Étiquette : Chasseurs d’hommes
Echec aux végans par Jimmy Guieu

Fiche de Echec aux végans
Titre : Echec aux végans (Tome 2 sur 2 – Chasseurs d’hommes)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1962
Editeur : Vaugirard
Première page de Echec aux végans
« Un soleil de plomb dardait ses rayons sur Cap Canaveral et malgré une brise légère venue de l’Atlantique, l’air était étouffant. Au-dessus du sol surchauffé, des nuées miroitantes stagnaient, créant des « mirages inférieurs » au travers desquels les immenses portiques mobiles, encadrant les fusées en cours de révision, paraissaient soumis à un curieux — et inquiétant — tremblotement.
Dans le PC du bunker souterrain, toutefois, régnait une atmosphère douce qui permettait aux nombreux techniciens de travailler à l’aise sans devoir, à chaque instant, s’éponger le front, le cou et le visage. Mais si l’atmosphère — au sens thermique du terme — était fort agréable, l’atmosphère psychologique, en revanche, semblait particulièrement tendue. L’état de nervosité, d’anxiété auxquelles les techniciens et officiers supérieurs étaient soumis s’accroissait de minute en minute. »
Extrait de : J. Guieu. « Echec aux Végans – Chasseurs d’hommes. »
Chasseurs d’hommes par Jimmy Guieu

Fiche de Chasseurs d’hommes
Titre : Chasseurs d’hommes (Tome 1 sur 2 – Chasseurs d’hommes)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1960
Editeur : Plon
Première page de Chasseurs d’hommes
« Assis dans la nuit sur un banc isolé de Central Park, Ronald Holloway mastiquait pensivement un hot dog. D’aucuns, en le voyant ainsi le regard perdu vers le ciel étoilé, auraient pu le prendre pour un rêveur ou pour un amoureux victime d’un lapin. En fait, nulle image romantique n’occupait son esprit.
Solitaire, il agitait au contraire d’amères pensées :
— Ronald, tu n’es qu’un raté ! A trente-deux ans, te voilà avec pour toute fortune deux dollars en poche et un paquet de Lucky… sérieusement entamé !
Ronald Holloway déposa sur le banc son hot dog à demi plié dans un papier plastifié et alla boire une gorgée d’eau fraîche à la petite fontaine qui gargouillait dans les rochers, entre les buissons.
En regagnant son refuge, il eut la surprise d’y trouver un clochard qui, tranquillement assis, dévorait son sandwich à belles dents.
— Eh bien, ne vous gênez pas ! grommela-t-il en se campant devant le miséreux. »
Extrait de : J. Guieu. « Chasseurs d’hommes. »