Étiquette : L’enfant des halles
La main criminelle par H. J. Magog

Fiche de La main criminelle
Titre : La main criminelle (Tome 2 sur 2 – L’enfant des halles)
Auteur : H. J. Magog
Date de parution : 1926
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande
Première page de La main criminelle
« Tandis que l’auto l’emportait, après un dernier geste d’adieu adressé à Jean, Renée avait éclaté en sanglots.
— Elle le garde… Elle me le prend, au moment où il allait peut-être m’aimer ! gémit-elle.
Les souvenirs mêlés – mêlés d’espoir et de découragement, de brusques joies et de désolation, de douceur et d’amertume – qu’elle emportait de cette soirée mouvementée la laissaient effondrée, à cette heure où elle se retrouvait seule.
Jusqu’au dernier instant, elle avait pu croire que la tendresse – l’amour un instant pressenti dans le regard et la voix de Jean Belmont – l’emporterait et triompherait des ruses d’une coquette.
Au cours de cette soirée, pour elle si émouvante en ses alternatives diverses, elle s’imaginait avoir joué sa vie – son amour. »
Extrait de : H.J Magog. « L’Enfant des halles (tome 2) La Main criminelle. »
Le môme Berlingot par H. J. Magog

Fiche de Le môme Berlingot
Titre : Le môme Berlingot (Tome 1 sur 2 – L’enfant des halles)
Auteur : H. J. Magog
Date de parution : 1926
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande
Première page de Le môme Berlingot
« — Chienne de vie !…
Cette apostrophe mâchonnée avec colère par un miséreux, sous les pieds duquel roulaient les cailloux du petit chemin en pente, était amplement justifiée par son aspect de hère piteux, aux chaussures éculées et aux vêtements rapiécés et sales.
Ce ne pouvait être qu’un de ces vagabonds, dont les silhouettes ne retiennent pas les regards indifférents, parce qu’à force de marcher dans la poussière des routes ils ont fini par en prendre la couleur et qu’ils s’en détachent à peine.
— Chienne de vie ! répétait-il.
Et sa voix exprimait cette rancune et cette révolte, nées de la conviction d’une injustice du sort – nées aussi d’une conscience d’être supérieur à ce destin.
Sans âge – la fatigue et la saleté vieillissent – sous sa livrée de poussière, il demeurait confusément à la limite où se rejoignent la jeunesse finissante et la maturité commençante. »
Extrait de : H.J Magog. « L’Enfant des Halles (tome 1) Le môme Berlingot. »