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L’hiver des machines par Johan Heliot

Fiche de L’hiver des machines

Titre : L’hiver des machines (Tome 1 sur 4 – CIEL)
Auteur : Johan Heliot
Date de parution : 2014
Editeur : Gulf Stream

Première page de L’hiver des machines

« Le CIEL n’était plus vide.

À l’aube des années 2030, une forme d’intelligence nouvelle régnait sur les espaces infinis du Central d’Informations et d’Échanges Libres.

Le vieil Internet avait été relégué au magasin des antiquités après une trentaine d’années de bons et loyaux services. Son remplaçant l’avait avalé et digéré sans effort. Sa puissance de calcul le lui permettait. Elle l’autorisait à effectuer un milliard de milliards d’opérations à la seconde. Du jamais vu dans l’histoire de l’informatique.

Mais pas dans celle de la nature, qui avait mis des millions d’années à façonner un outil capable d’un tel exploit : le cerveau humain.

Désormais, ce dernier avait un concurrent. Artificiel, mais pas moins dénué de sensibilité. À sa façon, bien sûr.

L’intelligence dans le CIEL pensait à échelle globale. Elle avait à sa disposition l’ensemble des connaissances du monde, contenues dans les mémoires des ordinateurs. Son rôle consistait à gérer le flux de données en provenance de tous les appareils connectés de la planète. »

Extrait de : J. Heliot. « L’hiver des machine. »

Samuraï city par Johan Heliot et Xavier Mauméjean

Fiche de Samuraï city

Titre : Samuraï city (Tome 4 sur 4 – Bouclier du temps)
Auteur : Johan Heliot et Xavier Mauméjean
Date de parution : 2007
Editeur : Fleurus

Première page de Samuraï city

«  Nipponkoku signifie “soleil levant” en japonais. Tel est le nom que s’est donné l’archipel, composé de quatre îles principales et de milliers d’autres plus petites. Aujourd’hui, le monde entier a les yeux braqués sur un pays qui n’aura bientôt plus besoin de nom, car il aura cessé d’exister. »

Le journaliste de la grande chaîne câblée américaine parlait face à la caméra. L’image tressautait, car l’équipe de reportage se tenait dans la carlingue d’un hélicoptère, minuscule insecte emporté par les vents qui grondaient au-dessus de Tokyo.

À peine quelques heures auparavant, l’archipel était parfaitement calme. Rien ne laissait envisager le terrible ouragan qui allait s’abattre sur Honshu. L’île était à présent secouée par la tempête, mais aussi par de violents tremblements de terre. Dépassés par les événements, les météorologistes avaient fini par réagir, analysant les données fournies par les stations internationales. Ils avaient hésité avant de répandre la nouvelle, aussitôt relayée par toutes les agences de presse : un raz de marée s’apprêtait à dévaster la côte est d’Honshu avant de ravager Tokyo ! »

Extrait de : J. Heliot et X. Mauméjean. « Samouraï City. »

La marque du dragon par Johan Heliot et Xavier Mauméjean

Fiche de La marque du dragon

Titre : La marque du dragon (Tome 3 sur 4 – Bouclier du temps)
Auteur : Johan Heliot et Xavier Mauméjean
Date de parution : 2007
Editeur : Fleurus

Première page de La marque du dragon

« Mon nom est James. Seulement James… Je suis au service de la famille Grendel depuis toujours.

Les Grendel ne sont pas une famille comme les autres. Chacun de ses membres possède le don de voyager à travers les époques et les univers. Pour cela, il ne suffit pas de claquer des doigts ! Il faut utiliser le Pont, unique et précieuse machine dont j’ai la garde. Le Pont est à l’abri dans les sous-sols du Manoir de Fer, la vieille demeure familiale bâtie près de Grandville.

Il y a peu, Marcus Grendel – mon employeur et néanmoins ami – a disparu en affrontant son vieil ennemi, connu sous l’identité du Magicien noir. Marcus a juste eu le temps d’adresser un message à son fils, David, lui demandant de prendre le relais dans la lutte éternelle des Grendel contre le chaos.

David ne s’attendait pas à ça ! Avant de rejoindre le Manoir, il coulait des jours heureux dans une vénérable institution britannique, où d’éminents professeurs ont tenté de lui inculquer la plus parfaite éducation – même si je me permets parfois de douter qu’ils y soient parvenus… »

Extrait de : J. Heliot et X. Mauméjean. « La marque du dragon. »

Le messager de l’Olympe par Johan Heliot et Xavier Mauméjean

Fiche de Le messager de l’Olympe

Titre : Le messager de l’Olympe (Tome 1 sur 4 – Bouclier du temps)
Auteur : Johan Heliot et Xavier Mauméjean
Date de parution : 2006
Editeur : Fleurus

Première page de Le messager de l’Olympe

« Lorsque l’avion quitta le sol, David jeta un dernier regard sur Londres à travers le hublot. La ville bascula à quarante-cinq degrés tandis que l’appareil prenait de la vitesse. Puis la couche nuageuse l’absorba tout entière, à moins qu’il ne s’agisse du smog qui rabattait un couvercle perpétuel sur la capitale britannique.

David Grendel avait vécu là les quatorze premières années de sa vie. Il réalisait seulement, au moment de partir, qu’il ne connaissait qu’une infime partie de la ville. En fait, il connaissait mieux le Londres victorien, celui de Sherlock Holmes dont il dévorait les enquêtes, le soir, pendant l’étude. Durant toutes ces années, il n’était que rarement sorti de la Cleese and Burdon Institution, où une myriade de professeurs avaient veillé à son éducation. En dépit de leurs efforts, David ne s’estimait guère plus instruit qu’à son arrivée en Angleterre, quand il n’était qu’un enfant. Non qu’il fût un ignorant : il avait tout de même appris les rudiments de quelques matières essentielles. Il restait néanmoins rétif à la plupart des disciplines scientifiques. »

Extrait de : J. Heliot et X. Mauméjean. « Le messager de l’Olympe – Bouclier du temps. »

Forban ! par Johan Heliot

Fiche de Forban !

Titre : Forban ! (Tome 2 sur 2 – Alexia Dumas)
Auteur : Johan Heliot
Date de parution : 2013
Editeur : L’Atalante

Première page de Forban !

« Parce qu’il était sans pitié, on le craignait dans toute la Caraïbe. Son nom faisait trembler les marins honnêtes aussi bien que les flibustiers, ces fripouilles sans foi ni loi habituées au pillage et au rançonnage. Les gouverneurs des îles et des provinces avaient mis sa tête à prix, mille livres, non, plutôt dix mille ! Dès que paraissait à l’horizon son pavillon, la terreur s’emparait des équipages. Son drapeau était rouge comme le sang versé et s’ornait du crâne d’un squelette grimaçant, promesse d’une mort certaine en cas de résistance. Mais personne n’aurait osé engager le combat contre lui. Car il était le terrible capitaine Dumas et rien ne lui faisait peur, pas même le diable qui, disait-on, s’enfuyait en entendant prononcer son nom…

— Jonas, crénom ! Vas-tu répondre, à la fin ? Où te caches-tu, marmouset ?

Ce n’était pas la voix du diable, en l’occurrence, mais celle du vieux Touratier qui l’apostrophait depuis le pont. Allongé sur la grande hune, Jonas entrouvrit l’œil. »

Extrait de : J. Heliot. « Forban !. »

Flibustière ! par Johan Heliot

Fiche de Flibustière !

Titre : Flibustière ! (Tome 1 sur 2 – Alexia Dumas)
Auteur : Johan Heliot
Date de parution : 2012
Editeur : L’Atalante

Première page de Flibustière !

« — J’aperçois le pavillon noir ! annonça la vigie depuis son nid haut perché au sommet du grand mât.

Ce fut aussitôt le branle-bas dans l’entrepont de La Destinée, trois-mâts barque en provenance de La Rochelle. Au son de la cloche et des cris du maître d’équipage, matelots et moussaillons, charpentiers et calfats tombèrent de leur hamac, encore ensommeillés mais déjà prêts au combat.

Sur le pont principal, les hommes de quart se rassemblèrent sous la dunette pour recevoir les ordres du capitaine. Pendant ce temps, les officiers faisaient procéder à la distribution des armes. Fusils, pistolets et grenades passaient de main en main. Ceux qui n’étaient pas servis se contenteraient de leur couteau, sinon d’un gourdin improvisé.

Le lieutenant Chassagne fit irruption dans la cabine réservée aux passagers sans avoir pris la peine de frapper, ce qui témoignait de sa nervosité.

— Il va y avoir du grabuge avec les pirates. Le capitaine m’envoie pour veiller sur vous. »

Extrait de : J. Heliot. « Flibustière. »

Yriel par Robert Alexandre

Fiche de Yriel

Titre : Yriel
Auteur : Robert Alexandre
Date de parution : 1989
Editeur : Fleuve noir

Première page de Yriel

« La fille poussa un grognement rauque, d’inquiétude et d’hostilité.
Elle était perchée à l’extrême bord du précipice, accroupie sur une sorte de dalle naturelle en surplomb, inclinée à quarante-cinq degrés. Elle se retenait d’un seul bras au tronc d’un arbuste épineux, le corps tout entier dans le vide, comme une gargouille en haut de son clocher.
Mais une gargouille qui aurait oublié d’être laide.
Elle était très jeune. Seize ou dix-sept ans, pas davantage. Nue comme au jour de sa naissance. Sa peau hâlée était grise de crasse et de poussière. Ses jambes et ses bras griffés de ronces. Sa main libre serrait un caillou aux arêtes vives. Il y avait quelque chose de primitif, d’animal, dans ses gestes comme dans ses attitudes. Mais un animal de race, fin, rayonnant de santé et de vitalité sauvage. Un corps souple et délié, tout élégance et courbes douces. De petits seins fermes, aux aréoles claires. Une taille mince et cambrée. Un ventre plat, à peine ombré de toison pâle. Des hanches lyres, d’adolescente, de femme-enfant. Des jambes longues, aux muscles fins. »

Extrait de : R. Alexandre. « Yriel. »

Sandrinhar par Robert Alexandre

Fiche de Sandrinhar

Titre : Sandrinhar
Auteur : Robert Alexandre
Date de parution : 1975
Editeur : Alsatia

Première page de Sandrinhar

« L’hiver avait couvert de neige les flancs de la montagne. Le ciel était de plomb, et les vieux pins ployaient leurs branches sombres sous leur manteau immaculé. C’était l’époque sédentaire, où les montagnards ne s’éloignent plus guère de leurs cavernes, où les femmes, les enfants et les vieillards restent tapis au fond de leur trou de rocher comme des bêtes frileuses, sous la protection redoutable du dieu Rouge, du feu aux langues claires, qu’un jour, un Oyack avait dérobé aux esprits de l’orage.
C’était l’époque sédentaire, et pourtant, les Oyacks marchaient de l’aube au soir sur la piste enneigée qui descend vers la plaine. Ils ne portaient plus, pour la plupart, ces chaudes tuniques, ces robes épaisses que les femmes cousent avant les premiers froids dans la peau des ours et des aurochs abattus par les guerriers. On les voyait à-demi vêtus, les cheveux fous emmêlés par la bise, hâves, claquant des dents, le corps marbré de plaques violettes, tituber d’épuisement au hasard des sentiers inconnus. »

Extrait de : R. Alexandre. « Sandrinhar. »

Les orphelins d’Almeray par Robert Alexandre

Fiche de Les orphelins d’Almeray

Titre : Les orphelins d’Almeray (Tome 5 sur 5 – Mykir)
Auteur : Robert Alexandre
Date de parution : 1981
Editeur : Alsatia

Première page de Les orphelins d’Almeray

« Ce n’était pas un astronef. Ce que les créatures qui l’avaient conçue appelaient leur Unité Mobile était en fait un univers dans l’Univers, un lieu étrange, presque magique, pareil au pays au-delà du miroir d’Alice, où le temps et l’espace perdaient toute valeur, où toutes les lois physiques étaient abolies. L’unité Mobile pouvait tout faire : Parcourir en une fraction de seconde les infinités du Cosmos, remonter le temps ou le descendre, se matérialiser à l’intérieur d’un champ de force ou derrière un blindage de plomb, s’étirer au-delà des galaxies pour permettre à ses maîtres d’observer l’agonie d’une étoile comme on examine un fruit talé que l’on tient dans la main, ou se faire minuscule, invisible, pour leur faire surprendre la vie des créatures qui peuplaient les mondes les plus inhospitaliers. L’Unité Mobile était en fait l’instrument le plus parfait qui se puisse concevoir pour des explorateurs de l’Univers. »

Extrait de : R. Alexandre. « Mykir – Les orphelins d’Almeray. »

Escale sur Mytilia par Robert Alexandre

Fiche de Escale sur Mytilia

Titre : Escale sur Mytilia (Tome 4 sur 5 – Mykir)
Auteur : Robert Alexandre
Date de parution : 1976
Editeur : Alsatia

Première page de Escale sur Mytilia

« C’était, sur le fond sombre d’un ciel piqueté d’étoiles innombrables, une sphère d’un bleu verdâtre, rugueuse comme une orange, frileusement drapée du voile vaporeux, délicatement ajouré, de ses nuages… Mykir détaillait la planète inconnue qui emplissait presque, maintenant, l’écran de vision extérieure. La main forte de son père se posa, amicale, sur son épaule.
— Eh bien, mon garçon, tu ne dis rien ? Qu’en penses-tu ?
Mykir se borna à émettre un soupir indifférent. Un pli de contrariété dessina une petite ride verticale entre les sourcils de Rolf. À vrai dire, le géant était assez inquiet : Mykir ne s’était jamais vraiment remis de la perte brutale de Céryl{1}. Il n’arrivait toujours pas à la considérer autrement que comme un être vivant. Il ne voulait penser à elle que comme une amie sincère et dévouée au point de se sacrifier pour lui. Il rejetait obstinément la trop prosaïque réalité. »

Extrait de : R. Alexandre. « Mykir – Escale sur Mytilia. »