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Les dieux verts par C. Henneberg

Fiche de Les dieux verts

Titre : Les dieux verts
Auteur : C. Henneberg
Date de parution : 1961
Editeur : Le rayon fantastique

Sommaire de Les dieux verts

« La vie avait vaincu.
Sur la Terre c’était l’an 2 000 de l’ère cosmique – et la nuit émeraude. Le grand cataclysme qui l’avait ravagée se perdait dans un passé immémorial. Quelques livres sacrés, gravés dans le jade et l’onyx et fixés aux autels par des chaînes d’orichalque, disaient que la mort était venue des étoiles. Un jour, le champ magnétique du globe se déplaça, l’écorce terrestre éclata et le relief subit des modifications profondes. Les océans débordèrent, submergeant les continents. Une pluie de météorites pava de gemmes et de feu les montagnes. Deux lunes inattendues – l’une bleue, l’autre verte –, se levèrent à l’horizon.
Sur les planètes habitables de la galaxie, les colonies humaines disséminées cherchèrent en vain à observer les événements. La nouvelle ceinture »

Extrait de : C. Henneberg. « Les dieux verts. »

Les anges de la colère par N. Henneberg

Fiche de Les anges de la colère

Titre : Les anges de la colère
Auteur : N. Henneberg
Date de parution : 1978
Editeur : Le Masque

Sommaire de Les anges de la colère

  • Les anges de la colère
  • La jeune fille et les deux villes
  • Monstre à voix de sirène
  • Les maîtres de l’heure
  • Portés disparus
  • Le soleil de Thulé

Première page de Les anges de la colère

« Le Livre des Merveilles dit :
« En ce temps-là les anges descendaient sur la Terre. Leurs noms étaient différents : Trônes, Archanges et Dominations. » Certains atterrissaient sur des roues de topaze ou de chrysolithe, mieux ocellées qu’un plumage de paon. D’autres débarquaient de nefs pointues, effilées, qui laissaient en s’envolant une trace brûlante sur le sol. D’autres encore semblaient traverser le ciel, le corps nu, monstrueux, crachant une salive dorée, et ceux-ci avaient des flancs de taureau et un visage de vierge. C’étaient des Hérubs, venus de Proxima Centauri : leur astrodrome se trouvait sur un satellite.

Et puis, il y en avait qui descendaient simplement devant vous le sentier d’une colline, sous leurs scaphandres transparents : on eût dit des abeilles sous leurs ailes. »

Extrait de : N. Henneberg. « Les anges de la colère. »

Le sang des astres par N. Henneberg

Fiche de Le sang des astres

Titre : Le sang des astres
Auteur : N. Henneberg
Date de parution : 1963
Editeur : Le rayon fantastique

Première page de Le sang des astres

« DE POURPRE ET DE FLAMME

Sur la Terre on crut d’abord qu’il s’agissait d’une comète.
Aucun astronome ne l’avait repérée ; ce n’était pas l’astre ponctuel qui traverse les cieux à son heure. Une certaine nuit, le globe en polymères minéraux qui protégeait la Ville s’irisa, les terrasses d’atterrissage, planes, furent pourpres et le firmament même s’ouvrit, sur un fleuve de sang.
On était en avril 2700. Abandonnant les stades de terrovision et les cirques cosmiques, la foule déborda dans les avenues roulantes et, au niveau des observatoires, des hélicobus formèrent des embouteillages.

Dans la nuit rouge, une vague de chaleur, un parfum dense, palpable, charnel – ambre et santal brûlé –, remplit le dôme. Dégorgeant des souterrains où étaient sises les usines et les œuvres vives de la Métropole, les robots désaxés firent irruption dans les jardins. »

Extrait de : N. Henneberg. « Le Sang des astres. »

Le mur de la lumière par N. Henneberg

Fiche de Le mur de la lumière

Titre : Le mur de la lumière
Auteur : N. Henneberg
Date de parution : 1959
Editeur : Albin Michel

Première page de Le mur de la lumière

« Destination Andromède
« Décollage pour Andromède à 20 h. 17. Les spécialistes et volontaires sont priés de rejoindre le quai 12. »
Nan s’arrêta, comme frappée d’une balle. La bouche noire de l’émetteur hurlait. Oui, elle s’en souvenait : cela devait commencer ainsi, dans le crépuscule Terrien – pourpre et flamme.
Devant l’astrogare centrale piétinait une foule exaltée, ivre d’événements – la foule de l’an 2500, ou, comme l’on disait déjà, de l’An Premier de l’Ère Spatiale. Les soleils artificiels de la Mégalopole baignaient d’or les visages renversés, pâlis ; la neige fondait sur les roses – toutes les serres avaient été pillées. Les gens s’embrassaient, juraient, pleuraient de joie, les mères tendaient leurs petits vers une nouvelle aurore et, comme »

Extrait de : N. Henneberg. « Le Mur de la lumière. »

Le dieu foudroyé par N. Henneberg

Fiche de Le dieu foudroyé

Titre : Le dieu foudroyé
Auteur : N. Henneberg
Date de parution : 1976
Editeur : L’Atalante

Première page de Le dieu foudroyé

« OMICRON DU BOUVIER

AN 3015. XXXXe année de la Plaie galactique, dite jadis la Plaie terrienne, qui désormais se répand d’étoile en étoile et ravage la Voie lactée. La Plaie qui semble déverser l’univers antimatière par les canaux du temps déplacé. La Plaie qui est le mal pur…

Le désespoir le plus profond fait qu’après les violentes convulsions des premiers combats les astres préservés, les constellations de la Vierge, du Sagittaire, du Bouvier – et tant d’autres – ne songent
désormais qu’à se défendre. Personne ne s’occupe maintenant de petits systèmes irrémédiablement contaminés qui servent d’escales aux envahisseurs et ne sont probablement plus »

Extrait de : N. Henneberg. « Le dieu foudroyé. »

Le chant des astronautes par C. Henneberg

Fiche de Le chant des astronautes

Titre : Le chant des astronautes
Auteur : C. Henneberg
Date de parution : 1958
Editeur : Le Masque

Première page de Le chant des astronautes

« UN CAMP SUR ALCYONE 1

Je suis né sur un astronef qui cinglait à destination des Pléiades. Probablement vers 2300, année de grands cataclysmes et d’expansion terrienne.

J’en ignore la date exacte car notre vaisseau a percuté une planète en tentant de s’y poser.

Une poignée d’émigrants survécut. Eux qui avaient fui la Terre, menacée dans sa civilisation, abordaient dans la jungle d’une planète primitive, inexplorée, cruelle. C’était une Alpha du Taureau, pourvue de deux petits soleils orangés. Elle semblait de dimensions moyennes, mais ils n’en avaient aucune certitude, leurs appareils et leurs robots se trouvaient détruits, leurs provisions carbonisées. Parmi eux se trouvaient quelques femmes et enfants.

Rarement l’homme se vit aussi désarmé et nu sur la surface d’un globe. Ils firent la connaissance d’une espèce indigène intelligente qui les accueillit avec une étrange indifférence. »

Extrait de : C. Henneberg. « Le chant des astronautes. »

La rosée du soleil par C. Henneberg

Fiche de La rosée du soleil

Titre : La rosée du soleil
Auteur : C. Henneberg
Date de parution : 1959
Editeur : Le rayon fantastique

Première page de La rosée du soleil

« À mi-chemin entre Neptune et Pluton, l’astronef de reconnaissance RZ2 donna des inquiétudes à son équipage.
Celui-ci se composait d’un commandant, Jérôme Tycho, de deux pilotes de ligne, Walter Angell et Francis Verne, et d’un mécanicien, Bill Ready. Un système de cumuls palliait le manque d’espace à bord : Francis était ingénieur-navigant, et Ready, étudiant en médecine, remplissait les fonctions d’infirmier. Excellente équipe, n’eût été la manie de bricolage de Verne et le fait que, sur le point de prendre sa retraite, Tycho traversait une période de dépression. À son âge – trente-huit ans – la navigation interplanétaire usait son homme.
L’astronef était un bon petit tacot, souple et résistant, où le confort cédait le pas à la vitesse. Avec Angell aux commandes, il enlevait des records impressionnants. »

Extrait de : C. Henneberg. « La rosée du soleil. »

La plaie par N. Henneberg

Fiche de La plaie

Titre : La plaie
Auteur : N. Henneberg
Date de parution : 1964
Editeur : Le rayon fantastique

Première page de La plaie

« Temps terrestre – 3000.
Sur Sigma, la 18e planète de l’étoile double Arcturus, dans la constellation du Bouvier.
L’homme qui devait mourir fut réveillé à minuit. Il fut aussitôt debout, d’un bond souple de léopard, il portait encore sa cuirasse spatiale, lacérée et ternie dans les combats, et ses poignets étaient soudés par un lien magnétique. Il s’adossa au mur de sa cellule et attendit – cette pose de combattant acculé n’était pas sans noblesse.
Les deux lunes dernières de Sigma qui en avait sept, son charme particulier, – la verte et la mauve – se reflétaient dans le viseur et traçaient sur le sol un carré net. Et dans cette lueur, le condamné vit, sur le seuil, une grande silhouette sous une simarre pourpre, le visage masqué à la mode sigméenne d’une pellicule obscure, souple comme un gant. »

Extrait de : N. Henneberg. « La plaie. »

La naissance des dieux par C. Henneberg

Fiche de La naissance des dieux

Titre : La naissance des dieux
Auteur : C. Henneberg
Date de parution : 1954
Editeur : Le Masque

Première page de La naissance des dieux

« La guerre s’était abattue avec la soudaineté d’un cataclysme, et ce n’était pas cette guerre-là que la Terre attendait. Aucun des navires spatiaux n’avait eu le temps de décoller, aucune des fusées nucléaires celui de quitter sa rampe. Simplement, en plein jour, le ciel avait verdi, puis s’était empli de cendres grises ; pendant un instant, le soleil avait été semblable à un œil sanglant qui avait clignoté, puis s’était éteint. Une nuit totale s’était alors abattue. Il n’y avait plus d’astres.
Dans l’épais linceul des ténèbres, les derniers râles de la Civilisation – gémissements de sirènes, sourds éclats de canons atomiques, piétinements de foule – formaient un raz de marée. La Ville, immense et bâtie pour l’éternité – elle couvrait le tiers d’un continent – ne se révélait que çà et là par des incendies. »

Extrait de : C. Henneberg. « La naissance des dieux. »

La forteresse perdue par N. Henneberg

Fiche de La forteresse perdue

Titre : La forteresse perdue
Auteur : N. Henneberg
Date de parution : 1962
Editeur : Le rayon fantastique

Première page de La forteresse perdue

« 2300 sur la Terre.

La civilisation des Technocrates à son déclin.

Sur la ville d’acier creusée, taraudée comme une ruche, où l’humanité se tenait épaule contre épaule, il pleuvait.

Une pluie grasse de résidus. Un crépuscule gris et morne, reflété par les trottoirs roulants.

Un homme avait quitté l’alvéole appelé Palais de Justice – un garçon insolemment beau, aux yeux clairs et morts. La foule s’écartait sur son passage – les gens éprouvaient le choc du « déjà vu »… (Mais où ? Sur les écrans, bien sûr, au cœur des cosmodromes hurlants – ou sur les bélinos portant « cet homme est dangereux » ?) Il était libre, son procès venait de se terminer par un non-lieu. Un coup d’œil lui avait suffi : personne ne l’attendait aux grilles. Il traversa la voie.

En face, une enseigne au néon écrivait sur le mur : Soyez heureux ! Achetez les Euphoriques Leans !

Le fort spatial de la Légion cosmique était à deux pas, avec son drapeau noir où fusait une comète.

L’homme entra sans hésiter. »

Extrait de : N. Henneberg. « La forteresse perdue. »