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Les icebergs lunaires par G. J. Arnaud

Fiche de Les icebergs lunaires

Titre : Les icebergs lunaires (Tome 10 sur 24 – Nouvelle époque – La compagnie des glaces)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 2002
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les icebergs lunaires

« La calanque profonde s’ouvrait enfin devant les yeux méfiants de Liensun. Depuis deux jours, Songe et lui parcouraient le détroit de Foveaux, à la recherche de cette profonde entaille dans ce bloc montagneux qui, telle une forteresse rébarbative, protégeait la côte Sud de la Nouvelle-Zélande, en contradiction totale avec les très vieilles cartes dont le couple disposait. Les géographes des Kerguelen n’en avaient établi de nouvelles que pour l’ouest de l’océan Indien et l’Atlantique.

D’un geste de la main, Liensun demanda à sa compagne de réduire le tap-tap des deux monocylindres, dont le bruit régulier se répercutait contre les falaises d’en face. Il examina son canon lance-harpon toujours en place sur le pont, sa caisse d’armes déposée à ses pieds.

La prudence aurait voulu qu’il se fasse débarquer à l’entrée de cette gorge profonde pour partir en reconnaissance jusqu’à l’embouchure de la rivière, mais d’après les plus récentes nouvelles, la dernière jonque renflouée avait quitté cet abri depuis plusieurs semaines. Ne restaient que trois épaves, en partie désossées par les pirates. »

Extrait de : G. J. Arnaud. « Les Icebergs lunaires – Nouvelle époque – La compagnie des glaces. »

Les forbans du nord par G. J. Arnaud

Fiche de Les forbans du nord

Titre : Les forbans du nord (Tome 9 sur 24 – Nouvelle époque – La compagnie des glaces)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 2002
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les forbans du nord

« Le professeur Charlster apprit par le directeur intérimaire Randwell que Louria Finister et Claudion Hyponias venaient de rentrer de leur soi-disant voyage de noces.

— Pourquoi soi-disant ? s’étonna Charlster.

— Parce qu’ils ne se sont pas mariés. Ils veulent réfléchir m’ont-ils dit. De toute façon ils paraissaient heureux et disons, soulagés de se retrouver dans l’observatoire. J’ai l’impression qu’il s’est passé quelque chose de bizarre durant leur voyage. Ils m’ont demandé si Kawy, le chef de la police, ne les avait pas cherchés.

— Kawy ? Pourquoi ce personnage s’inquiéterait-il de ces deux-là ? Il y a quelque chose de pas très clair là-dedans. Lorsqu’ils arriveront ici, pourrez-vous nous laisser seuls ? Je veux les interroger dans ce bureau.

Le premier, Claudion pénétra dans la grande salle commune de travail, et à peine venait-il de s’asseoir à son poste de chercheur que le vieux savant le convoquait dans le bunker. Ainsi appelait-on la cage vitrée directionnelle. »

Extrait de : G. J. Arnaud. « Les Forbans du Nord – Nouvelle époque – La compagnie des glaces. »

Les griffes de la banquise par G. J. Arnaud

Fiche de Les griffes de la banquise

Titre : Les griffes de la banquise (Tome 8 sur 24 – Nouvelle époque – La compagnie des glaces)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 2002
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les griffes de la banquise

« Movane ne fut pas surprise par la coupure d’électricité. Un blizzard violent soufflait depuis la veille sur Coats Station, petit centre ferroviaire à la lisière de la banquise de la baie d’Hudson. Elle attendit avec angoisse le déclenchement du groupe électrogène qui tardait toujours un peu. Parfois il fallait purger le filtre, les injecteurs, tout démonter pendant des heures, mais le moteur fit vibrer le vieux wagon d’habitation et l’ampoule centrale, après quelques clignotements, brilla à nouveau normalement. Movane soupira de soulagement. Elle était seule depuis que ce maudit vent avait commencé ses ravages, projetant des congères coureuses contre les murs de la verrière communale. Ses parents devaient se trouver bloqués au nord, aucun train ne pouvant emprunter le réseau Hudson sans danger.

L’électricité permettait la fabrication d’oxygène dont l’hôte, installé dans le compartiment du fond, avait grand besoin en ce moment. Beaucoup moins que d’électricité, même si petit à petit son système respiratoire s’habituait à l’air terrestre plus pauvre en oxygène que celui de son milieu naturel. »

Extrait de : G. J. Arnaud. « Les griffes de la banquise – Nouvelle époque – La compagnie des glaces. »

L’ombre du serpent gris par G. J. Arnaud

Fiche de L’ombre du serpent gris

Titre : L’ombre du serpent gris (Tome 7 sur 24 – Nouvelle époque – La compagnie des glaces)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 2002
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’ombre du serpent gris

« Depuis quelques jours Louria Finister avait l’impression qu’on la surveillait, du moins que le site Upsilon qu’elle partageait avec Charlster et Claudion Hyponias était observé par un inconnu, ou bien un suspicious screen, un écran d’espionnage. Qui pouvait bien avoir découvert l’existence de ce milieu virtuel au sein d’un immense réseau électronique ? Charlster et elle l’avaient créé, au départ, en utilisant pour y accéder un véritable labyrinthe, avec une série de codes qui en protégeaient l’accès. Ils avaient même fabriqué un logiciel qui, sous l’apparence banale d’informations scientifiques, permettait d’atteindre le site avec un seul cliquage. Hyponias en avait désormais une copie. Mais aucun des deux hommes ne pouvait se retrouver en même temps qu’elle sur Upsilon et l’espionner. Donc, il y avait une quatrième personne, et ce ne fut qu’au bout de quelques jours qu’elle pensa avoir élucidé l’énigme. Lors de ses recherches à Baker Station, sur cette fameuse capsule spatiale plus ou moins égarée dans cette région, elle avait failli rencontrer la créature utilisant cette capsule, mais celle-ci l’avait droguée avec un gaz inconnu. »

Extrait de : G. J. Arnaud. « L’Ombre du Serpent Gris – Nouvelle époque – La compagnie des glaces. »

Les momies du massacre par G. J. Arnaud

Fiche de Les momies du massacre

Titre : Les momies du massacre (Tome 6 sur 24 – Nouvelle époque – La compagnie des glaces)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 2002
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les momies du massacre

« Le gabier Pietr Rupthon frappa à la cabine de Fleur, juste comme elle s’apprêtait à se coucher. Lorsqu’elle ouvrit et vit le jeune matelot souriant vaguement, elle crut à une tentative de séduction, mais il lui murmura que le commandant Kurty désirait qu’elle le rejoigne chez lui.

— Chez lui ? dit-elle stupéfaite, car depuis des semaines elle essayait vainement d’être reçue.

— Oui, et votre mère aussi.

— Ma mère, protesta-t-elle déçue, pourquoi ma mère ?

Mais déjà le garçon s’éloignait et elle le suivit d’un regard appréciateur malgré sa contrariété. Elle attendait depuis si longtemps de se retrouver seule avec Kurty.

Lorsque les deux femmes pénétrèrent chez le commandant, elles furent surprises d’y voir autant de monde. Non seulement Grathe le second mais aussi le bosco, le chef mécanicien, le navigateur. »

Extrait de : G. J. Arnaud. « Les momies du massacre – Nouvelle époque – La compagnie des glaces. »

Les spectres de l’Altiplano par G. J. Arnaud

Fiche de Les spectres de l’Altiplano

Titre : Les spectres de l’Altiplano (Tome 5 sur 24 – Nouvelle époque – La compagnie des glaces)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 2002
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les spectres de l’Altiplano

« — Il y a un incendie, au fond là-bas, à des kilomètres, dit soudain Juskar qui pilotait le fourgon glisseur.

La porte de la cabine où Liensun était couché étant ouverte, il entendit la réflexion de son compagnon et se redressa pour jeter un coup d’œil. Le radariste parlait tout seul la plupart du temps. Après soixante-douze jours de fuite vers le sud, se succédant toutes les quatre heures aux commandes, ils n’avaient plus guère l’occasion de dialoguer entre eux. Liensun lui-même s’était surpris à penser tout haut et depuis se surveillait sévèrement, ne voulant pas basculer, comme Juskar, dans la déraison. Comment pouvait-il y avoir un incendie dans ce Chenal Noir, canyon de glaces sur des milliers de kilomètres, vingt mille du nord au sud ? Et pourtant c’était bien une soudaine clarté qui apparaissait au loin, peut-être à trois, quatre heures de glisse. De là à parler d’incendie il y avait une marge mais les deux hommes, depuis longtemps, pour économiser leur fuphoc, avaient réduit la puissance des projecteurs du véhicule. »

Extrait de : G. J. Arnaud. « Les Spectres de l’Altiplano – Nouvelle époque – La compagnie des glaces. »

Les hommes du cauchemar par G. J. Arnaud

Fiche de Les hommes du cauchemar

Titre : Les hommes du cauchemar (Tome 4 sur 24 – Nouvelle époque – La compagnie des glaces)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 2001
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les hommes du cauchemar

« Le cadavre gigantesque de la baleine solina obstruait le Chenal au kilomètre quatre mille deux cent cinquante-trois, en venant du nord. Ce fut Liensun et le technicien géomètre qui le découvrirent lors de leur patrouille matinale d’exploration. Le petit écran radar de leur glisseur signala cinq kilomètres avant la présence d’un obstacle considérable en travers du Chenal Noir, mais les deux hommes pensèrent à une avalanche plus importante que toutes celles déjà rencontrées et que les niveleuses rasaient en quelques heures. Alors qu’un vent du nord furieux et glacial s’engouffrait dans le canyon du Chenal et y atteignait souvent les deux cents kilomètres-heure, des courants aériens venus du sud, surtout de la Ceinture de Feu, soufflaient en haut des parois de glace et les étêtaient, projetant dans l’abîme des centaines de tonnes de névés.

Et puis la silhouette sur le petit écran apparut différente de celle des avalanches, et peu avant de parvenir devant l’obstacle, Liensun savait ce qu’ils allaient trouver. »

Extrait de : G. J. Arnaud. « Les hommes du cauchemar – Nouvelle époque – La compagnie des glaces. »

Le réseau de l’éternelle nuit par G. J. Arnaud

Fiche de Le réseau de l’éternelle nuit

Titre : Le réseau de l’éternelle nuit (Tome 3 sur 24 – Nouvelle époque – La compagnie des glaces)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 2001
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le réseau de l’éternelle nuit

« Du port de Djougrad, proche du 60e parallèle, la vigie aperçut une longue jetée en bois passablement dégradée, sur laquelle quelques personnes ayant repéré le baleinier attendaient. Liensun redécouvrait la capitale du pays de Djoug où l’idée de construire une ville sur pilotis, peut-être plus, lui était venue. Lors du réchauffement, les anciens fleuves de la Sibérie orientale avaient inondé tout le pays s’étendant de la mer d’Okhotsk jusqu’en Sibérie centrale, et dans le sens sud-nord de la Mongolie à l’océan Arctique. Très vite le Conservatoire du Moratoire, autrement dit le gouvernement central de la Sibérienne, ne fut plus représenté dans cette partie de la Compagnie et les habitants s’organisèrent pour lutter contre l’invasion des eaux. D’énormes quantités de bois libérées par la fonte des glaces et de la banquise leur permirent d’établir un pays lacustre doté de routes, de cités, de ports. Avec un savoir-faire étonnant, ils utilisèrent toutes les ressources et créèrent comme moyen de transports des glisseurs fonctionnant au gaz naturel grâce aux nombreux puits voisins. »

Extrait de : G. J. Arnaud. « Le Réseau de l’éternelle nuit – Nouvelle époque – La compagnie des glaces. »

Le chenal noir par G. J. Arnaud

Fiche de Le chenal noir

Titre : Le chenal noir (Tome 2 sur 24 – Nouvelle époque – La compagnie des glaces)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 2001
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le chenal noir

« Des tribus avaient traversé en quelques journées de marche ininterrompue tout le continent antarctique pour assister au retour de Jdrien, de Jdrou et de Jdrièle dans leurs tombeaux. Par dizaines de milliers, les Roux s’étaient regroupés en une immense couronne autour du sanctuaire où l’on procédait à la fabrication des cercueils en glace cristalline. On avait utilisé la glace la plus pure, faite d’eau douce congelée et les trois défunts apparaissaient nettement à l’intérieur de ces sarcophages.

Jdriège se tenait accroupi, appuyé sur son harpon en os de baleine, les yeux fixés sur ses parents. Il était là depuis deux jours, n’avait avalé qu’une boulette de graisse de phoque pour toute nourriture.

Lorsqu’il avait ramené les corps jusque-là, il ne s’attendait pas à de telles funérailles. Les Roux n’entretenaient pas le culte des morts, estimant que ces derniers continuaient à vivre, invisibles mais présents, protégeant ceux qui restaient contre les cauchemars, au nombre desquels ils redoutaient surtout les Hommes du Chaud. »

Extrait de : G. J. Arnaud. « Le chenal noir – Nouvelle époque – La compagnie des glaces. »

La ceinture de feu par G. J. Arnaud

Fiche de La ceinture de feu

Titre : La ceinture de feu (Tome 1 sur 24 – Nouvelle époque – La compagnie des glaces)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 2001
Editeur : Fleuve noir

Première page de La ceinture de feu

« Le navigateur Parkos avait annoncé depuis deux heures que le voilier débordait le Capricorne en direction du nord et qu’on approchait dangereusement de la Ceinture de Feu. Kurty, debout derrière le timonier de quart, n’avait pas réagi et les deux hommes échangeaient des regards inquiets. Sur le pont de la Salamandre les gabiers tournaient vers la passerelle des visages interrogateurs. Le vent forcissait à l’approche de l’énorme dépression de la Ceinture. Désormais les vents dominants soufflaient du sud. L’atmosphère était laiteuse sous un ciel boursouflé.

— On affale tout, lança enfin le capitaine dans son mégaphone, et les gabiers se précipitèrent, soulagés.

— Trois degrés de plus qu’au cours de la dernière campagne, annonça Parkos sans grand enthousiasme. Dans les cent huit milles. Ou deux cents kilomètres si vous préférez.

— Les cachalots émergent de plus en plus près de la Ceinture, expliqua sèchement Kurty. »

Extrait de : G. J. Arnaud. « La ceinture de feu – Nouvelle époque – La compagnie des glaces. »