Étiquette : Les mages de Westil
Père des Pierres par Orson Scott Card
Fiche de Père des Pierres
Titre : Père des Pierres (Tome 3 sur 3 – Les mages de Westil)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 2007
Traduction : J.D. Brèque
Editeur : L’Atalante
Première page de Père des Pierres
« À sa naissance, Ruisselet avait reçu un nom d’eau bien qu’il n’y ait jamais eu de sorcier des eaux dans sa famille.
Dans l’ancien temps, on ne donnait un tel nom qu’aux bébés destinés à être sacrifiés à Yeggut, le dieu de l’eau. Par la suite, on en donna à ceux qui deviendraient des prêtres de Yeggut. Encore plus tard, ces noms aqueux allèrent aux enfants dont les familles revendiquaient un aquamage parmi leurs ancêtres.
Mais à présent, dans le village de Farzibeck, on donnait un nom aqueux au nouveau-né dont la mère aimait tel ruisseau des environs, ou dont le père avait un ami portant le nom en question. Vu la proximité de Mitherhome, la grande cité des aquamages, il n’était guère surprenant que les noms aqueux soient populaires, même chez les paysans les plus frustes.
Ruisselet était destiné à devenir le plus fruste de tous, étant le neuvième fils et le quinzième rejeton d’une fermière qui avait le don d’être toujours prête à concevoir des enfants et de les porter comme si ses reins étaient un torrent et chaque bébé une crue de printemps. »
Extrait de : O.S Card. « Père-des-Pierre – Les mages de Westil. »
Le voleur de portes par Orson Scott Card
Fiche de Le voleur de portes
Titre : Le voleur de portes (Tome 2 sur 3 – Les mages de Westil)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 2013
Traduction : J.D. Brèque
Editeur : L’Atalante
Première page de Le voleur de portes
« Certain jour de novembre, en début d’après-midi, à supposer que vous vous soyez garé devant Kenney Burgers à Buena Vista, Virginie, ou que vous veniez d’entrer dans la trattoria de Nick, ou encore chez Todd, réputé pour son barbecue, vous auriez pu jeter un regard distrait en direction du lycée Parry McCluer, en haut de la colline. Après tout, il faut bien regarder quelque part, hein ?
Vous n’auriez pas manqué d’apercevoir un truc qui s’envolait de l’école. Un truc qui ressemblait à un ado. Oui, ça battait des bras. Et ça secouait les jambes. C’était bien un être humain.
Il file comme une fusée, jusqu’à atteindre mille cinq cents mètres d’altitude. Puis il se fige dans les airs. Assez longtemps pour qu’on le remarque.
Et voilà qu’il redescend. Et il ne se contente pas de tomber en chute libre, non, il fonce vers le sol. À cette vitesse, il va sûrement se tuer.
Vous n’en croyez pas vos yeux. Alors vous restez fasciné pendant quelques secondes, et soudain ça recommence ! Trop loin pour dire si c’est le même ado ou bien un autre. »
Extrait de : O.S Card. « Le Voleur de Portes – Les mages de Westil. »
La porte perdue par Orson Scott Card

Fiche de La porte perdue
Titre : La porte perdue (Tome 1 sur 3 – Les mages de Westil)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 2011
Traduction : J.D. Brèque
Editeur : L’Atalante
Première page de La porte perdue
« Danny North avait grandi entouré de fées, de fantômes, d’animaux parlants, de pierres vivantes, d’arbres ambulants et de dieux capables d’invoquer les vents et de faire tomber la pluie, de créer le feu à partir de l’air et de faire jaillir le fer des profondeurs de la terre aussi facilement que le commun des mortels tire l’eau de son puits.
Les North vivaient dans un domaine au sein d’une vallée abritée de l’ouest de la Virginie et la plupart d’entre eux n’allaient jamais en ville, car ces dieux-là avaient un peu honte d’être obligés de vendre leurs récoltes et d’acheter leurs provisions comme des gens ordinaires. Les mariages au sein de la famille s’étaient multipliés au fil des siècles, tant et si bien qu’un enfant appelait tous les adultes tante et oncle et que ceux-ci parlaient de tous les enfants comme des « cousins ».
Aux yeux des dizaines et des dizaines de « cousins » North, la ville était quelque chose de lointain, comme l’« océan », l’« espace » et le « Gouvernement ». Le seul moment où ils s’en souciaient, c’était pendant les cours, quand ils devaient répondre correctement aux questions sous peine de recevoir un coup de règle de tante Tweng ou de tante Uck. »
Extrait de : O.S Card. « La Porte perdue – Les mages de Westil. »