Étiquette : Fleuve noir
La dalle aux maudits par G. J. Arnaud

Fiche de La dalle aux maudits
Titre : La dalle aux maudits (Tome 4 sur 4 – Angoisse)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 1974
Editeur : Fleuve noir
Première page de La dalle aux maudits
« Lorsque la main de mon oncle Alezar me secoua, je rêvais à une jolie fille blonde, nue comme la main et aguichante comme une chatte. C’est avec peine que j’ouvris les yeux, mais je le fis pour de bon lorsque je vis la flamme tremblante de la bougie qu’il tenait au poing.
— Il n’y a pas d’électricité ?
— Non. Le moment est venu, Elios. Il y en a un qui s’est échappé. On le voit dans le ciel qui étend ses tentacules sur le canton. Viens vite !
Il y avait des mois que mon oncle Alezar nous tenait sur le qui-vive. Depuis la fin de l’hiver exactement, et nous étions au début de l’automne. Pour lui faire plaisir, je couchais tout habillé et je n’eus que mes chaussures à enfiler. Lui ouvrait la fenêtre de ma chambre sur la campagne, soufflait la flamme de sa bougie. Nous habitons la plus haute maison du village abandonné et nous occupons un poste de choix dans la surveillance de la région. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « La dalle aux maudits – Angoisse. »
Ombres effroyables par Shaun Hutson

Fiche de Ombres effroyables
Titre : Ombres effroyables
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : C. Mallerin
Date de parution : 1987
Editeur : Fleuve noir
Première page de Ombres effroyables
« Elle n’avait jamais vu des yeux semblables. Saphirs brillants, ils la transperçaient comme des rayons laser, à la recherche de son âme. Sans la quitter du regard, l’homme la conduisit jusqu’au divan, où elle s’étendit, fermant les paupières. Elle l’entendit tousser légèrement, et sentit son souffle sur elle. Elle déboutonna sa robe, découvrant son ventre : lorsque ses doigts s’y posèrent, elle faillit crier de douleur. Il ausculta la région autour du nombril et sentit trois grosseurs, au niveau des intestins.
Le premier médecin qu’elle était allée voir avait diagnostiqué des ulcères. Le deuxième avait confirmé ses craintes : il s’agissait de tumeurs. De tumeurs malignes et mortelles. Selon lui, une »
Extrait de : S. Hutson. « Ombres effroyables. »
Les larvoïdes par Shaun Hutson

Fiche de Les larvoïdes
Titre : Les larvoïdes
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : L. Lechaux
Date de parution : 1983
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les larvoïdes
« Le bruissement d’ailes des tipules dans le bocal résonnait dans la nuit. Harold Pierce écoutait et souriait en observant les trois insectes qui se débattaient dans leur prison de verre. Mais ces lépidoptères si difficiles à attraper ne passionnaient pas trop ce garçonnet de quatorze ans ; les faucheux étaient des proies plus faciles. Sa mère les appelait « grandes pattes » et ça l’amusait. Sa mère, qui d’ailleurs dormait seule ce soir. Harold ne comptait plus les hommes qui venaient à la maison.
Son père, Jack Pierce, s’était fait tuer six ans plus tôt à Dunkerque et depuis ce temps-là, sa mère… Parfois il les avait même vus lui donner de l’argent. Une nuit, il avait regardé par le trou de la serrure : sa mère était couchée avec deux hommes, nus tous les trois. Il les avait regardés longtemps s’ébattre sans comprendre. »
Extrait de : S. Hutson. « Les larvoïdes. »
Les fouilles de la peur par Shaun Hutson

Fiche de Les fouilles de la peur
Titre : Les fouilles de la peur
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : N. Dunan
Date de parution : 1986
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les fouilles de la peur
« La fille était allongée nue sous les arbres et sentait contre sa peau le froid de la lame du poignard. La lame piqua ses lèvres, essayant de forcer sa bouche, puis descendit le long de son cou jusqu’à l’extrémité de ses seins. Celui qui maniait la lame était presque invisible dans l’obscurité, sous les branches tordues agitées par le vent froid d’octobre, mais là, elle savait qu’il était nu comme elle.
Comme tous ceux qui se tenaient, fascinés, quelques pas en arrière.
Elle avait à peine dix-sept ans, mais son corps était précocement épanoui, surtout sa gorge aux mamelons gonflés. Terreur ? Froid ? Désir ? Elle frissonna quand elle sentit la lame descendre le long de son ventre et s’arrêter sur la toison de l’entrejambe pour fouiller et piquer son Mont de Vénus. »
Extrait de : S. Hutson. « Les fouilles de la peur. »
Le crâne infernal par Shaun Hutson

Fiche de Le crâne infernal
Titre : Le crâne infernal
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : B. Blanc, D. Brotot
Date de parution : 1987
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le crâne infernal
« La sonnerie du téléphone le tira brusquement du sommeil. Sans ouvrir les yeux, il tendit une main mal assurée vers l’appareil et décrocha en bougonnant.
— Regan à l’appareil, grogna-t-il.
— Allô, Nick ? C’est Frank Morton. (La communication était mauvaise ; la voix de l’homme était presque couverte par la friture de la ligne.) Désolé de te déranger si tôt.
Regan regarda sa montre et fit d’une voix mauvaise :
— Bon sang ! Tu as une idée de l’heure ?
À l’autre bout du fil, son correspondant resta silencieux.
— Alors moi, je vais te le dire, reprit Nick. Il est six heures et demie du matin ! Qu’est-ce que tu veux ?
— C’est Cutler. Il désire te parler. »
Extrait de : S. Hutson. « Le crâne infernal. »
La mort visqueuse 2 par Shaun Hutson

Fiche de La mort visqueuse 2
Titre : La mort visqueuse 2
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : B. Roques
Date de parution : 1985
Editeur : Fleuve noir
Première page de La mort visqueuse 2
« Le fermier surveillait d’un oeil impatient le déchargement des cageots de laitues
à l’arrière du camion.
Autour de lui, ce n’était que cris, rires et chocs des cagettes qui s’écrasaient à terre, le charivari classique du petit matin à Covent Garden.
Le soleil était déjà haut dans le ciel et la température, à cette heure de la matinée, promettait encore une belle journée de canicule.
Il détestait la ville. Il avait toujours vécu à la campagne et toute cette agitation frénétique le perturbait. On était en train d’inspecter ses produits. Le client passait rapidement d’un cageot à l’autre, mais il avait l’habitude de vérifier ce qu’il achetait, cela se voyait tout de suite. De temps en temps, il écartait une laitue et la déposait sur le tas de légumes avariés, tout près de lui.
La récolte n’est pas mauvaise aujourd’hui, fit le fermier. »
Extrait de : S. Hutson. « La mort visqueuse 2. »
La mort visqueuse par Shaun Hutson

Fiche de La mort visqueuse
Titre : La mort visqueuse
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : P. Benita
Date de parution : 1982
Editeur : Fleuve noir
Première page de La mort visqueuse
« Les cornes de la limace frémissaient tandis qu’elle se dirigeait vers la masse sombre sur laquelle se nourrissaient plusieurs de ses compagnes. Elle glissa jusqu’à la viande et y enfonça sa longue dent centrale. De chaque côté de sa bouche, deux rangées de dents se mirent en action d’avant en arrière comme une râpe, réduisant la chair et appréciant le goût cuivré du sang.
Les limaces s’étaient habituées à cette saveur depuis les derniers mois. Cachées dans la cave de la vieille maison, elles avaient trouvé une nouvelle source de nourriture. La chasse les avait fatiguées. Elles s’étaient regroupées là, à proximité de cette viande crue jetée dans cette humidité sombre et fétide. Une douzaine évoluaient sur le bout de chair, le couvrant de traînées gluantes, mâchant jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un os maigre et blanc. »
Extrait de : S. Hutson. « La mort visqueuse. »
Erèbe ou les noirs paturages par Shaun Hutson

Fiche de Erèbe ou les noirs paturages
Titre : Erèbe ou les noirs paturages
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : N. Guetta
Date de parution : 1984
Editeur : Fleuve noir
Première page de Erèbe ou les noirs paturages
« Le gravier de l’allée crissa bruyamment sous les pneus de la Rolls Royce quand Terence Bristow arrêta son véhicule.
Il coupa le contact et jeta un coup d’œil à sa femme Laura qui était assise à côté de lui. Ils échangèrent un sourire et descendirent de la voiture. Le trajet de leur maison située à environ huit kilomètres de Wakely jusqu’aux écuries avait duré moins de quinze minutes, et ils n’avaient croisé que deux véhicules sur la route.
Il était encore tôt et Laura s’enveloppa plus étroitement dans sa veste de vison blanc pour se protéger de la fraîcheur de l’air. Par endroits, la brume avait dessiné des motifs sur l’herbe qui entourait l’ensemble des bâtiments chaulés. Elle n’était pas habituée à se lever si tôt et quand elle jeta un coup d’œil à son poignet, elle s’aperçut que »
Extrait de : S. Hutson. « Erèbe ou les noirs paturages. »
Séductions par R. Garton

Fiche de Séductions
Titre : Séductions
Auteur : R. Garton
Traduction : C. Mallerin
Date de parution : 1984
Editeur : Fleuve noir
Première page de Séductions
« La cloche sonna et les jeunes gens entrèrent dans la salle de classe. Donald Ellis s’assit à son bureau, vérifiant une dernière fois le sujet d’anglais qu’il allait donner à ses élèves.
Tandis que chacun prenait place, un groupe de quatre lycéennes s’était formé autour de Leslie Newell, qui parlait avec animation. La jeune fille portait un chandail moulant, agrémenté d’un profond décolleté. Randy Stones avait le nez plongé dans une bande dessinée, tandis que Mark Shewer et Brigitte Landis se reluquaient avec insistance.
Donald cligna des yeux plusieurs fois, observant la pièce, certain que quelque chose ne tournait pas rond. Les élèves continuaient de rentrer. Le regard de Donald se porta sur Barry Sereno.
— Barry, dit Donald avec douceur.
Le garçon leva les yeux ; il avait les joues rondes et roses. »
Extrait de : R. Garton. « Séductions. »
La résurrection de Ravana par R. Garton

Fiche de La résurrection de Ravana
Titre : La résurrection de Ravana (Buffy contre les vampires)
Auteur : R. Garton
Traduction : S. Lefaure
Date de parution : 2000
Editeur : Fleuve Noir
Première page de La résurrection de Ravana
« Le ciel nocturne évoquait une immense étendue de satin noir émaillée de reflets argentés. Un hibou perché sur une branche poussa un cri perçant. A travers les pins et les sapins, un vent glacé émit un chuchotement de mauvais augure. Ce fut en tout cas ainsi que Buffy Summers interpréta cet ululement. Son style de vie la poussait à toujours redouter le pire…
La jeune fille et ses amis marchaient en silence sur Rockway Road. Alors qu’ils se faufilaient entre les arbres, les bruits conjugués du ressac de la mer et de la musique heavy metal qui filtrait d’une maison s’intensifièrent.
Buffy aperçut une lumière et ralentit. Un bungalow apparut derrière un bosquet de vigne sauvage. La Tueuse prit son arbalète et y encocha un carreau différent de ceux qu’elle utilisait d’habitude, puisque sa pointe était en argent. »
Extrait de : R. Garton. « La résurrection de Ravana – Buffy contre les vampires. »