Étiquette : L’épée de vérité
L’âme du feu par Terry Goodkind

Fiche de L’âme du feu
Titre : L’âme du feu (Tome 5 sur 15 – L’épée de vérité)
Auteur : Terry Goodkind
Date de parution : J.C Mallé
Traduction par : 1999
Editeur : Bragelonne
Première page de L’âme du feu
« — Je me demande pourquoi les poulets sont aussi énervés, dit Richard.
Kahlan se serra plus fort contre son épaule.
— Ton grand-père leur casse peut-être autant les pieds qu’à nous, avança-t-elle.
Son compagnon ne répondant pas. Elle leva les yeux vers lui, l’étudia à la faible lueur du feu et vit qu’il regardait fixement la porte.
— Ou ils sont peut-être grognons parce que nous les avons empêchés de dormir toute la nuit…
Richard sourit et embrassa le front de la jeune femme. Dehors, les caquètements venaient de cesser. Kahlan supposa que les enfants du village, toujours occupés à fêter dignement le mariage, avaient chassé les volailles de leur perchoir favori, à savoir le muret qui se dressait devant la maison des esprits. Elle fit part au Sourcier de sa déduction.
De lointains échos de conversations, d’éclats de rire et de chansons pénétraient dans leur sanctuaire. Le parfum du bois aromatique qui brûlait en permanence dans la cheminée de la maison sacrée se mêlait à celui de la sueur née de la passion amoureuse et à l’odeur épicée des poivrons et des oignons frits. »
Extrait de : T. Goodkind. « L’Âme du Feu – L’épée de vérité. »
Le temple des vents par Terry Goodkind

Fiche de Le temple des vents
Titre : Le temple des vents (Tome 4 sur 15 – L’épée de vérité)
Auteur : Terry Goodkind
Date de parution : J.C Mallé
Traduction par : 1997
Editeur : Bragelonne
Première page de Le temple des vents
« — Laissez-moi le tuer ! insista Cara.
Sur les dalles de marbre, ses grandes enjambées furieuses produisaient un vacarme épouvantable.
— Pas question ! répéta Kahlan.
Les bottes en cuir souple qu’elle portait sous sa longue robe blanche d’Inquisitrice bruissaient à peine tandis qu’elle s’efforçait de suivre le rythme de la Mord-Sith – sans pour autant courir. Une question d’amour propre…
Cara ne dit plus rien, ses yeux bleus rivés sur le bout de l’interminable couloir qu’elles remontaient. Devant elles, une dizaine de soldats d’harans en uniforme de cuir et cotte de mailles traversaient une intersection. Même s’ils ne brandissaient pas leurs armes traditionnelles – des épées très simples ou des haches au tranchant en forme de croissant –, ils gardaient les mains près de leurs poignées. Tous les sens aux aguets, ils sondaient la pénombre, entre les colonnes et sous les embrasures de porte. Immergés dans leur concentration, ils gratifièrent la Mère Inquisitrice de hochements de tête à peine polis.
— Le tuer ne suffira pas, dit Kahlan. Il nous faut des réponses…
La Mord-Sith plissa le front, l’air étonné. »
Extrait de : T. Goodkind. « Le Temple des Vents – L’épée de vérité. »
Le sang de la déchirure par Terry Goodkind

Fiche de Le sang de la déchirure
Titre : Le sang de la déchirure (Tome 3 sur 15 – L’épée de vérité)
Auteur : Terry Goodkind
Date de parution : J.C Mallé
Traduction par : 1996
Editeur : Bragelonne
Première page de Le sang de la déchirure
« À la même seconde, les six femmes se réveillèrent en hurlant de douleur. Dans la petite cabine des officiers, où régnait une obscurité totale, sœur Ulicia entendit ses compagnes lutter pour reprendre leur souffle. Elle tenta de déglutir, soucieuse de réguler sa propre respiration, et fit la grimace quand sa gorge la brûla atrocement. Si ses paupières étaient humides, ses lèvres lui parurent tellement sèches qu’elle dut les humecter, affolée à l’idée qu’elles se craquellent et saignent.
Un homme tapait à la porte, ses cris atteignant les oreilles de la sœur comme un bourdonnement étouffé. Elle ne tenta pas de se concentrer pour comprendre ce qu’il beuglait, car cela n’avait aucune importance.
Une main tendue vers le centre de la cabine, Ulicia laissa jaillir de son Han – l’essence même de la vie et de l’esprit – une onde de chaleur qui s’infiltra dans la lampe à huile qu’elle savait accrochée à une poutre. La mèche s’enflamma et lâcha une volute de suie qui ondula au gré du mouvement de balancier imprimé à la lampe par le roulis. »
Extrait de : T. Goodkind. « Le Sang de la Déchirure – L’épée de vérité. »
La pierre des larmes par Terry Goodkind

Fiche de La pierre des larmes
Titre : La pierre des larmes (Tome 2 sur 15 – L’épée de vérité)
Auteur : Terry Goodkind
Date de parution : J.C Mallé
Traduction par : 1995
Editeur : Bragelonne
Première page de La pierre des larmes
« Rachel serra la poupée contre sa poitrine et regarda la silhouette noire qui l’épiait, cachée dans les fourrés.
Mais l’épiait-elle vraiment ? Difficile à dire, puisque les yeux de la créature étaient aussi sombres que son corps, sauf quand la lumière s’y reflétait. Dans ces moments-là, ils émettaient une vive lueur jaune.
La petite fille avait souvent vu des animaux dans la forêt : des lapins, des ratons laveurs, des écureuils et bien d’autres encore. Cette bête-là était beaucoup plus grosse. Au moins aussi grande que Rachel et peut-être davantage. Les ours avaient une fourrure noire. Et si c’en était un ?
Cela dit, l’enfant n’était pas vraiment dans la forêt, mais à l’intérieur d’un bâtiment. La première fois de sa vie qu’elle voyait des bois couverts. Y trouvait-on les mêmes animaux que dans la véritable nature ?
Si Chase n’avait pas été là, elle aurait été morte de peur. Avec lui, elle ne craignait rien, parce que c’était l’homme le plus courageux du monde ! Pourtant, elle ne se sentait pas très rassurée. Selon Chase, elle était la petite fille la plus courageuse du monde. Alors, pas question qu’il la croie terrorisée par un gros lapin ! »
Extrait de : T. Goodkind. « La Pierre des Larmes – L’épée de vérité. »
La première leçon du sorcier par Terry Goodkind

Fiche de La première leçon du sorcier
Titre : La première leçon du sorcier (Tome 1 sur 15 – L’épée de vérité)
Auteur : Terry Goodkind
Date de parution : J.C Mallé
Traduction par : 1994
Editeur : Bragelonne
Première page de La première leçon du sorcier
« Une étrange variété de plante grimpante… Des feuilles panachées brunâtres s’enroulaient autour de la liane qui étranglait lentement le tronc lisse d’un sapin baumier. De la sève suintant de son écorce blessée, ses branches desséchées inclinées vers le sol, l’arbre semblait appeler au secours dans l’air frais et humide de la matinée. Sur toute la longueur de la liane, à intervalles irréguliers, des cosses scrutaient les alentours comme si elles redoutaient que des témoins surprennent cet assassinat végétal.
Évoquant une créature déjà immonde de son vivant, l’odeur de décomposition avait attiré l’attention de Richard. Il passa une main dans ses cheveux épais pendant que son esprit émergeait des brumes du désespoir, ramené à la réalité par la découverte de la plante tueuse. Puis il regarda autour de lui pour voir s’il y en avait d’autres. Rien. Tout semblait normal. Caressés par la brise, les érables du haut plateau de la forêt de Ven arboraient fièrement leur nouveau manteau cramoisi. Avec les nuits plus froides, leurs cousins des bois de Hartland, dans les plaines, se mettraient bientôt à l’unisson. Derniers à succomber aux assauts de l’automne, les chênes conservaient stoïquement leur feuillage vert sombre. »
Extrait de : T. Goodkind. « La première Leçon du Sorcier – L’épée de vérité. »
La première inquisitrice par Terry Goodkind

Fiche de La première inquisitrice
Titre : La première inquisitrice (La légende de Magda Searus – L’épée de vérité)
Auteur : Terry Goodkind
Date de parution : J.C Mallé
Traduction par : 2012
Editeur : Bragelonne
Première page de La première inquisitrice
« J’ai entendu dire, souffla la vieille femme sur le ton de la confidence, qu’il y a parmi nous des gens qui ne se limitent pas à parler avec les morts…
Arrachée à ses pensées vagabondes, Magda Searus leva les yeux et fronça les sourcils à l’intention de la femme au visage ridé par la concentration qui se penchait vers elle.
— Que veux-tu dire, Tilly ?
Plissant ses yeux bleu délavé, Tilly sonda scrupuleusement les coins obscurs de la pièce plongée dans la pénombre.
— Eh bien, pour commencer, dans les entrailles de la Forteresse, là où des sorciers d’exception conduisent leurs sombres expériences, il paraîtrait que certains détenteurs du don sont capables de parler à des âmes qui se trouvent derrière le voile de la vie, donc dans le royaume des morts.
Magda passa les doigts sur son front désormais aussi plissé de perplexité que celui de son interlocutrice.
— Tilly, tu devrais être assez maligne pour ne pas croire à des ragots pareils.
La vieille femme scruta de nouveau les coins obscurs de la pièce uniquement éclairée par la lumière filtrant des volets disjoints. À la chiche lueur des minuscules rayons de soleil, on voyait des grains de poussière en suspension dans l’air au-dessus du lourd établi de bois placé contre le mur de pierre.
Sur le plateau de cet établi, des taches à demi effacées par l’âge, des entailles et des coupures témoignaient de siècles et de siècles de bons, loyaux et très divers services. Tous ses angles irrégulièrement arrondis par le contact d’innombrables mains, ce meuble, sombre à l’origine, mais décoloré par le temps, arborait une patine à nulle autre semblable. »
Extrait de : T. Goodkind. « L’épée de vérité – La première inquisitrice. »
Dette d’os par Terry Goodkind

Fiche de Dette d’os
Titre : Dette d’os (Préquelle – L’épée de vérité)
Auteur : Terry Goodkind
Date de parution : J.C Mallé
Traduction par : 1998
Editeur : Bragelonne
Première page de Dette d’os
« — Que portes-tu dans ton sac, mon enfant ?
Abby regardait un vol de cygnes passer devant les immenses murailles de la Forteresse du Sorcier. Avec une grâce majestueuse, les oiseaux survolaient un interminable alignement de remparts, de tours, de passerelles et de ponts auréolés d’une lumière pourpre par le soleil couchant. Depuis le début de la journée – et d’une longue attente – la sinistre forteresse, tel un fantôme, avait paru surveiller tous les faits et gestes d’Abby.
La jeune femme leva les yeux vers la vieille dame voûtée par le temps qui faisait la queue devant elle.
— M’avez-vous posé une question ? demanda-t-elle, confuse.
— Je voulais savoir ce que tu portes dans ton sac, dit la vieille femme. (Le bout de sa langue apparut à travers le vide laissé dans sa bouche par une canine tombée au champ d’honneur.) C’est quelque chose de précieux ?
Abby serra le sac de toile contre elle et recula d’un pas.
— Quelques affaires à moi, c’est tout… »
Extrait de : T. Goodkind. « Dette d’Os – L’épée de vérité. »