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A. Conan Doyle – Intégrale 9 par Arthur Conan Doyle

Fiche de Intégrale 9

Titre : Intégrale 9
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1987
Traduction :
Editeur : Neo

Sommaire de Intégrale 9

  • Au pays des Brumes
  • La machine à désintégrer
  • Quand la Terre hurla

Première page de Au pays des brumes

« Le grand professeur Challenger vient d’être victime d’une mésaventure : son personnage a inspiré, aussi abusivement que maladroitement, un romancier audacieux, et celui-ci l’a placé dans des situations impossibles dans le seul but de voir comment il réagirait. Oh ! les réactions n’ont pas tardé ! Il a intenté un procès en diffamation, engagé une action judiciaire – qui fut déclarée non recevable – pour que le livre fût retiré de la circulation, il s’est livré – deux fois – à des voies de fait, enfin il a perdu son poste de maître de conférences à l’École londonienne d’hygiène subtropicale. Ces broutilles mises à part, l’affaire s’est terminée plus paisiblement qu’on ne l’aurait cru.

Il est vrai que le professeur Challenger n’avait plus le même feu sacré. Ses épaules de géant s’étaient voûtées. Sa barbe noire assyrienne taillée en bêche était parsemée de fils gris. L’agressivité de ses yeux avait diminué. Son sourire arborait moins de complaisance envers soi. Il avait gardé une voix tonitruante, mais elle ne balayait plus aussi promptement les contradicteurs. Certes, il continuait d’être dangereux, et son entourage le savait. »

Extrait de : A.C Doyle. « Intégrale 09. »

A. Conan Doyle – Intégrale 8 par Arthur Conan Doyle

Fiche de Intégrale 8

Titre : Intégrale 8
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1987
Traduction :
Editeur : Neo

Sommaire de Intégrale 8

  • Le monde perdu
  • La ceinture empoisonnée

Première page de Le monde perdu

« M. Hungerton, son père, n’avait pas de rival sur la terre pour le manque de tact. Imaginez un cacatoès duveteux, plumeux, malpropre, aimable certes, mais qui aurait centré le monde sur sa sotte personne. Si quelque chose avait pu m’éloigner de Gladys, ç’aurait été la perspective d’un pareil beau-père. Trois jours par semaine je venais aux Chesnuts, et il croyait dans le fond de son cœur que j’y étais attiré uniquement par le plaisir de sa société : surtout pour l’entendre discourir sur le bimétallisme ; il traitait ce sujet avec une autorité croissante.

Un soir, j’écoutais depuis plus d’une heure son ramage monotone : la mauvaise monnaie qui chasse la bonne, la valeur symbolique de l’argent, la dépréciation de la roupie, ce qu’il appelait le vrai taux des changes, tout y passait.

— Supposez, s’écria-t-il soudain avec une véhémence contenue, que l’on batte partout le rappel simultané de toutes les dettes, et que soit exigé leur remboursement immédiat. Étant donné notre situation présente, que se produirait-il ? »

Extrait de : A.C Doyle. « Intégrale 08. »

A. Conan Doyle – Intégrale 6 par Arthur Conan Doyle

Fiche de Intégrale 6

Titre : Intégrale 6
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1987
Traduction :
Editeur : Neo

Sommaire de Intégrale 6

  • Contes d’autrefois
    • La fin des légions
    • La dernière galère
    • A travers le voile
    • L’arrivée des Huns
    • Le concours
    • Le premier navire
    • Un iconoclaste
    • Maximin le géant
    • L’étoile rouge
    • Le miroir d’argent
    • Le retour au foyer
    • Un point de contact
  • Contes de pirates
    • Le gouverneur de Saint Kitt
    • Les rapports du capitaine Sharkey avec Stephen Craddock
    • La flétrissure de Sharkey
    • Comment Copley Banks extermina le capitaine Sharkey
    • « La Claquante »
    • Un pirate de la terre
  • L’amnésie de John Huxford
  • La retraire de Signor Lambert
  • Une aventure au Foreign Office

Première page de La fin des légions

« Pontus, le vice-roi romain, était assis dans l’atrium de sa demeure palatiale des bords de la Tamise, et il considérait avec perplexité un rouleau de papyrus qu’il venait de déplier. Le messager qui l’avait apporté se tenait devant lui : c’était un petit Italien noiraud qui avait des yeux vitreux parce qu’il n’avait pas dormi en route ; son visage olivâtre était couvert de sueur et de poussière. Le vice-roi releva la tête, mais sans le voir tant son attention se trouvait accaparée par cet ordre soudain, inattendu. Il eut l’impression que la terre se dérobait sous ses pieds. Toute sa vie, toute l’œuvre de sa vie étaient promises à un échec irrémédiable.

— Très bien ! dit-il enfin d’une voix dure et sèche. Tu peux disposer.

Le messager salua et sortit en titubant. Un majordome aux cheveux jaunes se présenta aux ordres.

— Le général est-il ici ?

— Il attend, Excellence.

— Introduis-le, et laisse-nous seuls. »

Extrait de : A.C. Doyle. « Intégrale 06. »

Un duo par Arthur Conan Doyle

Fiche de Un duo

Titre : Un duo
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1912
Traduction : A. Savine
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande

Première page de Un duo

« Voici le début de quelques-unes des lettres qu’ils écrivirent à propos de la date à fixer.

Woking, 22 mai.

Ma très chère Maude,

Comme vous le savez, votre mère a été d’avis, et nous avons adopté son avis, que votre mariage ait lieu au commencement de septembre. Ne pensez-vous pas que nous pourrions le fixer au 3 août ? C’est un mercredi, jour convenable à tous les points de vue. Faites en sorte que la date soit changée, car celle-ci serait à bien des égards préférable à l’autre. J’ai hâte de recevoir de vous des nouvelles à ce sujet. Et maintenant, très chère Maude… (Le reste n’a pas d’intérêt pour aujourd’hui.) »

Extrait de : A.C Doyle. « Un Duo. »

Un début en médecine par Arthur Conan Doyle

Fiche de Un début en médecine

Titre : Un début en médecine
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1909
Traduction : A. Savine
Editeur : BnF

Première page de Un début en médecine

« Première lettre

De chez moi, 30 mars 1881.

Mon cher Bertie,

J’ai beaucoup regretté votre éloignement, depuis que vous êtes reparti pour l’Amérique, car vous êtes le seul homme en ce monde auquel j’aie pu ouvrir sans réserve toute mon âme.

Je ne sais comment cela se fait, car maintenant que je me prends à penser, je n’ai jamais obtenu de votre part en retour une égale confiance ; mais il se peut que ce soit ma faute.

Peut-Être ne me trouvez-vous pas sympathique, malgré, tout mon désir de l’être.

Tout ce que je puis dire, c’est que je vous trouve tel à un degré intense, et il est possible que dès lors je compte trop sur de la réciprocité de votre part. Mais non, tous les instincts de mon être me disent que je ne vous ennuierai pas en vous prenant pour confident.

Pouvez-vous rappeler à votre mémoire Cullingworth à l’Université ? Vous n’avez jamais fait partie de la troupe des amateurs d’athlétisme ; il peut donc se faire que vous n’en ayez aucun souvenir. »

Extrait de : A.C Doyle. « Un début en médecine. »

Sir Nigel par Arthur Conan Doyle

Fiche de Sir Nigel

Titre : Sir Nigel
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1899
Traduction :
Editeur : Feedbooks

Première page de Sir Nigel

« Au mois de juillet de l’an de grâce 1348, entre la Saint-Benedict et la Saint-Swithin, l’Angleterre fut le théâtre d’un étrange événement : un monstrueux nuage apparut, venant de l’est, un nuage pourpre et massif, lourd de menaces, glissant lentement devant le ciel limpide. Et dans son ombre les feuilles séchèrent sur les arbres, les oiseaux cessèrent de gazouiller, bestiaux et moutons se blottirent contre les haies. Les ténèbres s’appesantirent sur le pays et les hommes, dont le cœur était lourd, gardèrent les yeux tournés vers cette nue terrifiante. Certains se glissèrent dans les églises pour y recevoir la bénédiction chevrotante de quelque prêtre angoissé. Les oiseaux avaient cessé de voler et l’on n’entendait plus les sons si plaisants de la nature. Tout était silencieux et immobile, à l’exception de la vaste nuée qui s’avançait, roulant ses immenses plis du fond de l’horizon. À l’ouest, on pouvait voir encore un riant ciel d’été cependant que, de l’est, la lourde masse glissait lentement jusqu’à ce que la dernière parcelle de bleu eût disparu et que le ciel tout entier ne parût plus qu’une grande voûte de plomb. »

Extrait de : A.C Doyle. « Sir Nigel. »

Nouveaux mystères et aventures par Arthur Conan Doyle

Fiche de Nouveaux mystères et aventures

Titre : Nouveaux mystères et aventures
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1910
Traduction : A. Savine
Editeur : BnF

Sommaire de Nouveaux mystères et aventures

  • Notre-Dame de la Mort
  • Les os
  • Le mystère de la vallée de Sasassa
  • Notre cagnotte du Derby
  • Le récit de l’américain

Première page de Notre-Dame de la Mort

« Mon existence a été accidentée et la destinée y a fait entrer maintes aventures peu ordinaires. Mais parmi ces incidents, il en est un d’une étrangeté telle que, quand je passe en revue ma vie, tous les autres deviennent insignifiants.

Celui-là surgit au-dessus des brouillards d’autrefois avec un aspect sonore et fantastique, en jetant son ombre sur les années dépourvues d’évènements qui le précédèrent et le suivirent.

Cette histoire-là, je ne l’ai pas souvent racontée.

Bien petit est le nombre de ceux qui l’ont entendue de ma propre bouche et c’étaient des gens qui me connaissaient bien.

De temps à autre ils m’ont demandé de faire ce récit devant une réunion d’amis, mais je m’y suis constamment refusé, car je n’ambitionne pas le moins du monde la réputation d’un Munchausen amateur. »

Extrait de : A.C Doyle. « Nouveaux mystères et Aventures. »

Micah Clarke – intégrale par Arthur Conan Doyle

Fiche de Micah Clarke – intégrale

Titre : Micah Clarke – intégrale
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution :
Traduction :
Editeur :

Sommaire de Micah Clarke – intégrale

  • Les recrues de Monmouth
  • Le capitaine Micah Clarke

Mémoires d’un médecin par Arthur Conan Doyle

Fiche de Mémoires d’un médecin

Titre : Mémoires d’un médecin
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1894
Traduction : F. de Gail
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande

Première page de Mémoires d’un médecin

« Les séances d’amphithéâtre d’hiver s’ouvraient ce jour-là, et un étudiant en médecine de troisième année se promenait avec un de ses amis de première année. Midi sonnait à l’église de Tron.
— Je parie, dit l’homme de troisième année, que vous n’avez jamais vu d’opération ?
— Non, jamais.
— Eh bien, venez avec moi. Voici le bar historique de Rutherford. Un verre de sherry, s’il vous plaît, pour ce monsieur. Vous avez le cœur plutôt sensible, je crois ?
— Je crains, en effet, que mes nerfs ne soient pas très solides.
— Hum ! Un autre verre de sherry pour ce monsieur. Nous allons assister à une opération qui en vaut la peine.
Le novice fit un mouvement d’épaules imperceptible, en essayant de sourire pour se donner un air dégagé. »

Extrait de : A.C Doyle. « Mémoires d’un médecin. »

Ma vie aventureuse par Arthur Conan Doyle

Fiche de Ma vie aventureuse

Titre : Ma vie aventureuse
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1932
Traduction : L. Labat
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande

Première page de Ma vie aventureuse

« Je suis né le 22 mai 1859, à Édimbourg, sur la place de Picardie, ainsi nommée d’après une colonie de huguenots français venus jadis s’y établir. Cette place, à leur époque, faisait partie d’un village situé hors des murs de la ville ; elle se trouve aujourd’hui à l’extrémité de Queen Street, qui donne sur la promenade de la Leith. Je lui trouvai, lors de ma dernière visite, un air de déchéance, mais de mon temps, les appartements y étaient recherchés.
Mon père était le plus jeune fils de John Doyle qui, passé de Dublin à Londres en 1815, y connut une grande réputation de dessinateur entre 1825 et 1850 : on peut dire de ses crayons, publiés sous les initiales fantaisistes H. B., qu’ils créèrent la caricature polie. Avant lui, en effet, la satire procédait brutalement, elle donnait à son objet des traits et des formes grotesques. Gilray et Rowlandson n’en eurent pas une autre conception. »

Extrait de : A.C Doyle. « Ma Vie aventureuse. »