Étiquette : Bibliothèque Numérique Romande
Les mystères d’Udolphe 1 par A. Radcliffe

Fiche de Les mystères d’Udolphe
Titre : Les mystères d’Udolphe (Tome 1 sur 2)
Auteur : A. Radcliffe
Date de parution : 1798
Traduction : V. de Chastenay
Editeur : Bibliothèque numérique romande
Première page de Les mystères d’Udolphe
« Sur les bords de la Garonne existait, en 1584, dans la province de Guyenne, le château de M. Saint-Aubert. De ses fenêtres on découvrait les riches paysages de la Guyenne, qui s’étendaient le long du fleuve, couronnés de bois, de vignes et d’oliviers. Au midi, la perspective était bornée par la masse imposante des Pyrénées, dont les sommets, tantôt cachés dans les nuages, tantôt laissant apercevoir leurs formes bizarres, se montraient quelquefois nus et sauvages au milieu des vapeurs bleuâtres de l’horizon, et quelquefois découvraient leurs pentes, le long desquelles de noirs sapins se balançaient, agités par les vents. D’affreux précipices contrastaient avec la douce verdure des pâturages et des bois qui les avoisinaient ; des troupeaux, de simples chaumières reposaient les regards fatigués de l’aspect des abîmes. Au nord et à l’orient s’étendaient à perte de vue les plaines du Languedoc, et l’horizon se confondait au couchant avec les eaux du golfe de Gascogne. »
Extrait de : A. Radcliffe. « Les Mystères d’Udolphe (tome 1). »
Béatrice par H. Rider Haggard

Fiche de Béatrice
Titre : Béatrice
Auteur : H. Rider Haggard
Date de parution : 1890
Traduction : Hephell
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande
Première page de Béatrice
« C’était l’arrière-saison ; l’après-midi sur son déclin penchait vers le crépuscule ; temps nuageux et couvert ; mais les nuages se déchiquetaient et s’évaporaient dans le bleu profond du firmament. La mer, calme comme un lac, semblait endormie, tout en grossissant pendant son sommeil, par le renflement de la marée montante. Cette lente progression était inappréciable à l’œil. Béatrice, debout à l’extrémité des Dog’s rocks, les yeux fixés sur les longues algues brunes attachées à la pierre, léchées, tirées, mordues par les vagues, regardait ces délicates traînées flotter et ondoyer comme des cheveux de femme, sur le gouffre vert, insondable !
La brume produite, non par les vents d’ouest, mais simplement par l’obscurité, s’étendait sur la surface et semblait, en voilant les contours terrestres, rendre le silence plus silencieux encore.
Bientôt Béatrice renonce à considérer ce spectacle ; la grande armée des fantômes blancs l’absorbe tout entière. »
Extrait de : H. Rider Haggard. « Béatrice. »