Étiquette : Fleuve noir

 

37 minutes pour survivre … – P.-J. Hérault

Fiche de 37 minutes pour survivre …

Titre : 37 minutes pour survivre … (Tome 5 sur 7 – Cal de Ter)
Auteur : P.-J. Hérault
Date de parution : 1979
Editeur : Fleuve noir

Première page de 37 minutes pour survivre …

« La pièce est plongée dans la pénombre. Les seules lumières sont celles de la multitude de voyants, orange, rouges, bleus, verts, tous allumés sur un long pupitre en demi-circonférence, lui-même couvert d’interrupteurs, de boutons, de curseurs mobiles.
Un immense écran, sombre pour l’instant, couvre le mur, au-dessus du pupitre, épousant sa forme.
Le silence est soudain rompu par une voix qui semble venir de partout à la fois. Une voix dont le timbre a de curieuses résonances métalliques, qui disparaissent peu à peu.
Comme une machine qui se rode, ou qui n’a pas fonctionné depuis longtemps.
— Cal… tu m’avais demandé, à ton arrivée ici, de chercher un chemin de retour vers la Terre… j’ai réussi.
Les deux hommes sursautent en même temps. »

Extrait de : P.-J. Hérault. « Cal de Ter – 37 minutes pour survivre. »

Hors contrôle par P.-J. Hérault

Fiche de Hors contrôle

Titre : Hors contrôle (Tome 4 sur 7 – Cal de Ter)
Auteur : P.-J. Hérault
Date de parution : 1979
Editeur : Fleuve noir

Première page de Hors contrôle

« Dans le noir, seul le point rouge d’un voyant lumineux permet, à la longue, de deviner vaguement les contours de la pièce. Peu de chose d’ailleurs : des cadrans sur les murs et des quantités de fils dont la plupart pendent jusqu’au sol.
Pourtant là, dans le coin, il doit y avoir une couchette ou quelque chose d’approchant. Une forme est allongée, secouée parfois de légers soubresauts. Leur rythme s’accélère peu à peu, au fil des heures.
Un gémissement maintenant…
*
C’est finalement une impression de malaise qui tire Cal de son sommeil hibernateur. Il ouvre les yeux et se redresse sur un coude, se passant la main gauche devant le visage d’un mouvement inquiet. »

Extrait de : P.-J. Hérault. « Cal de Ter – Hors contrôle. »

La planète folle par P.-J. Hérault

Fiche de La planète folle

Titre : La planète folle (Tome 3 sur 7 – Cal de Ter)
Auteur : P.-J. Hérault
Date de parution : 1977
Editeur : Fleuve noir

Première page de La planète folle

« Une sonnerie stridente résonne partout. Dans chaque pièce, chaque couloir, une lumière rouge clignote, impressionnante.
Cela ne semble pourtant pas émouvoir un groupe d’hommes, debout dans un coin, le visage sans expression. Dépassant les deux mètres, les cheveux blonds, pâles même, ils sont vêtus d’une combinaison spatiale marron, moulant des corps magnifiques.
 *
Un dernier spasme secoue le corps de Cal et semble le rejeter hors du sommeil. Le cœur cognant, les doigts tremblants comme au sortir d’un cauchemar affreux, il jette autour de lui des regards effarés, enregistrant confusément la sonnerie lancinante et le clignotement. Il lui faut près de neuf secondes pour se reprendre. »

Extrait de : P.-J. Hérault. « Cal de Ter – La planète folle. »

Les bâtisseurs du monde par P.-J. Hérault

Fiche de Les bâtisseurs du monde

Titre : Les bâtisseurs du monde (Tome 2 sur 7 – Cal de Ter)
Auteur : P.-J. Hérault
Date de parution : 1976
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les bâtisseurs du monde

« — Réveille-toi, Cal, réveille-toi.
La voix vient de loin et atteint difficilement le cerveau de l’homme encore profondément endormi. Il est moulé dans une combinaison d’intérieur qui souligne sa morphologie. Grand pour un Terrien avec son mètre quatre-vingt-deux, il a des épaules assez larges, sans pour autant être un colosse. Longiligne, il montre une force plus nerveuse que musculaire. Le visage n’est pas beau au sens que l’on donnait sur Terre, mais intéressant, avec ses yeux bleu-gris assez clairs, des cheveux châtain clair et une expression curieuse, mélange d’ironie et de sensibilité. Une femme ne se retournerait pas sur son passage, mais elle serait facilement captivée par le charme des expressions du visage. »

Extrait de : P.-J. Hérault. « Cal de Ter – Les bâtisseurs du monde. »

Le rescapé de la Terre par P.-J. Hérault

Fiche de Le rescapé de la Terre

Titre : Le rescapé de la Terre (Tome 1 sur 7 – Cal de Ter)
Auteur : P.-J. Hérault
Date de parution : 1975
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le rescapé de la Terre

« Dans l’espèce de tube transparent où il repose, nu, le corps de l’homme est impressionnant de blancheur. Celle des cadavres. Ses cheveux, châtain très clair, presque blonds, ont poussé mais leur éclat est encore trop vif tout de même pour être ceux d’un mort.

Le bruit d’un déclic vient rompre le silence pesant. Pas un bruit sec de machine bien entretenue, plutôt celui, hésitant, d’un appareillage qui fonctionne toujours, certes, mais avec un poil de retard. Dans une armoire murale un bourdonnement naît et, peu à peu, une horlogerie étonnante met en œuvre une multitude de cadrans qui s’éclairent.

Une sorte de gelée verdâtre glisse dans le tube transparent et vient recouvrir les pieds de l’homme, montant peu à peu vers son visage d’où s’échappent des dizaines de fils collés à la peau par une goutte d’un liquide durci. Insensiblement, comme la marée d’un océan, la gelée s’anime d’un mouvement de flux et de reflux qui s’accélère jusqu’à devenir nettement perceptible à l’œil.

Les heures passent… »

Extrait de : P.-J. Hérault. « Cal de Ter – Le rescapé de la Terre. »

Origine par S. Baxter

Fiche d’Origine

Titre : Origine (Tome 3 sur 4 – Les univers multiples)
Auteur : S. Baxter
Date de parution : 2000
Traduction : S. Denis, R. C. Wagner
Editeur : Fleuve noir

Première page d’Origine

« Emma Stoney
 
Sais-tu qui je suis ? Sais-tu où tu te trouves ? Oh, Malenfant…
Moi, je te connais bien. Et tu es précisément ce que tu as toujours été, un incorrigible cadet de l’espace. C’est pour ça que nous avons fini par échouer ici, n’est-ce pas ? Je me souviens combien j’aimais t’entendre parler lorsque nous étions gamins. Pendant que tous les autres se pelotaient au drive-in, tu me faisais des conférences sur l’espace, la nouvelle frontière, le ciel, que tu voyais comme une ressource prête à être exploitée par l’humanité.
Mais est-ce que ça se limite à ça ? Le ciel n’est-il rien de plus qu’une scène vide où l’humanité peut se pavaner et se quereller ?
Et si nous nous faisions sauter avant même d’avoir atteint les étoiles ? L’univers se contenterait-il d’évoluer telle une énorme mécanique qui se dégrade peu à peu, complètement vide de vie et d’intelligence ? »

Extrait de : S. Baxter. « Les univers multiples – Origine. »

Espace par S. Baxter

Fiche d’Espace

Titre : Espace (Tome 2 sur 4 – Les univers multiples)
Auteur : S. Baxter
Date de parution : 2000
Traduction : S. Denis, R. C. Wagner
Editeur : Fleuve noir

Première page d’Espace

« … Et il eut la sensation de se noyer, de se débattre dans une sorte de fluide épais et visqueux pour monter, monter vers la lumière. Il avait envie d’ouvrir la bouche et de crier – mais il n’avait pas de bouche – et il n’avait pas de mots non plus. Que pourrait-il bien crier ?
Je.
Je suis.
Je suis Reid Malenfant.
 

Il voyait la voile.
Une voile de gaze drapée sur ce lieu encombré d’étoiles – où, Malenfant ? le centre de la Galaxie, tiens donc, se dit-il, l’émerveillement émergeant au milieu de la souffrance – et, nichée au creux de la voile, il voyait l’étoile à neutrons, telle une boule d’un rouge flamboyant traversé de filaments bleu synchrotron, comme un gigantesque jouet. »

Extrait de : S. Baxter. « Les univers multiples – Espace. »

Temps par S. Baxter

Fiche de Temps

Titre : Temps (Tome 1 sur 4 – Les univers multiples)
Auteur : S. Baxter
Date de parution : 1999
Traduction : S. Denis, R. C. Wagner
Editeur : Fleuve noir

Première page de Temps

« Reid Malenfant
 
Vous me connaissez tous. Et vous savez que je suis un cadet de l’espace.
Vous savez que j’ai, entre autres, mené campagne en faveur d’expéditions privées destinées à l’exploitation minière des astéroïdes. En réalité, j’ai tenté par le passé de vous faire payer pour de telles choses. Mais je vous ai déjà barbé assez souvent avec ça, non ?
C’est pourquoi je veux me projeter un peu plus loin ce soir. Je veux vous expliquer pourquoi je tiens tant à cette idée que j’y ai consacré ma vie.
Le monde n’est plus assez grand. Inutile de vous le dire. Il est possible que nous mourions tous étouffés d’ici une centaine d’années et que notre espèce s’éteigne.
Ou que nous soyons en route pour peupler la Galaxie. »

Extrait de : S. Baxter, Stephen. « Les univers multiples – Temps. »

Opération Ganymède par R. Silverberg

Fiche d’Opération Ganymède

Titre : Opération Ganymède
Auteur : R. Silverberg
Date de parution : 1958
Traduction : A. Arnaut-Kabou
Editeur : Fleuve Noir

Première page d’Opération Ganymède

« Ç’avait été une nuit d’enfer. Pour rien au monde, Ted Kennedy n’aurait voulu revivre l’horrible cauchemar qui l’avait harcelé jusqu’au petit matin. Tel un animal piégé, il s’était inlassablement tourné et retourné dans son lit, cherchant une position confortable, une issue, jusqu’à ce que la sonnerie du réveil le tire brutalement de son sommeil. Affolé, il se redressa vivement, dans une sorte de grognement plaintif, avec l’impression pénible qu’on lui avait broyé le cerveau.
La gorge sèche, la peau moite, il resta un moment au bord du lit à frotter ses lourdes paupières, luttant contre une furieuse envie de se recoucher. »

Extrait de : R. Silverberg. « Opération Ganymède. »

Droit de vie et de mort par R. Silverberg

Fiche de Droit de vie et de mort

Titre : Droit de vie et de mort
Auteur : R. Silverberg
Date de parution : 1957
Traduction : M. Lodigiani
Editeur : Fleuve noir

Première page de Droit de vie et de mort

« Les bureaux du Département du Contrôle Démographique, familièrement surnommé le Condé, occupaient du vingtième au vingt-neuvième étage du Building Cullen, cette monstruosité architecturale de cent étages caractéristique du style néo-victorien du XXIIe siècle, au moment où son insupportable exubérance ornementale se trouvait à son paroxysme. Roy Walton, administrateur en second du Condé, se sentait sincèrement obligé de se présenter à lui-même toutes ses excuses en se forçant à pénétrer chaque matin dans ce qui lui semblait être un monument érigé à la gloire de la laideur.
Depuis qu’il avait pris son poste, il s’était arrangé pour redécorer entièrement son bureau au vingt-huitième étage, c’est-à-dire juste au-dessous de celui de FitzMaugham, le directeur ; mais cela ne créait qu’une minuscule oasis pour le repos des yeux, au sein de cette débauche d’horreur à laquelle il était illusoire d’espérer échapper. Car en dépit de son importance vitale, le Condé était impopulaire : aussi ce Département ne s’était-il pas vu attribuer des locaux plus attrayants que ceux des bourreaux quelques siècles plus tôt. »

Extrait de : R. Silverberg. « Droit de vie et de mort. »