Étiquette : Fleuve noir
Carrefour du temps par François Richard-Bessière

Fiche de Carrefour du temps
Titre : Carrefour du temps (Tome 8 sur 24 – Gordon & Brent)
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1958
Editeur : Fleuve noir
Première page de Carrefour du temps
« Depuis longtemps, Margaret et moi avions décidé de « rajeunir » le petit appartement que je possédais dans Broadway, et j’avais profité d’un peu de détente au New Sun pour m’octroyer, n’en déplaise à ce brave Funnigan, quelques jours de repos que je comptais mettre à profit dans cette intention.
Ma douce Margaret avait tout prévu. Un nouveau stock de potiches, de tableaux, de carpettes, allait bientôt nous parvenir, aussitôt que les transformations intérieures seraient achevées. Au début, Margaret avait bien essayé de manier le pinceau avec toute sa bonne volonté, sous prétexte que l’exercice est une sûre garantie contre ce terrible fléau qu’est la cellulite, mais elle y avait bientôt renoncé devant le résultat catastrophique de son « ingénieux » mélange de tons. »
Extrait de : Richard-Bessière. « Carrefour du temps – Gordon & Brent. »
Via Dimension 5 par François Richard-Bessière
Fiche de Via Dimension 5
Titre : Via Dimension 5 (Tome 7 sur 24 – Gordon & Brent)
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1957
Editeur : Fleuve noir
Première page de Via Dimension 5
« Lorsque j’entrai dans le hall du « New Sun », je fus accueilli par la délicieuse Miss Grant, la secrétaire du patron, qui m’aborda avec un large sourire et un battement de paupières à faire pâlir un adolescent.
Elle tenait dans ses bras un dossier assez volumineux.
— Mr. Gordon, vous êtes l’homme qu’il me faut, me dit-elle en accentuant son sourire, ce qui eut pour effet de creuser dans ses joues roses deux magnifiques petites fossettes.
— Vous auriez pu vous en apercevoir plus tôt, fis-je en plaisantant. Qu’y a-t-il pour votre service, ma beauté ?
— Je suis en train de préparer une nouvelle rubrique sur la mode féminine de l’hiver prochain, et j’ai pensé que vous pourriez peut-être me donner des tuyaux intéressants. Est-il exact que Christian Dior prépare la ligne martienne pour les ensembles de sports d’hiver ? »
Extrait de : Richard-Bessière. « Via dimension 5 – Gordon & Brent. »
La deuxième terre par François Richard-Bessière

Fiche de La deuxième terre
Titre : La deuxième terre (Tome 6 sur 24 – Gordon & Brent)
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1957
Editeur : Fleuve noir
Première page de La deuxième terre
« Plusieurs fois déjà j’avais tenté de chasser ces horribles visions, mais je compris bientôt que tous mes efforts resteraient vains. Cette fois je me sentais seul, tout seul, au milieu de cette vaste étendue aride et desséchée que les pâles rayons d’une lune blafarde baignaient étrangement.
Seul, et accroupi sur ce sol glacé qui semblait m’attirer comme un aimant. L’odeur infecte et nauséabonde qu’il m’avait déjà été donné de constater se fit plus atroce ; elle déferlait sur moi avec une abominable intensité qui me soulevait le cœur. Je savais que d’un instant à l’autre « ILS » allaient apparaître devant le sinistre boyau qui émergeait à une centaine de yards, à peine, devant moi. »
Extrait de : Richard-Bessière. « La deuxième Terre – Gordon & Brent. »
Création cosmique par François Richard-Bessière
Fiche de Création cosmique
Titre : Création cosmique (Tome 5 sur 24 – Gordon & Brent)
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1957
Editeur : Fleuve noir
Première page de Création cosmique
« Ce jour-là était un jour comme les autres. Sur la Terre, des gens mouraient, d’autres naissaient. Le soleil brillait pour certains, pour d’autres c’était la pluie, le vent ou la nuit. Il continuait à faire froid aux Pôles et chaud à l’Equateur.
Il y avait ceux qui travaillaient pour gagner leur vie, et ceux qui faisaient travailler les autres pour gagner la leur.
Et il y avait aussi ceux qui, comme moi, se hâtaient dans une grande ville pour rejoindre leur fiancée qui s’impatientait.
Une journée comme les autres ? Peut-être ! Et qui s’achèverait au dernier coup de minuit. Exactement comme toutes les autres…
Et pourtant…
Cette journée devait être le prélude aux événements les plus fantastiques que les hommes puissent connaître. Et je faisais personnellement partie de ceux qui allaient vivre cette aventure. A croire qu’il ne pouvait rien se passer dans l’Univers sans que je m’y trouve mêlé. Ce doit être une sorte de prédestination. »
Extrait de : Richard-Bessière. « Création cosmique – Gordon & Brent. »
Cité de l’esprit par François Richard-Bessière

Fiche de Cité de l’esprit
Titre : Cité de l’esprit (Tome 4 sur 24 – Gordon & Brent)
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1957
Editeur : Fleuve noir
Première page de Cité de l’esprit
« Je n’avais reçu que deux lettres à mon courrier ce matin-là, et deux autres au courrier du soir. Cela avait eu pour effet de faire sourire le portier de mon immeuble, qui n’avait pu s’empêcher de me dire avec un air fin :
— C’est une journée bien calme, n’est-ce pas, M. Gordon ?
Bien calme, en effet. Mais cela tombait d’autant mieux que j’avais rarement ressenti à ce point l’envie de profiter d’une bonne journée de repos.
Les quelques articles que j’étais en train de pondre pour le New Sun pouvaient attendre au lendemain, le patron aussi. Nous ne faisions pas particulièrement bon ménage, lui et moi, car depuis que je travaillais pour Funnigan, jamais nous n’avions eu une conversation vraiment amicale. »
Extrait de : Richard-Bessière. « Cité de l’esprit – Gordon & Brent. »
Route du néant par François Richard-Bessière
Fiche de Route du néant
Titre : Route du néant (Tome 3 sur 24 – Gordon & Brent)
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1956
Editeur : Fleuve noir
Première page de Route du néant
« Lorsque j’entrai dans le vaste bureau directorial, je trouvai le patron assis derrière son bureau, en train de mâchonner le bout d’’un de ces affreux cigares italiens dont il raffolait. Je n’avais jamais pu m’habituer à cette odeur épouvantable qui me faisait faire la grimace chaque fois et j’essayai de ne pas respirer.
Funnigan se leva et vint vers moi :
— Enfin vous voilà. Je suppose que vous êtes fier de vous ?
Je n’avais aucune raison de ne pas l’être. Depuis quelques jours, je rédigeais pour le canard des articles au sujet de l’extraordinaire expérience qu’un savant français se proposait de tenter. Il s’agissait du célèbre Professeur Delamare, Sigismond Sosthène Delamare, pour être plus précis.
J’avais obtenu la plus grande partie de ma documentation grâce à mon ami le Professeur Archibald Brent, président de la commission atomique internationale, qui, en compagnie de sa femme Gloria, se trouvait auprès du savant français depuis plusieurs mois. »
Extrait de : Richard-Bessière. « Route du néant – Gordon & Brent. »
Altitude moins X par Français Richard-Bessière

Fiche de Altitude moins X
Titre : Altitude moins X (Tome 2 sur 24 – Gordon & Brent)
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1956
Editeur : Fleuve noir
Première page de Altitude moins X
« — Allô, Sydney, comment ça va ? Je viens d’apprendre que vous vous êtes décidé à épouser Margaret ce matin. Est-ce exact ?
J’avais reconnu la voix de mon sympathique patron, et après avoir tiré une savoureuse bouffée de fumée de la Pall Mall que je venais d’allumer juste comme le téléphone sonnait, je répondis :
— C’est tout ce qu’il y a de plus exact, Mr. Funnigan, et je crois que cette fois vous ne pourrez rien faire pour l’empêcher. Margaret et moi avons pris cette décision hier soir, entre le potage et le dessert, et je profite de mon congé pour me métamorphoser en mari parfait. »
Extrait de : Richard-Bessière. « Altitude moins X – Gordon & Brent. »
S.O.S Terre par François Richard-Bessière
Fiche de S.O.S Terre
Titre : S.O.S Terre (Tome 1 sur 24 – Gordon & Brent)
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1955
Editeur : Fleuve noir
Première page de S.O.S Terre
« Sydney Gordon s’éloigna un instant de son scribiophone électronique pour allumer une nouvelle cigarette. Depuis plus d’une heure, il dictait devant cet appareil ses articles pour le New Sun et cet exercice lui donnait une soif extrême. Sydney n’hésitait pas à étancher son gosier, en prenant pour prétexte que le fait de parler devant l’engin lui desséchait les amygdales, alors qu’il s’agissait en fait d’une habitude qu’il avait contractée depuis qu’il était sorti de l’école.
Ce jour-là, le scribiophone semblait le narguer, car l’inspiration ne venait pas, et, à chacun de ses arrêts, un petit déclic résonnait, semblant le rappeler à l’ordre. »
Extrait de : Richard-Bessière. « S.O.S. Terre – Gordon & Brent. »
Les ruches de M.112 par François Richard-Bessière

Fiche de Les ruches de M.112
Titre : Les ruches de M.112 (Tome 10 sur 10 – Dan Seymour)
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1974
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les ruches de M.112
« — Commandant…
L’Aristote fonçait dans le vide.
Au poste de contrôle, Dan Seymour conservait le regard fixé sur les divers instruments étalés devant lui.
Des aiguilles palpitaient sur des cadrans, des petites lampes rouges, jaunes, bleues, clignotaient par intermittence dans un ballet multicolore propre à donner le vertige.
— Commandant, répéta Jeff O’Connor après un raclement de gosier… Je…
— Un instant.
Seymour effectua quelques rapides contrôles puis, lentement, pivota sur son siège.
— Eh bien ! je t’écoute, lâcha-t-il du bout des lèvres.
Le colosse toussota, avala une gorgée de salive puis secoua sa grosse tête ébouriffée. »
Extrait de : Richard-Bessière. « Les ruches de M.112 – Dan Seymour. »
Quand les soleils s’éteignent par François Richard-Bessière

Fiche de Quand les soleils s’éteignent
Titre : Quand les soleils s’éteignent (Tome 9 sur 10 – Dan Seymour)
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 1972
Editeur : Fleuve noir
Première page de Quand les soleils s’éteignent
« Le fusauto glissait sur la longue piste en serpentin conduisant au Centre des Forces Spatiales.
Dans les yeux de David Thorn, de grands yeux pailletés d’or, semblaient se refléter toutes les profondeurs du vide et c’était assurément la seule note romantique qui se dégageait de ce visage dur, impassible, pétri de rudesse et d’excessivité.
Le militaire était en lui, sur lui, accroché à lui comme une seconde peau, mais une grande bonté d’âme se cachait néanmoins derrière cette attitude rébarbative qui choquait au premier abord.
Manichéen dans l’âme, pour lui c’était oui ou non, blanc ou noir, possible ou impossible et jamais la moindre compromission entre le bien et le mal n’avait effleuré son esprit. »
Extrait de : Richard-Bessière. « Quand les soleils s’éteignent – Dan Seymour. »