Étiquette : Le crépuscule des chimères

 

Cosmos factory par Jacques Barbéri

Fiche de Cosmos factory

Titre : Cosmos factory (Tome 2 sur 2 – Le crépuscule des chimères)
Auteur : Jacques Barbéri
Date de parution : 2014
Editeur : La Volte

Première page de Cosmos factory

« Helena Whateley jouait entre les joncs avec sa fille. Les grenouilles bondissaient et ponctuaient les coassements des crapauds de minuscules explosions liquides. Claire avait huit ans et les marais étaient truffés de trous d’eau et d’étendues de vase aussi dangereuses que des sables mouvants. Mais Helena maîtrisait parfaitement son rêve et savait que rien ne pouvait lui arriver. Sur l’île voisine, Ron avait allumé un feu. Il était mort depuis plus de douze ans mais n’avait toujours pas son pareil pour cuire les truites à la braise. Comme dans tout rêve lucide, Helena savait que ce qu’elle vivait n’était qu’illusion, mais c’était le seul endroit où elle pouvait encore retrouver son mari. Sa mort l’avait anéantie mais le choc émotionnel avait éveillé un don qui ne demandait qu’à s’exprimer. Elle était maintenant capable de maîtriser ses rêves. Elle percevait également l’aura psychique d’un individu et pouvait explorer ses fantasmes, ses obsessions et ses idées fixes, les manipuler. »

Extrait de : J. Barbéri. « Cosmos Factory. »

Le crépuscule des chimères par Jacques Barbéri

Fiche de Le crépuscule des chimères

Titre : Le crépuscule des chimères (Tome 1 sur 2 – Le crépuscule des chimères)
Auteur : Jacques Barbéri
Date de parution : 2013
Editeur : La Volte

Première page de Le crépuscule des chimères

« L’éclair de la lame.

Anjel n’avait pas eu le temps d’identifier l’objet. Il avait juste vu un trait lumineux passer devant lui. Un filament incandescent qui s’étirait entre la main de son frère et la gorge de son père. Un pont de lumière qui avait enjambé la table du salon, un court moment d’éternité.

Il était resté pétrifié.

La gorge de son père s’était ouverte, comme une deuxième bouche privée de dents.

La bouche riait et le sang giclait. Les mains de son père, recroquevillées telles des serres, agrippaient les bords de la plaie, essayaient de colmater la brèche. Dérisoire tentative d’enrayer l’inéluctable venue de la mort qui ricanait en un gargouillis atroce.

Une main se posa sur son épaule.

« Vous devriez vous asseoir. »

Il leva la tête et aperçut un policier d’une quarantaine d’années, cheveux courts, fine moustache, yeux gris-bleu qui le poussait gentiment vers un fauteuil. Il s’y laissa choir mollement. »

Extrait de : J. Barbéri. « Le crépuscule des chimères. »