Étiquette : Fleuve noir

 

Génération clash par G. Morris

Fiche de Génération clash

Titre : Génération clash (Tome 1 sur 3 – Chris le Prez)
Auteur : Gilles-Maurice Dumoulin
Date de parution : 1983
Editeur : Fleuve noir

Première page de Génération clash

« Les Q.B.
Les Quartiers Balkanisés.
Du nom d’Andrew Balk, l’ancien ministre qui, le premier, avait proposé d’en évacuer les dernières personnes y résidant encore d’une façon régulière, et dont la police ne pouvait plus assurer la protection.
Il valait mieux les reloger dans quelque autre secteur de la ville, et laisser se débrouiller entre eux les « éléments incontrôlés », que de continuer à mobiliser en permanence, autour de ces quartiers, la majeure partie d’une force policière toujours élargie… mais toujours pitoyablement insuffisante ! Toujours écrasée, sur le plan numérique, par l’armée en perpétuelle croissance des « marginaux » de tout poil ! »

Extrait de : G. Morris. « Génération clash – Chris le Prez. »

Le bout du tunnel par G. Morris

Fiche de Le bout du tunnel

Titre : Le bout du tunnel (Tome 3 sur 3 – Armageddon)
Auteur : Gilles-Maurice Dumoulin
Date de parution : 1987
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le bout du tunnel

« Travaux forcés ! 
L’expression désignait, jadis, certaines besognes harassantes et répétitives exécutées par les condamnés de droit commun dans des lieux d’incarcération appelés « bagnes » où ils expiaient les crimes plus ou moins graves qu’ils avaient commis contre la société de leur époque. Elle avait disparu du langage. Elle vient d’y réapparaître avec la nécessité brusquement imposée aux hommes des B.S.M. d’assumer des tâches qu’ils n’auraient jamais envisagées, quelques semaines auparavant. Quoi d’étonnant que les mots qui reviennent sans cesse dans leurs conversations épuisées, désabusées, soient précisément : 
— C’est les travaux forcés ! C’est le bagne ! 
Travaux forcés auxquels les condamne aujourd’hui, non la société, mais la conjoncture ! »

Extrait de : G. Morris. « Le Bout du tunnel – Armageddon. »

Le fond de l’abîme par G. Morris

Fiche de Le fond de l’abîme

Titre : Le fond de l’abîme (Tome 2 sur 3 – Armageddon)
Auteur : Gilles-Maurice Dumoulin
Date de parution : 1987
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le fond de l’abîme

« Quand on a survécu à la formation physique et psychotechnique des « exécuteurs sommaires », on est particulièrement dur à tuer. 
Est-ce un avantage ? J’en doute. J’en doute même de plus en plus à mesure que cesse de me taquiner, dans le creux de ma main, le symbole pyrotatoué de la décoration que j’ai reçue « pour services exceptionnels rendus à l’Euram ». Tout policier, intérieur ou extérieur, qui projettera désormais sa torche polarisée vers ma paume ouverte pourra lire, à côté du matricule qui précise ma fonction d’E.S., que le porteur de ce tatouage indélébile, invisible sous éclairage normal, a sauvé la vie de Walter Wolf, actuel Président de l’Euramérique. Où que je puisse manifester l’intention de me rendre, aucun flic ne tentera de m’empêcher de passer. Tous s’efforceront, au contraire, de me faciliter la tâche. Avoir préservé l’existence de Walter Wolf, l’un des deux ou trois hommes les plus puissants du monde, c’est quelque chose ! »

Extrait de : G. Morris. « Le Fond de l’abime – Armageddon. »

Le commencement de la fin par G. Morris

Fiche de Le commencement de la fin

Titre : Le commencement de la fin (Tome 1 sur 3 – Armageddon)
Auteur : Gilles-Maurice Dumoulin
Date de parution : 1987
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le commencement de la fin

« Si sophistiqués que soient devenus les systèmes de détection et de protection, veiller sur un chef d’État n’a jamais été, ne sera jamais une sinécure. À plus forte raison sur un chef d’États. Au pluriel. Tout le monde aura déjà compris que je veux parler du Président de la Confédération Mondiale des États-Unis d’Euramérique.

L’Euram, pour employer l’abréviation couramment admise. Plus facile à placer dans la conversation que le sigle C.M.E.U.E. qui prononcé à la française n’évoque rien de particulier, sinon peut-être le meuglement d’une vache. Et n’est plus guère utilisé que dans des documents officiels que personne ne lit, de toute manière. L’Euram, c’est tellement plus commode.

Va donc pour l’Euram : cette réunion – sinon cette union – des anciens États-Unis d’Amérique et de cette bonne vieille Europe qui s’est successivement appelée des Sept, et des Neuf, et des Douze, et des je ne sais trop combien, avant d’abdiquer son indépendance au point de se mettre à l’heure de l’Euram. »

Extrait de : G. Morris. « Le Commencement de la fin – Armageddon. »

Le maître harpiste de Pern par A. McCaffrey

Fiche de Le maître harpiste de Pern

Titre : Le maître harpiste de Pern (Tome 17 sur 17 – Pern)
Auteur : Anne McCaffrey
Date de parution : 1998
Traduction : S. Hilling
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le maître harpiste de Pern

« — Une chose est sûre, dit Betrice, mi-figue, mi-raisin, tout en enveloppant le bébé hurlant et gigotant dans le fin lange de coton que sa mère avait tissé tout exprès à cette fin, il a hérité de tes poumons, Petiron. Là ! Maintenant, je vais m’occuper de Merelan.

Le bébé, cramoisi à force de s’époumoner, et qui serrait furieusement ses petits poings, fut déposé dans les bras de son père alarmé. Secouant le nouveau-né comme il l’avait vu faire aux autres pères, Petiron l’emporta près de la fenêtre pour dévisager son premier-né.

Il ne vit pas le regard qu’échangèrent la sage-femme et son assistante, ni cette dernière sortir discrètement pour quérir la guérisseuse. »

Extrait de : A. McCaffrey. « Le Maître harpiste de Pern – Pern. »

Les ciels de Pern par A. McCaffrey

Fiche de Les ciels de Pern

Titre : Les ciels de Pern (Tome 13 sur 17 – Pern)
Auteur : Anne McCaffrey
Date de parution : 2001
Traduction : S. Hilling
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les ciels de Pern

« Le Compagnon de garde au quartier des prisonniers de la Mine 23 dans les contreforts de la chaîne occidentale fut le premier à voir dans le ciel la trace brillante et presque bleuâtre arrivant du sud-ouest. Elle semblait aussi venir droit sur lui, alors il hurla un avertissement en dégringolant les marches de la tour de garde.

Ses hurlements attirèrent l’attention d’autres mineurs qui sortaient juste des galeries, sales et fatigués d’avoir extrait du minerai de fer toute la journée. Eux aussi virent la lumière – qui se dirigeait droit sur le fortin ; ils se dispersèrent en criant, plongeant vers le premier abri venu, wagonnets, tas de minerai extrait ce jour, grue à portique, ou retournant dans la galerie. Un roulement de tonnerre se propagea dans le ciel – et pas un nuage en vue. Certains affirmèrent avoir entendu un glapissement strident. Tout le monde fut d’accord sur la direction d’où venait l’objet : le sud-ouest. »

Extrait de : A. McCaffrey. « Les Ciels De Pern – Pern. »

La lignée du dragon par A. McCaffrey

Fiche de La lignée du dragon

Titre : La lignée du dragon (Tome 5 sur 17 – Pern)
Auteur : Anne McCaffrey
Date de parution : 2003
Traduction : S. Hilling
Editeur : Fleuve noir

Première page de La lignée du dragon

« Quand les hommes arrivèrent sur Rukbat, étoile de type G dans le secteur du Sagittaire, ils s’installèrent sur sa troisième planète qu’ils nommèrent Pern. Ils s’étaient exilés dans l’intention de créer un paradis idyllique, agricole et de basse technologie, pour oublier les ravages des Guerres Nathi. Ils accordèrent peu d’attention aux voisins de Pern, vu que tout le système solaire avait été exploré et déclaré sans danger pour la colonisation.

Moins de huit ans plus tard – ou Révolutions, ainsi que les Pernais commencèrent à nommer les années – la planète sœur erratique de Pern, l’Étoile Rouge, fonça sur eux des confins du système solaire.

Et les Fils commencèrent à pleuvoir du ciel. Ces minces filaments argentés n’avaient pas l’air dangereux – jusqu’au moment où ils touchaient la chair, les feuillages, ou quoi que ce fût de vivant, y compris la terre nue. Les Fils grandissaient, tirant leur nourriture de toute matière organique, transformant le sol en poussière stérile, calcinant les chairs et n’en laissant que des os carbonisés. Seuls le métal, la roche et l’eau – où les Fils se noyaient – étaient à l’abri de la destruction. »

Extrait de : A. McCaffrey. « La lignée du dragon – Pern. »

Le temps du retour par P. J. Farmer

Fiche de Le temps du retour

Titre : Le temps du retour
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1957
Traduction : B. Blanc, D. Brotot
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le temps du retour

« La femme ne résista pas lorsque le docteur Barker se colla contre elle. Elle n’était pas venue pour résister. Pas encore. Il connaissait ses véritables intentions : elle se laisserait faire un moment, puis se mettrait à crier jusqu’à ce que les hommes qui, sans aucun doute, étaient cachés dans les environs, surgissent et le mettent en état d’arrestation. Ou plutôt : fassent semblant.

Elle le regarda effrontément, les lèvres entrouvertes et dit :

— Pensez-vous que tout ceci soit réel ?
— C’est concret, en tout cas, répondit Leif, et il la fit taire en collant ses lèvres aux siennes.

Elle lui rendit sauvagement son baiser – un peu trop sauvagement pour quelqu’un qui jouait la comédie. Elle en rajoutait. À moins que… Elle prenait peut-être plus de plaisir à son boulot que ne l’auraient désiré ses supérieurs. »

Extrait de : P. J. Farmer. « Le temps du retour. »

Le réveil du dieu de pierre par P. J. Farmer

Fiche de Le réveil du dieu de pierre

Titre : Le réveil du dieu de pierre
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1970
Traduction : M. Lodigiani
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le réveil du dieu de pierre

« Il s’éveilla… Aucune idée de l’endroit où il se trouvait !…

À une quinzaine de mètres crépitait un rideau de flammes. La fumée, l’odeur de bois brûlé lui emplissaient les narines et ses yeux se noyèrent de larmes. Quelque part, on échangeait des cris, des hurlements de douleur et de rage.

À l’instant précis où ses yeux s’étaient rouverts, il avait entrevu un morceau de plastique tomber de sous ses bras tendus droits devant lui.

Il sentit un choc léger sur ses genoux et quelque chose glissa le long de ses jambes avant d’atterrir sur le disque de pierre où il était juché.

Il était assis dans un fauteuil… le fauteuil de son bureau ! Le siège reposait sur un énorme trône taillé dans le granit et planté au centre d’une plate-forme ronde en pierre également. La roche portait de larges taches brun-rougeâtre. L’objet qui venait de tomber, c’était une partie du pupitre sur lequel il se penchait précisément au moment de… sa mort ? »

Extrait de : P. J. Farmer. « Le réveil du dieu de pierre. »

La porte du temps par P. J. Farmer

Fiche de La porte du temps

Titre : La porte du temps
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1966
Traduction : M. Lodigiani
Editeur : Fleuve noir

Première page de La porte du temps

« La guerre était terminée depuis un an lorsque mon éditeur m’envoya en Norvège pour y rencontrer Roger Two Hawks. J’avais carte blanche pour négocier avec lui les termes d’un contrat particulièrement alléchant, surtout si l’on se rappelle les incroyables difficultés que rencontrait alors un auteur pour se faire publier et distribuer. C’était sur ma requête que cette mission m’avait été confiée : j’avais entendu raconter toutes sortes de fables sur Roger Two Hawks, invraisemblables pour la plupart, parfois même contradictoires. Mes informateurs m’avaient pourtant tous juré la véracité de leurs témoignages.

J’étais tellement dévoré de curiosité que si mon employeur avait repoussé ma demande, j’aurais été capable de démissionner sur-le-champ pour me rendre en Norvège de mon propre chef. Et pourtant, dans ma partie, les boulots ne couraient pas les rues, à cette époque !… Objectif primordial : rebâtir un monde, une civilisation, réduits à néant. »

Extrait de : P. J. Farmer. « La porte du temps. »