Étiquette : L’appel de Mordant
Le feu de ses passions par Stephen R. Donaldson
Fiche de Le feu de ses passions
Titre : Le feu de ses passions (Tome 3 sur 3 – L’appel de Mordant)
Auteur : Stephen R. Donaldson
Traduction : V. Dayre
Date de parution : 1987
Editeur : Gallimard
Première page de Le feu de ses passions
« L’armée d’Alend ne bougeait pas.
Elle n’avait pas bougé depuis des jours.
Oh, le Prince Kragen gardait ses hommes occupés, il se voulait prêt à tout. Mais il ne se risqua à nul autre tir de catapulte ; ne tenta aucune espèce de percée, encore moins un assaut décisif ; ne fit rien hors de discrets efforts pour espionner le château. À dire vrai, sa seule action apparente pour faire progresser le siège se résumait à empêcher formellement quiconque de sortir d’Orison ou d’y entrer : ainsi coupait-il le Roi Joyse de toute source d’information. En dehors de cela, ses troupes et lui auraient aussi bien pu se livrer à des exercices de manœuvres.
Il avait d’autres occupations, certes. Plusieurs de ses hommes, par exemple, patrouillaient en permanence hors du camp, à la recherche de quelque signe du champion du Congrégat. Au vu de ce que le guerrier avait fait subir à Orison, le Prince ne goûtait guère l’éventualité d’être attaqué sur son arrière par ce combattant solitaire. Il passait en outre chaque jour un bon moment, seul ou avec son père, à conjecturer sur les projets des filles du Roi Joyse. »
Extrait de : S.R Donaldson. « Le feu de ses passions – L’appel de Mordant. »
Un cavalier passe par Stephen R. Donaldson
Fiche de Un cavalier passe
Titre : Un cavalier passe (Tome 2 sur 3 – L’appel de Mordant)
Auteur : Stephen R. Donaldson
Traduction : V. Dayre
Date de parution : 1987
Editeur : Gallimard
Première page de Un cavalier passe
« Quatre jours plus tard, le temps s’éclaircit.
Térisa avait eu le loisir de refouler la peine que lui avait causé le rejet implicite de Maître Erémis. Son existence allait son chemin, elle passait le plus de temps possible en compagnie de Géraden, à parler, à s’efforcer de comprendre. Savoir qu’elle n’avait rien de mieux à faire, rien de plus constructif à offrir lui était un fardeau constant. Elle ne pouvait se libérer de ce halo de grisaille dépressive qui auréolait la moindre de ses pensées ou de ses sensations ; sa vie ressemblait plus que jamais à celle qu’elle avait autrefois menée. Et ses conversations avec Géraden résonnaient du souvenir de ses innombrables entretiens avec le Révérend Thatcher. Mais c’était elle-même qu’elle jugeait à présent futile.
Elle avait en effet perdu le but fragile qu’elle avait si brièvement possédé, la sensation d’avoir une direction à prendre. Folles lui paraissaient à présent les conclusions qu’elle avait été tentée de tirer de l’apparition des cavaliers de son rêve dans l’augure du Congrégat. »
Extrait de : S.R Donaldson. « Un cavalier passe – L’appel de Mordant. »
Le miroir de ses rêves par Stephen R. Donaldson

Fiche de Le miroir de ses rêves
Titre : Le miroir de ses rêves (Tome 1 sur 3 – L’appel de Mordant)
Auteur : Stephen R. Donaldson
Traduction : V. Dayre
Date de parution : 1986
Editeur : Gallimard
Première page de Le miroir de ses rêves
« L’histoire de Térisa et de Géraden commence à la manière d’un conte. Elle était princesse en une haute tour. Il était le héros venu la délivrer. Elle était fille unique de la richesse et du pouvoir. Il était le septième fils du Seigneur du Septième Fief. Elle était belle, depuis la couronne de cheveux auburn qui auréolait son visage jusqu’à la pointe de ses pieds menus d’ivoirine. Il avait beau visage et grand courage. Un enchantement tenait prisonnière la belle. Le briseur d’enchantement était sans peur.
Comme dans tous les contes, ils étaient faits l’un pour l’autre.
Par grand dommage, leurs vies n’étaient pas si simples.
Pour preuve, la haute tour était un luxueux immeuble d’habitation sur Madison Avenue, à quelques rues de Central Park. L’appartement comportait deux chambres (l’une baptisée « chambre d’amis », où nul invité n’entrait jamais), un spacieux salon offrant une vue superbe sur le couchant, une salle à manger complètement occupée par une longue table laquée noire où les bougies auraient été du plus bel effet si Térisa avait eu quelque raison de les allumer, et enfin une cuisine du dernier cri. »
Extrait de : S.R Donaldson. « Le miroir de ses reves – L’appel de Mordant. »