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Les enfants de Darwin par Greg Bear

Fiche de Les enfants de Darwin

Titre : Les enfants de Darwin (tome 2 sur 2 – Darwin)
Auteur : Greg Bear
Date de parution : 2003
Traduction : J.D Brèque
Editeur : Le livre de poche

Première page de Les enfants de Darwin

« La maison baignait dans un matin sombre et paisible. Mitch Rafelson se trouvait sous le porche de derrière, une tasse de café à la main, un peu abruti par le manque de sommeil. Les étoiles transperçaient encore le ciel. Quelques insectes têtus bourdonnaient autour de la lanterne. Les ratons laveurs avaient pris la poubelle d’assaut, mais ils étaient repartis bredouilles plusieurs heures plus tôt, repoussés par la chaîne qui la protégeait.

Le monde semblait vide et tout neuf.

Mitch posa sa tasse dans l’évier de la cuisine et retourna dans la chambre. Kaye était toujours endormie. Il ajusta son nœud de cravate face au miroir placé au-dessus de la commode. Les cravates semblaient toujours déplacées sur sa personne. Il grimaça en remarquant son veston qui pendait sur ses larges épaules, son col de chemise qui bâillait, ses manchettes qui dépassaient. »

Extrait de : G. Bear. « Les Enfants de Darwin. »

L’échelle de Darwin par Greg Bear

Fiche de L’échelle de Darwin

Titre : L’échelle de Darwin (tome 1 sur 2 – Darwin)
Auteur : Greg Bear
Date de parution : 1999
Traduction : J.D Brèque
Editeur : Le livre de poche

Première page de L’échelle de Darwin

« Les Alpes, près de la frontière austro-italienne
Août

Au-dessus des montagnes gris et noir, le ciel plat de l’après-midi se déployait à la façon d’un décor peint, de la couleur de l’œil pâle et fou d’un chien.

Les chevilles douloureuses et le dos scié par un rouleau de corde de nylon mal placé, Mitch Rafelson suivait la silhouette vive et féminine de Tilde le long d’un étroit couloir séparant un névé blanc d’un champ de poudreuse. Aux blocs de glace tombés des hauteurs se mêlaient des flèches et des créneaux d’une glace plus ancienne, que la chaleur de l’été avait transformés en pointes laiteuses et acérées.

À gauche de Mitch, les montagnes surmontaient un chaos de rochers noirs flanquant la chute de glacier. Sur sa droite, resplendissante à la lumière du soleil, la glace montait, aveuglante, vers le cirque à section en chaînette.

Franco se trouvait à vingt mètres au sud, dissimulé par la bordure des lunettes protectrices de Mitch. Celui-ci l’entendait sans toutefois le voir. Quelques kilomètres derrière eux, également hors de vue, se trouvait la tente orange vif, un dôme d’aluminium et de fibre de verre, où ils avaient fait leur dernière pause. »

Extrait de : G. Bear. « L’Échelle de Darwin. »