Étiquette : Esch

 

Histoire zéro par W. Gibson

Fiche de Histoire zéro

Titre : Histoire zéro (Tome 3 sur 3 – Hubertus Bigend)
Auteur : William Gibson
Date de parution : 2010
Traduction : D. Headline, J. Esch
Editeur : Au diable vauvert

Première page de Histoire zéro

« Inchmale lui héla un taxi, de ce modèle qui avait toujours été noir, du temps où elle avait découvert cette ville.

Celui-ci était de couleur argentée, ou nacrée. Avec des glyphes bleu de Prusse, qui faisaient la publicité de quelque chose d’allemand, des services bancaires ou une suite logicielle pour la bureautique ; un clone plus suave de ses ancêtres noirs, avec sa sellerie imitation cuir d’une teinte fauve orthopédique.

« Leur monnaie pèse son poids, dit-il, laissant choir dans sa main une masse mouvante et tiède de pièces d’une livre. De quoi acheter beaucoup de putes. » Les pièces gardaient encore la chaleur mécanique de la machine à sous décorée de fruits à laquelle il les avait prestement soutirées, presque en passant, en sortant du King’s Dieu savait quoi. »

Extrait de : W. Gibson. « Histoire zéro – Hubertus Bigend. »

Le secret d’Avalon par M. Zimmer Bradley

Fiche de Le secret d’Avalon

Titre : Le secret d’Avalon (Tome 6 sur 8 – Cycle d’Avalon)
Auteur : M. Zimmer Bradley
Date de parution : 1997
Traduction : J. Esch
Editeur : Fallois

Première page de Le secret d’Avalon

« La Fée parle…

Les calamités qui menaçaient le pays étaient à l’évidence inéluctables. La brume qui oppressait la surface immobile des eaux vibrait d’une attente contenue. Un éclair d’une blancheur argentée zébra la nuit de poix et traversa la surface du Lac. Comme une flèche qui ne peut manquer son but, il s’y enfonça sans un bruit et brisa le sceau sacré. Tandis que les portes de l’ancien temps cédaient sous l’assaut d’une vague invisible et qu’au même instant la brume se condensait en nuages noirs, une nef émergea de l’autre monde. Elle chercha sa voie le long du tracé lumineux de la foudre. La proue fendait sans bruit les eaux noires car la route qui reliait les deux mondes était plus aisée dans le calme de la nuit mais l’approche du bateau arrachait comme un soupir retenu aux roseaux de la rive. Le pays s’éveillait dans la peur après l’engourdissement d’un sommeil sans rêves. Il tendait l’oreille aux mots venus des profondeurs qui annonçaient, comme un prologue lyrique, l’apparition de la Fée. »

Extrait de : M. Zimmer Bradley. « Cycle d’Avalon – Le Secret d’Avalon. »