Étiquette : Fleuve noir
Le veilleur à la lisière du monde par Daniel Walther

Fiche de Le veilleur à la lisière du monde
Titre : Le veilleur à la lisière du monde
Auteur : Daniel Walther
Date de publication : 1985
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le veilleur à la lisière du monde
« Au début du siècle, le professeur Percival Lowell entreprit un long travail d’observation devant le mener à la localisation de la neuvième planète du système solaire. Rappelons que Neptune avait été découverte en 1846 grâce aux efforts de John C. Adams, Urbain-Jean-Joseph Le Verrier et Johann Gottfried Galle. Mais le professeur Lowell mourut en 1916, laissant ses travaux inachevés bien que révélateurs de l’existence plus que probable d’un neuvième monde au-delà de Neptune.
Quatorze ans après la disparition de Percival Lowell, un autre astronome, Clyde Tombaugh, localisa enfin la planète capricieuse sur des clichés pris dans la constellation des Gémeaux. Cette découverte décisive eut lieu au mois de mars 1930 à l’observatoire de Flagstaff (Arizona). La nouvelle fille du Soleil ne se trouvait qu’à 6° de la position supputée par le professeur Lowell. Pour rendre hommage au défunt astronome, la neuvième planète du système solaire fut baptisée Pluton, les deux premières lettres rappelant les initiales du découvreur malchanceux. »
Extrait de : D. Walther. « Le veilleur à la lisière du monde. »
La terre sans souffrance par Daniel Walther

Fiche de La terre sans souffrance
Titre : La terre sans souffrance
Auteur : Daniel Walther
Date de publication : 1995
Editeur : Fleuve noir
Première page de La terre sans souffrance
« Le capitão Rubem Bandeira suait sang et eau. Surtout de l’eau, qui emportait en rigoles malodorantes des moustiques écrasés, aussi avides de sang que des poissons-tigres. Les soldats qui composaient le détachement ne parlaient pas, ne ronchonnaient même plus.
Malgré l’assurance du caboclo1 Wilson Fonseca, le capitaine avait l’impression qu’on s’était fourvoyé. Ses hommes et lui étaient bel et bien perdus, et les téléphones portatifs n’émettaient que de lugubres grésillements : pas moyen d’entrer en communication avec le reste du bataillon des Forces spéciales opérationnelles.
Cette zone de la forêt amazonienne avait été classée « à déboiser », ce qui signifiait, dans le langage savamment codé d’une certaine administration, que la loi des banques et des transnationales, et notamment celle du senhor Beat Rädli, prenait force de… loi. »
Extrait de : D. Walther. « La Terre sans souffrance. »
La pugnace révolution de Phagor par Daniel Walther

Fiche de La pugnace révolution de Phagor
Titre : La pugnace révolution de Phagor
Auteur : Daniel Walther
Date de publication : 1984
Editeur : Fleuve noir
Première page de La pugnace révolution de Phagor
« Le monde n’avait pas toujours été ce qu’il était devenu.
Longtemps avant la dictature sanglante des Oligarques, en des temps où les diverses nations de la planète menaient une existence non pas paisible – qui dans la Galaxie pouvait prétendre à une paix durable, universelle ? – mais tout simplement « vivable », oui, avant cette dictature effroyable, omnipotente, sauvagement arbitraire, des Maîtres plus cléments avaient donné leur essor à quelques civilisations judicieusement réparties sur les continents et dans les archipels de la planète.
Mais ces civilisations ne pouvaient subsister sans le soutien des Maîtres ; elles se tenaient sur le tranchant du sabre, au-dessus d’un volcan toujours prêt à déborder. Vinrent d’autres Maîtres, moins sages, moins réfléchis : les Hommes, les Lems. Des créatures très différentes mais d’une égale intolérance. »
Extrait de : D. Walther. « La pugnace révolution de Phagor. »
La planète Jaja par Daniel Walther

Fiche de La planète Jaja
Titre : La planète Jaja
Auteur : Daniel Walther
Date de publication : 1989
Editeur : Fleuve noir
Première page de La planète Jaja
« Je n’avais guère apprécié le voyage. Non qu’il fût spécialement long ou pénible, non, bien sûr… mais je m’étais retrouvé mêlé à une foule assez stupide de yuppies déglingués et de snobs toxicomanes – une foule qui s’était ingéniée à me mettre le grappin dessus, ayant cru reconnaître en moi une vague vedette voyageant incognito.
Incognito, vous parlez ! Mais il faudrait être l’homme invisible pour se déplacer ainsi, sans se faire repérer dans un paquebot interstellaire. Et qui plus est un vaisseau en route vers la planète Jaja, la énième merveille de l’univers exploré.
Pendant les six jours de la traversée entre Perfide et Jaja, je me cachai le plus souvent dans ma cabine, prétextant un malaise. À force de le prétexter, je finis d’ailleurs par en souffrir très réellement durant les trente-six dernières heures du trajet. »
Extrait de : D. Walther. « La planète Jaja. »
La marée purulente par Daniel Walther

Fiche de La marée purulente
Titre : La marée purulente
Auteur : Daniel Walther
Date de publication : 1986
Editeur : Fleuve noir
Première page de La marée purulente
« Le jour se leva sur l’île. Avec des rutilements exaspérants pour les yeux des simples mortels. Comme si une bombe nucléaire avait explosé dans le beau milieu de l’horizon. Mais aucune bombe n’avait sauté au-dessus du Pacifique depuis bien des années. On s’en tenait à la trêve. Du moins en apparence.
L’île d’ailleurs — sur laquelle nous voyons se lever l’aube aux doigts de métal fondu, aux yeux de lave incandescente — n’avait aucune valeur stratégique. Elle n’abritait qu’une centaine de lépreux condamnés à mourir lentement et sûrement, de pauvres épaves qui n’attendaient plus rien de personne.
Le médecin qui soignait les lépreux de l’île avait perdu la foi depuis longtemps et s’était mis à boire.
Justement, nous pouvons le voir, dans sa chambre à coucher, qui se lève péniblement, qui se tient la tête à deux mains, comme s’il avait peur qu’elle se brise en mille morceaux tel un œuf… sans crier gare. Il retombe sur son lit défait, nu comme un ver, tout englué de mauvaise transpiration. »
Extrait de : D. Walther. « La Marée purulente. »
Embuscade sur Ornella par Daniel Walther

Fiche de Embuscade sur Ornella
Titre : Embuscade sur Ornella
Auteur : Daniel Walther
Date de publication : 1983
Editeur : Fleuve noir
Première page de Embuscade sur Ornella
« Dans les grandes cités de la Confédération, les spécialistes de la conjoncture essayaient de raccommoder les silences du temps. Ils erraient comme des âmes en peine dans les longs corridors des Relais informatiques, – d’étranges constructions anonymes, qui ressemblaient parfois à des pyramides, parfois à des cônes tronqués, parfois à des sphères gigantesques haussées sur des tripodes miroitants.
Les grandes cités de la Confédération vivaient dans l’inquiétude. Une fois de plus, les colombes de la paix s’enfuyaient, chassées par les faucons de la guerre. Entre les dominions lointains et les territoires asservis de longue date se propageaient, plus vite que la lumière, des rumeurs troubles, des nouvelles sournoises qui faisaient état d’une nouvelle conjuration de l’ENNEMI. »
Extrait de : D. Walther. « Embuscade sur Ornella. »
Apollo XXV par Daniel Walther

Fiche de Apollo XXV
Titre : Apollo XXV
Auteur : Daniel Walther
Date de publication : 1983
Editeur : Fleuve noir
Première page de Apollo XXV
« J’aurais dû me méfier !
L’enquête avait mal commencé.
Elle sentait le coup fourré, le piège à plein nez.
Mais personne ne m’avait prévenu ; personne dans toute la ville n’avait jugé utile de me donner « un conseil d’ami ».
Tous, les uns comme les autres, s’étaient tenus cois. Ils avaient fourré la tête dans le sable et ils s’étaient laissés vivre. Ce qui était une façon de parler. Dans cette ville, comme dans beaucoup d’autres, on ne vivait plus que par procuration.
Mais commençons par le commencement.
Par la mort brutale et incompréhensible de Bertil Erikson, l’astronaute.
Il avait été retrouvé égorgé dans son luxueux appartement de San Joselito, et le monde entier avait vibré d’angoisse quand les médias s’étaient lancés dans des hypothèses réellement délirantes. Le premier prix revenant sans conteste à Francis Costa, de la VWBC, qui parla d’un complot ourdi par une mystérieuse organisation subversive. »
Extrait de : D. Walther. « Apollo XXV. »
La légende de Swa par Daniel Walther

Fiche de La légende de Swa
Titre : La légende de Swa (Tome 3 sur 3 – Le livre de Swa)
Auteur : Daniel Walther
Date de publication : 1983
Editeur : Fleuve noir
Première page de La légende de Swa
« Le visage de la guerre.
Le visage de la guerre et celui de la tempête se mêlaient en un masque grotesque, tandis que les vagues se jetaient à l’assaut du ciel. « Je t’aime, s’écria la vague la plus haute avant de retomber dans l’écume. Je t’aime ! »
Dmitr Vashar ricanait dans les ténèbres vertes de la mer, se gaussait, debout dans les étriers. Il personnifiait la terrible menace de la guerre, de la destruction totale.
Swa se réveilla en hurlant, mais le fracas de la tempête recouvrit sa voix.
« Je t’aime ! » C’était Lsi qui parlait du fond du silence.
Je me souviens, je me souviens, je me souviens : nous sommes là, des naufragés sur l’ile de Moron, et nous nous cachons des puissances maléfiques, obstinées qui galopent dans le sillage de Dmitr Vashar.
SA main était levée vers le ciel. SA terrible main aux mutilations symboliques. »
Extrait de : D. Walther. « La légende de Swa – Le livre de Swa. »
Le destin de Swa par Daniel Walther

Fiche de Le destin de Swa
Titre : Le destin de Swa (Tome 2 sur 3 – Le livre de Swa)
Auteur : Daniel Walther
Date de publication : 1982
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le destin de Swa
« Le froid était intense. Il griffait les visages, mordait dans la chair des mains, semblait vouloir ronger jusqu’à l’os les muscles tendus, figés dans une dureté de pierre. Les gonfanons pendaient sur leurs hampes et les étendards demeuraient immobiles, drapés en plis onctueux, dissimulant les traits des créatures héraldiques acagnardées dans leur prison de velours.
Le froid était intense et il le deviendrait davantage encore dès que se lèverait le vent de la nuit.
Mais le guerrier au manteau violet ne se souciait guère des assauts du froid. Il poursuivait avec entêtement les chemins de sa pensée, une pensée glaciale comme le vent de la nuit, dure comme le silex des routes dévastées.
L’immense armée des Seigneurs de la Guerre était prête à se mettre en route, prête à se mettre en chasse.
Et la chasse serait longue, et rude, et sanglante. »
Extrait de : D. Walther. « Le destin de Swa – Le livre de Swa. »
Le livre de Swa par Daniel Walther

Fiche de Le livre de Swa
Titre : Le livre de Swa (Tome 1 sur 3 – Le livre de Swa)
Auteur : Daniel Walther
Date de publication : 1982
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le livre de Swa
« En un lointain futur…
Qui ressemble au passé…
Quand les déserts du monde se recouvrent de brumes épaisses, quand les précipices de la pensée deviennent de plus en plus profonds, quand les lois de la science sont remplacées par les préceptes de quelques fanatiques…
La science avait échappé des mains des hommes de science. Entre celles des desperados de la technologie, elle s’était transformée en bombe à retardement, en brûlot, en gangrène, en cancer. Elle avait répandu ses ulcères sur le corps de la planète tout entière, creusant profondément la chair tuméfiée, y vrillant avec une terrible persévérance ses poignards et ses leviers, laissant exploser les os, se lézarder l’épiderme du globe terrestre.
La Grande Déflagration fit vomir tripes et boyaux à tous les volcans de la planète, même à ceux qui semblaient éteints pour toujours, à toutes les bouches à feu sous-marines. L’écorce terrestre fut agitée de soubresauts spasmodiques, craqua telle une outre ou un ventre de femme en couches…, enfanta des monstres par centaines, par milliers. A millions. »
Extrait de : D. Walther. « Le livre de Swa. »