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Les rejetons de l’ombre par Orson Scott Card

Fiche de Les rejetons de l’ombre

Titre : Les rejetons de l’ombre (Tome 5 sur 5 – La saga des ombres)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 2011
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : L’Atalante

Première page de Les rejetons de l’ombre

« Le vaisseau Hérodote quitta la Terre en 2210 avec quatre passagers ; il accéléra pour parvenir aussi vite que possible à une vitesse proche de celle de la lumière, puis conserva cette allure et laissa la relativité faire son œuvre.
À bord de l’Hérodote, un peu plus de cinq années s’étaient écoulées ; sur Terre, quatre cent vingt et une.
À bord de l’Hérodote, les trois enfants âgés de treize mois avaient désormais six ans, et le Géant avait dépassé de deux ans son espérance de vie.
Sur Terre, on avait lancé des vaisseaux pour fonder quatre-vingt-treize colonies, en commençant par les mondes naguère tenus par les doryphores pour s’étendre aux autres planètes habitables au fur et à mesure qu’elles étaient découvertes.
À bord de l’Hérodote, les enfants étaient petits pour leur âge mais plus intelligents que la normale, comme le Géant en son temps, car chez tous la clé d’Anton avait été activée, à la fois défaut et amélioration génétiques. Leur intelligence dépassait dans tous les domaines celle des meilleurs spécialistes, sans qu’ils souffrent de la débilitation de l’autisme. Mais ils grandissaient sans cesse ; à vingt-deux ans, ils auraient la taille du Géant, et le Géant serait mort depuis longtemps – car il était à l’agonie, et, à son décès, les enfants se retrouveraient seuls. »

Extrait de : O.S Card. « Les rejetons de l’ombre – Saga des ombres. »

L’ombre du géant par Orson Scott Card

Fiche de L’ombre du géant

Titre : L’ombre du géant (Tome 4 sur 5 – La saga des ombres)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 2005
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : L’Atalante

Première page de L’ombre du géant

« Han Tzu attendit que la voiture blindée eût disparu avant de s’aventurer dans la rue encombrée de piétons et de cyclistes. Dans la foule, on peut devenir invisible à condition de se déplacer dans la même direction qu’elle, or Han Tzu n’y arrivait plus parfaitement depuis son retour en Chine de l’École de guerre.

Il ne donnait pas l’impression d’aller contre le courant, non, mais plutôt de le couper en biais, comme s’il se guidait sur une carte du monde complètement différente de ceux qui l’entouraient.

Il quitta donc la porte de son immeuble, en évitant les vélos et en se frayant un chemin dans la multitude qui marchait d’un pas pressé à la poursuite de ses dizaines de milliers de buts individuels, pour accéder au petit restaurant de l’autre côté de la rue. »

Extrait de : O.S Card. « L’ombre du géant – Saga des ombres. »

Les marionettes de l’ombre par Orson Scott Card

Fiche de Les marionettes de l’ombre

Titre : Les marionettes de l’ombre (Tome 3 sur 5 – La saga des ombres)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 2002
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : L’Atalante

Première page de Les marionettes de l’ombre

« Bean savourait sa grande taille, même s’il savait devoir en mourir.

Et, vu sa vitesse de croissance, l’échéance serait assez brève. Combien de temps lui restait-il ? Un an ? Trois ? Cinq ? Comme chez un enfant, l’extrémité de ses os continuait à bourgeonner, à s’allonger ; sa tête aussi grossissait, si bien qu’à l’instar d’un nourrisson les sections de sa boîte crânienne se bordaient de cartilage et d’os fraîchement créé.

Cela l’obligeait à s’adapter constamment, car d’une semaine à l’autre ses gestes changeaient d’amplitude, ses pieds grandissaient et le faisaient trébucher dans les escaliers et sur les seuils de porte, ses jambes le portaient plus loin et plus vite, et il fallait presser le pas pour le suivre. Quand il s’entraînait avec ses hommes, la compagnie d’élite qui constituait à elle seule l’armée de l’Hégémonie, il pouvait désormais courir devant eux d’une foulée plus longue.

Il avait acquis depuis longtemps le respect de ses soldats, mais à présent sa taille lui permettait de les regarder de haut, littéralement. »

Extrait de : O.S Card. « Les marionnettes de l’ombre – La saga des ombres. »

L’ombre de l’Hégémon par Orson Scott Card

Fiche de L’ombre de l’Hégémon

Titre : L’ombre de l’Hégémon (Tome 2 sur 5 – La saga des ombres)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 2000
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : L’Atalante

Première page de L’ombre de l’Hégémon

« Quand elle rentra chez elle, Petra Arkanian ne reconnut pas l’Arménie. Les montagnes offraient certes un décor spectaculaire, mais elles ne faisaient pas vraiment partie des expériences de sa prime jeunesse. C’est seulement en arrivant à Maralik qu’elle commença d’entrevoir des détails qui éveillaient des souvenirs. Son père l’attendait à Erevan tandis que sa mère était restée à la maison en compagnie de son fils de onze ans et du petit dernier, manifestement conçu avant même l’allégement des restrictions sur le contrôle des naissances à la fin de la guerre. Ils avaient sans doute vu Petra à la télévision. Alors que le tacot les emportait par les rues étroites de la ville, son père, à côté d’elle, prit un ton d’excuse. « Ça ne va pas te paraître bien impressionnant, après avoir vu le monde entier.

— On ne nous montrait pas beaucoup la Terre, papa. Il n’y avait pas de fenêtres à l’École de guerre. »

Extrait de : O.S Card. « L’ombre de l’Hégémon. »

La stratégie de l’ombre par Orson Scott Card

Fiche de La stratégie de l’ombre

Titre : La stratégie de l’ombre (Tome 1 sur 5 – La saga des ombres)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 1999
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : L’Atalante

Première page de La stratégie de l’ombre

«  Vous croyez avoir trouvé quelqu’un, alors, d’un seul coup, tout mon programme passe à la trappe ?

— Il ne s’agit pas de ce que Graff a trouvé ; il s’agit de la mauvaise qualité de ce que nous trouvons.

— Nous savions que la cote était haute ; mais les gosses avec qui je travaille mènent une véritable guerre rien que pour sauver leur peau.

— Vos gamins sont si mal nourris qu’ils souffrent de graves troubles mentaux avant même que vous les testiez. La plupart n’ont pas noué de relations sociales normales et ils sont tellement tordus qu’ils ne peuvent pas passer une journée sans voler, casser ou démolir quelque chose. »

Extrait de : O.S Card. « La stratégie de l’ombre – La saga des ombres. »

Terre : le réveil par Orson Scott Card et Aaron Johnston

Fiche de Terre : le réveil

Titre : Terre : le réveil (Tome 3 sur 3 – La première guerre formique)
Auteur : Orson Scott Card et Aaron Johnston
Date de parution : 2014
Traduction : F. Bury
Editeur : L’Atalante

Première page de Terre : le réveil

« On n’a pas souvent l’occasion de changer le cours d’une guerre pour la survie de l’espèce humaine, encore moins à huit ans. Pourtant, lorsque Bingwen se rendit compte que c’était à sa portée, il n’hésita pas. Il respectait l’autorité autant que le peut un enfant, mais il savait aussi reconnaître quand il avait raison alors que les responsables se trompaient ou hésitaient.

Or l’incertitude régnait autour de lui à présent, dans la caserne d’une base militaire abandonnée en Chine du Sud. Les hommes qui l’entouraient appartenaient au GOM, ou Groupe d’opérations mobiles, et le petit Chinois de huit ans savait que s’il était avec eux, c’était uniquement parce que Mazer Rackham l’avait adopté.

Combien de temps lui permettraient-ils de rester, maintenant que Mazer était parti ?

Et sans doute mort.

Bingwen avait vu beaucoup de morts depuis que les Formiques avaient commencé à pulvériser dans les champs de sa patrie un liquide qui décomposait les tissus organiques, végétaux comme animaux, et les réduisait à leurs molécules constitutives. »

Extrait de : O.S Card & A. Johnston. « Terre : le réveil – La première guerre formique. »

La Terre embrasée par Orson Scott Card et Aaron Johnston

Fiche de La Terre embrasée

Titre : La Terre embrasée (Tome 2 sur 3 – La première guerre formique)
Auteur : Orson Scott Card et Aaron Johnston
Date de parution : 2013
Traduction : F. Bury
Editeur : L’Atalante

Première page de La Terre embrasée

« La bibliothécaire regarda la vidéo sur le moniteur de Bingwen et fronça les sourcils.

« C’est ça, ton urgence, Bingwen ? dit-elle. Tu m’as interrompue dans mon travail pour me montrer un petit film d’épouvante sur des extraterrestres ? Tu devrais réviser pour les examens. Il y a des gens qui attendent que tu libères cet ordinateur. » Elle désigna les enfants qui faisaient la queue près de la porte, tous impatients d’obtenir une machine. « Tu me fais perdre mon temps, et à eux aussi.

— Ce n’est pas un film d’épouvante, répondit Bingwen. C’est pour de vrai. »

La bibliothécaire ricana. « Il y a des dizaines d’histoires d’extraterrestres sur les réseaux, Bingwen. Quand ce n’est pas du cul, ce sont des aliens. »

Bingwen hocha la tête. Il aurait dû s’y attendre. Bien sûr que la bibliothécaire refuserait de le croire. Une annonce aussi grave que celle d’une menace extraterrestre devait émaner d’une source crédible : les informations, le gouvernement ou d’autres adultes. Pas d’un gamin de huit ans, fils de paysan. »

Extrait de : O.S Card & A. Johnston. « La Terre embrasée – La première guerre formique. »

Avertir la Terre par Orson Scott Card et Aaron Johnston

Fiche de Avertir la Terre

Titre : Avertir la Terre (Tome 1 sur 3 – La première guerre formique)
Auteur : Orson Scott Card et Aaron Johnston
Date de parution : 2012
Traduction : F. Bury
Editeur : L’Atalante

Première page de Avertir la Terre

« Victor ne se rendit pas au sas pour voir Alejandra quitter définitivement la famille et rejoindre le clan italien où elle se marierait. Il ne se faisait pas suffisamment confiance pour aller dire au revoir à sa meilleure amie, du moins pas sans révéler comme il était passé près de déshonorer la famille en tombant amoureux d’une fille sur le même vaisseau minier que lui.

Les Italiens possédaient quatre bâtiments, dont le principal, un excavateur titanesque du nom de Vesuvio, était amarré à El Cavador depuis une semaine pour permettre aux familles d’échanger biens et informations. Victor appréciait les Italiens. Les hommes chantaient, les femmes riaient beaucoup, et leur cuisine ne ressemblait à rien qu’il connût, à base d’épices colorées, de crème et de pâtes aux formes bizarres. L’invention de Victor, un amplificateur CVC, avait remporté un succès immédiat auprès des Italiens : grâce à lui, la température ambiante dans leurs vaisseaux allait monter de six degrés. « Nous ne mettrons plus qu’un pull au lieu de trois ! » s’était exclamé un des mineurs, provoquant l’hilarité générale et un tonnerre d’applaudissements. »

Extrait de O.S Card & A. Johnston. « Avertir la Terre – La première guerre formique. »

Contes de Capitole et de la forêt des eaux par Orson Scott Card

Fiche de Contes de Capitole et de la forêt des eaux

Titre : Contes de Capitole et de la forêt des eaux (Tome 2 sur 2 – La geste Valois)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 1989
Traduction : C. Faure-Geors
Editeur : L’Atalante

Première page de Contes de Capitole et de la forêt des eaux

« Bergen Bishop voulait devenir artiste.
Parce qu’il en manifesta l’envie dès l’âge de sept ans, on s’empressa de lui fournir des crayons, du papier, des fusains, des tubes d’aquarelle et de peinture à l’huile, des toiles, une palette, un magnifique assortiment de pinceaux, ainsi qu’un professeur qui vint lui donner des cours une fois par semaine. En un mot, on lui procura tout ce que l’argent peut acheter.
Le professeur était suffisamment fin pour savoir que quiconque entend gagner sa vie en enseignant aux gosses de riches doit savoir jongler avec la vérité et le mensonge. Ainsi s’était-il souvent surpris à déclarer : « Cet enfant a du talent. » Mais cette fois il était sincère, et il avait du mal à faire en sorte que ces exclamations fallacieuses sonnent vrai.
« L’enfant a du talent, s’exclama-t-il, un réel talent ! »

Extrait de : O.S Card. « Contes de Capitole et de la forêt des Eaux – La geste Valois. »

Jason Valois par Orson Scott Card

Fiche de Jason Valois

Titre : Jason Valois (Tome 1 sur 2 – La geste Valois)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 1989
Traduction : C. Faure-Geors
Editeur : L’Atalante

Première page de Jason Valois

« LA DOULEUR fit irruption par une journée de labeur en tous points semblable aux autres, et bientôt il n’y eut plus un seul village, plus une seule ville des mondes habités qui n’en ressentît les effets. C’était comme si une présence immémoriale et rassurante, qu’ils n’avaient pas vraiment remarquée jusque-là, les quittait brusquement. Personne ne sut d’abord qu’en penser, mais tous comprirent vite qu’un changement profond avait eu lieu au cœur même de l’univers. Nul ne vit s’embraser l’étoile du nom d’Argos ; il faudrait des années avant que les astronomes ne fissent le lien entre le Jour de la Douleur et la fin du monde Valois. Mais déjà le changement était consommé, les mondes démantelés, l’âge d’or terminé.
Dans le village de Lared, le changement survint alors qu’ils dormaient encore. Cette nuit-là aucune scène bucolique ne vint égayer leurs rêves, et Sala, la petite sœur de Lared, se réveilla en hurlant que grand-mère était morte : « Grand-mère est morte !  »

Extrait de : O.S Card. « Jason Valois – La geste Valois.  »