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Les idoles du Lynx par Maurice Limat

Fiche de Les idoles du Lynx
Titre : Les idoles du Lynx (Tome 2 sur 2 – Luxman)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1984
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les idoles du Lynx
« Deux ombres se glissent dans le couloir. Il fait très sombre. C’est l’heure du repos à bord.
Rien que la clarté, ou le semblant de clarté, des veilleuses qu’alimente le néon magnétisé.
Silence. Les deux êtres retiennent leur souffle et ils sont équipés de telle sorte qu’ils n’éveillent pas le moindre bruit.
Tout, hors sans doute les cosmatelots de quart, dort à bord du grand vaisseau spatial.
À un certain moment, un de ces deux inconnus discrets, plus que discrets (et ils ont sans doute de bonnes raisons pour l’être), chuchote quelques mots à l’oreille de son compagnon. L’autre se contente de hocher la tête, signe approbatif dans toutes les races de toutes les galaxies.
Ce qui signifie qu’à la question, la réponse équivaut exactement à : « Ne t’inquiète pas. Je l’ai. Et il est en bon état de fonctionner. »
Ils avancent encore. »
Extrait de : M. Limat. « Les Idoles du Lynx – Luxman. »
L’homme de lumière par Maurice Limat

Fiche de L’homme de lumière
Titre : L’homme de lumière (Tome 1 sur 2 – Luxman)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1984
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’homme de lumière
« Je…
Puis-je encore dire « je » ? Oui, sans doute. Je vis…
Ce n’est pas un cauchemar. La réalité.
D’ailleurs je marche, j’en ai parfaitement conscience.
Les philosophes assurent qu’on « est » puisqu’on « pense ». Moi je crois simplement que je suis parce que je marche.
Où ? Et vers quoi ? Toute la question est là !
Ah ! ces couloirs… Ils ne finiront donc jamais de s’étendre devant moi ! Cela me donne une impression affreuse. Une idée d’éternité. Comme si je devais désormais, sans fin, inlassablement, à jamais, marcher dans ces couloirs qui n’aboutissent nulle part !
Pourtant, je dois aboutir. Au bout du couloir, il y a…
La lumière est lugubre. C’est toujours comme ça partout dans ce lieu sinistre. Mais tout à l’heure, je le sais, les autres, mes camarades, mes compagnons d’horreur et de misère, constateront brusquement que cette clarté vient de baisser sensiblement. Alors ils sauront ! »
Extrait de : M. Limat. « L’Homme de Lumière – Luxman. »
Le septième mage par Maurice Limat

Fiche de Le septième mage
Titre : Le septième mage (Tome 2 sur 3 – Luc Delta)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le septième mage
« Monsieur Trois examinait la chose, son monocle électronique rivé dans l’orbite, ce qui lui donnait cet air bizarre, démodé, dont se gaussaient les internes et les infirmières.
L’appareil optique, irradiant d’un subtil et invisible laser, lui permettait de sonder l’objet.
Il le tournait et le retournait entre ses doigts, toussotant, hochant la tête, comme lorsque la solution l’embarrassait.
Monsieur Un le rejoignit à grandes enjambées. Il était immense, sec, nerveux. Mais monsieur Un était un aussi grand biologiste que monsieur Trois s’égalait aux plus grands chirurgiens.
— Alors ? fit monsieur Un, sarcastique, vous pensez toujours qu’il s’agit d’un fossile.
— Et quoi d’autre ? riposta monsieur Trois d’un ton aigre. Vous ne me ferez jamais croire que c’est là une manifestation artistique, une idole d’un autre monde.
Monsieur Deux et monsieur Quatre les rejoignaient. »
Extrait de : M. Limat. « Le Septième nuage – Luc Delta »
Les sirènes de Faô par Maurice Limat

Fiche de Les sirènes de Faô
Titre : Les sirènes de Faô (Tome 1 sur 3 – Luc Delta)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les sirènes de Faô
« Une formidable explosion d’hilarité salua la mine déconfite du client.
Il avait avancé la main pour prendre le verre que cette splendide fille venait de lui offrir, tout en la couvant du regard.
Et ses doigts n’avaient rencontré que le vide. Il n’y avait rien.
Ni verre ni, bien entendu, contenu.
Elle, souriante, gracieuse dans sa tenue d’hôtesse de la compagnie Trans-astres, évoluait entre les tables.
Elle portait avec grâce et légèreté le plateau où s’alignaient les verres colorés, semblables à celui qui venait de jouer un si vilain tour à ce brave monsieur, pas encore remis de sa stupeur, qui faisait les frais de la joie ambiante, et qui, maintenant, regardait la jeune fille avec cette moue de reproche des hommes qui n’osent pas se mettre vraiment en colère après une jolie femme. »
Extrait de : M. Limat. « Les sirènes de Faô. »
Le quatorzième signe du zodiaque par Maurice Limat, Jean-Marc Lofficier et Jean-Michel Archaimbault

Fiche de Le quatorzième signe du zodiaque
Titre : Le quatorzième signe du zodiaque (Tome 39 sur 39 – Bruno Coqdor)
Auteur : Maurice Limat, Jean-Marc Lofficier et Jean-Michel Archaimbault
Date de parution : 2006
Editeur : Rivière blanche
Première page de Le quatorzième signe du zodiaque
« À juste titre, Paris-sur-Terre pouvait s’enorgueillir de posséder l’un des centres psychiatriques les plus avancés du Martervénux, voire de la Galaxie tout entière.
Avec ses élégants bâtiments et ses jardins climatisés, le complexe qu’était devenu l’ancien hôpital Sainte-Anne, après la reconstruction de la Cité Éblouissante consécutivement au conflit mondial qui avait marqué la fin de la Grande Décadence, tenait plus d’un domaine résidentiel de luxe que d’un lieu où l’on traitait les cas les plus rebelles défiant les arcanes des sciences de l’esprit.
En principe avec succès, mais parfois aussi sans aucun résultat tangible.
Dans le vaste bureau depuis lequel régnait en maître absolu le professeur Fougerin, directeur de l’hôpital, il était précisément question d’un de ces incurables dont Rémi Lucas, un stagiaire tout frais émoulu de l’Université de Médecine du Centaure, se désespérait littéralement depuis qu’il avait épluché son dossier. »
Extrait de : M. Limat. « Le quatorzième signe du zodiaque – Bruno Coqdor. »
Le serpent de rubis par Maurice Limat

Fiche de Le serpent de rubis
Titre : Le serpent de rubis (Tome 38 sur 39 – Bruno Coqdor)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1987
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le serpent de rubis
« Un cercle-en-ciel s’était formé. Le gracieux phénomène atmosphérique n’était pas rare sur Hôr, en raison de sa position exceptionnelle, au centre de la constellation d’Ophiucus. La petite planète évoluait sous l’impulsion d’un système binaire et les deux soleils, qui lui faisaient exécuter une trajectoire fantaisiste, paraissaient se divertir à jouer du moindre rideau de pluie.
Il avait justement plu, ce matin-là, sur l’océan d’Opale et sur le littoral. Et les rayons de l’astre double, glissant à travers l’écharpe humide, avaient une fois de plus créé deux arcs-en-ciel inversés dont la juxtaposition donnait un magnifique cercle aux tons éclatants.
La brise marine dispersait les nuées. Les dernières des treize lunes caracolant autour de Hôr s’éteignaient et le jour, le grand jour triomphant se levait sur ce petit monde. »
Extrait de : M. Limat. « Le serpent de rubis – Bruno Coqdor. »
Et la pluie tomba sur Mars par Maurice Limat

Fiche de Et la pluie tomba sur Mars
Titre : Et la pluie tomba sur Mars (Tome 37 sur 39 – Bruno Coqdor)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1986
Editeur : Fleuve noir
Première page de Et la pluie tomba sur Mars
« Mlle l’ingénieur en chef arpentait le bureau d’un pas nerveux. Plus que nerveux, aurait-on pu
dire.
Elle s’arrêta un instant, face à la vaste baie. Devant elle, s’étendait à l’infini, désespérément morne, la lande martienne aux reflets rougeâtres, ces terrains d’immensité rouillés depuis des millénaires, ces rocs où domine l’oxyde de fer qui donne à la planète sa célèbre couleur rouge.
Sur sa gauche, elle pouvait apercevoir les premiers glaciers. Les contreforts initiaux de cet amoncellement monstrueux de glace constituant la calotte polaire du sud martien. Et au-dessus, le ciel. Blanchâtre, laissant apparaître des étoiles apparemment fixes en raison de la ténuité de l’atmosphère. Une atmosphère qui existait cependant, ce qu’avaient pu constater, quelques décennies plus tôt, les premiers pionniers. Il n’en fallait pas moins des poumons solides et un entraînement particulier pour vivre sur Mars. Et y travailler, comme on était en train d’y travailler lors de cette mission qui représentait la première étape de la plus formidable entreprise de tous les temps. »
Extrait de : M. Limat. « Et la pluie tomba sur Mars – Bruno Coqdor. »
Khéoba-la-maudite par Maurice Limat

Fiche de Khéoba-la-maudite
Titre : Khéoba-la-maudite (Tome 36 sur 39 – Bruno Coqdor)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1986
Editeur : Fleuve noir
Première page de Khéoba-la-maudite
« Le champ de glace s’étendait à l’infini et le regard de Neïro se perdait à la courbe de l’horizon. Une courbe hérissée d’innombrables pointes blanches, paraissant plus fantomatique sous cette voûte de grisaille que la clarté astrale ne perçait que fort médiocrement, créant ce jour sombre, morne, désespérant à force de monotonie.
Autour de lui c’était la ville. Ou plutôt ce qui avait été la ville. Le tout maintenant enseveli par les chapes blanchâtres, l’accumulation de la glace qui avait écrasé petit à petit les bâtiments les plus solides, en en respectant on ne savait pourquoi quelques-uns, çà et là, lesquels émergeaient, enchâssés eux aussi par le monstre blanc, tristes rescapés de la destruction universelle.
Le vide. Le désert. La solitude. La population, là comme partout sur la planète Khéoba, avait fui les villes devenues inhabitables. Les derniers survivants s’étaient en grande partie réfugiés dans des cavernes, recommençant ainsi un cycle que le monde allié lointain, la Terre, avait connu des milliards d’années auparavant. »
Extrait de : M. Limat. « Khéoba-la-maudite – Bruno Coqdor. »
L’élixir pourpre par Maurice Limat

Fiche de L’élixir pourpre
Titre : L’élixir pourpre (Tome 35 sur 39 – Bruno Coqdor)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1984
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’élixir pourpre
« Le caméléon se traînait lamentablement dans la poussière. Il ne pouvait aller bien loin en raison de la ficelle attachée à sa patte postérieure et que l’homme tenait, tirant parfois quand le misérable petit animal tentait désespérément de s’éloigner.
Peu gâté par la nature, reflétant la couleur grisâtre du sable malpropre de la ruelle, laid par définition, il semblait évoquer toute la misère de la bête asservie par l’humain malfaisant.
Alentour, quelques personnages regardaient. Des hommes, dans leurs gandouras, pour la plupart coiffés de fez plus ou moins crasseux, et des gamins morveux, aux yeux de braise. Une ou deux petites filles aussi, mais aucune femme adulte. Celles qui se trouvaient dans les souks passaient rapides, enveloppées du haïk, se hâtant vers les besognes ménagères.
Celui qu’on aurait pu appeler le tortionnaire était bel homme. Il pouvait avoir trente ans et une fine moustache barrant son visage énergique attestait ce raffinement que les races berbères tiennent d’ancêtres fiers, au sang encore noble en dépit des envahisseurs qui, dès les temps ancestraux, ont plus ou moins mêlé le leur à celui des autochtones. »
Extrait de : M. Limat. « L’Élixir pourpre – Bruno Coqdor. »
Les vikings de Sirius par Maurice Limat

Fiche de Les vikings de Sirius
Titre : Les vikings de Sirius (Tome 34 sur 39 – Bruno Coqdor)
Auteur : Maurice Limat
Date de parution : 1984
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les vikings de Sirius
« Toog-au-Masque-d’Opale se tenait, très droit, à la proue de son vaisseau, en avant de la flottille aérienne qui sillonnait le ciel de Pâkaô, le satellite de Sirius dont le disque immense brillait au zénith.
Toog avait conscience de sa puissance, de sa responsabilité aussi. Chef suprême des Vvôx, il songeait à étendre ses conquêtes, à dominer l’ensemble des terres qui s’étendaient jusqu’à l’horizon et plus loin encore, à asservir l’océan, à faire ployer le genou aux Fruuls, aux Tas, à toutes les autres tribus pour établir la suprématie des Vvôx, et glorifier sur tout un monde Toog-au-Masque-d’Opale.
Le vaisseau de feu avançait, suivi de trois autres unités de la flotte volante des Vvôx. Tout autour des navires aériens, on distinguait des vols de kreus, les terrifiants oiseaux aux becs et aux serres redoutables, qui obéissaient au Masque-d’Opale et devenaient des auxiliaires appréciables dans les combats, sans préjudice d’être également de subtils éclaireurs, grâce à leur œil acéré qui distinguait au sol les moindres détails. »
Extrait de : M. Limat. « Les Vikings de Sirius – Bruno Coqdor. »