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La flèche noire par Robert-Louis Stevenson

Fiche de La flèche noire
Titre : La flèche noire
Auteur : Robert-Louis Stevenson
Date de parution : 1888
Traduction : E. La Chesnais
Edition : Ebooks libres et gratuits
Première page de La flèche noire
« Sir Daniel et ses hommes passèrent cette nuit-là à Kettley, logés chaudement et bien gardés. Mais le chevalier de Tunstall était un homme en qui jamais ne se reposait le désir du gain ; et même à ce moment où il allait se lancer dans une aventure qui pouvait faire sa fortune ou la perdre, il était sur pieds une heure après minuit pour pressurer ses pauvres voisins. Il était de ceux qui trafiquent en grand dans les héritages contestés ; sa manière consistait à acheter les droits du prétendant le plus invraisemblable, puis, en captant la bienveillance des grands lords de l’entourage du roi, à obtenir d’injustes arrêts en sa faveur ; ou, si cela était trop compliqué, il s’emparait par la force des armes du manoir disputé, et se fiait à son influence et à l’habileté de Sir Olivier dans la chicane pour garder ce qu’il avait pris. Tel était le cas de Kettley, tombé tout récemment dans ses griffes ; il rencontrait encore de l’opposition de la part des tenanciers ; et c’était pour décourager le mécontentement qu’il avait conduit ses troupes par là. »
Extrait de : R.-L. Stevenson. « La flèche noire. »
Catriona par Robert-Louis Stevenson

Fiche de Catriona
Titre : Catriona (Tome 2 sur 2 – Les aventures de David Balfour)
Auteur : Robert-Louis Stevenson
Date de parution : 1892
Traduction : T. Varlet
Edition : Ebooks libres et gratuits
Première page de Catriona
« Le 25 août 1752, vers deux heures de l’après-midi, on put me voir, moi David Balfour, sortir de la Société des Lins Britan-niques : un employé m’escortait porteur d’un sac d’espèces, et les plus huppés négociants de la banque me reconduisirent jusqu’à la porte. Deux jours plus tôt, et la veille au matin encore, j’étais pareil à un mendiant de grande route, vêtu de haillons, et réduit à mes derniers shillings ; j’avais pour compagnon un condamné de haute trahison, et ma tête même était mise à prix, pour un assassinat qui soulevait l’émotion de tout le pays. Aujourd’hui, entré en possession de mon héritage, j’étais un laird foncier ; un garçon de banque m’accompagnait chargé de mon or, j’étais muni de lettres de recommandation ; bref, j’avais (comme dit le proverbe) tous les atouts dans mon jeu.
Deux choses venaient contrebalancer tant de belles promesses. D’abord la négociation si ardue et périlleuse que j’avais encore à traiter ; ensuite, le milieu dans lequel je me trouvais. »
Extrait de : R.-L. Stevenson. « Catriona – Les aventures de David Balfour. »
Enlevé ! par Robert-Louis Stevenson

Fiche de Enlevé !
Titre : Enlevé ! (Tome 1 sur 2 – Les aventures de David Balfour)
Auteur : Robert-Louis Stevenson
Date de parution : 1886
Traduction : T. Varlet
Edition : Ebooks libres et gratuits
Première page de Enlevé !
« Je commence le récit de mes aventures à une certaine matinée des premiers jours de juin, l’an de grâce 1751, celle où pour la dernière fois je fermai à double tour la porte de la maison paternelle. Le soleil brillait déjà sur les cimes des montagnes lorsque je descendis la route ; et quand j’atteignis le presbytère, les merles sifflaient dans les lilas du jardin, et la brume qui flottait dans la vallée au lever de l’aurore commençait à se dissiper.
M. Campbell, le ministre d’Essendean, m’attendait à la porte de son jardin. L’excellent homme me demanda si j’avais dé-
jeuné. Je lui répondis que je n’avais besoin de rien. Alors il prit ma main entre les siennes, et la mit affectueusement sous son bras.
– Allons, Davie, mon petit, dit-il ; je vais vous accompagner jusqu’au gué, pour vous donner un pas de conduite.
Et nous nous mîmes en route silencieusement. »
Extrait de : RL Stevenson. « Enlevé !. »
Le joyau des sept étoiles par B. Stoker
Fiche de Le joyau des sept étoiles
Titre : Le joyau des sept étoiles
Auteur : B. Stoker
Date de parution : 1903
Traduction : J. Parsons
Editeur : Ebooks libres et gratuits
Première page de Le joyau des sept étoiles
« Tout cela paraissait si réel que j’avais peine à imaginer que cela se soit produit antérieurement ; et cependant, chaque épisode survenait, non pas comme une étape nouvelle dans l’enchaînement logique des faits, mais comme une chose à laquelle on s’attend. C’est de cette façon que la mémoire joue ses tours pour le bien ou pour le mal ; pour le plaisir ou pour la douleur ; pour le bonheur ou pour le malheur. C’est ainsi que la vie est un mélange de douceur et d’amertume et que ce qui a été devient éternel.
De nouveau, le léger esquif, cessant de fendre les eaux tranquilles comme lorsque les avirons brillaient et ruisselaient d’eau, quitta le violent soleil de juillet pour glisser dans l’ombre fraîche des grandes branches de saules qui retombaient – j’étais debout dans le bateau qui oscillait, elle était assise immobile et, de ses doigts agiles, elle écartait les branches égarées, se protégeait des libertés que prenaient les rameaux sur notre passage. De nouveau, l’eau paraissait être d’un brun doré sous le dôme de verdure translucide, et la rive était recouverte d’une herbe couleur d’émeraude. »
Extrait de : B. Stoker. « Le joyau des sept étoiles. »
L’enterrement des rats par B. Stoker

Fiche de L’enterrement des rats
Titre : L’enterrement des rats
Auteur : B. Stoker
Date de parution : 1996
Traduction : R. Hermange
Editeur : Ebooks libres et gratuits
Sommaire de L’enterrement des rats
- L’enterrement des rats
- Une prophétie de bohémienne
- Les sables de Crooken
- Le secret de l’or qui croît
Première page de L’enterrement des rats
« Si vous quittez Paris par la route d’Orléans, après avoir traversé les fortifications et tourné à droite, vous vous trouverez dans un endroit un peu sauvage et pas du tout agréable. À
droite, à gauche, devant, derrière vous s’élèvent de grands tas d’ordures et de détritus que le temps a fini par accumuler.
Paris a une vie nocturne aussi bien que diurne, et un voyageur de passage qui rentre à son hôtel, rue de Rivoli ou rue Saint-Honoré, tard dans la nuit, ou qui le quitte tôt le matin, peut deviner, en approchant de Montrouge – s’il ne l’a déjà fait –, à quoi servent ces grands chariots qui ressemblent à des chaudières sur roues qu’il trouve arrêtés un peu partout quand il passe par là.
Chaque ville possède ses institutions propres, créées à partir de ses propres besoins. Ainsi, l’une des institutions les plus notables de Paris est sa population de chiffonniers. Tôt le matin »
Extrait de : B. Stoker. « L’enterrement des rats. »