Étiquette : Fleuve noir

 

Infernale menace par Vargo Statten

Fiche de Infernale menace

Titre : Infernale menace
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1951
Traduction : C. Gerard
Editeur : Fleuve noir

Première page de Infernale menace

« La grande maison isolée apparut aussitôt que la voiture eût franchi la colline du village de Balton. Nick Hansley freina, coupa le contact, puis, immobile et silencieux, il contempla le paysage. A côté de lui, sa femme Ena demeurait pensive, et, derrière eux, le père d’Ena considérait sans mot dire ce décor d’automne, désolé, solitaire.

— Plutôt sinistre, décréta finalement Nick. Mais je suppose qu’en ces temps de pénurie de logement, un tel héritage mérite malgré tout notre reconnaissance.

Ena, toujours muette, approuva d’un signe de tête.

« Les Cèdres » évoquaient un décor d’Edgar Poe : c’était une énorme bâtisse plantée de guingois, un peu rébarbative, entourée de cèdres dépouillés et de cyprès squelettiques. A distance, il était impossible de juger si les parterres étaient entretenus ou non. Non, sans doute, car l’Oncle d’Ena  – le frère de sa mère  – avait une solide réputation d’excentrique, et on pouvait craindre qu’il n’ait montré que de maigres dispositions pour le jardinage. »

Extrait de : V. Statten. « Infernale menace. »

Hommes en double par Vargo Statten

Fiche de Hommes en double

Titre : Hommes en double
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1956
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de Hommes en double

« Pour passer la soirée, Harvey Bradman et sa fiancée Véra Maynard avaient choisi l’un des cabarets de nuit les plus élégants de Londres.

Installés à une table de coin, ils étaient là depuis plus d’une heure, assis face à face, et leur conversation était si animée qu’ils n’avaient pas prêté la moindre attention au spectacle. Chose plus extraordinaire encore, ils ne s’étaient pas levés pour danser sur la piste réservée au public ; et pourtant, ils aimaient passionnément la danse. On les classait parmi les meilleurs danseurs de la haute société de la ville.

Véra Maynard avait un air sérieux et décidé. Elle portait une robe du soir à la toute dernière mode et les bijoux qui paraient ses oreilles et ses jolis poignets lançaient des éclairs merveilleux. Ses beaux cheveux noirs faisaient ressortir l’éclat de son teint très pur ; le parfum qui émanait d’elle était frais et jeune à souhait. Tout en elle était d’un goût parfait. »

Extrait de : V. Statten. « Hommes en double. »

Heure zéro par Vargo Statten

Fiche de Heure zéro

Titre : Heure zéro
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1953
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de Heure zéro

« Au printemps de l’année 1963, par une tiède matinée, Gordon Fryer lut l’annonce suivante :

« On demande un volontaire – masculin – âgé de vingt à trente ans – Intelligent – Pour expérience scientifique – Absolument sans danger – Rémunération – Demander le Dr. Boden Royd, « Les Mélèzes », Nether Bolling, Berks. »

Gordon Fryer se trouvait à bout de ressources. Et comme aucun préjugé ne l’empêchait d’essayer n’importe quel métier, il décida d’aller tenter sa chance chez ce docteur, dans la petite ville de Nether Bolling.

Le domaine des « Mélèzes » était un de ces manoirs anciens dont les jardins avaient été dessinés jadis par de véritables artistes. Gordon Fryer resta un moment en admiration devant le beau décor ; enfin, il appuya sur le bouton de sonnette de cuivre, à la porte principale, et attendit. Le portail de chêne ciré s’ouvrit en silence et un homme de haute taille, la figure en lame de couteau, apparut. »

Extrait de : V. Statten. « ‘Heure zéro’. »

Duel des mondes par Vargo Statten

Fiche de Duel des mondes

Titre : Duel des mondes
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1954
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de Duel des mondes

« Nalofix, tache minuscule dans la vaste mer intergalaxiale, près de la Grande Andromède, était certainement une planète parfaite. Elle faisait partie d’un groupe de neuf mondes qui tournaient autour d’un gigantesque soleil central. La nature y était très belle, très harmonieuse ; il y régnait une température constamment tiède et douce, et, sur la surface enchanteresse de cette planète privilégiée, vivait une race que l’on pouvait considérer comme l’une des plus heureuses de tout l’univers créé.

Sans doute, en les jugeant selon notre conception terrestre de la beauté, les habitants de Nalofix nous auraient-ils paru repoussants : hauts de huit pieds, le corps entièrement couvert d’écaillés grises, avec une large tête aplatie et d’énormes yeux globuleux, ils faisaient penser à des monstres mi-humains mi-batraciens. Mais, en dépit de leur aspect physique assez inattendu, les Nalofixiens possédaient un cerveau dont le développement extrême faisait d’eux la race de génie par excellence. »

Extrait de : V. Statten. « Duel des mondes. »

Course vers Pluton par Vargo Statten

Fiche de Course vers Pluton

Titre : Course vers Pluton
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1951
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de Course vers Pluton

« On peut dire que les fortes pluies de rayons cosmiques de l’année 2060 furent à l’origine du drame.

Cependant, à première vue, on aurait pu croire que la Terre ne serait pas affectée par cette perturbation qui semblait ne concerner que des planètes très éloignées de la nôtre. Et, effectivement, si Uranus, Neptune et Pluton souffrirent énormément de ces averses de météores radioactifs, notre Terre continua à tourner comme auparavant et les chutes ne parurent avoir aucun retentissement direct sur elle.

Selon les calculs des observatoires, quelques-uns de ces météores lancés par les orages cosmiques étaient de dimensions colossales. Ils provenaient, pensait-on, d’une planète radioactive qui devait avoir explosé dans l’Espace et, toujours d’après les astronomes, le nuage de débris planétaires n’avait fait qu’érafler le bord du système solaire.

Mais, alors que le phénomène cosmique avait apparemment pris fin, il y eut la surprenante affaire du météore V9T27. C’était le plus énorme morceau de matière radioactive que l’on eût jamais signalé, et il frappa en plein la lointaine planète Pluton. »

Extrait de : V. Statten. « Course vers Pluton. »

A travers les âges par Vargo Statten

Fiche de A travers les âges

Titre : A travers les âges
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1952
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de A travers les âges

« Jeffrey Collins était très satisfait. Il avait eu une bonne journée.

Justement, la veille, sa femme, Betty, s’était lamentée parce que l’argent ne rentrait pas en quantité suffisante. Mais le prochain chèque du montant de ses commissions changerait cet état de choses. Jeffrey Collins était représentant de commerce. Et, comme la plupart des jeunes, il était obligé d’économiser sou par sou pour arriver à se constituer un petit capital pour l’avenir.

Jeffrey, au volant de sa voiture bruyante, roulait dans la nuit de novembre. Il y avait longtemps qu’il n’avait vu une nuit aussi sombre. La pluie dégoulinait sur le pare-brise et les essuie-glaces faisaient leur bruit monotone.

Tout à coup, Jeffrey aperçut l’objet. Il pensa tout d’abord que c’était une moto en panne. Il ralentit et ses phares éclairèrent l’étranger. »

Extrait de : V. Statten. « A travers les Ages. »

Taltos par Anne Rice

Fiche de Taltos

Titre : Taltos (Tome 3 sur 3 – Les sorcières)
Auteur : Anne Rice
Date de parution : 1994
Traduction : A. de Scarba
Editeur : Fleuve noir

Première page de Taltos

« Il avait neigé toute la journée. La nuit serait là dans un instant. Debout devant la fenêtre, il observait les minuscules silhouettes dans Central Park. Un cercle de lumière parfait éclairait la neige sous chaque lampadaire. Des gens patinaient sur le lac glacé et des voitures passaient nonchalamment dans les rues obscures.

À gauche et à droite, des gratte-ciel. Mais rien ne s’interposait entre le parc et lui, hormis des immeubles plus bas que le sien, des toits aménagés en jardins et, çà et là, des toits pointus.

Il adorait cette vue. Il était toujours étonné quand ses visiteurs la découvraient en extase ; un technicien venu réparer une machine, par exemple, avait avoué n’avoir jamais vu New York sous cet angle. Il devrait y avoir des tours de marbre de différentes hauteurs où les gens pourraient monter pour admirer la vue. »

Extrait de : A. Rice. « Taltos – Les sorcières. »

L’heure des sorcières par Anne Rice

Fiche de L’heure des sorcières

Titre : L’heure des sorcières (Tome 2sur 3 – Les sorcières)
Auteur : Anne Rice
Date de parution : 1993
Traduction : A. Granger de Scriba
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’heure des sorcières

« Les Mayfair ne sont pas des gens ordinaires : de génération en génération, les femmes de la famille se transmettent leurs pouvoirs de sorcellerie. Depuis des siècles, un esprit nommé Lasher les hante et s’allie aux plus puissantes d’entre elles. Grâce à lui, elles ont appris à utiliser leurs dons pour échapper aux persécutions et survivre. Au XXe siècle, enfin en paix, elles mènent à La Nouvelle-Orléans l’existence des femmes de leur époque. Lasher, frustré de voir ses sorcières se détourner de la magie, attend avec une impatience confinant à la folie le moment où il lui sera possible de s’incarner dans un être humain pour devenir le plus redoutable sorcier de tous les temps. Dans l’ombre, Aaron Lightner, membre du Talamasca, une société secrète d’érudits et de chercheurs, observe le clan Mayfair. Mais dans quel but ? »

Extrait de : A. Rice. « L’heure des Sorcières – Les sorcières. »

Le lien maléfique par Anne Rice

Fiche de Le lien maléfique

Titre : Le lien maléfique (Tome 1 sur 3 – Les sorcières)
Auteur : Anne Rice
Date de parution : 1990
Traduction : A. Granger de Scriba
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le lien maléfique

« Le médecin se réveilla glacé d’effroi. Il avait à nouveau rêvé de la vieille maison de La Nouvelle-Orléans ; il avait revu la femme dans le fauteuil à bascule ; il avait revu l’homme aux yeux marron.

Malgré la quiétude de sa chambre du Parker Méridien, près de New York, une fois encore il se sentait mal à l’aise. L’homme aux yeux marron lui avait répété d’aider la femme. Ce n’est qu’un rêve. Il faut que j’en sorte.

Il se redressa dans son lit. Mais pourquoi diable repensait-il à tout cela ? La vieille maison le hantait. Il revit la femme, tête baissée, le regard vide. Il entendait presque le bourdonnement des insectes contre les portes-moustiquaires du porche. Et l’homme aux yeux marron, qui parlait sans remuer les lèvres. Un mannequin de cire pourvu de vie…

Non, ça suffit ! se dit-il. »

Extrait de : A. Rice. « Le lien maléfique – Les sorcières. »

Merrick par Anne Rice

Fiche de Merrick

Titre : Merrick (Tome 7 sur 13 – Chronique des vampires)
Auteur : Anne Rice
Date de parution : 2000
Traduction : M. Charrier
Editeur : Fleuve noir

Première page de Merrick

« Je m’appelle David Talbot.

S’en trouve-t-il encore parmi vous pour se souvenir de moi comme du Supérieur général du Talamasca, l’Ordre des chercheurs en paranormal affichant la devise : « Nous observons et nous sommes toujours là » ?

Jolie formule, non ?

Le Talamasca existe depuis plus de mille ans.

J’ignore tout de ses origines, j’ignore nombre de ses secrets, alors que je l’ai servi toute ma vie de mortel ou presque.

Ce fut dans sa maison mère londonienne que le vampire Lestat se révéla à moi. Il s’introduisit dans mon bureau, une nuit d’hiver, sans que rien ne l’eût laissé prévoir.

J’appris très vite que lire et écrire sur le paranormal était une chose, le contempler de ses propres yeux une autre, très différente. »

Extrait de : A. Rice. « Merrick – Chronique des vampires. »