Étiquette : Les Derynis

 

Une femme pour le roi par Katherine Kurtz

Fiche de Une femme pour le roi

Titre : Une femme pour le roi (tome 4 sur 4 – La trilogie du roi Kelson – Les Derynis)
Auteur : Katherine Kurtz
Date de parution : 2000
Traduction : M. Zachayus
Editeur : Pocket

Première page de Une femme pour le roi

« — Crois-moi, mon frère : en vérité, Kelson de Gwynedd veut se marier. Et même, maintenant qu’il a accepté le retour à Torenth de Liam-Lajos, il le doit. L’efficacité, c’est le domaine des rois. Que le souverain de Gwynedd donne un héritier à son royaume avant que son rival puisse faire de même, voilà qui sera efficace !

Ainsi parlait le comte Teymuraz, régent d’Arjenol et frère cadet du duc Mahael, à qui il s’adressait.

Mahael était un des régents de Torenth. Tous deux étaient parents par alliance de la femme qui les avait convoqués à Torenthàly, la gentilhommière des monarques de Torenth.

La princesse Morag Furstàna, sœur de feu le roi Wencit, se tenait devant une haute fenêtre au treillage de laiton orientée à l’ouest, vers les champs qui verdoyaient sous la caresse du soleil de juin. Partageant la régence avec Mahael, elle était aussi la mère du précédent souverain, Alroy, de Liam-Lajos, le roi actuel, et de Ronal Rurik, le prince consort âgé de dix ans. »

Extrait de : K. Kurtz. « Une femme pour le roi – La trilogie du roi Kelson – Les Derynis. »

La quête de Saint Camber par Katherine Kurtz

Fiche de La quête de Saint Camber

Titre : La quête de Saint Camber (tome 3 sur 4 – La trilogie du roi Kelson – Les Derynis)
Auteur : Katherine Kurtz
Date de parution : 1986
Traduction : M. Zachayus
Editeur : Pocket

Première page de La quête de Saint Camber

« Le tonnerre gronda ; emmitouflé dans son manteau de cuir, le cousin du roi Kelson de Gwynedd s’abritait avec son écuyer sous un arbre dénudé. La pluie battante limitait la visibilité.
— Bon sang ! pesta le prince Conall. J’aurais pourtant juré que c’en était fini des giboulées !
En mars, le temps était imprévisible. Une heure plus tôt, les deux jeunes gens avaient quitté Rhemuth sous un ciel clair ; la température baissant, les nuages l’avaient vite obscurci. L’averse s’était muée en déluge, achevant de démoraliser le prince.
— Morbleu ! Il pleut des hallebardes !
— Ne devrions-nous pas courir nous abriter ? gémit Jowan, transi sur son palefroi bai. Il m’étonnerait que ça se calme. Et nous sommes déjà trempés ! Votre dame aura sûrement préparé une flambée pour nous réchauffer à notre arrivée.
Avec un sourire en coin, Conall éperonna sa monture. »

Extrait de : K. Kurtz. « La quête de Saint Camber – La trilogie du roi Kelson – Les Derynis. »

La justice du roi par Katherine Kurtz

Fiche de La justice du roi

Titre : La justice du roi (tome 2 sur 4 – La trilogie du roi Kelson – Les Derynis)
Auteur : Katherine Kurtz
Date de parution : 1985
Traduction : M. Zachayus
Editeur : Pocket

Première page de La justice du roi

« — Je vous le répète : il ne changera pas d’avis ! Pire : il refuse d’en discuter !
Regardant les trois hommes et les trois femmes assis devant lui, l’évêque Arilan frappa la table d’ivoire pour souligner ses dires.
— Mais il le doit ! s’écria Laran ap Pardyce, frêle et chenu dans sa soutane noire. Aucun Haldane n’a jamais agi ainsi ! Vous l’aviez averti que ça se produirait !
Dans la salle octogonale tombait une lumière pourpre. Adossé à son fauteuil, Arilan soupira.
— En effet. À maintes reprises.
— Et ? insista la femme placée à sa gauche.
— Et si je m’entête, il peut me retirer son oreille – et sa confiance. Quoi que vous en pensiez, Kyri, ça peut arriver. Dieu sait s’il se défie du groupe que nous constituons. »

Extrait de : K. Kurtz. « La justice du roi – La trilogie du roi Kelson – Les Derynis. »

Le bâtard de l’évêque par Katherine Kurtz

Fiche de Le bâtard de l’évêque

Titre : Le bâtard de l’évêque (tome 1 sur 4 – La trilogie du roi Kelson – Les Derynis)
Auteur : Katherine Kurtz
Date de parution : 1984
Traduction : M. Zachayus
Editeur : Pocket

Première page de Le bâtard de l’évêque

« Dans la tour où il était prisonnier, Edmond Loris, jadis archevêque de Valoret et primat de Gwynedd, regardait la mer à travers les vitraux tachés de sel. Il se permit un sourire ; ce rarissime moment d’humaine faiblesse ne fit rien pour apaiser la furie des éléments battant contre les fenêtres mal scellées. La lettre cachée dans le bréviaire qu’il serrait sous son bras lui apportait un sombre réconfort. Princière, l’offre convenait au statut élevé dont il avait joui avant sa chute.

Lâchant dans un soupir un peu de sa vieille amertume, tête basse, Loris reprit le livre entre ses mains. Ce faisant, il s’efforça de ne pas laisser voir à quel point le bréviaire lui était précieux. À tout moment, les geôliers pouvaient jeter un coup d’oeil par le judas.

Depuis deux ans, Loris était séquestré ici. Entre les murs de la cellule monastique, son existence était désormais rythmée par une participation de pure forme à la vie de l’abbaye. »

Extrait de : K. Kurtz. « Le Bâtard de l’évêque – La trilogie du roi Kelson – Les Derynis. »

Le triomphe des magiciens par Katherine Kurtz

Fiche de Le triomphe des magiciens

Titre : Le triomphe des magiciens (tome 3 sur 3 – La trilogie des magiciens – Les Derynis)
Auteur : Katherine Kurtz
Date de parution : 1973
Traduction : G. Abadia
Editeur : Pocket

Première page de Le triomphe des magiciens

« Ils avaient appelé l’enfant Royston, Royston Richardson, comme son père, et la dague qu’il serrait avec crainte dans la lumière du soir n’était pas à lui. Tout autour du champ de bataille où il se trouvait, dans la vallée de Jennan, les cadavres gisaient parmi les blés mûrs. Les oiseaux de nuit faisaient entendre leurs cris dans le silence lugubre, et les loups hurlaient dans les collines plus au nord. À l’autre extrémité du champ de bataille, des torches s’allumaient dans les rues du village, invitant les survivants à se regrouper pour partager le faible réconfort que peut donner le nombre en de telles circonstances. Il y avait trop de morts dans chaque camp ce soir à Jennan. La bataille avait été brutale et sanglante, même selon les rudes critères des paysans.

Tout avait commencé en milieu de journée. Les cavaliers de Nigel Haldane, l’oncle du jeune roi Kelson, s’étaient présentés à l’entrée du village un peu après midi, leurs royales bannières au lion d’or sur fond écarlate déployées au soleil, leurs montures transpirant légèrement dans la chaleur de ce début d’été. »

Extrait de : K. Kurtz. « Le triomphe des magiciens – La trilogie des magiciens – Les Derynis. »

La chasse aux magiciens par Katherine Kurtz

Fiche de La chasse aux magiciens

Titre : La chasse aux magiciens (tome 2 sur 3 – La trilogie des magiciens – Les Derynis)
Auteur : Katherine Kurtz
Date de parution : 1973
Traduction : G. Abadia
Editeur : Pocket

Première page de La chasse aux magiciens

« Il y a trois choses qui défient toute prédiction : les caprices d’une femme, le contact du doigt du diable, et le climat de Gwynedd en mars.

Triades de saint Vénerie

Le mois de mars, depuis toujours, est un mois de tempêtes dans les Onze Royaumes. Il apporte la neige, qui descend en rafales de l’immense mer du Nord, pour recouvrir les montagnes argentées d’une dernière couche d’hiver et pour tourbillonner sur les hauts plateaux de l’Est, avant de descendre sur la grande plaine de Gwynedd où elle se change en pluie.

Mars est un mois pour le moins frivole. Dernier retranchement de l’hiver contre le printemps à venir, c’est aussi l’annonciateur des premiers verdissements et des premières crues qui inondent périodiquement les terres basses du centre. Il lui arrive d’être doux, quoique la chose ne se soit pas récemment produite. Mais c’est quand même le mois du printemps, et il donne alors aux hommes l’espoir – même mince – que l’hiver finira, cette année, un peu plus tôt que d’habitude. Cela s’est d’ailleurs déjà produit à l’occasion. »

Extrait de : K. Kurtz. « La chasse aux magiciens – La trilogie des magiciens – Les Derynis. »

Le réveil des magiciens par Katherine Kurtz

Fiche de Le réveil des magiciens

Titre : Le réveil des magiciens (tome 1 sur 3 – La trilogie des magiciens – Les Derynis)
Auteur : Katherine Kurtz
Date de parution : 1970
Traduction : G. Abadia
Editeur : Pocket

Première page de Le réveil des magiciens

« Brion d’Haldane, roi de Gwynedd, prince de Meara et seigneur des Marches Pourpres, retint son cheval d’un geste vif au sommet de la colline et scruta l’horizon.

Il n’était pas particulièrement grand, bien que son port de roi et son élégance féline eussent persuadé plus d’un adversaire en puissance qu’il avait la stature d’un géant. Il est vrai que ses ennemis avaient rarement le temps de remarquer ce détail pratique.

Sombre, mince, les tempes à peine grisonnantes, la barbe noire taillée avec précision, il imposait d’emblée le respect par sa seule présence dans une pièce. Quand il parlait, que ce soit sur le ton sec de l’autorité ou celui, plus subtil, de la douce persuasion, les hommes l’écoutaient et lui obéissaient.

Et si les belles paroles ne suffisaient pas à les convaincre, bien souvent c’était la persuasion de l’acier qui le faisait. Le fourreau usé de la large épée qu’il portait au côté l’attestait amplement, tout comme la fine dague attachée à son poignet dans une gaine de daim noir. »

Extrait de : K. Kurtz. « Le réveil des magiciens – La trilogie des magiciens – Les Derynis. »

Le prince félon par Katherine Kurtz

Fiche de Le prince félon

Titre : Le prince félon (tome 3 sur 3 – La trilogie des héritiers – Les Derynis)
Auteur : Katherine Kurtz
Date de parution : 1994
Traduction : M. Zachayus
Editeur : Pocket

Première page de Le prince félon

« À l’aube, le crachin persistant de la veille avait laissé place à un ciel presque dégagé. En cette journée de juin de l’an de grâce 928, le temps restait maussade.

C’était la septième année de règne de Rhys Michael Alister Haldane, roi de Gwynedd.

Deux femmes avaient bravé le froid pour se rendre sur le chemin de ronde du château. Dans un abri confortable, elles ôtèrent leurs manteaux bordés de fourrure. De cet angle d’observation privilégié, elles reprirent leur « garde ».

Pour guetter le retour des hommes, c’était un poste idéal. Au sud s’étendait à perte de vue la plaine de Iomaire. À l’est, les brumes des contreforts des monts Rhelljan festonnaient les abords du défilé Coldoire, d’une importance stratégique cruciale. »

Extrait de : K. Kurtz. « Le prince félon – La trilogie des héritiers – Les Derynis. »

L’année du roi Javan par Katherine Kurtz

Fiche de L’année du roi Javan

Titre : L’année du roi Javan (tome 2 sur 3 – La trilogie des héritiers – Les Derynis)
Auteur : Katherine Kurtz
Date de parution : 1992
Traduction : M. Zachayus
Editeur : Pocket

Première page de L’année du roi Javan

« Peu après l’aube, en ce jour de juin qui promettait d’être chaud, l’enfant chargée de veiller sur le perchoir aux pigeons gravit les derniers barreaux de l’échelle et parvint sur une toiture plate.

Envahie par des buissons de ronces de la taille d’arbrisseaux, la vieille tour carrée qui se dressait à flanc de coteau semblait à l’abandon. Ce qui subsistait des créneaux paraissait prêt à s’effondrer à la première tempête. Pourtant, la tour abritait des activités clandestines dont l’importance eût choqué les habitants de la contrée.

Seanna MacGregor et ses pigeons y étaient pour une modeste part. Des dizaines de volatiles au plumage rayé caquetaient derrière les grillages de leur prison.

L’orbe blanc du soleil levant illuminait l’horizon. Les yeux plissés, Seanna repoussa en arrière les mèches échappées de sa natte. Il n’y avait pas un souffle d’air. Habituellement, les pigeons ne voyageaient pas de nuit. Ce matin, deux spécimens sautillaient sur les parapets, le cou ondulant au gré de leurs roucoulements. »

Extrait de : K. Kurtz. « L’année du roi Javan – La trilogie des héritiers – Les Derynis. »

Le calvaire de Gwynedd par Katherine Kurtz

Fiche de Le calvaire de Gwynedd

Titre : Le calvaire de Gwynedd (tome 1 sur 3 – La trilogie des héritiers – Les Derynis)
Auteur : Katherine Kurtz
Date de parution : 1989
Traduction : M. Zachayus
Editeur : Pocket

Première page de Le calvaire de Gwynedd

« Une flamme de poing lévitait dans le passage exigu, devançant Evaine MacRorie. Elle baignait de vieil argent la blondeur de la jeune femme.

Les ténèbres reflétaient ses idées noires – plus insistantes de bon matin. À peine avait-elle fermé l’œil de la nuit. Seuls son frère Joram et elle connaissaient le secret du havre michaelite qui avait été leur foyer, douze ans plus tôt. Alors, ils s’étaient battus pour un roi.

Mais Cinhil était mort maintenant…

Evaine et les siens consacraient leurs ressources – non négligeables, ainsi que les régents du royaume l’avaient appris à leurs dépens – à la préservation du fameux secret.

La jeune femme traversa un rideau de lumière opalescente, puis poussa une porte… La minuscule cellule où elle donnait accès était une source d’espoir et de terreur. »

Extrait de : K. Kurtz. « Le calvaire de Gwynedd – La trilogie des héritiers – Les Derynis. »