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Voyage au centre de la Terre par J. Verne

Fiche de Voyage au centre de la Terre

Titre : Voyage au centre de la Terre
Auteur : J. Verne
Date de parution : 1864
Editeur : Feedbooks

Première page de Voyage au centre de la Terre

« Le 24 mai 1863, un dimanche, mon oncle, le professeur Lidenbrock, revint précipitamment vers sa petite maison située au numéro 19 de Königstrasse, l’une des plus anciennes rues du vieux quartier de Hambourg.
La bonne Marthe dut se croire fort en retard, car le dîner commençait à peine à chanter sur le fourneau de la cuisine.
« Bon, me dis-je, s’il a faim, mon oncle, qui est le plus impatient des hommes, va pousser des cris de détresse.
– Déjà M. Lidenbrock ! s’écria la bonne Marthe stupéfaite, en entrebâillant la porte de la salle à manger.
– Oui, Marthe ; mais le dîner a le droit de ne point être cuit, car il n’est pas deux heures. La demie vient à peine de sonner à Saint-Michel.
– Alors pourquoi M. Lidenbrock rentre-t-il ?
– Il nous le dira vraisemblablement. »

Extrait de : J. Verne. « Voyage au centre de la Terre. »

Les aventures du capitaine Hatteras par J. Verne

Fiche de Les aventures du capitaine Hatteras

Titre : Les aventures du capitaine Hatteras
Auteur : J. Verne
Date de parution : 1866
Editeur : Feedbooks

Première page de Les aventures du capitaine Hatteras

« Demain, à la marée descendante, le brick le Forward, capitaine, K.Z., second, Richard Shandon, partira de New Princes Docks pour une destination inconnue. »
Voilà ce que l’on avait pu lire dans le Liverpool Herald du 5 avril 1860.
Le départ d’un brick est un événement de peu d’importance pour le port le plus commerçant de l’Angleterre. Qui s’en apercevrait au milieu des navires de tout tonnage et de toute nationalité, que deux lieues de bassins à flot ont de la peine à contenir ?
Cependant, le 6 avril, dès le matin, une foule considérable couvrait les quais de New Princes Docks ; l’innombrable corporation des marins de la ville semblait s’y être donné rendez-vous. Les ouvriers des warfs environnants avaient abandonné leurs travaux, les négociants leurs sombres comptoirs, les marchands leurs magasins déserts. »

Extrait de : J. Verne. « Les aventures du capitaine Hatteras. »

Cinq semaines en ballon par J. Verne

Fiche de Cinq semaines en ballon

Titre : Cinq semaines en ballon
Auteur : J. Verne
Date de parution : 1862
Editeur : Feedbooks

Première page de Cinq semaines en ballon

« Il y avait une grande affluence d’auditeurs, le 14 janvier 1862, à la séance de la Société royale géographique de Londres, Waterloo place, 3. Le président, Sir Francis M…, faisait à ses honorables collègues une importante communication dans un discours fréquemment interrompu par les applaudissements.
Ce rare morceau d’éloquence se terminait enfin par quelques phrases ronflantes dans lesquelles le patriotisme se déversait à pleines périodes :
« L’Angleterre a toujours marché à la tête des nations (car, on l’a remarqué, les nations marchent universellement à la tête les unes des autres), par l’intrépidité de ses voyageurs dans la voie des découvertes géographiques. (Assentiments découvertes géographiques. (Assentiments nombreux.) Le docteur Samuel Fergusson, l’un de ses glorieux enfants, ne faillira pas à son origine. (De toutes parts : Non ! non !) Cette tentative, si elle réussit (elle réussira !) reliera, en les complétant, les notions éparses de la cartologie africaine (véhémente approbation), et si elle échoue (jamais ! jamais !), elle restera du moins comme l’une des plus audacieuses conceptions du génie humain ! (Trépignements frénétiques.) »

Extrait de : J. Verne. « Cinq semaines en ballon. »

Dracula par B. Stoker

Fiche de Dracula

Titre : Dracula
Auteur : B. Stoker
Date de parution : 1897
Traduction : E. et L. Paul-Margueritte
Editeur : Feedbooks

Première page de Dracula

« Lorsque je partis en excursion, un beau soleil illuminait Munich, et l’air était rempli de cette joie particulière au début de l’été. La voiture s’ébranlait déjà lorsque Herr Delbrück (le patron de l’hôtel des Quatre Saisons où j’étais descendu) accourut pour me souhaiter une promenade agréable ; puis, la main toujours sur la portière, il s’adressa au cocher :
– Et, surtout, soyez de retour avant le soir, n’est-ce pas ? Pour le moment, il fait beau, mais ce vent du nord pourrait bien finir, malgré tout, par nous amener un orage. Il est vrai qu’il est inutile de vous recommander la prudence : vous savez aussi bien que moi qu’il ne faut pas s’attarder en chemin cette nuit !
Il avait souri en disant ces derniers mots. »

Extrait de : B. Stoker. « Dracula. »

Château hanté par M. Renard

Fiche de Château hanté

Titre : Château hanté
Auteur : M. Renard
Date de parution : 1920
Editeur : Feedbooks

Première page de Château hanté

« Un jour – c’était avant la guerre-, on m’apprit que le duc de Castièvre venait d’acheter le fameux château de Sirvoise. Et, quelques semaines après, par une lettre scellée à ses armoiries, M. de Castièvre me conviait à le rejoindre dans sa nouvelle résidence.
« Ma femme s’est mis en tête que je me porte mal, écrivait le duc, et que vos soins me sont nécessaires. Il me semble pourtant que ma santé ne laisse rien à désirer. Mais vous me voyez trop heureux de pouvoir satisfaire, avec le désir de la duchesse, la grande envie que j’ai de vous recevoir ici. Venez. »
Mon amitié pour lui et la connaissance que j’avais acquise de son tempérament nerveux – pour ne pas dire plus – me firent un devoir de répondre à son appel. Je décidai de lui consacrer mes vacances.
Le château m’apparut au soleil, historique et grandiose, comme l’une des plus merveilleuses créatures de pierre que la Renaissance ait enfantées. »

Extrait de : M. Renard. « Château hanté. »

Les montagnes hallucinées par Howard Phillips Lovecraft

Fiche de Les montagnes hallucinées

Titre : Les montagnes hallucinées
Auteur : Howard Phillips Lovecraft
Date de publication : 1936
Traduction :
Editeur : Feedbooks

Première page de Les montagnes hallucinées

« Je suis obligé d’intervenir parce que les hommes de science ont refusé de suivre mes avis sans en connaître les motifs. C’est tout à fait contre mon gré que j’expose mes raisons de combattre le projet d’invasion de l’Antarctique – vaste chasse aux fossiles avec forages sur une grande échelle et fusion de l’ancienne calotte glaciaire – et je suis d’autant plus réticent que ma mise en garde risque d’être vaine. Devant des faits réels tels que je dois les révéler, l’incrédulité est inévitable ; pourtant, si je supprimais ce qui me semblera inconcevable et extravagant, il ne resterait plus rien. Les photographies que j’ai conservées jusqu’ici, à la fois banales et irréelles, témoigneront en ma faveur, car elles sont diablement précises et frappantes. On doutera néanmoins, à cause des dimensions anormales qu’on peut attribuer à un truquage habile. Quant aux dessins à la  »

Extrait de : H. P. Lovecraft. « Les montagnes hallucinées. »

La quête onirique de Kadath l’inconnue par Howard Phillips Lovecraft

Fiche de La quête onirique de Kadath l’inconnue

Titre : La quête onirique de Kadath l’inconnue
Auteur : Howard Phillips Lovecraft
Date de parution : 1943
Traduction :
Editeur : Feedbooks

Première page de La quête onirique de Kadath l’inconnue

« Par trois fois Randolph Carter rêva de la cité merveilleuse. Par trois fois il en fut arraché au moment où il s’arrêtait sur la haute terrasse qui la dominait. Dorée, magnifique, elle flamboyait dans le couchant, avec ses murs, ses temples, ses colonnades et ses ponts voûtés tout en marbre veiné ; avec, aussi, ses fontaines aux vasques d’argent disposées sur de vastes places et dans des jardins baignés de parfums, et ses larges avenues bordées d’arbres délicats, d’urnes emplies de fleurs et de luisantes rangées de statues en ivoire. Sur les pentes escarpées du septentrion s’étageaient des toits rouges et d’antiques pignons entre lesquels serpentaient des ruelles au pavé piqueté d’herbe. Fièvre des dieux, fanfare de trompettes célestes, fracas de cymbales immortelles, la cité baignait dans le mystère comme une fabuleuse montagne inviolée dans les nuages. Carter, le souffle court, debout contre la balustrade, sentait monter en lui l’émotion et le suspens d’un souvenir presque disparu. La douleur des choses perdues et l’irrépressible besoin de reconnaître un lieu autrefois puissant et redoutable.
Jadis, la cité avait eu pour lui une importance capitale. Il le savait, sans pouvoir dire en quel cycle  »

Extrait de : H. P. Lovecraft. « La quête onirique de Kadath l’inconnue. »

L’affaire Charles Dexter Ward par Howard Phillips Lovecraft

Fiche de L’affaire Charles Dexter Ward

Titre : L’affaire Charles Dexter Ward
Auteur : Howard Phillips Lovecraft
Date de parution : 1928
Traduction :
Editeur : Feedbooks

Première page de L’affaire Charles Dexter Ward

« Un personnage fort étrange, nommé Charles Dexter Ward, a disparu récemment d’une maison de santé, près de Providence, Rhode Island. Il avait été interné à contrecœur par un père accablé de chagrin, qui avait vu son aberration passer de la simple excentricité à une noire folie présentant à la fois la possibilité de tendances meurtrières et une curieuse modification du contenu de son esprit. Les médecins s’avouent complètement déconcertés par son cas, car il présentait des bizarreries physiques autant que psychologiques.
En premier lieu, le malade paraissait beaucoup plus vieux qu’il ne l’était. À vrai dire, les troubles mentaux vieillissent très vite ceux qui en sont victimes, mais le visage de ce jeune homme de vingt-six ans avait pris une expression subtile que seuls pos- »

Extrait de : H. P. Lovecraft. « L’Affaire Charles Dexter Ward. »

Dans l’abîme du temps par Howard Phillips Lovecraft

Fiche de Dans l’abîme du temps

Titre : Dans l’abîme du temps
Auteur : Howard Phillips Lovecraft
Date de parution : 1934
Traduction :
Editeur : Feedbooks

Première page de Dans l’abîme du temps

« Après vingt-deux ans de cauchemar et d’effroi, soutenu par la seule conviction désespérée que certaines impressions sont d’origine imaginaire, je me refuse à garantir la véracité de ce que je crois avoir découvert en Australie occidentale dans la nuit du 17 au 18 juillet 1935. On peut espérer que mon aventure fut en tout ou partie une hallucination – à cela, en effet, il y avait de nombreuses raisons. Et pourtant, le réalisme en était si atroce que parfois tout espoir me paraît impossible.
Si la chose s’est produite, alors l’homme doit être préparé à accepter, sur l’univers et sur la place que lui-même occupe dans le tourbillon bouillonnant du temps, des idées dont le plus simple énoncé est paralysant. Il faut aussi le mettre en garde contre un danger latent, spécifique qui, même s’il n’engloutit jamais la race humaine tout entière, peut infliger  »

Extrait de : H. P. Lovecraft. « Dans l’Abîme du Temps. »

Miss Waters par H. G. Wells

Fiche de Miss Waters

Titre : Miss Waters
Auteur : H. G. Wells
Date de parution : 1902
Traduction : H. D. Davray et B. Kosakiewicz
Editeur : Feedbooks

Première page de Miss Waters

« ELLE ARRIVE

Les atterrissages de sirènes qu’ont jusqu’ici mentionnés les chroniques sont entachés d’invraisemblance. Et même les détails circonstanciés qui nous sont donnés à propos de la sirène de Bruges, si habile aux travaux de dames, laissent des doutes aux sceptiques. Je dois avouer que, l’année dernière encore, je professais une incrédulité absolue sur ce genre d’aventures. Mais maintenant, en face des faits indiscutables qui se sont produits dans mon voisinage immédiat, et dont Melville, de Seaton Carew, mon cousin au second degré, fut le principal témoin, j’entrevois ces vieilles légendes sous un jour tout différent. Cependant, tant de gens se sont efforcés d’étouffer cette affaire que, n’étaient mes  »

Extrait de : H. G. Wells. « Miss Waters. »