelle pour remarquer sa rotation rapide, et aucun des jeunes garçons qui s’étaient assis un jour sur un des rebords du moteur n’avait vu les convulsions de la poussière. Si d’aventure l’un d’eux avait glissé une main crasseuse dans l’enfer tourbillonnant du »
Extrait de : A. E. Van Vogt. « La bête. »
La bataille de l’éternité par Alfred E. van Vogt
Fiche de La bataille de l’éternité
Titre : La bataille de l’éternité
Auteur : Alfred E. van Vogt
Date de parution : 1971
Traduction : C. Meistermann
Editeur : Marabout
Première page de La bataille de l’éternité
« Modyun se sentait très cynique lorsque l’orateur, ayant fini son discours qui éclairait d’un jour nouveau l’histoire de l’humanité, demanda qu’on lui posât des questions.
Il y eut plusieurs questions à classer dans la catégorie des idioties : des gens qui ne semblaient pas tout à fait savoir que faire de l’information qui leur avait été communiquée. Nonchalant, Modyun exprima une pensée et obtint l’attention.
— Es-tu sûr de ne pas décrire quelque antique mythologie ? demanda-t-il.
— Il est naturellement impossible d’en être sûr, lui fut-il prudemment répondu, mais nous pensons que non.
— L’image que tu donnes de nos lointains ancêtres, s’entêta Modyun, met ma crédulité à très rude épreuve.
— La nôtre aussi, au premier abord, lui fut-il répondu. Mais le contexte et l’immensité des détails obtenus en affirment la vraisemblance.
— Il semblerait alors que nos ancêtres luttaient comme des animaux, avec une sauvagerie soutenue »
Extrait de : A. E. Van Vogt. « La bataille de l’éternité. »
L’horloge temporelle par Alfred E. van Vogt
La fiche de L’horloge temporelle
Titre : L’horloge temporelle
Auteur : Alfred E. van Vogt
Date de parution : 1972
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : J’ai lu
Sommaire de L’horloge temporelle
- L’horloge temporelle
- Chute libre
- La condition masculine
- Le rat et le serpent
- Ersatz éternel
- L’aveu
- Les sacrifiés
- Le lancement d’Apollo XVII
- Dialectes
Première page de L’horloge temporelle
« — Le mariage, dit parfois Terry Maynard quand il est d’humeur expansive, est une institution sacrée. Je suis bien placé pour le savoir. J’ai été marié deux fois, la première en 1905, la seconde en 1967. Ce genre de laps de temps offre une perspective permettant d’exprimer un jugement juste.
Et, ce disant, il considère sa femme Joan. Ce soir-là, elle soupira, alluma une cigarette, se carra dans son fauteuil et murmura : »
Extrait de : A. E. Van Vogt. « L’horloge temporelle. »
L’homme multiplié par Alfred E. van Vogt
Fiche de L’homme multiplié
Titre : L’homme multiplié
Auteur : Alfred E. van Vogt
Date de parution : 1974
Traduction : M. Deutsch
Editeur : J’ai lu
Première page de L’homme multiplié
« En descendant l’échelle pour prendre pied sur le sol de la planète, Steven Masters s’interrogeait sur ses sentiments. Devoir d’abord s’extraire du sas à reculons, puis tâter précautionneusement tes barreaux l’un après l’autre comme un vulgaire membre d’équipage, lui paraissait porter atteinte à sa dignité.
Est-ce qu’on le filmait ? Quel air avait-il vu de dos ? Il avait l’impression de se mouvoir gauchement et la conscience aiguë qu’il avait de ses propres gestes le fit se raidir. Et pourtant, sa réaction était plus compliquée. Si l’on assistait vraiment à ce spectacle sur la Terre, il y aurait bien quelqu’un pour dire que c’était lui, Steven Masters, qui était en train de descendre l’échelle.
Cette possibilité avait quelque chose de roboratif. On me regarde. On me voit !
Pensée : « Je vais grimper sur cette colline, là-bas, histoire de me faire une idée des lieux. »
A l’instant où ses pieds touchèrent la surface, »
Extrait de : A. E. Van Vogt. « L’homme multiplié. »
L’été indien d’une paire de lunettes par Alfred E. van Vogt
Fiche de L’été indien d’une paire de lunettes
Titre : L’été indien d’une paire de lunettes
Auteur : Alfred E. van Vogt
Date de parution : 1979
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : J’ai lu
Première page de L’été indien d’une paire de lunettes
« Le physicien Grayson entendit deux fois le singulier tintement sec, sur un rythme rapide. Piing… Pinng… Comme ça.
Très léger.
Mais ce qui suivit fut évident. Le texte imprimé qu’il lisait se brouilla tout de suite.
Grayson secoua la tête avec irritation et rapprocha le contrat de ses lunettes. Des taches dansaient sur la page. Il soupira, recula contre son dossier et ferma les yeux. Quand il les rouvrit, il comprit le problème.
Dans chaque « verre » transparent de ses lunettes, il y avait une mince fêlure horizontale, juste à la hauteur de la pupille.
Il fut un peu surpris. Curieuse coïncidence. Les deux verres s’étaient cassés – il se rappelait maintenant les tintements, pensant que ce devait être à ce moment – à une demi-seconde l’un de l’autre. Ayant l’esprit porté à la statistique, il envisagea très brièvement les probabilités de fêlures aussi rapprochées. Les chiffres qui lui vinrent à l’idée furent tellement »
Extrait de : A. E. Van Vogt. « L’été indien d’une paire de lunettes. »
Invasion galactique par Alfred E. van Vogt
Fiche d’Invasion Galactique
Titre : Invasion galactique
Auteur : Alfred E. van Vogt
Date de parution : 1977
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : J’ai lu
Première page d’Invasion galactique
« PREMIÈRE PARTIE
L’INVASION DREEGH
Une lourde indécision pesait sur les pensées de l’homme tandis qu’il traversait la cabine de contrôle du vaisseau spatial pour aller se pencher sur la couchette où la femme était allongée, tendue, terriblement immobile. Il dit de sa voix grave :
Nous ralentissons, Merla.
Pas de réponse, nul mouvement, pas un frémissement des joues délicates, anormalement blêmes. Les fines narines se dilataient imperceptiblement à chaque inspiration. C’était tout. »
Extrait de : A.E. Van Vogt. « Invasion Galactique. »