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Les statues vivantes par Max-André Rayjean

Fiche de Les statues vivantes

Titre : Les statues vivantes (Tome 10 sur 13 – Joë Maubry et Joan Wayle)
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 1972
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les statues vivantes

« Par la large baie franchement ouverte entre un air tiède, doux, chargé d’une odeur saline. Bâtie sur les hauteurs de Cannes, la villa domine le golfe de la Napoule.

10 heures du soir sonnent à un carillon. Les lumières de la côte brillent comme une couronne de diamants et, dans le ciel épuré de ses nuages, les étoiles piquettent la nuit. Une brise venue du large murmure dans les palmiers, chuchote dans les plantes grasses. Quelque part sur la plage, une vague déroule précipitamment son spasme mouillé, creuse le sable et se retire avec mépris en laissant une dentelle d’écume éphémère.

10 heures…

Le calme, le silence. Les bruits nocifs de la ville ne montent pas jusque-là. Les fleurs du printemps embaument Ce serait une soirée comme les autres pour Joseph Rode.

L’artiste travaille très tard, selon son habitude. Il préfère cent fois la complicité, la tranquillité des ténèbres à la luminosité du jour. Il aime la nuit qui rôde autour de sa maison et masque le décor. Il se concentre davantage sur son œuvre. »

Extrait de : M.-A. Rayjean. « Les Statues vivantes – Joë Maubry et Joan Wayle. »

Base « Djéos » par Max-André Rayjean

Fiche de Base « Djéos »

Titre : Base « Djéos » (Tome 9 sur 13 – Joë Maubry et Joan Wayle)
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 1970
Editeur : Fleuve noir

Première page de Base « Djéos »

« La mince silhouette de Mary Greet se faufile sous le porche du building de cent cinquante étages, résidence privée des hauts fonctionnaires.

Déjà engourdie de chaleur, Los Angeles émerge de la brume matinale. Vers le désert du Nevada, l’atmosphère se purifie, bleuit à l’infini et l’horizon bordé par les Rocheuses s’ourle d’une aveuglante lumière. Le sol aride se craquèle sous l’implacable soleil. Transition étonnante. Les collines boisées d’Hollywood mettent dans cet enfer une note de fraîcheur et de verdure.

L’océan assaille, viole la terre, confectionne des dentelles autour des plages. Des colliers d’écume naissent et se noient au gré des vagues.

Mary Greet commence sa journée de travail. Elle ignore encore qu’elle aborde une journée pas comme les autres. Dramatique. Premier maillon d’une aventure inouïe.

Elle s’avance vers la cage de l’ascenseur antigravitationnelle. Comme tous les matins, elle répète les mêmes gestes. Ça devient de l’automatisme. Elle se conduirait les yeux fermés dans le building, pourtant immense. »

Extrait de : M.-A. Rayjean. « Base « Djéos » – Joë Maubry et Joan Wayle. »

S.O.S Cerveaux par Max-André Rayjean

Fiche de S.O.S Cerveaux

Titre : S.O.S Cerveaux (Tome 8 sur 13 – Joë Maubry et Joan Wayle)
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir

Première page de S.O.S Cerveaux

« Londres. Minuit moins dix. Le brouillard ensevelit la cité, comble les moindres interstices, modèle un décor nouveau, hallucinant, fantomatique. Il contamine les bords de la Tamise, les squares. Il étouffe les longs réverbères, trouble la lumière artificielle. L’asphalte luit d’humidité.

Les Anglais, imperturbables selon leur coutume, se fichent du smog comme de leurs premières culottes. Au contraire, ils s’inquiéteraient s’il n’y en avait pas. Pensez donc ! Une nuit d’octobre sans brouillard ! L’habitude les laisse indifférents. Ils vaquent à leurs occupations et la plupart dorment à poings fermés. Ils ignorent que quelque chose d’extraordinaire va bouleverser leur existence.

L’homme, col de son loden relevé, attend patiemment dans la purée de pois. Il attend depuis une heure, en grillant des cigarettes. Nerveux, inquiet. Il marche de long en large, refait cent fois le même trajet. Un visage pâle, aux yeux mobiles. Dans sa poche, il tâte la crosse du vieux Colt. Un vieux Colt capable de percer une poitrine ou de trouer les tripes. »

Extrait de : M.-A. Rayjean. « S.O.S. Cerveaux – Joë Maubry et Joan Wayle. »

Le Zor-Ko de fer par Max-André Rayjean

Fiche de Le Zor-Ko de fer

Titre : Le Zor-Ko de fer (Tome 7 sur 13 – Joë Maubry et Joan Wayle)
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le Zor-Ko de fer

« Ils ne se doutent de rien, tous. Dans la nuit diaphane, enlisés sur leurs sièges moelleux, ils dorment béatement en attendant le moment précis où le stratojet se posera à New York.
Tous. C’est-à-dire, grosso modo, une centaine de passagers et six membres d’équipage. Donc une petite colonie qui, actuellement, vole dans les airs à quatre-vingts kilomètres d’altitude, défiant le froid et la pesanteur.
Los Angeles-New York, d’un trait, sans escale, en un peu moins d’une heure. Ils dorment parce que l’hôtesse a répandu dans les cabines un léger anesthésique inoffensif, fleurant même bon la lavande importée du sud de la France.
Ils sont inconscients. Il vaut mieux ainsi. Paraît que sous l’effet d’un soporifique, l’homme résiste davantage aux voyages à très haute altitude. Pour des non chevronnés, cela supprime l’anxiété, source de troubles divers. »

Extrait de : M.-A. Rayjean. « Le Zor-Ko de fer – Joë Maubry et Joan Wayle. »

Contact « Z » par Max-André Rayjean

Fiche de Contact « Z »

Titre : Contact « Z » (Tome 6 sur 13 – Joë Maubry et Joan Wayle)
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir

Première page de Contact « Z »

« L’hélibulle volète comme un gros papillon au-dessus de Washington. Dan consulte sa montre. Neuf heures du matin. Depuis leur départ du Q.G., dans la banlieue-sud, rien n’a attiré spécialement leur attention.
Sous eux, à trois ou quatre cents mètres, la foule grouille, navigue, s’affaire. Ça ressemble à une fourmilière. Les automobiles à turbines rugissent, malgré les silencieux, sur les autoroutes suspendues qui traversent la capitale en tous sens. Les aérotrains glissent sur leur monorail. Bref, c’est le spectacle quotidien des hommes et de leur civilisation.
— Encore une matinée de routine, objecte Dan, logeant un chewing-gum dans sa bouche.
Il mastique consciencieusement, parce qu’il n’a pas autre chose à faire, qu’à attendre, ou à regarder.  »

Extrait de : M.-A. Rayjean. « Contact « Z » – Joë Maubry et Joan Wayle.  »

Plan S.03 par Max-André Rayjean

Fiche de Plan S.03

Titre : Plan S.03 (Tome 5 sur 13 – Joë Maubry et Joan Wayle)
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 1966
Editeur : Fleuve noir

Première page de Plan S.03

« L’engin, en forme d’énorme entonnoir, quitta sa base lunaire en virevoltant sur lui-même, comme une toupie. Un observateur, placé à quelques mètres, n’aurait perçu aucun son, aucun bruit. Le silence absolu. Une technique fascinante, au-dessus des possibilités humaines. Un système antigravitationnel.

Absorbé littéralement par l’espace, le véhicule inconnu se propulsa en direction de la Terre. Aussitôt, l’étrange équipage se mit en relation télévisée avec sa base de départ.

Détail curieux. Les étrangers, venus du cosmos, ne parlaient pas. Ils écrivaient sur des tableaux à l’aide d’une craie spéciale qui imprimait des lettres en relief. Puis ces panneaux, couverts de signes comparables à du chinois ou du japonais, étaient installés devant des caméras et les images retransmises dans l’espace, à des centaines, à des milliers de kilomètres de distance. »

Extrait de : M.-A. Rayjean. « Plan S.03 – Joë Maubry et Joan Wayle. »

La fièvre rouge par Max-André Rayjean

Fiche de La fièvre rouge

Titre : La fièvre rouge (Tome 4 sur 13 – Joë Maubry et Joan Wayle)
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 1961
Editeur : Fleuve noir

Première page de La fièvre rouge

« Une brise glaciale ridait la surface du lac Titicaca perché à trois mille huit cent cinquante-quatre mètres d’altitude, à cheval sur la frontière du Pérou et de la Bolivie.

Les sommets enneigés se détachaient sur l’horizon clair. Plus loin, vers l’Est, le pic du Sorota s’élançait, majestueux, ciselé de glace, et dominait ses voisins grâce à ses six mille six cent dix-sept mètres. Emprisonné dans la farouche et sauvage Cordillère des Andes, le Titicaca apparaissait bien fragile malgré ses six mille neuf cents kilomètres carrés de superficie, soit huit fois celle du lac de Genève.

La balsa atteignit la rive. Jiména sauta lestement sur le sol et amarra son embarcation à un rocher. Il la retrouverait le lendemain.

La pêche avait été mauvaise et Jiména n’était pas précisément content. Il ramassa dans un filet son maigre butin de la matinée et il s’apprêtait à prendre la direction du village, quand une voix le fit sursauter.

— Tu parais dépité. Ça n’a guère mordu, ce matin !

Jiména se retourna. Alors il aperçut l’homme, jailli il ne savait d’où. Un homme pourtant semblable à tous les Indiens de la région. »

Extrait de : M.-A. Rayjean. « La Fièvre Rouge – Joë Maubry et Joan Wayle. »

L’oasis du rêve par Max-André Rayjean

Fiche de L’oasis du rêve

Titre :L’oasis du rêve (Tome 3 sur 13 – Joë Maubry et Joan Wayle)
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 1963
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’oasis du rêve

« John Moreston, simple chimiste dans une usine de produits synthétiques, habitait Brisbane, en Australie. Il n’imaginait pas la fantastique aventure qui l’attendait. Grand, sec, nerveux, il descendait d’une vieille famille anglaise établie jadis dans le Queensland.

Il ne dépassait pas la quarantaine. Ce jour-là, en sortant de l’usine, il n’avait pas de raison spéciale de s’inquiéter. En aérocycle, il gagna Dodge-City, banlieue ouvrière de Brisbane où s’élevaient des buildings de trente étages séparés de squares.

Il survola l’immense ville bourdonnante d’activité. Sur des plates-formes volantes, des policiers réglaient la circulation aérienne particulièrement intense à cette heure de pointe. À l’est, par spasmes irréguliers, le Pacifique cognait sur les jetées du port et mordait les plages de sable grouillantes de monde.

Moreston se posa sur le toit de son immeuble. La large terrasse accueillit son aérocycle qu’il rangea dans un garage particulier. Puis il se dirigea vers le puits d’antigravitation. »

Extrait de : M.-A. Rayjean. « L’Oasis du rêve – Joë Maubry et Joan Wayle. »

Invasion « H » par Max-André Rayjean

Fiche de Invasion « H »

Titre : Invasion « H » (Tome 2 sur 13 – Joë Maubry et Joan Wayle)
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 1960
Editeur : Fleuve noir

Première page de Invasion « H »

« Il pleuvait et la terre exhalait une odeur d’humus. Une pluie légèrement radio-active, séquelle des expériences atomiques passées, n’affectant pas les hommes dans leur santé fragile comme le verre, mais inspirant néanmoins l’inquiétude.

Cette pluie, des milliers d’yeux braqués derrière les vitres l’observaient avec un soupir de tristesse, avec une consternation dramatique, une grimace d’appréhension.

Sur les écrans de la télé, sur les pages toutes fraîches des journaux, les spécialistes avaient beau affirmer que le danger de contamination n’existait pas. Ils perdaient leur temps. Leurs paroles apaisantes étaient du vent. Chaque fois qu’il pleuvait sur le Nevada, les gens se mettaient en vitesse à l’abri, histoire d’éviter les gouttes du passé, à leur avis gorgées de strontium 90 et d’autres éléments nocifs.

En fait, le coefficient radio-actif n’avait rien d’alarmant. À telle enseigne que les syndicats d’initiatives invitaient les touristes au Nevada pour une somme dérisoire. Généralement, les maisons en étaient pour leurs frais publicitaires. »

Extrait de : M.-A. Rayjean. « Invasion « H » – Joë Maubry et Joan Wayle. »

La folie verte par Max-André Rayjean

Fiche de La folie verte

Titre : La folie verte (Tome 1 sur 13 – Joë Maubry et Joan Wayle)
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 1958
Editeur : Fleuve noir

Première page de La folie verte

« — Estimer la foule qui se presse dans Garden Square et dans les artères environnantes s’avère matériellement impossible, mes chers auditeurs. Actuellement, penché à la fenêtre du douzième étage, chez le professeur Samelson, j’aperçois une marée humaine, grouillante, exaltée, prête à se déchaîner lorsque viendra le moment de l’extraordinaire expérience.

« Je me demande si les écrans de télévision, installés à la périphérie de Garden Square et dans les principales avenues de la ville, permettront à tous ceux qui ne possèdent pas chez eux un poste récepteur de suivre l’ahurissante démonstration.

« Partout, sur les visages, s’inscrit une curiosité certaine, une impatience fébrile et aussi – pourquoi ne pas l’avouer – une indicible émotion. Oui, une angoisse sourde tenaille les esprits comme à l’approche d’un grand phénomène. Pourtant, tout se passera le plus simplement du monde, affirme le professeur, dans le cadre restreint de ce laboratoire où j’ai eu le privilège de pénétrer avec mes collègues de la Presse. »

Extrait de : M.-A. Rayjean. « La folie verte – Joë Maubry et Joan Wayle. »