Étiquette : Fleuve noir

 

Dangereuse héroïne par Dan Dastier

Fiche de Dangereuse héroïne

Titre : Dangereuse héroïne
Auteur : Dan Dastier
Date de parution : 1971
Editeur : Fleuve noir

Première page de Dangereuse héroïne

« S’il était une ville au monde qu’Allan Saunders n’aimait pas, c’était bien Los Angeles ! Chaque fois qu’il avait eu l’occasion d’y séjourner, il avait ressenti la même impression : l’immense cité le mettait mal à l’aise. Tout y était démesuré, mais pas comme à New York ou Washington où les villes partaient à l’assaut du ciel. Ici, c’était plutôt l’étendue même de la ville qui n’était plus à l’échelle humaine. Il était courant de parcourir près de quarante miles d’une extrémité à l’autre de l’agglomération. Tellement courant même, qu’il fallait les autoroutes qui sillonnaient la ville pour rendre possible la circulation des innombrables véhicules.
La première chose qui déroute l’étranger se retrouvant dans le centre de Los Angeles, c’est le manque de piétons… Comme tout peut se faire sans quitter les sièges confortables des somptueuses conduites intérieures, les Angelenos ont pris peu à peu l’habitude assez étonnante de se déplacer ainsi, et de vaquer à des occupations essentielles comme celle de prendre un repas ou de passer à leur banque, sans quitter leur voiture. Il existe des restaurants « drive-in », des banques « drive-in » et des cinémas « drive-in »… »

Extrait de : D. Dastier. « Dangereuse héroïne. »

Au-delà des trouées noires par Dan Dastier

Fiche de Au-delà des trouées noires

Titre : Au-delà des trouées noires
Auteur : Dan Dastier
Date de parution : 1977
Editeur : Fleuve noir

Première page de Au-delà des trouées noires

« Kaël Talvac traversa le hall circulaire du Secteur Central, et s’engagea d’un pas rapide dans un des couloirs d’accès transparents, rayonnant à partir du hall. Au-dessus de sa tête, à l’extérieur de la base d’étude, de lourds nuages jaunâtres fuyaient dans le ciel, entraînés par un vent violent. Kaël esquissa une grimace écœurée. Depuis que l’immense nef-laboratoire s’était posée sur Syrglia, le temps n’avait guère varié ! À croire que cette planète de type terrestre, perdue aux confins de l’univers exploré, était perpétuellement livrée aux tempêtes !

Il s’arrêta devant le panneau mobile de la porte 4, et se tourna vers le capteur phonique encastré dans la paroi aux reflets satinés.

— Talvac… Kaël, énonça-t-il. Unité-Six-Sept. Affectation temporaire au Secteur Central. Je demande l’autorisation de sortir de la base.

Un temps de silence. Dans le poste de veille extérieure, un surveillant des Services de Sécurité devait vérifier les données. »

Extrait de : D. Dastier. « Au-dela des trouees noires. »

Opération Portes ouvertes par Dan Dastier

Fiche de Opération Portes ouvertes

Titre : Opération Portes ouvertes (Tome 35 sur 43 – Warden)
Auteur : Dan Dastier
Date de parution : 1985
Editeur : Fleuve noir

Première page de Opération Portes ouvertes

« La soudaine défaillance de sa voiture n’affecta pas John Appleby outre mesure mais il n’en fut pas de même lorsque sa torche l’abandonna à son tour.
Non que ce qui était arrivé à la voiture ne fût pas suffisamment absurde pour ne pas mettre n’importe qui de méchante humeur. La nuit était fort noire et la route déserte ; il avait fait des kilomètres sans doubler ni rencontrer le moindre véhicule. quant aux piétons ou aux cyclistes, il n’en avait aperçu aucun dans les parages, aussi ses phares puissants balayaient-ils en toute quiétude les bas-côtés. Ce fut alors que, tout à coup, il distingua les feux arrière d’une camionnette qui se traînait devant lui et, au-delà de la camionnette, le sommet d’une côte. Il avait donc ralenti et rétrogradé.
Ou du moins il avait essayé, car sa boîte de vitesses s’y était refusée, et pour cause : le levier lui était resté dans la main. »

Extrait de : D. Dastier. « Opération Portes Ouvertes – Warden. »

Warden tue le médiateur par Dan Dastier

Fiche de Warden tue le médiateur

Titre : Warden tue le médiateur (Tome 26 sur 43 – Warden)
Auteur : Dan Dastier
Date de parution : 1977
Editeur : Fleuve noir

Première page de Warden tue le médiateur

« Depuis Ismaïlia, Gamal Mourabak avait roulé pratiquement sans s’arrêter en longeant le canal de Suez, et la vieille Buick rose bonbon avait tenu le coup. Un miracle, quand on considérait certaines parties mécaniques ligaturées avec de vieux bouts de fil de fer rouillé !
Gamal Mourabak s’arrêta à l’entrée de Ras El-Ish pour faire le plein. Il attira l’attention du marchand de jus de fruits qui sommeillait à l’abri d’une toile tendue entre quatre piquets, devant son échoppe, et abandonna une poignée de piastres pour pouvoir déguster un jus de canne à sucre sans quitter le volant de sa voiture. Tout en buvant à petites gorgées le liquide douceâtre et frais, il laissa son regard errer sur le paysage. Quelques palmiers, du sable, et le canal. Depuis la réouverture du canal de Suez, les affaires reprenaient dans les villages, et il régnait toujours une certaine animation, entretenue par le passage des bateaux qui venaient de la mer Rouge. Pétroliers chargés, venant des pays du golfe Persique et cinglant vers l’Europe avide d’or noir, mais aussi cargos de tous tonnages, arborant comme un défi leurs pavillons de complaisance… »

Extrait de : D. Dastier. « Warden tue le médiateur – Warden. »

Cent lingots pour une guérilla par Dan Dastier

Fiche de Cent lingots pour une guérilla

Titre : Cent lingots pour une guérilla (Tome 12 sur 43 – Warden)
Auteur : Dan Dastier
Date de parution : 1974
Editeur : Fleuve noir

Première page de Cent lingots pour une guérilla

« Contrairement à son habitude, Francisco Carrera conduisait lui-même la vieille Jeep brinquebalante qui peinait sur la piste caillouteuse longeant le rio Motagua. Le guérillero hirsute et dépenaillé qui occupait le siège à sa droite se cramponnait du mieux qu’il pouvait à un montant métallique, à demi arraché de son support, et ne disait rien. Seule son expression crispée pouvait trahir son anxiété. Visiblement, il aurait donné n’importe quoi pour se trouver ailleurs !

A l’arrière, secoués à la limite du supportable par les cahots de la mauvaise route de montagne, les deux gardes du corps habituels de Francisco Carrera affichaient le même visage impassible. Ils en avaient vu d’autres depuis qu’ils étaient entrés dans la clandestinité de la rébellion guatémaltèque, et ils ne faisaient aucune différence entre mourir déchiquetés au fond d’un ravin ou sous les balles des soldats de l’armée régulière. De toute façon, la mort, au Guatemala, ne pouvait pas avoir la même signification qu’ailleurs… Le choix qui se posait à la plupart des habitants pauvres du pays – et ils étaient légion – s’étageait seulement entre différentes formes de morts. »

Extrait de : D. Dastier. « Cent lingots pour une guérilla – Warden. »

Radars en péril par Dan Dastier

Fiche de Radars en péril

Titre : Radars en péril (Tome 3 sur 43 – Warden)
Auteur : Dan Dastier
Date de parution : 1971
Editeur : Fleuve noir

Première page de Radars en péril

« Steve Collins écarta les bords de la cagoule qu’il portait par-dessus son bonnet de fourrure, et se frotta vigoureusement les joues. Il sentait à peine le contact des énormes gants fourrés, et la peau de son visage lui faisait l’effet d’un vieux parchemin. La température avait encore baissé de plusieurs degrés et devait avoisiner les – 35°. Devant lui, le premier traîneau se frayait un passage difficile au milieu des arêtes de glace, de plus en plus nombreuses maintenant qu’ils se trouvaient sur la banquise. Un léger vent d’ouest commençait à soulever des nuages de neige poudreuse, au ras du sol, et il distinguait à peine la silhouette de ses compagnons dans le clair-obscur de la nuit polaire.

Il poussa un cri pour attirer l’attention des deux hommes qui marchaient à l’avant du traîneau de tête, et leva un bras qu’il agita au-dessus de sa tête. »

Extrait de : D. Dastier. « Radars en péril – Warden. »

Les sphères de Penta par Dan Dastier

Fiche de Les sphères de Penta

Titre : Les sphères de Penta (Tome 5 sur 5 – Jullian de Cerny)
Auteur : Dan Dastier
Date de parution : 1980
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les sphères de Penta

« Un premier hurlement monta dans le silence quand l’amas d’astéroïdes apparut, bas sur l’horizon, inondant la nuit d’une clarté diffuse et blanchâtre. Un cri interminable de bête blessée… Olaf Kirken leva les yeux et un frémissement agita sa longue carcasse. Il ne savait pas ce que signifiait ce hurlement, mais il sentait confusément qu’il était concerné d’une manière ou d’une autre. Son regard extraordinairement pâle erra au-delà du grand feu de bois, effleurant à peine les silhouettes de ses compagnons groupés autour du foyer, silencieux comme lui. Eux aussi devaient avoir entendu le cri atroce, mais ils ne paraissaient pas réagir. Ils continuaient à fixer les flammes.

— Il fera beau demain, murmura Olaf, sans aucune raison valable de prononcer cette phrase plutôt qu’une autre.

Cela n’avait de toute façon aucun rapport avec le cri qu’ils venaient d’entendre. Mais il avait soudain éprouvé le besoin de dire quelque chose, ne serait-ce que pour entendre le son de sa propre voix.

Sa voisine de droite changea de position et entoura ses genoux repliés de ses deux bras nus. »

Extrait de : D. Dastier. « Les sphères de Penta – Jullian de Cerny. »

Les mutants de Pshuuria par Dan Dastier

Fiche de Les mutants de Pshuuria

Titre : Les mutants de Pshuuria (Tome 4 sur 5 – Jullian de Cerny)
Auteur : Dan Dastier
Date de parution : 1974
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les mutants de Pshuuria

« PSHUUR, an 13995

La fille était jolie et Ubaar l’accepta sans problème. Elle avait les cheveux d’un blond très pâle, presque blanc, qui était l’apanage de la plupart des Pshuuriennes, et la pigmentation légèrement turquoise de sa peau mettait en valeur le mauve lumineux de ses grands yeux à peine bridés.

Ubaar savait qu’il pouvait la refuser si la moindre chose lui déplaisait en elle. Il lui suffisait seulement d’en exprimer mentalement le désir et elle disparaîtrait, remplacée par une autre. Il pouvait tout aussi bien exiger le remplacement de la gracieuse apparition par une de ces séances de psychoformation qui le ravissaient habituellement, mais son choix était déjà fait et il laissa la femme s’approcher, ébloui par la souplesse lascive de ses mouvements.

Elle s’appelait Kaalia, tout simplement parce qu’il avait souhaité qu’elle portât ce nom. Elle souriait et l’ourlet sensuel de ses lèvres fascina Ubaar. »

Extrait de : D. Dastier. « Les Mutants de Pshuuria – Jullian de Cerny. »

Les immortels de Cephalia par Dan Dastier

Fiche de Les immortels de Cephalia

Titre : Les immortels de Cephalia (Tome 3 sur 5 – Jullian de Cerny)
Auteur : Dan Dastier
Date de parution : 1974
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les immortels de Cephalia

« Zuck Johnson somnolait dans sa guérite transparente quand l’hélicar du professeur Jason Beckle se posa exactement au centre de l’aire de contrôle automatique du laboratoire privé. Zuck sursauta, se retrouva comme par miracle sur ses jambes et rajusta machinalement la position de sa casquette. Deux hommes descendaient du petit appareil et venaient dans sa direction. Il reconnut au premier coup d’œil le professeur et son assistant, le jeune Lood Grifton. Il sortit précipitamment de sa guérite pour les saluer et vérifier, par principe, leurs badges.

— Bonjour, Zuck ! lança cordialement Jason Beckle. Rien de spécial ?

— Rien, professeur, murmura Zuck. Ah ! si… Mais cela ne doit pas avoir beaucoup d’importance… Dans la matinée, un astrojet a survolé les installations pendant quelques minutes, à haute altitude. En tout cas, il évoluait hors de la zone d’alarme.

Jason Beckle sourit et se tourna à demi vers son assistant.

— Encore des petits curieux qui voudraient bien savoir ce qui se passe ici, dit-il. Ils peuvent toujours courir ! »

Extrait de : D. Dastier. « Les Immortels de Cephalia – Jullian de Cerny. »

La planète aux diamants par Dan Dastier

Fiche de La planète aux diamants

Titre : La planète aux diamants (Tome 2 sur 5 – Jullian de Cerny)
Auteur : Dan Dastier
Date de parution : 1973
Editeur : Fleuve noir

Première page de La planète aux diamants

« Dans le poste de pilotage du Capricorne en cours d’approche de Mars, l’ambiance était plutôt tendue… Et il ne fallait pas chercher bien loin la raison de cette tension, qui se lisait sur le visage des deux hommes occupés à surveiller le fonctionnement des calculatrices de bord. Dans un angle du poste, près du panneau d’accès, se tenait un homme armé d’un pistolet ultrasonique… Rien ne transparaissait sur ses traits rigides, mais il ne perdait pas de vue un seul des mouvements du pilote, assis dans son fauteuil devant l’imposant tableau de bord du vaisseau spatial.

Jordan Galek lui lança un regard inexpressif puis s’approcha de Jen Moran, commandant du
Capricorne.

— Je viens d’injecter le programme d’approche, dit-il. Vous pouvez passer en automatique, Jen…

Moran enfonça une série de boutons sur un des tableaux de commande et le ronronnement des calculatrices se fit plus net. Maintenant, le vaisseau spatial était livré au guidage automatique qui l’amènerait sur orbite martienne. Moran quitta le fauteuil qu’il occupait depuis l’émergence supraspatiale, s’étira longuement et marcha vers les écrans de sidéroradars. »

Extrait de : D. Dastier. « La planete aux diamants – Jullian de Cerny. »