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Les limiers de l’infini par Pierre Barbet

Fiche de Les limiers de l’infini

Titre : Les limiers de l’infini (Tome 1 sur 2 – Les limiers de l’infini)
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1966
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les limiers de l’infini

« L’université européenne de Strasbourg s’enorgueillissait à juste titre de ses réalisations.

Etablie hors de la ville, en pleine campagne, des savants venus de tous les pays de l’Union y travaillaient dans un cadre plaisant avec un outillage de premier ordre.

En cette année 2452, la Terre jouissait de la paix depuis deux siècles. La Confédération mondiale groupant l’Union Européenne, les Etats-Unis d’Amérique du Nord et du Sud, les Républiques d’Extrême-Orient et la Communauté des Peuples Noirs assurait un développement harmonieux de tous les types d’humanité.

Les astronefs de l’E.S. (Exploration Spatiale) dotés de propulseurs spéciaux poussaient des pointes très au-delà du système solaire, en quête de planètes susceptibles d’héberger des colonies humaines.

De nombreuses races animales inconnues avaient été découvertes, et une branche nouvelle de la science, l’exobiologie, se chargeait de leur étude.

Le titulaire de cette chaire à l’université, le professeur Jules Valbius, possédait une personnalité marquante. »

Extrait de : P. Barbet. « Les limiers de l’infini. »

L’ère du spatiopithèque par Pierre Barbet

Fiche de L’ère du spatiopithèque

Titre : L’ère du spatiopithèque
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1991
Editeur : Fleuve Noir

Première page de L’ère du spatiopithèque

« Aïcha appuya sur la télécommande pour couper la vidéo : elle en avait marre de ces films à l’eau de rose tirés des innombrables romans d’une vieille Anglaise du XXe siècle, dont le fantôme devait d’ailleurs se retourner dans sa tombe ; sur la Riviera, naguère réservée aux riches oisifs, c’était la lutte pour la vie.

En cette année 2040, des rixes incessantes opposaient les diverses communautés : un habitant sur quatre venait d’Afrique ou d’Asie Mineure. La vieille Europe, devenue stérile, se voyait engrossée par une population dynamique dont les moins de quinze ans constituaient le tiers et qui n’avaient rien d’angélique. Du moins le récent article de Nice-Matin, paru sur diapositive, l’affirmait-il…

Chaque cité s’était transformée en mégalopole : malgré les ravages du tremblement de terre de 1998 qui y avait fait 400 000 victimes, Nice, étendue le long du Var, comptait à présent 4 millions d’habitants.

Aïcha y vivait et en était heureuse : dans les grandes villes, une jolie fille trouve toujours à se débrouiller… »

Extrait de : P. Barbet. « L’Ere spatiopithèque. »

Soleil de mort par Pierre Barbet

Fiche de Soleil de mort

Titre : Soleil de mort
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1990
Editeur : Fleuve Noir

Première page de Soleil de mort

« Denis Roussel, biologiste de Sanofi spécialisé en zoo­logie, contemplait mélancoliquement le paysage désolé entourant les laboratoires de Sophia Antipolis. D’un geste machinal, il caressait la monture de ses lunettes miroirs réfléchissant à 100 % les ultra-violets. Beaucoup de pauvres bougres, faute de cette protection, étaient devenus aveugles, crevant comme des rats dans leur trou.

Par l’étroite meurtrière découpée dans les volets de fer, il apercevait les troncs dénudés, les myrtes dessé­chés, Therbe jaunie entourant les bâtiments du centre de recherche. Au loin, des volutes de fumée s’élevaient dans le ciel: un incendie ravageait les pinèdes sur la route de Grasse ; l’odeur aromatique des conifères brû­lés évoquait les anciens barbecues, lui mettant l’eau à la bouche.

Jadis, une verte forêt de pins entourait la ville d’Antibes; sous ses ombrages, le samedi, on jouait à la pétanque. »

Extrait de : P. Barbet. « Soleil de Mort. »

Option zéro par Pierre Barbet

Fiche de Option zéro

Titre : Option zéro (Tome 9 sur 9 – Alex Courville)
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1988
Editeur : Fleuve Noir

Première page de Option zéro

« Alex Courville n’aimait guère la foule : difficile de repérer un adversaire parmi cent badauds flânant sans but. Mais il haïssait la faune des gens du spectacle, leurs stars insolentes autour desquelles photographes et journalistes tournoyaient comme des mouches à merde.

Par bonheur, la corvée serait brève. Vilar l’avait convoqué dans son bureau quelques jours auparavant et accueilli avec un sourire, fait tellement étonnant qu’Alex avait aussitôt soupçonné de perfides intentions.

Faussement jovial, le boss lui avait tendu la main :

— Alors cher ami, en forme ?

— Tout à fait, amiral.

— Tant mieux, tant mieux. À quand remonte votre dernière mission ? »

Extrait de : P. Barbet. « Option zéro – Alex Courville. »

Les enfants de Pisauride par J.-P. Andrevon

Fiche de Les enfants de Pisauride

Titre : Les enfants de Pisauride
Auteur : J.-P. Andrevon
Date de parution : 1990
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les enfants de Pisauride

« Pisauride était malade… très malade.
Elle se traînait avec peine au long des immenses perspectives de béton qui étaient son univers, son corps était engourdi, elle n’avait plus d’appétit.
Le monde devenait brouillard à ses six yeux brillants comme des perles de charbon enfoncées à la base de la calotte de son céphalothorax, ses huit membres longs et déliés n’avaient plus aucune agilité, elle n’éprouvait plus aucun courage à traquer les rares proies qui passaient à sa portée.
Elle décida de quitter ces lieux vrombissants, où de maléfiques lueurs bleues couraient dans les profondeurs d’une eau miroitante et mortelle. Pourquoi était-elle venue habiter ici ? Elle l’ignorait… Un obscur instinct l’avait sans doute poussée vers cette caverne de béton où elle s’était trouvée prisonnière… de si longs mois, des années peut-être. »

Extrait de : J.-P. Andrevon. « Les Enfants de Pisauride. »

Visiteurs d’apocalypse par J.-P. Andrevon

Fiche de Visiteurs d’apocalypse

Titre : Visiteurs d’apocalypse
Auteur : J.-P. Andrevon
Date de parution : 1990
Editeur : Fleuve noir

Première page de Visiteurs d’apocalypse

« La sonnerie du réveil mécanique fait sauter Gérard Lefrançois hors de l’eau douillette du sommeil. Douillette ? Pas tant que ça. Depuis un quart d’heure, ou une demi-heure, il se tournait et se retournait, pas encore réveillé, pas vraiment endormi non plus. Sa main se tend, à la recherche du petit objet rond qui crache l’irritante sonnerie. Elle cesse avant qu’il ait pu l’atteindre. Tant pis, tant mieux. La main de Gérard se rétracte au bout de son bras, rampe sur la surface désertée du drap à côté de lui. Elle est tiède encore, tiède de la présence palpable de Béatrice. Il soupire…

Béatrice n’est plus là, bien sûr. Elle prend son travail de secrétaire à 8 h 30, elle doit quitter la maison à 8 heures. C’est elle qui lui a remonté le réveil pour 8 h 15… et qui a dû le réveiller à moitié en se levant, en s’habillant, d’où cette impression confuse d’une somnolence troublée.  »

Extrait de : J.-P. Andrevon. « Visiteurs d’apocalypse.  »

Objectif : mars 2005 par Pierre Barbet

Fiche de Objectif : mars 2005

Titre : Objectif : mars 2005
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1987
Editeur : Fleuve Noir

Première page de Objectif : mars 2005

« — Je m’appelle Fred Marx… Né à Paris en 1972, astrophysicien, ce n’est pas la première fois que je vous parle à la télé de la mission internationale qui part vers Mars en ce mois de juin 2005. En réalité, à bord des modules martiens, nous sommes bons à tout faire ; je m’explique : supposons qu’un astéroïde percute l’un de nos trois modules d’habitation, tuant les cinq spécialistes qui s’y trouvent, la mission risquerait d’échouer si les survivants étaient incapables de les remplacer. À bord nous disposons d’un système de maintenance perfectionné permettant de faire face aux éventuelles pannes ; nous bénéficions aussi d’une salle d’opération ultramoderne pour y soigner nos propres déficiences, réductions de fractures et même interventions chirurgicales importantes peuvent y être pratiquées. Qu’arriverait-il si notre toubib, Antonio Varzi, mourait d’un infarctus massif ? Scout toujours prêt : chaque astronaute a reçu une formation dans toutes les disciplines lui permettant, avec le soutien informatique, de remplacer chaque spécialiste. »

Extrait de : P. Barbet. « Objectif Mars 2005. »

Défense spatiale par Pierre Barbet

Fiche de Défense spatiale

Titre : Défense spatiale
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1987
Editeur : Fleuve Noir

Première page de Défense spatiale

« Les préparatifs des festivités marquant l’avènement du XXIe siècle battaient leur plein. En Floride, en Californie, en France, les Disneyland avaient prévu des programmes spéciaux pour les soirées du 30 et du 31 décembre 1999. Par chance, le 31 tombait un vendredi, déclaré jour férié dans le monde entier, ce qui promettait trois jours de fêtes orgiaques aussi fastueuses que le carnaval de Rio.

Toutes les capitales arboraient leur tenue des grands jours ; sur la Tour Eiffel apparaissaient en chiffres géants : 2000, au-dessus des Big Twins, des faisceaux laser illuminaient un gigantesque ballon captif annonçant le troisième millénaire, à minuit un feu d’artifice serait tiré de sa nacelle, illuminant New York et ses environs. À Moscou, sur les murs du Kremlin bordant la place Rouge, même chiffre vermillon, répété dans le ciel par un satellite qui, pendant une semaine, se maintiendrait au-dessus de la capitale et libérerait à minuit un nuage écarlate. À Pékin, c’était sur le sol même que des milliers de fleurs dessinaient le quantième magique. »

Extrait de : P. Barbet. « Défense spatiale. »

Captifs de Corvus par Pierre Barbet

Fiche de Captifs de Corvus

Titre : Captifs de Corvus (Tome 8 sur 9 – Alex Courville)
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1987
Editeur : Fleuve Noir

Première page de Captifs de Corvus

« L’astro-paquebot poursuivait sa joyeuse traversée : à bord, les riches oisifs avaient payé très cher le droit au dépaysement. Le charme suranné des coursives de bois verni, les soirées en costumes d’antan et même un léger inconfort dû à certains systèmes de climatisation périmés, tels ces ventilateurs dont les larges pales provoquaient des courants d’air dérangeant l’équilibre hardi des coiffures de ces dames.

Les croisières Oïni, à vrai dire, possédaient une réputation galactique : dans tout l’Empire, personne n’offrait pareille gamme de loisirs sur des planètes aussi variées. Mondes marins comme Udunle, planètes glacées, telle Enteidon, cités aériennes se déplaçant au gré des vents sur Ephyre, chaque fois des excursions attendaient les visiteurs, croisières sous-marines, courses en traîneaux, sans jamais omettre le délicieux incident qui titillait les cœurs sensibles. »

Extrait de : P. Barbet. « Alex Courville – Captifs ce Corvus. »

Temps changeants par Pierre Barbet

Fiche de Temps changeants

Titre : Temps changeants (Tome 7 sur 9 – Alex Courville)
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1986
Editeur : Fleuve Noir

Première page de Temps changeants

« Alex Courville contemplait avec intérêt le ravitaillement des astronefs qui, l’un après l’autre, venaient se poser sur le satellite.

Les robots s’activaient avec dextérité, vérifiaient les propulseurs, effectuant un échange rapide en cas de besoin ; lorsque les réservoirs d’oxygène étaient remplis à la pression maximale, les bolides repartaient dans le crachement silencieux de leurs tuyères.

La course des astéroïdes était un événement : les pilotes engagés devaient faire preuve à la fois d’adresse et d’endurance, car les bolides restaient pilotés par des humains pendant toute la course, sauf en cas d’urgence.

De nombreuses attractions avaient été prévues pour distraire les spectateurs las de la compétition : music-halls, simulateurs de pilotage, mais aussi safaris dans la jungle artificielle installée à proximité des stands. »

Extrait de : P. Barbet. « Temps changeants – Alex Courville. »