Étiquette : Expérimental X-35
Planète en péril par Jimmy Guieu

Fiche de Planète en péril
Titre : Planète en péril (Tome 2 sur 2 – Expérimental X-35)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1961
Editeur : Vaugirard
Première page de Planète en péril
« Spécialisé depuis des années dans le transport des expéditions polaires, le Norsel, navire de 900 tonnes, venait de franchir le pack après quarante-huit heures de tâtonnement. Il avait enfin découvert un passage relativement libre dans cette masse de glace flottante qui, neuf mois par an, interdit l’approche de l’Antarctide. Malgré la clémence de ce mois de décembre — qui marque le début de l’été austral — trouver un passage, un chenal entre les blocs de glaçons plats, constituait généralement une opération difficile. Et ce en dépit de l’aide notable apportée ici dans la progression du navire par l’hélicoptère Alouette 3 venu à la rencontre du Norsel depuis la base Dumont d’Urville, installée à Pointe Géologie, sur la côte de la Terre Adélie.
Maintenant en eau libre, le Norsel laissait au nord-est le dangereux tapis fragmentaire du pack pour voguer plein sud dans la mer d’Urville. »
Extrait de : J. Guieu. « Planète en péril. »
Expérimental X-35 par Jimmy Guieu

Fiche de Expérimental X-35
Titre : Expérimental X-35 (Tome 1 sur 2 – Expérimental X-35)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1960
Editeur : Plon
Première page de Expérimental X-35
« Le silence.
La faible rubescence d’un voyant lumineux qui décline et jette sur le tableau de bord sa lueur agonisante.
Le silence troublé par une respiration saccadée. La respiration d’un mort vivant. Etre ou non être ? D’un homme qui ne pense plus à force d’avoir pensé. Des jours et des jours, des nuits et des nuits. Périodes de temps sans signification pour l’occupant de cette capsule spatiale, épave en détresse dans l’espace sans fin.
Engoncé dans sa combinaison de vol pressurisée, l’homme ouvre les yeux et s’agite sous l’aiguillon émoussé de sa volonté faiblissante. Les minces tubes en polyéthylène assurant son alimentation en eau et en gelée nutritive meurtrissent la commissure de ses lèvres.
Les batteries d’accumulateurs de la capsule larguable sont « mortes » ou ne valent guère mieux. L’anémique rougeoiement du voyant rompt à peine l’obscurité de ce caisson cylindro-conique au fond duquel, ceinturé sur une couchette, gît l’astronaute naufragé. L’air synthétique, perpétuellement « recyclé » par les dispositifs purificateurs automatiques, parvient normalement à l’inhalateur de son casque globulaire : le générateur auxiliaire de secours fonctionne donc encore. »
Extrait de : J. Guieu. « Experimental X-35. »