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Les portes de Thulé par Jimmy Guieu

Fiche de Les portes de Thulé

Titre : Les portes de Thulé
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1964
Editeur : Plon

Première page de Les portes de Thulé

« Le petit hélico-jet modifia légèrement son cap et se dirigea vers l’iceberg géant dont la tache claire contrastait avec la morne étendue gris-bleu de la Méditerranée. A en juger par la netteté de ses arêtes, il avait dû se détacher récemment de la banquise, au
niveau de la Corse plutôt qu’à celui de Barcelone.
Dans ses jumelles, le pilote examina en détail ce qui, de fort loin, avait attiré son attention : un grand rectangle noir s’étalait sur une pente relativement douce de la montagne de glace flottante. A proximité, il distingua une tente-abri, rouge foncé, dont le mât central se prolongeait d’une antenne. A une vingtaine de mètres de la tente, un hélico dont les patins étaient dotés de grappins articulés, aux griffes enfoncées dans la glace.
Le pilote de l’appareil en vol appela sur la fréquence universelle et reçut presque immédiatement la réponse :
— Ici Groupe 19 du centre mondial d’études glaciologiques, Secteur Méditerranée. Professeur Louis Granier au micro. A vous. »

Extrait de : J. Guieu. « Les portes de Thulé. »

Les dossiers du glaive par Jimmy Guieu

Fiche de Les dossiers du glaive

Titre : Les dossiers du glaive
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 2008
Editeur : Rivière blanche

Sommaire de Les dossiers du glaive

  • L’héritage des templiers
  • Chasse à l’antigravitation

Première page de L’héritage des templiers

« Jeff Mauroy se cala confortablement dans l’un des fauteuils moelleux du living, face à la baie vitrée grande ouverte. Lassé par les palabres de ses amis – penchés sur diverses cartes Michelin étalées sur la table en bois de teck – il alluma philosophiquement une cigarette. La soirée de ce 9 juillet était étouffante et pas le moindre souffle d’air n’agitait les longs voiles de tulle à travers lesquels on apercevait la paisible avenue Charles de Foucauld, éclairée de place en place par de hauts lampadaires. Une avenue d’autant plus tranquille qu’en cette période estivale, la plupart de ses élégants pavillons, en bordure du Bois de Vincennes, avaient été désertés par leurs propriétaires.

Ingénieur électronicien, ancien pilote d’hélicoptère et ceinture noire de judo, Jeff Mauroy était un solide gaillard de trente-quatre ans, au visage ouvert, sympathique, au teint bronzé. Sa fine moustache, sa chevelure brune, coiffée à la Titus et sa carrure athlétique (sans rembourrage, son léger polo bleu pâle en témoignait) lui conféraient une allure jeune et sportive qui ne manquait pas de distinction. »

Extrait de : J. Guieu. « Les dossiers du Glaive. »

Le rayon du cube par Jimmy Guieu

Fiche de Le rayon du cube

Titre : Le rayon du cube
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1957
Editeur : Vaugirard

Première page de Le rayon du cube

« Le petit port de Hookena, sur les rives occidentales de l’île Hawaii, était encore plongé dans le sommeil. Néanmoins, l’unique Grand Hôtel du village — il possédait neuf chambres ! — connaissait une animation tout à fait inhabituelle à cette heure fort matinale. En effet, l’éminent archéologue William Hornet et ses collaborateurs, venus effectuer des fouilles dans la région du volcan Mauna Loa, s’apprêtaient à quitter leur QG — le Grand Hôtel en l’occurrence — pour se rendre sur leur chantier, distant de quarante kilomètres seulement.
Sur le palier du premier étage, l’archéologue retrouva Charles Raynal, un jeune ethnographe attaché au Musée de l’Homme à Paris et participant aux travaux de recherches menés dans l’archipel des Sandwich sous la direction du professeur Hornet. Ils échangeaient une amicale poignée de main lorsque arriva le docteur Victoria Galciano, brillante ethnologue hawaiienne au type polynésien d’une remarquable pureté. »

Extrait de : J. Guieu. « Le rayon du cube. »

Le monde étrange des contactés par Jimmy Guieu

Fiche de Le monde étrange des contactés

Titre : Le monde étrange des contactés
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1986
Editeur : Belfond

Première page de Le monde étrange des contactés

« Panorama ultra-condensé. 24 juin 1947, Mont Rainier, Etat de Washington : Kenneth Arnold compare à des « soucoupes volantes » les 9 disques brillants qu’il observe, aux commandes de son avion personnel. Vitesse estimée : 2000/2500 kilomètres-heure, en vol « ondulatoire ». Performances impossibles à nos aéronefs de ce temps-là.
39 années se sont écoulées depuis cette mémorable observation qui vit naître l’expression « soucoupes volantes », pudiquement rebaptisées OVNI, de UFO (Unidentified Flying Objects) ; à partir de ce sigle allait être créé le néologisme « ufologie », d’où découle « ufologue ».
Phase I. Durant les premières années de cette recherche (car l’on ne peut parler de « science » des OVNI), se multiplient les témoignages de personnes parfaitement équilibrées affirmant avoir vu un ou plusieurs « objets » mystérieux évoluer dans le ciel. Sous quelque latitude que ce soit, des analogies, des invariants, des concordances se dégagent ; il ne peut donc s’agir d’hallucinations. »

Extrait de : J. Guieu. « Le monde Etrange des contactés. »

Le livre du paranormal par Jimmy Guieu

Fiche de Le livre du paranormal

Titre : Le livre du paranormal
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1973
Editeur : Omnium Littéraire

Première page de Le livre du paranormal

« Les phénomènes paranormaux sont infiniment plus fréquents qu’on ne le croit, de même que « l’étrange » est partout pour qui sait « regarder les choses anciennes avec des yeux neufs », comme l’écrivirent fort pertinemment Jacques Bergier et Louis Pauwels dans leur « Matin des magiciens » (Gallimard). Ce « Mystérieux Inconnu » cher à mon ami Robert Charroux, nous le retrouvons aussi dans des faits actuels. Mais il faut, constamment, raison garder et observer ces faits sans passion, avec lucidité et impartialité ; disons avec un rationalisme intelligent, par rapport au rationalisme borné et rétrograde de certains pourfendeurs de « faits maudits ». Ces précautions prises qui nous permettront d’éliminer nombre de faits faussement paranormaux ou étranges et qui s’éclairent à la lumière de la raison ou de la Science, il demeure une masse « résiduelle » impressionnante d’événements que ni la raison ni la Science ne sauraient — actuellement — expliquer. »

Extrait de : J. Guieu. « Le Livre du Paranormal. »

La grande épouvante par Jimmy Guieu

Fiche de La grande épouvante

Titre : La grande épouvante
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1961
Editeur : Vaugirard

Première page de La grande épouvante

« Accroché aux flancs du Mont Hogbak, au nord du Shenandoah National Park, le cottage du professeur Samuel Boones affectait des allures rustiques. Ses parois de rondins — montées sur murs de pierre — donnaient à la construction une apparence de chalet montagnard que démentait l’agencement intérieur des pièces, vastes et confortables. De la terrasse et des larges baies vitrées on pouvait contempler, à l’ouest, l’admirable vallée de la Shenandoah qui déroulait ses méandres qu’un chaud soleil de juillet faisait miroiter. Par-delà la grande rivière, à quelques miles à vol d’oiseau, la chaîne de la Massanutten Mountain et la George Washington National Forest festonnaient l’horizon de cette contrée idyllique, paradis des pêcheurs, campeurs et autres vacanciers.
A l’est, derrière le cottage, la forêt du parc national s’élevait jusqu’à la grande corniche — la Skyline Drive — autostrade longeant les crêtes ou le flanc de la montagne et reliant Front Royal à Waynesboro. »

Extrait de : J. Guieu. « La grande épouvante. »

La force sans visage par Jimmy Guieu

Fiche de La force sans visage

Titre : La force sans visage
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1958
Editeur : Plon

Première page de La force sans visage

« A l’angle de la rue de Bellechasse et de la rue de Grenelle, une Alfa 6 gris métallisé était arrêtée ; un chauffeur en livrée se penchait sous le capot soulevé, inspectant sans se presser les organes de la puissante 9 CV.
Sur la banquette arrière, deux messieurs, cigare au bec, devisaient sans paraître le moins du monde contrariés par la « panne » inopinée de leur berline. Très élégants, costume trois-pièces, attaché-cases auprès d’eux, l’un présentait un teint basané de type « méditerranéen » (il eût pu passer pour un émir ou un diplomate du Moyen-Orient), l’autre, blond, pâle, un peu rondelet, à l’opposé de son voisin, avait des origines slaves, pour demeurer diplomatiquement dans le vague !
Ce dernier, tout en bavardant, ne quittait pas des yeux l’entrée du ministère de l’Industrie, légèrement plus haut et à gauche sur la rue de Grenelle. Son compagnon regarda lui aussi dans
la même direction puis rumina :
— Vous le savez, ami Boris, je n’approuve pas votre méthode d’attente, ce wait and see du gros Churchill et je persiste à partager l’avis quasi majoritaire de notre groupe. »

Extrait de : J. Guieu. « La force sans visage. »

La caverne du futur par Jimmy Guieu

Fiche de La caverne du futur

Titre : La caverne du futur
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1961
Editeur : Vaugirard

Première page de La caverne du futur

« A une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Washington, l’agglomération de Gaithersburg (Maryland) connaissait une extension régulière depuis 1961, date à laquelle avaient été implantés, près du village, les premiers bâtiments du nouveau NBS, le National Bureau of Standards. L’ancien emplacement de cet organisme dans le district de Columbia s’était avéré nettement insuffisant en raison des progrès accomplis dans tous les domaines, progrès exigeant des locaux, des laboratoires toujours plus vastes, des appareillages, des installations toujours plus considérables.
Le gigantesque centre de recherche du NBS couvrait maintenant, dans la plaine à l’ouest de Gaithersburg, une aire de trois kilomètres sur deux. Au nombre de quatorze, les buildings abritant les multiples services et laboratoires du centre s’élevaient dans un site de verdure, aux allées plantées d’arbres et bordé, au nord-est de même qu’au sud-ouest, par des bois touffus. »

Extrait de : J. Guieu. « La caverne du futur. »

L’invisible alliance par Jimmy Guieu

Fiche de L’invisible alliance

Titre : L’invisible alliance
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1961
Editeur : Vaugirard

Première page de L’invisible alliance

« Les quatre-vingts passagers du Boeing des Continental Airlines admiraient, par les hublots du confortable appareil, le magnifique coucher de soleil sur le Nevada. Incendiés de pourpre mêlé à l’indigo, le sable et les rochers de ce paysage désolé l’apparentaient à un désert martien.
De Salt Lake City à Los Angeles, cette contrée désertique ne changerait guère d’aspect qu’à l’approche de la capitale californienne, dans un peu moins d’une heure de vol environ. Aussi ce crépuscule sur les dunes méritait-il bien un coup d’œil de la part des voyageurs, blasés par la monotonie du parcours.
Souriante et poussant devant elle un petit chariot, l’hôtesse offrait aux passagers bonbons et rafraîchissements : jus de fruits, scotch ou sodas.
Le docteur Ray Colwyn, jeune psychiatre du Psychiatrie Hospital de Los Angeles, interrompit sa conversation avec Mrs. Hallburn, une respectable dame — missionnaire mormon de Salt Lake City — pour accepter un scotch. »

Extrait de : J. Guieu. « L’invisible alliance. »

L’ère des biocybs par Jimmy Guieu

Fiche de L’ère des biocybs

Titre : L’ère des biocybs
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1960
Editeur : Plon

Première page de L’ère des biocybs

« Des joues mangées par une barbe de huit jours, son vieux chapeau crasseux mis de travers, le clochard s’était assis au pied d’une borne kilométrique de la Nationale 13 qui traverse la magnifique forêt de Saint-Germain. En bras de chemise, la besace posée entre ses jambes, il avait décidé de s’accorder une heure de repos. Cette première nuit de juillet était étouffante et le père Benoît se demandait si, tout compte fait, il n’aurait pas intérêt à faire un somme jusqu’à onze heures du soir. La distance était encore longue jusqu’à Paris et peut-être aurait-il la chance d’apitoyer un routier ?
En vieil habitué de la cloche, le père Benoît n’ignorait pas que les chauffeurs de camions sont parfois mieux disposés, à l’égard des autostoppeurs de son espèce, vers le milieu de la nuit, à l’heure où le sommeil commence à se manifester et où il est bon, alors, d’avoir à ses côtés un compagnon avec qui parler pour tromper la fatigue.
Le clochard sortit de sa besace un litre de vin, planta son canif dans une miche de pain et, en guise d’apéritif, porta à sa bouche le goulot de la bouteille. »

Extrait de : J. Guieu. « L’ère des Biocybs. »