Étiquette : Fleuve noir

 

Evolution magnétique par Pierre Barbet

Fiche de Evolution magnétique

Titre : Evolution magnétique
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1968
Editeur : Fleuve noir

Première page de Evolution magnétique

« Niaros était ravi : il venait d’ajouter une pièce rare à sa collection de pierres dures, un éphoüs délicatement ciselé dans un bloc d’hyacinthe.

Le chef des Bians, paisibles géants atteignant deux mètres cinquante de haut en moyenne, possédait, en effet, cette inoffensive marotte de collectionneur. Il y consacrait tout le temps que sa charge lui laissait disponible. Et le gouvernement de quelque dix millions de Bians, très à l’aise sur Bar-nard, une planète riche et florissante où la nourriture abondait, ne posait guère de problèmes. Aussi toute une salle de sa somptueuse résidence située au cœur d’Und, la capitale, contenait-elle d’innombrables trésors d’une délicatesse à faire rêver.

Ce passe-temps était assez curieux pour un humanoïde solidement charpenté aux jambes robustes et aux bras puissants terminés par cinq doigts épais qui auraient pu réduire en miettes les minuscules statuettes. »

Extrait de : P. Barbet. « Evolution magnétique. »

La planète des Cristophons par Pierre Barbet

Fiche de La planète des Cristophons

Titre : La planète des Cristophons
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1968
Editeur : Fleuve noir

Première page de La planète des Cristophons

« Une foule joyeuse se pressait dans le hall vitré situé au rez-de-chaussée de l’astroport européen proche de Bruxelles. Etudiants en congé, badauds profitant de ce jour ensoleillé de juin pour rêver de traversées au long cours, voyageurs affairés consultant les énormes panneaux où figuraient les heures de départ, tous devisaient gaiement, oubliant leurs soucis dans cette atmosphère enfiévrée qui règne au sein de ces lieux féeriques, point de départ de l’aventure.

Des noms mirifiques claironnés par les haut-parleurs venaient ajouter une pointe d’exotisme à cette ambiance cosmopolite.

Mars, Vénus, et plus loin encore, les planètes colonisées par de valeureux pionniers, Merx, Argen, Dolmak… Tous se sentaient l’âme d’un explorateur, songeant aux astres merveilleux, aux peuplades baroques, aux richesses lointaines.

Dominant ce brouhaha, la voix suavement modulée d’une speakerine se fit entendre :

—      Les visiteurs du satellite-relais pour astronefs en transit sont priés de se rendre à la porte 214. Embarquement immédiat dans la navette. »

Extrait de : P. Barbet. « La Planète des Christophons. »

Hallali cosmique par Pierre Barbet

Fiche de Hallali cosmique

Titre : Hallali cosmique (Tome 2 sur 2 – Les limiers de l’infini)
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1967
Editeur : Fleuve noir

Première page de Hallali cosmique

« En cette année 2453, la prospérité régnait sur la. Terre, malgré le chiffre record de quarante milliards atteint par sa population. Chaque citoyen disposait d’un confort extraordinaire et la famine prédite par de noirs augures du XXe siècle ne menaçait personne. Les usines hydroponiques, les synthétiseurs de protéines fournissaient largement à chacun de quoi se sustenter.

Par contre l’ennui s’abattait souvent sur ces gens blasés, saturés de télévision couleur-relief et de jeux intercontinentaux. Car la paix régnait depuis des années, et les rapports des nations, unies en une Confédération mondiale, étaient sans histoire.

Heureusement, deux faits avaient donné un peu de sel à l’actualité : en premier, le retour de l’expédition envoyée sur ε Gemini sous les ordres du commandant Von Talquist. Selon le rapport de ce remarquable astrot, elle avait été attaquée et capturée par une étrange race d’insectoïdes à la technologie très avancée : les Termés. Seuls, l’adresse et le courage de son chef lui avaient permis de se tirer des griffes de ces êtres cruels en s’enfuyant à bord d’un croiseur ennemi ramené intact sur Terre. »

Extrait de : P. Barbet. « Hallali cosmique. »

Le secret des Quasars par Pierre Barbet

Fiche de Le secret des Quasars

Titre : Le secret des Quasars
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1967
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le secret des Quasars

« L’énorme consortium de construction astronautique Barraz s’étendait sur des dizaines de kilomètres, dans la campagne toulousaine. Sous terre se trouvaient les immenses ateliers occupés par les robots travaillant vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Des puits les desservaient, amenant sans relâche sur l’astroport les fusées géantes, aussitôt prises en main par les équipages d’essai. La qualité des engins produits par le C. C. A. B. lui avait vite donné le monopole dans cette branche de l’industrie. Depuis des années, la firme livrait à toute la Terre les appareils civils et militaires destinés à la navigation interstellaire. C’était là le fruit de la géniale découverte de Francis Barraz, ancêtre de toute la lignée qui avait mis au point le contracteur temporel permettant de naviguer à une vitesse supraluminique sans risquer de trouver au retour d’un voyage au long cours une Terre vieillie de vingt, trente ans ou plus encore. »

Extrait de : P. Barbet. « Le Secret Des Quasars. »

L’étoile du néant par Pierre Barbet

Fiche de L’étoile du néant

Titre : L’étoile du néant (Tome 1 sur 3 – L’arche de survie)
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1967
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’étoile du néant

« Mella se réveilla en sursaut. Elle secoua la tête pour démêler ses longs cheveux azurés, en détacher les brindilles et les herbes sèches parsemant sa coiffure.

Puis elle se leva, admirant le soleil émeraude qui éclairait de ses premiers rayons la planète Dennik.

Encore un peu ensommeillée, elle se demanda un instant ce qu’elle faisait là, en pleine campagne. Puis la mémoire lui revint : les vacances venaient de commencer et elle avait quitté la ville avec Wond, pour faire une grande promenade. Tournant la tête, elle aperçut son compagnon frileusement entortillé dans son grand manteau. Wond, son préféré, celui qui la suivait toujours dans ses randonnées à travers la campagne, prêt à obéir à ses moindres désirs. Elle contempla un instant sa figure endormie, ses lèvres bien tracées, la fossette qu’il avait sur la joue, s’extasiant sur son corps puissant, son allure athlétique. Ses cheveux coupés court, comme il convenait à un intellectuel du premier clan, formaient une brosse soyeuse qu’elle caressa en rêvant. »

Extrait de : P. Barbet. « L’Etoile du néant – L’arche de survie. »

Les cavernicoles de Wolf par Pierre Barbet

Fiche de Les cavernicoles de Wolf

Titre : Les cavernicoles de Wolf
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1966
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les cavernicoles de Wolf

« La faille s’enfonçait droit dans les entrailles de la deuxième planète de Wolf 359.

Un violent courant d’air faisait jaillir en gouttelettes l’eau suintant de la voûte. Ce couloir naturel, hérissé de stalagmites et de stalactites naturel, hérissé de stalagmites et de stalactites dentelées, avait un aspect sauvage et grandiose.

Au loin, une lueur falote grandit et se précisa, faisant luire les parois humides, transformant les éclaboussures en autant de diamants scintillants.

Le bruit des pierres heurtées par les lourdes bottes des arrivants résonnait sourdement, renvoyant au loin l’écho de leurs pas.

Les spéléologues, un homme et une femme, étaient accompagnés de deux robots. »

Extrait de : P. Barbet. « Les Cavernicoles De Wolf. »

Ultime mirage par G. J. Arnaud

Fiche de Ultime mirage

Titre : Ultime mirage (Tome 24 sur 24 – Nouvelle époque – La compagnie des glaces)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 2005
Editeur : Fleuve noir

Première page de Ultime mirage

« Le central des investigations extérieures fournit à Kurty une liste de quatre exilés avec leur famille, ayant fui les persécutions des autorités de l’ex-Grand Star Station. Il s’était installé dans River Station avec l’espoir d’y faire admettre la Locomotive, mais avait très vite compris qu’il était inutile d’envisager, pour le moment, qu’elle puisse y séjourner. Elle avait été identifiée rapidement comme étant la fameuse Locomotive pirate dont les sinistres exploits restaient dans toutes les mémoires. Le nom de Kurts, exécré par une majorité, respecté par d’autres personnes, symbolisait toute une période où la Transeuropéenne disposait d’un rayonnement considérable et d’un niveau de vie acceptable. Les ravages d’un Kurts s’apparentaient aussi à des récupérations de richesses indûment acquises, mais on ne retrouvait nulle part la preuve que ces richesses récupérées avaient été redistribuées aux plus démunis. »

Extrait de : G. J. Arnaud. « Ultime mirage – Nouvelle époque – La compagnie des glaces. »

L’irrévocable testament par G. J. Arnaud

Fiche de L’irrévocable testament

Titre : L’irrévocable testament (Tome 23 sur 24 – Nouvelle époque – La compagnie des glaces)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 2005
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’irrévocable testament

« Ce fut en pleine nuit qu’elle retrouva le nom et l’ancienne adresse du père de Kwantu, fabricant de dirigeables à la belle époque de China Voksal. Il travaillait surtout pour le Consortium des Bonzes mais aussi pour de petites Compagnies moins fortunées.

Elle dut prendre de nombreuses précautions pour se rapprocher de l’ancien quartier des Baudruches, ainsi appelait-on les ateliers qui se livraient à ce métier. En souvenir des premiers temps de cette industrie, quand faute de matériaux adaptés, les premiers ballonnets des minuscules dirigeables étaient constitués par des vessies de porc et de bœuf. Mais on utilisait aussi des intestins d’animaux, on les découpait en bandes, on les collait selon un procédé secret. Puis on commença de vendre de la matière plastique, plus facile à travailler. En même temps, l’hydrogène fut remplacé par l’hélium que produisaient des filtres embarqués à bord des aérostats. »

Extrait de : G. J. Arnaud. « L’irrévocable testament – Nouvelle époque – La compagnie des glaces. »

Passions rapaces par G. J. Arnaud

Fiche de Passions rapaces

Titre : Passions rapaces (Tome 22 sur 24 – Nouvelle époque – La compagnie des glaces)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 2005
Editeur : Fleuve noir

Première page de Passions rapaces

« En abandonnant enfin les tunnels sous les épaisseurs de troncs couchés, ils avaient abordé le réseau commun aux voies nombreuses se dirigeant vers la cordillère des Andes. Ils roulèrent plusieurs heures dans la lumière du jour sans chercher à se cacher, mais la circulation ferroviaire paraissait très réduite. Ce fut dans la nuit que le convoi emprunta un aiguillage pour prendre la direction approximative du sud.

Gislake avait fortement apprécié que Maljory le laisse seul durant quelques heures, le temps de surveiller la marche du train en zone découverte. Fini la couverture de la voûte végétale, fini une certaine sécurité loin des regards inquisiteurs. Et commençait une tension dont il eut l’approche en prenant son petit déjeuner dans la cafétéria du train. Tout le monde, y compris le serveur qui s’occupa de lui, paraissait fébrile, inquiet. Il observa les visages à la dérobée, ceux des maîtres qui étaient assis non loin de lui. »

Extrait de : G. J. Arnaud. « Passions rapaces – Nouvelle époque – La compagnie des glaces. »

Le masque de l’autre par G. J. Arnaud

Fiche de Le masque de l’autre

Titre : Le masque de l’autre (Tome 21 sur 24 – Nouvelle époque – La compagnie des glaces)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 2005
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le masque de l’autre

« Jdriège attendit le verdict de la Voix durant deux jours et deux nuits, alors qu’il marchait vers le nord sans relâche, ne dormant qu’une vingtaine de minutes, quatre à cinq fois en vingt-quatre heures. Il se rapprochait du Channel Drake où il espérait rencontrer Yeuse, la compagne de Lien Rag. Il avait fait cette proposition personnelle à la Voix, sachant fort bien que ce type de demande n’était jamais pris en compte par la communauté des Roux. Seules les questions concernant la majorité des Hommes du Froid pouvaient provoquer une réflexion individuelle, puis des appréciations qui selon les circonstances deviendraient collectives ou non.

Qu’importait au peuple que Lien Rag fût le grand-père du Chaud d’un de ses membres ? Qu’avait donc à faire le peuple de cette parenté, alors que la notion de géniteur n’existait pas ? Il n’y avait que lui, du moins il le pensait, pour pouvoir établir une filiation exacte et démontrer qu’il disposait dans son corps, ses pensées, d’un apport des Hommes du Cauchemar. »

Extrait de : G. J. Arnaud. « Le Masque de l’autre – Nouvelle époque – La compagnie des glaces. »