Étiquette : Fleuve noir

 

Le martien vengeur par Vargo Statten

Fiche de Le martien vengeur

Titre : Le martien vengeur
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1951
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le martien vengeur

« La planète Vénus allait mourir. On ne pouvait en douter. La haute civilisation scientifique qui existait sur Vénus avait atteint son apogée et elle devait affronter maintenant l’ultime problème qui toujours, inéluctablement, se présente à toutes les races : trouver le moyen de continuer à vivre sur une planète qui est à son déclin.

La mort prochaine de Vénus était l’unique préoccupation de tous les savants qui habitaient la planète. Pendant de nombreux siècles, ils avaient négligé les premiers signes précurseurs du désastre : la lente raréfaction des nuages, l’évaporation progressive des océans que l’espace indifférent aspirait peu à peu, la disparition presque complète de vapeur d’eau.

La planète était devenue insensiblement un monde brûlé par le soleil, par ce soleil qui ne se trouvait qu’à soixante-trois millions de milles et qui dardait sur Vénus sa terrible chaleur. Des rafales torrides balayaient les blanches plaines poudreuses et faisaient monter dans le bleu-violet du ciel d’énormes volutes de poussière. »

Extrait de : V. Statten. « Le Martien vengeur. »

Le maître de Saturne par Vargo Statten

Fiche de Le maître de Saturne

Titre : Le maître de Saturne
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1950
Traduction : J. L. Young
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le maître de Saturne

« Le croiseur sidéral  – un des six vaisseaux de la flotte spécialement conçue et construite pour les grandes croisières d’exploration à travers l’Espace  – regagnait la Terre.

En ce moment, il ne se trouvait plus qu’à un million de milles environ de sa planète natale et il filait à une vitesse qui diminuait progressivement à mesure que les réacteurs crépitaient avec furie pour compenser la puissante force attractive de la gravitation terrestre qui, déjà,
agissait dans l’immense étendue du vide.

Dick Blake était absolument seul à bord du croiseur.

Lorsque l’expédition avait pris le départ, Dick s’était lancé dans cette aventure comme un jeune navigateur intrépide et insouciant ; mais, à présent, il avait ce regard dur et ce visage marqué de ceux qui ont beaucoup souffert, qui ont vu trop de choses affreuses et qui ont frôlé de si près la mort qu’elle semble avoir laissé sur leur face une empreinte sombre. »

Extrait de : V. Statten. « Le maitre de Saturne. »

La planète pétrifiée par Vargo Statten

Fiche de La planète pétrifiée

Titre : La planète pétrifiée
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1951
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de La planète pétrifiée

« Le vaisseau-fusée, lancé à une vitesse prodigieuse dans le gouffre énorme de l’Espace, changea brusquement de direction lorsqu’il entra dans le champ d’attraction de la planète Vénus. Cette fois, l’avion bolide approchait du but ! C’était la dernière étape de cette croisière fantastique, c’était la victoire, c’était la réussite de l’exploit aérien le plus audacieux, le plus extraordinaire !

Malheureusement, les deux héros qui venaient d’accomplir cette prouesse magnifique n’en savaient rien eux-mêmes ! Dans la cabine de la fusée, un jeune homme et une jeune femme étaient étendus à plat ventre sur le plancher de métal, tous deux évanouis. Les régulateurs du dispositif d’approvisionnement d’air avaient cessé de fonctionner, subitement bloqués sans qu’on sût pourquoi ni comment. »

Extrait de : V. Statten. « La planète pétrifiée. »

La force invisible par Vargo Statten

Fiche de La force invisible

Titre : La force invisible
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1954
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de La force invisible

« Le physicien Mark Haslam devait sa réussite à son travail. À l’âge de trente-cinq ans, il allait occuper le poste le plus élevé de sa profession. Dès sa plus tendre jeunesse, il avait écarté tout ce qui pouvait s’opposer à ses efforts, ce qui, finalement, l’avait amené à passer le doctorat ès sciences sans parler des autres examens.

Mais, quelque flatteuses que fussent en elles-mêmes ces réussites successives, elles comptaient peu en comparaison de ce qui attendait le docteur en ce jour spécial. Il allait être nommé président de l’Institut des Hautes Études Scientifiques. Il devait y faire une conférence sur sa découverte de la désintégration et sur l’application de cette découverte aux forces élémentaires. C’était, pour le profane, une matière aride, mais pour ceux qui étaient de la partie, le sujet offrait un intérêt considérable. Nul n’avait réussi jusque-là à percer le secret de la désintégration pure qui allait peut-être changer la face du monde.

Le docteur Mark Haslam y pensait, tout en conduisant sa puissante limousine Jaguar le long des chemins ensoleillés de la campagne. »

Extrait de : V. Statten. « La Force Invisible. »

La flamme cosmique par Vargo Statten

Fiche de La flamme cosmique

Titre : La flamme cosmique
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1950
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de La flamme cosmique

« Londres, New-York, Paris, Moscou, Melbourne, Bombay… De tous les points du globe, les communiqués arrivaient depuis l’aube et les journalistes du monde entier se tuaient à la tâche. Le flot d’informations était une véritable avalanche, car les soucoupes volantes avaient été vues partout.

Cette fois, il n’était plus question de bluffer ou de raconter des sornettes, et il s’avérait impossible, désormais, d’imputer à l’imagination des foules ou à une mauvaise digestion d’un scénariste la présence fantastique des fameuses soucoupes dans le ciel terrestre. Du Pôle Nord au Pôle Sud, lignes téléphoniques, radios, télévidéos et téléjournaux ne cessèrent de transmettre la sensationnelle nouvelle.

Les peuples de tous les continents eurent la même pensée : l’invasion de la Terre paraissait imminente… Au-dessus de toutes les grandes villes, des escadrilles entières de ces étranges engins semblables à des disques étaient passées, puis avaient disparu sans causer le moindre dégât. Mission de reconnaissance, probablement. Et prélude à une offensive conquérante, non moins probablement. »

Extrait de : V. Statten. « La flamme cosmique. »

La bombe G par Vargo Statten

Fiche de La bombe G

Titre : La bombe G
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1952
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de La bombe G

« Sur la planète Mars, les Anciens siégeaient. Ils étaient une vingtaine, et ils représentaient l’élite de leur race.

Chefs des dix mille Martiens encore vivants, les Anciens assumaient la lourde tâche de veiller aux destinées d’un peuple qui jadis avait été nombreux et prospère. Depuis longtemps, les savants de Mars étaient parvenus à élucider la plupart des mystères de la science, mais maintenant, la race martienne subissait un déclin rapide, inexorable, dramatique.

Physiquement, les derniers Martiens n’avaient guère évolué. C’étaient des créatures de taille médiocre, aux têtes énormes, aux larges poitrines, des êtres parfaitement adaptés à l’atmosphère raréfiée et à la force de gravitation peu élevée de leur planète. »

Extrait de : V. Statten. « La bombe «G». »

L’homme multiple par Vargo Statten

Fiche de L’homme multiple

Titre : L’homme multiple
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1954
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’homme multiple

« Pour tout le monde, et même pour sa femme, Jeffrey Dexter n’était qu’un chimiste. Employé aux Laboratoires Centraux de Londres, que contrôlait entièrement le Gouvernement, il s’occupait de l’analyse de produits alimentaires, de cosmétiques et des innombrables éléments de confort destinés au public. Même la colle utilisée pour fermer les enveloppes passait par son service et, malgré la multiplicité de ses attributions, il était devenu fort expert dans sa partie et était parvenu à mettre de côté beaucoup d’argent, ce qui lui avait permis de se construire un petit laboratoire isolé au centre de la cité, sur un terrain anciennement ravagé par les bombes. Ce qu’il y faisait ne regardait personne. Sa femme elle-même n’en savait absolument rien et ce fut par hasard qu’un soir elle en fut informée. »

Extrait de : V. Statten. « L’homme multiple. »

L’homme de deux mondes par Vargo Statten

Fiche de L’homme de deux mondes

Titre : L’homme de deux mondes
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1953
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’homme de deux mondes

« Walter Cardish, vendeur dans un des grands magasins de confection de Londres, fut soulagé de se trouver, pour une fois, seul.

Lorsqu’il travaillait, il était toute la journée sous les ordres de son chef de rayon. Chez lui, il se trouvait sous le commandement de sa femme, Bertha ou de Tommy. Tommy, son fils, avait près de quatorze ans et paraissait réunir tous les penchants requis pour devenir un jeune délinquant.

Oui, c’était bon d’être seul. Le paysage, sur la colline, était nu peu obscurci par l’approche d’une tempête. L’air était d’un calme étrange. La senteur même de l’herbe et des fleurs sauvages faisait place à une nette odeur de soufre, à mesure que le déchaînement de l’orage devenait imminent. Malgré cela, c’était agréable de se trouver seul.

C’est que Lake District était si loin de Londres ! Assez loin pour qu’on oubliât à quoi ressemblait la vieille et active cité prise. Walter Cardish traversait la jetée Copper, longue étendue désolée encaissée entre l’eau du Rydal et le lac d’Endor ; l’hôtel où il avait pour l’instant laissé Bertha et Tommy se trouvait à cinq milles environ. »

Extrait de : V. Statten. « L’homme de deux mondes. »

L’héritage de la lune par Vargo Statten

Fiche de L’héritage de la lune

Titre : L’héritage de la lune
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1951
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’héritage de la lune

« Immobile et silencieux, Cliff Saunders paraissait plongé dans de profondes réflexions. Sur sa table de dessin, ses équerres et ses règles graduées avaient l’air d’avoir été abandonnées….

En fait, Cliff avait complètement oublié son travail. Il avait l’esprit ailleurs et son regard distrait fixait machinalement la haute fenêtre du bureau. Il ne voyait rien. Ni les ouvriers qui, en ce grisâtre après-midi de novembre, allaient et venaient dans la vaste cour de l’usine, ni les hautes bâtisses cubiques des ateliers « Norton et Burns », constructeurs de machines, où il travaillait comme dessinateur technique.

Mais une voix tira brusquement Cliff de ses pensées.

— Hé, Saunders ? Le patron vous demande à son bureau !…

— Hein ? Quoi ? s’écria Cliff en levant la tête et en esquissant une grimace ahurie.

Cliff était un jeune homme de vingt-sept ans, au visage intelligent, au regard à la fois rêveur et volontaire, au large front de mathématicien.

— Le patron vous attend dans son bureau ! répéta l’autre. »

Extrait de : V. Statten. « L’héritage de la lune. »

L’étoile fugitive par Vargo Statten

Fiche de L’étoile fugitive

Titre : L’étoile fugitive
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1952
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’étoile fugitive

« Ce ne fut d’abord qu’une sorte de poussière sur le fond de l’infini, une imperceptible altération des ondes lumineuses qui, sur les plaques photographiques et les écrans spectro-héliographes des observatoires, se manifestait par une tache beaucoup plus ténue qu’une pointe d’épingle. Située bien loin de la Voie Lactée, elle n’intéressa guère – du moins au commencement – que quelques rares spécialistes, c’est-à-dire les astronomes affectés à l’étude de cette portion du ciel.

Sans s’inquiéter outre mesure, ces astronomes se contentèrent d’enregistrer l’apparition de ce phénomène étrange et inexplicable. Dans leurs rapports d’observation, ils notèrent la chose en spécifiant qu’il s’agissait sans doute du noyau d’une nouvelle nébuleuse située dans les profondeurs lointaines de l’espace. »

Extrait de : V. Statten. « L’étoile fugitive. »