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Le livre de Ptath par A. E. van Vogt
Fiche de Le livre de Ptath
Titre : Le livre de Ptath
Auteur : A. E. van Vogt
Date de parution : 1947
Traduction : J. Cathelin
Editeur : J’ai lu
Première page de Le livre de Ptath
« Il était Ptath. Non qu’il pensât à son nom. Celui-ci était tout simplement là, présent comme partie de lui-même, comme son corps, avec ses bras, ses jambes, comme le sol sur lequel il marchait. Non, cette dernière impression était fausse. Le sol ne faisait pas partie de lui-même. Il y avait, bien sûr, une certaine relation entre le sol et lui, mais elle était d’une nature un peu plus surprenante. Il était Ptath, et il marchait sur le sol, il marchait vers Ptath. Il retournait vers la cité de Ptath, capitale de son empire de Gonwonlane, après une longue absence.
Cela était fort clair, accepté pour tel sans qu’on eût besoin d’y penser, et cela seul importait. Et il en ressentait encore mieux l’importance à la façon dont »
Extrait de : A. E. van Vogt. « Le Livre De Ptath. »
Le colosse anarchique par A. E. van Vogt
Fiche de Le colosse anarchique
Titre : Le colosse anarchique
Auteur : A. E. van Vogt
Date de parution : 1977
Traduction : G. H. Gallet
Editeur : J’ai lu
Première page de Le colosse anarchique
« Il n’est pas facile, pour quelqu’un ou quelque chose, d’observer, depuis une portion de l’univers (à des multi-années-lumière de distance) un épisode simple de l’existence terrestre. Mais les problèmes d’un tel espionnage sont en deçà des structures physiques. Ainsi, quelqu’un – qui posséderait ce haut niveau d’accomplissement scientifique, et serait suffisamment motivé pour dépenser du temps et de l’énergie – verrait sa perception converger au niveau humain. Disons un mètre quatre-vingts au-dessus du sol.
Ce que l’on voyait semblait presque ne pas en avoir mérité l’effort. Une rue résidentielle, bordée d’arbres, dans une grande ville. La nuit. La seule forme de vie en vue était un homme qui se baladait sur le trottoir. Il semblait venir vers le point de convergence. Ainsi, il paraissait presque être l’objet de l’intérêt de l’être lointain.
L’homme qui marchait dans la rue pouvait être un scientifique ou quelque autre intellectuel. Il avait approximativement quarante années terrestres et faisait apparemment partie de la classe moyenne – »
Extrait de : A. E. Van Vogt. « Le colosse anarchique. »
La machine ultime par A. E. van Vogt
Fiche de La machine ultime
Titre : La machine ultime
Auteur : A. E. van Vogt
Date de parution : 1983
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : J’ai lu
Première page de La machine ultime
« Un homme s’arrête devant le hublot d’un ordinateur Eye-O, au coin de la 2e Rue et de Main Street, à Mardley. Il est 10 h 03 heure locale. (L’an 2090.)
Sa présence à 1,30 m « branche » l’Eye-O. J’identifie immédiatement son profil bio-magnétique : c’est celui d’un Agent d’Entretien d’Ordinateur. Il porte un uniforme de sergent. Son nom est Walter Inchey.
Inchey mesure 1,91 m et pèse 101,3 kg. Il a la figure rougeaude (nuance 11). Il me branche et se tourne vers le sud. Comme c’est une des directions vers lesquelles je peux regarder, j’ai déjà observé, du poteau d’acier où je suis fixé (et qui sert de lampadaire la nuit), qu’à cent mètres à peine un cortège de véhicules à moteur vient de tourner dans Main Street. Il est précédé par un groupe de jeunes gens à pied et l’une des premières voitures diffuse de la musique.
Cela me met en alerte. Aussitôt, j’examine mes circuits musicaux (zone de Mardley). Ainsi, en quelques fractions de secondes, j’ai interconnecté le capteur de la rue avec l’intérieur du véhicule d’où »
Extrait de : A. E. Van Vogt. « La machine ultime. »
La machine ultime
Et si je me révoltais, moi, la machine ? Et si moi, l’Ordinateur, j’étais saisi du démon de l’ambition, si la griserie du pouvoir me montait à la tête (chercheuse) ? L’homme, après tout, est si faible ! Et bête ! Et inutile !… Quoi ? Vous avez dit programmation ? Ah…
La guerre contre le Rull par A. E. van Vogt
Fiche de La guerre contre le Rull
Titre : La guerre contre le Rull
Auteur : A. E. van Vogt
Date de parution : 1959
Traduction : G. H. Galle
Editeur : J’ai lu
Première page de La guerre contre le Rull
« Lorsque le navire de l’espace s’évanouit dans les brumes vaporeuses d’Eristan II, Trevor Jamieson sortit son pistolet. Il se sentait étourdi, nauséeux d’avoir été secoué, ballotté un long moment dans le vent du sillage du grand vaisseau. Mais la conscience du danger le maintenait, tous les nerfs tendus, dans le harnais fixé par des suspentes au plateau antigravifique qui était au-dessus de lui. Les yeux plissés, il leva son regard sur l’ezwal qui le considérait pardessus le bord du disque-parachute encore oscillant.
Ses trois yeux alignés, d’un gris terne d’acier poli, l’observaient, sans ciller ; sa massive tête bleue était en alerte, prête — Jamieson le savait — à reculer d’un coup à l’instant où il lirait dans ses pensées une intention de tirer. »
Extrait de : A. E. Van Vogt. « La guerre contre le Rull. »
La faune de l’espace par A. E. van Vogt
La fiche de La faune de l’espace
Titre : La faune de l’espace
Auteur : A. E. van Vogt
Date de parution : 1939
Traduction : J. Rosenthal
Editeur : J’ai lu
Première page de La faune de l’espace
« Zorl rôdait inlassablement. La nuit noire, sans lune et presque sans étoiles, cédait comme à regret sa place à une aube rougeâtre et désolée qui se levait à la gauche de Zorl. Pour le moment, la lumière naissante était pâle et n’annonçait aucune chaleur. Elle dévoilait, en s’étalant, un paysage de cauchemar.
Zorl se détacha, peu à peu, sur le fond des rochers noirs et déchiquetés qui hérissaient la plaine nue. Un soleil d’un rouge pâle montait à l’horizon. Des doigts de lumière s’insinuèrent dans les coins les plus sombres du paysage. Zorl ne voyait toujours aucune trace de la tribu d’êtres pourvus d’id qu’il suivait à la piste depuis près de cent jours. »
Extrait de : A. E. Van Vogt. « La faune de l’espace. »
L’horloge temporelle par A. E. van Vogt
La fiche de L’horloge temporelle
Titre : L’horloge temporelle
Auteur : A. E. van Vogt
Date de parution : 1972
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : J’ai lu
Sommaire de L’horloge temporelle
- L’horloge temporelle
- Chute libre
- La condition masculine
- Le rat et le serpent
- Ersatz éternel
- L’aveu
- Les sacrifiés
- Le lancement d’Apollo XVII
- Dialectes
Première page de L’horloge temporelle
« — Le mariage, dit parfois Terry Maynard quand il est d’humeur expansive, est une institution sacrée. Je suis bien placé pour le savoir. J’ai été marié deux fois, la première en 1905, la seconde en 1967. Ce genre de laps de temps offre une perspective permettant d’exprimer un jugement juste.
Et, ce disant, il considère sa femme Joan. Ce soir-là, elle soupira, alluma une cigarette, se carra dans son fauteuil et murmura : »
Extrait de : A. E. Van Vogt. « L’horloge temporelle. »
L’homme multiplié par A. E. van Vogt
Fiche de L’homme multiplié
Titre : L’homme multiplié
Auteur : A. E. van Vogt
Date de parution : 1974
Traduction : M. Deutsch
Editeur : J’ai lu
Première page de L’homme multiplié
« En descendant l’échelle pour prendre pied sur le sol de la planète, Steven Masters s’interrogeait sur ses sentiments. Devoir d’abord s’extraire du sas à reculons, puis tâter précautionneusement tes barreaux l’un après l’autre comme un vulgaire membre d’équipage, lui paraissait porter atteinte à sa dignité.
Est-ce qu’on le filmait ? Quel air avait-il vu de dos ? Il avait l’impression de se mouvoir gauchement et la conscience aiguë qu’il avait de ses propres gestes le fit se raidir. Et pourtant, sa réaction était plus compliquée. Si l’on assistait vraiment à ce spectacle sur la Terre, il y aurait bien quelqu’un pour dire que c’était lui, Steven Masters, qui était en train de descendre l’échelle.
Cette possibilité avait quelque chose de roboratif. On me regarde. On me voit !
Pensée : « Je vais grimper sur cette colline, là-bas, histoire de me faire une idée des lieux. »
A l’instant où ses pieds touchèrent la surface, »
Extrait de : A. E. Van Vogt. « L’homme multiplié. »
L’été indien d’une paire de lunettes par A. E. van Vogt
Fiche de L’été indien d’une paire de lunettes
Titre : L’été indien d’une paire de lunettes
Auteur : A. E. van Vogt
Date de parution : 1979
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : J’ai lu
Première page de L’été indien d’une paire de lunettes
« Le physicien Grayson entendit deux fois le singulier tintement sec, sur un rythme rapide. Piing… Pinng… Comme ça.
Très léger.
Mais ce qui suivit fut évident. Le texte imprimé qu’il lisait se brouilla tout de suite.
Grayson secoua la tête avec irritation et rapprocha le contrat de ses lunettes. Des taches dansaient sur la page. Il soupira, recula contre son dossier et ferma les yeux. Quand il les rouvrit, il comprit le problème.
Dans chaque « verre » transparent de ses lunettes, il y avait une mince fêlure horizontale, juste à la hauteur de la pupille.
Il fut un peu surpris. Curieuse coïncidence. Les deux verres s’étaient cassés – il se rappelait maintenant les tintements, pensant que ce devait être à ce moment – à une demi-seconde l’un de l’autre. Ayant l’esprit porté à la statistique, il envisagea très brièvement les probabilités de fêlures aussi rapprochées. Les chiffres qui lui vinrent à l’idée furent tellement »
Extrait de : A. E. Van Vogt. « L’été indien d’une paire de lunettes. »
Invasion galactique par A. E. van Vogt
Fiche d’Invasion Galactique
Titre : Invasion galactique
Auteur : A. E. van Vogt
Date de parution : 1977
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : J’ai lu
Première page d’Invasion galactique
« PREMIÈRE PARTIE
L’INVASION DREEGH
Une lourde indécision pesait sur les pensées de l’homme tandis qu’il traversait la cabine de contrôle du vaisseau spatial pour aller se pencher sur la couchette où la femme était allongée, tendue, terriblement immobile. Il dit de sa voix grave :
Nous ralentissons, Merla.
Pas de réponse, nul mouvement, pas un frémissement des joues délicates, anormalement blêmes. Les fines narines se dilataient imperceptiblement à chaque inspiration. C’était tout. »
Extrait de : A.E. Van Vogt. « Invasion Galactique. »
Destination univers par A. E. van Vogt
Fiche de Destination univers
Titre : Destination univers
Auteur : A. E. van Vogt
Date de parution : 1969
Traduction : M. Deutsch
Editeur : J’ai lu
Premières page de Destination univers
« DESTINATION CENTAURE
Je m’éveillai en sursaut et me demandai : « Comment Renfrew supporte-t-il les choses ? »
Je dus faire un mouvement car les ténèbres se refermèrent douloureusement sur moi. Je n’ai aucun moyen de savoir combien de temps dura cette déchirante inconscience. Quand je revins à moi, je ressentis d’abord la poussée des moteurs de l’astronef.
Cette fois, je repris lentement mes esprits. Je conservai une immobilité parfaite. Le poids des années de sommeil pesait sur moi et j’étais résolu à suivre à la lettre la routine ancienne fixée par Pelham.
Je ne voulais pas perdre à nouveau connaissance.
Allongé sur ma couchette, je réfléchissais. J’avais été idiot de m’inquiéter de Jim Renfrew. Il ne devait pas sortir de l’état d’animation suspendue avant cinquante ans !
Je commençai à surveiller le cadran lumineux de l’horloge fixée au plafond. Tout à l’heure, elle indiquait 23 h 12. Maintenant, il était 23 h 22. Le délai »
Extrait de : A. E. van Vogt. « Destination univers. »