Étiquette : Fleuve noir
Les jeudis de Julie par G. J. Arnaud

Fiche de Les jeudis de Julie
Titre : Les jeudis de Julie (Tome 54 sur 78 – Special Police)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 1978
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les jeudis de Julie
« Lorsque Willy pénétra dans la vie de sa petite fille Julie, Marie Lacaze n’y prêta guère attention. Plus tard, s’il lui avait fallu donner le jour précis du début de cette amitié insolite, elle n’aurait pu le situer avec certitude, aurait dit que cela devait remonter au début de l’automne. À cette époque, la mère de Julie se débattait dans des difficultés de toutes natures, aussi bien matérielles que morales qui en faisaient une femme dépressive. Elle accepta donc Willy avec le reste, pensa peut-être qu’il était bon pour son enfant d’avoir un camarade pour jouer lorsqu’elle rentrait de l’école ou durant ses jours de congé. Marie travaillait à Sigean et ne pouvait s’occuper de Julie comme elle l’aurait souhaité. L’enfant devait rentrer seule dans leur vieille maison isolée au bord de l’étang, préparer son goûter, faire ses devoirs avec l’entière confiance de sa mère, confiance dont elle n’essayait pas d’abuser. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « Les jeudis de Julie – Special Police. »
Les gens de l’hiver par G. J. Arnaud

Fiche de Les gens de l’hiver
Titre : Les gens de l’hiver (Tome 53 sur 78 – Special Police)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 1977
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les gens de l’hiver
« Tout de suite après cet étrange coup de fil Marjorie Brun se souvint de cette conversation qui avait fini par l’agacer et qui avait pour cadre la salle sophistiquée mais accueillante du bar de L’Escale. C’est pourquoi elle considéra cet appel comme l’amorce d’une blague préméditée et d’assez mauvais goût.
Ce soir-là, trois ou quatre jours auparavant, quelqu’un avait de nouveau parlé de ce gosse qui durant près d’une semaine s’était caché dans l’un des appartements déserts de la station balnéaire. Tandis que ses parents, la population hivernante et la police alertée fouillaient le port et les résurgences environnantes des anciens marais, l’enfant, confortablement installé avec des provisions, passait sa journée à regarder la télévision, à lire des magazines défendus trouvés sur place et à se rendre malade avec des jus de »
Extrait de : G. J. Arnaud. « Les gens de l’hiver – Special Police. »
Enfantasme par G. J. Arnaud

Fiche de Enfantasme
Titre : Enfantasme (Tome 46 sur 78 – Special Police)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 1976
Editeur : Fleuve noir
Première page de Enfantasme
« Quand la couche de neige devenait trop épaisse, Guy laissait sa BMW dans une grange de Chapelle-des-Bois. Charlotte venait le chercher avec le snow-car et pour rentrer chez eux ils coupaient à travers le plateau en direction de la grosse ferme trapue. Ce qui demandait une petite demi-heure. Le dimanche après-midi le scooter réapparaissait dans une poussière de neige, Berthod reprenait sa voiture et la route de Dijon.
— Remonte vite avant la nuit, lui conseilla son mari avant de s’installer au volant.
— Les jours allongent, en janvier, répondit-elle. J’achète du comté, différentes choses et je retourne à La Rousse.
La BMW démarra sur la route sablée et Charlotte pénétra dans la fruitière. Des gens du pays, des propriétaires de résidences secondaires buvaient du vin blanc qu’un Parisien avait apporté. Elle en accepta un verre. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « Enfantasme – Special Police. »
La défroque par G. J. Arnaud

Fiche de La défroque
Titre : La défroque (Tome 39 sur 78 – Special Police)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 1973
Editeur : Fleuve noir
Première page de La défroque
« Poussant son diable chargé de cagettes de cerises, Luigi Sorgho passa quatre fois devant l’homme installé à la terrasse du petit bar avant de s’y intéresser. La camionnette qu’il était en train de ravitailler se trouvait dans une rue transversale, à une centaine de mètres de la criée. Le gros épicier à qui elle appartenait lui avait glissé un billet de dix francs pour qu’il accepte de faire ces allées et venues depuis la criée jusqu’à son Estafette. Pour dix francs, Luigi Sorgho aurait accompli trois fois plus de chemin et porté deux fois plus de poids. Il posait une douzaine de cagettes à la fois, coinçait la dernière avec son menton en galoche, ce qui faisait rire tout le monde. Il s’en moquait. On l’appelait Galoche, bien sûr, mais il était très demandé pour ces transports-là par tous les acheteurs de fruits et légumes qui se pressaient dans le quartier de la gare depuis l’aube. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « La défroque – Special Police. »
Traumatisme par G. J. Arnaud

Fiche de Traumatisme
Titre : Traumatisme (Tome 30 sur 78 – Special Police)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 1970
Editeur : Fleuve noir
Première page de Traumatisme
« Lorsqu’elle sortit du magasin avec son sachet de nougat à la main, la petite fille aperçut la 404 grise de l’autre côté du boulevard, sur le parking. Le conducteur croyait la dissimuler entre un énorme camion-citerne de la Shell et un transporteur de primeurs, mais Sylvie l’avait repérée tout de suite.
Elle traversa posément au passage pour piétons, se dirigea vers la Peugeot, le regard fixe. Mal à l’aise derrière son volant, Tabariech jeta un coup d’œil en coin à son patron. Le commissaire adjoint Lefort fronçait les sourcils, à cause de la petite silhouette en blue-jean jaune et en chemisette blanche.
Sylvie Barron s’immobilisa net devant le capot de la 404. Sous la frange châtaine, deux yeux assurés examinaient l’un après l’autre les visages des deux hommes. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « Traumatisme – Special Police. »
Retour de fièvre par G. J. Arnaud

Fiche de Retour de fièvre
Titre : Retour de fièvre (Tome 29 sur 78 – Special Police)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 1970
Editeur : Fleuve noir
Première page de Retour de fièvre
« Le matin où il est arrivé au relais, Florian Maury, il tombait bien.
Il n’était pas tout à fait huit heures du matin, et, complètement épuisé par les heures précédentes, je n’avais même pas le courage de me rouler une cigarette. Pourtant, j’avais la blague de tabac à la main, dans l’autre le papier qui vibrait doucement dans le petit vent léger. Appuyé contre les vieilles pierres de la bergerie, je regardais disparaître le nuage de poussière qui emportait quinze cavaliers bien reposés et bien restaurés. Quinze cavaliers et cavalières, dont quatorze empoisonneurs publics. Le quinzième était le guide chef de caravane, un brave type de Catalan nommé Toredes qui m’avait donné un sacré bon Dieu de coup de main. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « Retour de fièvre – Special Police. »
Le guet-apens par G. J. Arnaud

Fiche de Le guet-apens
Titre : Le guet-apens (Tome 26 sur 78 – Special Police)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 1969
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le guet-apens
« Debout devant la fenêtre, surveillant la circulation de la rue Paradis, Étienne Nora laissa tomber :
— Je n’aime pas Marseille. Cité de truands, c’est le meilleur endroit pour se faire épingler. Ces gars n’aiment pas voir arriver les étrangers et ont le coup de téléphone facile.
— Toujours en difficulté avec les flics, hein, Nora ? ricana Marc Vivienne, lourdement installé dans un fauteuil, le visage un peu congestionné par le cognac Fromy qu’il dégustait lentement.
Nora se tourna vers lui, un sourire tordant son visage doucereux.
— Et toi, Vivienne, tu serais plutôt bien avec eux ?
— Pas d’histoires, non… Mon garage est réputé dans toute la région de Remoulins pour son sérieux.
Il fit claquer sa langue :
— Il faut savoir se ranger et oublier le passé.
— Alors, que fous-tu ici ? gronda Jean Rudy, appuyé contre la porte, le visage tendu, une allumette au coin de ses lèvres minces. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « Le guet-apens – Special Police. »
Les lacets du piège par G. J. Arnaud

Fiche de Les lacets du piège
Titre : Les lacets du piège (Tome 24 sur 78 – Special Police)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les lacets du piège
« Vergara remonta le seau empli de morceaux de rochers et de sable, examina le contenu d’un œil blasé. Chiva n’avait pas encore rencontré la couche humide, et il y avait cinq jours qu’il creusait au fond de ce puits étroit. Dans la région, ils l’étaient tous, et c’était pourquoi jusqu’à présent ils avaient toujours trouvé du travail, mais les puits disparaissaient les uns après les autres au fur et à mesure que les grosses conduites de fonte amenaient l’eau de la Sierra.
Il regarda en direction de la mer, ne distinguant que très difficilement les hauts immeubles blancs qui s’étaient construits au cours de l’année. Jamais les trois ou quatre cents puits de la région n’auraient pu donner suffisamment d’eau pour fournir les étrangers qui venaient passer leurs vacances dans ces grandes constructions de béton. Les propriétaires de puits ne les faisaient plus curer. D’ailleurs, la plupart du temps, ils vendaient le terrain avec le puits, et on n’entendait plus jamais parler de ce dernier. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « Les lacets du piège – Special Police. »
Notre oncle de Cincinnati par G. J. Arnaud

Fiche de Notre oncle de Cincinnati
Titre : Notre oncle de Cincinnati (Tome 23 sur 78 – Special Police)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir
Première page de Notre oncle de Cincinnati
« Joseph Particci, Giuseppe pour sa femme Julia, balayait l’allée principale de la résidence lorsque la Mercedes du général président-directeur général Omer de Felice-Bozon s’arrêta à sa hauteur. Le vieux soldat descendit sa vitre et fit signe au concierge de Trianon III d’approcher.
— Mon ami, bonjour… Que fait cette voiture américaine sous les excelsa depuis trois jours ?
Bien que tête nue, Joseph Particci avait eu le geste d’ôter sa casquette et semblait la tenir devant lui, à deux mains.
— Bonjour, mon général. Elle n’y restera pas longtemps. Mon oncle m’a rendu visite… Mon oncle d’Amérique. De Cincinnati… O,I,O.
— Comment O,I,O. Il n’y a que des i et un seul a.
Particci sourit avec indulgence.
— C’est le nom de l’État, mon général. O,I,O. comme Massa… Comme le Texas. O.I.O.
— Ohio, vous voulez dire ? Ah ! elle appartient à votre oncle… »
Extrait de : G. J. Arnaud. « Notre oncle de Cincinnati – Special Police. »
Afin que tu vives par G. J. Arnaud

Fiche de Afin que tu vives
Titre : Afin que tu vives (Tome 7 sur 78 – Special Police)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 1962
Editeur : Fleuve noir
Première page de Afin que tu vives
« Le dernier des quatre charbonniers sortit de la cabine no 15 à neuf heures huit minutes. Il avait passé une demi-heure sous la douche mais la peau de son visage restait grise.
Le père Chaudière l’accompagna jusqu’à la porte. Il avait fermé celle-ci, ainsi que le prévoyait le règlement, à huit heures trente. Dans l’établissement de bains il ne restait plus que lui et le charbonnier.
L’homme lui tendit son paquet de cigarettes et il en préleva une avec un demi-sourire. En même temps il déverrouillait la porte, et celle-ci en s’ouvrant découvrait le mur spongieux du brouillard.
— Parlez d’un temps ! grommela le charbonnier. Encore un dimanche de foutu ! Demain je reste dans les plumes jusqu’à midi. Bonsoir !
La silhouette de l’homme fut absorbée par le brouillard. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « Afin que tu vives – Special Police. »