Étiquette : Blade et Baker

 

Captifs de la main rouge par Jimmy Guieu

Fiche de Captifs de la main rouge

Titre : Captifs de la main rouge (Tome 26 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1994
Editeur : Vaugirard

Première page de Captifs de la main rouge

« C’était un jour d’été ensoleillé à Tuxlan, l’unique ville de Glombish, planète-capitale de la Confédération des Quatorze Races. Dans le ciel d’un rose marbré de jaune, de rares nuages bleu acier venaient parfois masquer l’un ou l’autre des deux soleils, créant chaque fois de fascinantes variations chromatiques. Un petit vent tiède soufflait du désert qui s’étendait au sud de l’immense cité baroque, apportant des senteurs de granité surchauffé jusque dans le centre, sur les bords du fleuve Nelangha.
Assis sur le capot de son glerning — un genre d’automobile dégravitée, à la carrosserie aérodynamique recouverte d’une peinture mauve métallisé —, Oh’Olvon contemplait le ballet incessant auquel se livraient les navires au-dessus de la vaste surface vitrifiée de l’astroport. Né sur Glombish, le jeune Vloosh avait dès sa prime enfance été bercé par ce perpétuel va-et-vient d’engins venus d’autres systèmes solaires, et aujourd’hui encore, c’était avec plaisir qu’il identifiait la silhouetté élancée d’une nef de son peuple ou la masse irrégulière d’un astéroïde claïï. Il connaissait sur le bout des doigts les différents modèles d’astronefs existants ; seuls les spatiodisques selfiss lui posaient encore quelques problèmes, mais on en voyait si peu de ce côté-ci de la Confédération ! Membres de celle-ci depuis un siècle à peine, les albinos aux yeux d’or rouge n’entretenaient encore qu’une colonie minuscule, dans le nord de Tuxlan, et la plupart de leurs vaisseaux étaient trop fragiles pour pénétrer dans l’atmosphère d’une planète — et encore moins se poser à la surface ! »

Extrait de : J. Guieu. « Captifs de la main rouge – Blade et Baker. »

Echec au destin par Jimmy Guieu

Fiche de Echec au destin

Titre : Echec au destin (Tome 25 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1994
Editeur : Vaugirard

Première page de Echec au destin

« Cela faisait bien longtemps qu’Andy Sherwood n’avait pas voyagé à bord d’un paquebot interstellaire. En fait, la dernière fois qu’il avait mis les pieds sur l’un de ces grands vaisseaux luxueux — qui effectuaient la liaison entre les mondes développés de la confédération interstellaire de l’empire terrien — remontait à bien avant sa rencontre avec Blade et Baker, lorsqu’il n’était encore qu’un jeune homme plein d’allant, parti chercher fortune dans l’espace. Après quelques aventures et mésaventures sur lesquelles il préférait généralement ne pas s’étendre, il avait passé son brevet de pilote, acheté pour une bouchée de pain un vieil astronef déglingué, auquel il avait donné le nom de Robin, et à bord duquel il était parti à l’aventure, savourant l’indépendance que lui procurait sa « guimbarde spatiale ».
Ensuite, durant près de trente années, Andy Sherwood avait bourlingué d’un monde à l’autre, se livrant à des activités qu’il qualifiait lui-même de « commerciales », mais dont certaines se situaient à la frange de la légalité. »

Extrait de : J. Guieu. « Echec au destin – Blade et Baker. »

L’ombre du dragon rouge par Jimmy Guieu

Fiche de L’ombre du dragon rouge

Titre : L’ombre du dragon rouge (Tome 24 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1994
Editeur : Vaugirard

Première page de L’ombre du dragon rouge

« Kernoxexx descendit en chancelant de la diligence vétusté à bord de laquelle il avait fait le voyage depuis Jokesle. Cela faisait quatre jours qu’il était parti, et les lits durs des auberges, qu’on eût dit rembourrés avec des noyaux de sklimm, n’avaient pas arrangé son dos malmené par les cahots incessants du véhicule branlant. La grand-route qui menait de Jokesle à Grumaxx, construite sous l’Empire, quatre siècles plus tôt, n’avait pas été remise en état depuis lors.
Le cocher héla le jeune homme et lui lança le sac contenant ses maigres biens. Kernoxexx le remercia d’un geste amical avant de se diriger vers le relais de poste, une grande bâtisse aux nombreuses fenêtres qui s’adossait aux remparts moussus, à droite d’une haute porte gardée par quatre légionnaires coiffés d’une casquette noire.
La salle principale du rez-de-chaussée servait tout à la fois de taverne, de bureau de poste et d’entrepôt pour le bois et le charbon. Quelques ouvriers buvaient du vin avec un serveur en tablier vert bouteille. Derrière un petit comptoir, un employé des postes aux cheveux bleu sombre était occupé à compter une liasse de billets de banque. Le jeune homme le salua :
— Bonsoir. Vous devez avoir une lettre pour moi. Kernoxexx Xaldik triay Jokesle. »

Extrait de : J. Guieu. « L’ombre du dragon rouge – Blade et Baker. »

Les magiciens des mondes oubliés par Jimmy Guieu

Fiche de Les magiciens des mondes oubliés

Titre : Les magiciens des mondes oubliés (Tome 23 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1994
Editeur : Vaugirard

Première page de Les magiciens des mondes oubliés

« L’homme était petit, brun et d’une minceur qui confinait à la sécheresse. Ses cheveux coupés très courts commençaient à se clairsemer aux abords de l’occiput, un peu comme la tonsure d’un moine, bien que son visage quelconque, qui n’exprimait aucune émotion identifiable, ressemblât plutôt à celui d’un malfrat. Ses yeux sombres, surmontés de sourcils rectilignes, fixaient sans les voir les trois individus en blouse blanche qui entouraient le fauteuil sur lequel il était attaché par les lanières de métal.
— Il est prêt, annonça le professeur Neïlkar.
Celui-ci était un vieil homme, même selon les critères du XXIVe siècle. Un organisme sain, un mode de vie à l’écart des excès et les progrès de la science médicale lui avaient permis d’atteindre l’âge respectable de cent soixante-quinze ans, ce qui faisait de lui l’un des doyens de l’Humanité. En dépit de cette longévité exceptionnelle, il conservait toutes ses facultés — ce qu’attestait le fait qu’il continuât à diriger le département de psychotechnologie de l’Institut de Recherche et de Criminologie Appliquée de Paris, alors que sa nomination à ce poste remontait à près d’un siècle. »

Extrait de : J. Guieu. « Les magiciens des mondes oubliés – Blade et Baker. »

Les maudits d’Hertzvane par Jimmy Guieu

Fiche de Les maudits d’Hertzvane

Titre : Les maudits d’Hertzvane (Tome 22 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1993
Editeur : Vaugirard

Première page de Les maudits d’Hertzvane

« William Baker sortait de plus de deux heures d’entretien avec l’expert-comptable de la B and
B C°, dont les locaux occupaient trois étages d’une tour de verre, en plein cœur de Paris. Entretien au cours duquel il n’avait pas compris le tiers des explications et des chiffres avancés, mais d’où il ressortait que la société d’import-export qu’il dirigeait avec Ronny Blade, Andy Sherwood et Red Owens avait fait globalement un bénéfice de plusieurs millions de crédits galactiques… avant impôt. Après le passage des différentes taxes et prélèvements obligatoires divers, chacun des « honorables associés » toucherait tout de même quelques piécettes de bénéfices !

Décidément plus à l’aise sur les planètes nouvellement colonisées que dans la jungle épaisse des textes fiscaux, Will décida d’aller rendre visite à un vieil ami, histoire d’oublier tout ce qu’il n’avait pas compris des propos de son expert-comptable et surtout tout ce qu’il avait trop bien compris : la B and B C° enrichissait la Confédération, tout en permettant généreusement de « survivre » à ceux qui payaient de leur personne à sa tête. »

Extrait de : J. Guieu. « Les maudits d’Hertzvane – Blade et Baker. »

Les albinos de Sulifüss par Jimmy Guieu

Fiche de Les albinos de Sulifüss

Titre : Les albinos de Sulifüss (Tome 21 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1993
Editeur : Vaugirard

Première page de Les albinos de Sulifüss

« Le Maraudeur, orgueil de la flotte commerciale de la Baker Blade Import Export Co, s’éleva
lentement au-dessus du spatioport de Niextra. En quelques secondes, sa masse imposante ne fut plus qu’un point noir dans le ciel vert de l’unique ville de la petite planète, dernier membre en date de la confédération interstellaire de l’empire terrien.
Les affaires avaient été bonnes, et la nourriture locale surprenante. La seule ombre au tableau, en fait, venait de cette bagarre qui avait opposé l’équipage du Maraudeur à celui du Dragon Rouge, un vaisseau appartenant à une firme concurrente, dans un bar des bas-fonds. Blade et Baker, les fondateurs de la B and B Co, se trouvaient alors sur l’autre face de Niextra, en train d’inspecter un territoire qu’ils songeaient à acquérir, et ni Red Owens, ni Andy Sherwood, les deux vieux baroudeurs avec qui ils s’étaient associés, n’avaient songé à reculer face aux provocations grossières de leurs adversaires. »

Extrait de : J. Guieu. « Les Albinos de Sulifuss – Blade et Baker. »

Le poison de Thogar’Min par Jimmy Guieu

Fiche de Le poison de Thogar’Min

Titre : Le poison de Thogar’Min (Tome 20 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1993
Editeur : Vaugirard

Première page de Le poison de Thogar’Min

« De faibles vibrations secouaient le puissant vaisseau de ligne interstellaire Bourlingueur II alors que celui-ci inversait ses tuyères de propulsion, afin de ralentir, comme la planète verte Thogar’min grossissait sur le radarscope du poste de contrôle. L’astronef évoluait dans l’espace normal depuis une vingtaine d’heures après une plongée subspatiale qui, elle, avait
duré plus d’une semaine.
Le gigantesque spationef « haut de gamme » pouvait accueillir douze cents voyageurs, dont deux cents passagers « de luxe » logés au premier pont, ainsi qu’un millier de touristes, fonctionnaires et colons voyageant en seconde et troisième classes, au demeurant très confortables. Il transportait également plusieurs centaines de tonnes de fret.
Toutes les cabines avaient été louées en raison de la notoriété dont jouissait le Bourlingueur II, notoriété qui ne se démentissait pas à l’usage. Disposés tout le long du bâtiment et d’accès facile, des élévateurs ronronnaient en permanence, amenant à chaque pont leur cortège bruyant et animé de passagers. »

Extrait de : J. Guieu. « Le poison de Thogar’Min – Blade et Baker. »

Le serpent dieu de Joklun-N’Ghar par Jimmy Guieu

Fiche de Le serpent dieu de Joklun-N’Ghar

Titre : Le serpent dieu de Joklun-N’Ghar (Tome 19 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1992
Editeur : Vaugirard

Première page de Le serpent dieu de Joklun-N’Ghar

« L’espace était vide à cette distance de l’étoile jaune, pas plus grosse que le Soleil, qui constituait l’un des plus lointains bastions de l’empire terrien interstellaire, vaste confédération dont le gouvernement central administrait un demi-millier de systèmes.

Soudain, l’espace ne fut plus vide. Un objet, minuscule à l’échelle cosmique, venait de surgir du néant : le Maraudeur, puissant astro-cargo de la Baker Blade Import Export Co. Aux commandes se tenait son flamboyant commandant, Red Owens, dont le mauvais caractère était réputé des bouges de Rigel III à ceux de N’itan Hoor

— Réémersion parfaite, apprécia Ronny Blade en levant son verre de R’Toox dont la surface était encore creusée d’un vortex lévogyre. Mais je ne comprendrai jamais pourquoi le mouvement qui se crée dans les liquides lors d’une résurgence est inverse de celui consécutif à une plongée.

— Simple question de logique, intervint William Baker, son associé au sein de la B. and B. Co. Ce mouvement traduit le changement d’état qui se produit alors. »

Extrait de : J. Guieu. « Le serpent Dieu de Joklun-Ghar – Blade et Baker. »

Les rebelles de N’harangho par Jimmy Guieu

Fiche de Les rebelles de N’harangho

Titre : Les rebelles de N’harangho (Tome 18 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1992
Editeur : Vaugirard

Première page de Les rebelles de N’harangho

« La décélération brutale du petit astronef de tourisme qu’il avait loué jeta Andy Sherwood au bas de la couchette de relaxation ; sa chute entraîna celle de la jeune femme qu’il tenait dans ses bras. Il jura, tandis qu’elle poussait un petit cri de frayeur. Ils se retrouvèrent l’un et l’autre sur le plancher rugueux de la cabine, Sherwood sur le dos et Anand’ha affalée sur lui.
L’éclairage s’était arrêté en même temps et ce fut dans une complète pénombre qu’ils se relevèrent.
— Que se passe-t-il ? demanda-t-elle, tout en se pressant peureusement contre lui.
— J’suis sûr que cette foutue saleté de foutu transmetteur fait encore des siennes.
Sherwood rajusta son justaucorps Miss Man en tissu léger vert foncé et chaussa ses bottines avant de se diriger vers la porte de la cabine.
— Mais les moteurs sont en panne ! couina Anand’ha.
— Belle perspicacité, chérie !
Il laissa la porte de la cabine ouverte ; elle le suivit en courant, raflant au passage ses chaussures rouges, mais sans songer à reboutonner son corsage.
— Attends-moi !
— Où veux-tu que j’aille ? »

Extrait de : J. Guieu. « Les rebelles de N’harangho – Blade et Baker. »

Trafic interstellaire par Jimmy Guieu

Fiche de Trafic interstellaire

Titre : Trafic interstellaire (Tome 17 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1961
Editeur : Vaugirard

Première page de Trafic interstellaire

« Le disque vert orange de Tzula — ou Antarès II —, la seconde planète du système antarien, rapetissait graduellement dans l’espace. L’auréole diaphane de son atmosphère — parfaitement respirable pour les humains ou pour leurs homologues humanoïdes appartenant à d’autres espèces pensantes — commençait à dessiner un anneau lumineux, dégradé à sa périphérie. Déjà, Antarès, le soleil pourpre géant, semblait lui aussi s’éloigner, perdre insensiblement son aveuglante clarté, déconcertante au milieu de ce vide d’une noirceur d’encre.
Le Star Rider, astronef-cargo-mixte affecté de longue date aux liaisons commerciales entre la Terre et Antarès II, avait décollé deux heures plus tôt. Sa masse trapue, inélégante, terne — « rafistolée comme une vieille baderne », raillaient les mauvaises langues — avait quitté à seize heures locale l’astrodrome de Krolg-City, la capitale planétaire de Tzula…
Krolg-City, cette vaste métropole ultramoderne édifiée par les pionniers terriens, au début du XXIIe siècle, et qui tenait son nom des Krolgs, les autochtones de cette planète. »

Extrait de : J. Guieu. « Trafic Interstellaire – Blade et Baker. »