Étiquette : Les chroniques de Nicci

 

Coeur de glace noire par Terry Goodkind

Fiche de Coeur de glace noire

Titre : Coeur de glace noire (Tome 4 sur 4 – Les chroniques de Nicci)
Auteur : Terry Goodkind
Date de parution : J.C Mallé
Traduction par : 2020
Editeur : Bragelonne

Première page de Coeur de glace noire

« Sur le flanc d’une colline boisée, Nathan observait l’armée du général Utros, toujours aussi impressionnante malgré de lourdes pertes. Sous le couvert de chênes malingres et de pins ratatinés, le vieux sorcier aux cheveux en bataille portait sur son pantalon noir et sa chemise à jabot une longue tunique blanche déchirée et souillée après son combat contre d’antiques et improbables ennemis.

Quoi qu’il arrive, Nathan n’abandonnerait pas. Même si Ildakar avait disparu, ses résistants et lui étaient encore vivants.

Réveillés d’un long sommeil minéral, des soldats grouillaient dans la vallée, prêts à fondre sur l’Ancien Monde. Quinze siècles plus tôt, Utros, un général de légende, avait assiégé Ildakar, la cité aux grands murs d’enceinte, aux jardins magnifiques et aux bâtiments étincelants. Grâce à un sort génial, les sorciers d’Ildakar avaient transformé en pierre leurs agresseurs. Jusqu’à très récemment, des statues se dressaient dans la plaine. Le sortilège dissipé, les guerriers de jadis repassaient à l’attaque.

Pour sauver leur ville, les sorciers actuels l’avaient dissimulée derrière le linceul de l’éternité. Mais Nathan et ses compagnons étaient restés coincés à l’extérieur. Une poignée de défenseurs face à une armée assez puissante pour conquérir le continent. »

Extrait de : T. Goodkind. « Les chroniques de Nicci – Cœur de glace noire. »

Le siège de pierre par Terry Goodkind

Fiche de Le siège de pierre

Titre : Le siège de pierre (Tome 3 sur 4 – Les chroniques de Nicci)
Auteur : Terry Goodkind
Date de parution : J.C Mallé
Traduction par : 2018
Editeur : Bragelonne

Première page de Le siège de pierre

« Même si les émeutes étaient terminées, la cité d’Ildakar continuait de brûler. Provoquée par le chef rebelle Masque-Miroir, la révolte avait dévasté une bonne partie de la ville. Fous de rage, les gladiateurs, les négociants et les nobles détenteurs du don s’étaient entre-tués avec toutes les armes qui leur tombaient sous la main.
Tandis qu’elle s’échinait à réparer les dégâts en compagnie de Nathan Rahl, Nicci savait très bien que les troubles n’étaient pas près de finir. Mais les problèmes d’Ildakar ne la concernaient plus. Si elle avait contribué à la libération de la cité opprimée, il reviendrait à ses habitants de la reconstruire. Les nobles, les esclaves, les travailleurs et les sorciers devraient oublier leurs dissensions et unir leurs efforts. Pour qu’une ville soit prospère, c’était indispensable.
Dans l’empire d’haran, très loin de là, Richard devait affronter la même tourmente, mais à une plus grande échelle. Chargée de faire connaître la parole du seigneur Rahl partout dans l’Ancien Monde, Nicci ne pouvait s’attarder à Ildakar, et ses compagnons, Nathan et Bannon, avaient aussi des fourmis dans les jambes. »

Extrait de : T. Goodkind. « Les chroniques de Nicci – Le Siège de pierre. »

Le linceul de l’éternité par Terry Goodkind

Fiche de Le linceul de l’éternité

Titre : Le linceul de l’éternité (Tome 2 sur 4 – Les chroniques de Nicci)
Auteur : Terry Goodkind
Date de parution : J.C Mallé
Traduction par : 2017
Editeur : Bragelonne

Première page de Le linceul de l’éternité

« Au soleil, la chair humaine à demi putréfiée avait par endroits des reflets mauves répugnants. Dans leurs orbites, les yeux fondus évoquaient une immonde gelée. À cause des joues fendues jusqu’aux articulations de la mâchoire, une mutilation rituelle, la bouche béait anormalement.
Au début, Nicci n’avait pas senti la puanteur dans l’air frais de la montagne. Tirant sur sa robe noire de voyage, elle recula un peu et continua à étudier les quatre têtes plantées sur des piques-deux de chaque côté de la voie.
— Le sort de préservation faiblit, dit la magicienne, placide. (Si répugnants fussent-ils, les spectacles morbides ne l’impressionnaient pas.) J’ignore depuis quand ces têtes servent d’avertissements, mais elles n’en ont plus pour longtemps. Et l’odeur attirera davantage d’oiseaux et d’insectes.
Quand elle se tourna vers ses compagnons, la brise fit voleter les cheveux blonds de Nicci.
Une main sur le pommeau ouvragé de son épée, Nathan Rahl avança pour mieux voir les têtes. Naguère prophète et sorcier, le (très) vieil homme avait perdu son don après que Richard eut scellé le voile du royaume des morts et provoqué le changement stellaire. Ce bouleversement radical de l’univers avait éradiqué les prophéties et bouleversé les règles de la magie – avec des conséquences dont l’étendue restait encore à découvrir.
— Vivants, dit Nathan, les Norukai ne sont déjà pas mon genre… (Du pouce et de l’index, il pinça son menton rasé de frais.) On ne peut pas dire que la mort les arrange… »

Extrait de : T. Goodkind. « Le linceul de l’Éternité – Les chroniques de Nicci. »

La maîtresse de la mort par Terry Goodkind

Fiche de La maîtresse de la mort

Titre : La maîtresse de la mort (Tome 1 sur 4 – Les chroniques de Nicci)
Auteur : Terry Goodkind
Date de parution : J.C Mallé
Traduction par : 2017
Editeur : Bragelonne

Première page de La maîtresse de la mort

« Un autre crâne craqua sous la semelle de Nicci, mais elle avança quand même. Dans cette forêt dense, impossible d’éviter les ossements qui jonchaient le sol et les branches recourbées comme des serres que sa tête frôlait sans cesse. Des obstacles qui l’auraient déjà gênée en plein jour… Au cœur de la nuit, dans les Terres Noires, ce chemin était un cauchemar.

Quand elle avait une mission à accomplir, Nicci ne se laissait pas arrêter par l’impossible.

Des restes humains couverts de mousse tapissaient le sol de la forêt. À la lueur des rayons de lune qui filtraient de la frondaison, des os jaunis brillaient faiblement. Quand elle enjamba un tronc de chêne pourri qui lui barrait la voie, le talon de la jeune femme réduisit en miettes un nouveau crâne, délogeant les dents d’une mâchoire friable comme de la craie. On eût dit que le très ancien défunt voulait la mordre pour imiter les demi-humains anthropophages qui avaient récemment déferlé sur les Terres Noires.

Longtemps surnommée la Maîtresse de la Mort – certains la connaissaient encore sous ce nom –, Nicci n’avait pas peur des crânes. »

Extrait de : T. Goodkind. « La Maîtresse de la Mort – Les chroniques de Nicci. »