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L’effroyable vengeance de Panthéra par P.-A. Orloff

Fiche de L’effroyable vengeance de Panthéra
Titre : L’effroyable vengeance de Panthéra (Tome 1 sur 7 – Panthéra)
Auteur : Pierre-Alexis Orloff
Date de parution : 2008
Editeur : Les moutons électriques
Première page de L’effroyable vengeance de Panthéra
« Qui est Panthéra ? se demande la France entière en cet automne 1963. Quelle est l’identité de cette créature tout de noir vêtue qui rôde nuitamment sur les toits ? Qui entre par effraction chez les notables ? Qui menace et qui tue ? On la sait femme, on la devine jeune, belle, on la suppose démoniaque… mais qu’en est-il vraiment ? Et si, sous ces dehors impitoyables, sanguinaires, se cachait une jeune fille sensible et bonne, contrainte de brimer sa vraie nature pour mener à bien l’effroyable mission vengeresse qu’elle s’est assignée ? De ses ennemis, de la police, de la presse ou des Faëriens venus sur Terre pour combattre les démons déchaînés par les nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale, qui pourra bien répondre à toutes ces questions. »
Extrait de : P.-A. Orloff. « L’Effroyable vengeance de Panthéra. »
Imago par O. E. Butler

Fiche de Imago
Titre : Imago (Tome 3 sur 3 – Xenogenesis)
Auteur : O. E. Butler
Date de parution : 1989
Traduction : J. Shapiro
Editeur : Au diable vauvert
Première page de Imago
« J’entamai ma première métamorphose si discrètement que personne ne la remarqua. Les métamorphoses ne sont pas supposées commencer ainsi. La plupart des gens passent d’abord par de petits changements physiques évidents – la perte de doigts et d’orteils, par exemple, ou la poussée de nouveaux doigts et orteils à l’aspect différent.
J’aurais aimé que ma propre expérience soit aussi normale, aussi sûre.
Pendant plusieurs jours, je changeai sans attirer l’attention. Habituellement, les premières étapes durent des jours sans occasionner de sommeil profond, mais dans mon cas, si. Mes premiers changements furent sensoriels. Goûts, odeurs, toutes les sensations devinrent soudain complexes, déroutantes et pourtant étonnamment séduisantes.Je dus tout réapprendre. »
Extrait de : O. E. Butler. « Xenogenesis – Imago. »
L’initiation par O. E. Butler

Fiche de L’initiation
Titre : L’initiation (Tome 2 sur 3 – Xenogenesis)
Auteur : O. E. Butler
Date de parution : 1988
Traduction : J. Shapiro
Editeur : Au diable vauvert
Première page de L’initiation
« Il se souvenait d’une grande partie de son séjour dans le ventre.
C’était là qu’il avait commencé à prendre conscience des sons et des goûts. Ceux-ci ne signifiaient rien pour lui, mais il s’en souvenait. Quand ils se répétaient, il le remarquait.
Quand quelque chose l’avait touché, il avait su qu’il s’agissait d’une nouvelle chose – d’une nouvelle expérience. Le contact l’avait d’abord surpris, puis réconforté. Il avait pénétré sa chair sans lui faire de mal et l’avait calmé. Quand le contact avait cessé, il s’était senti démuni, seul pour la première fois. Quand il avait reparu, il avait été content – encore une nouvelle sensation. Après avoir subi plusieurs de ces retraits et réapparitions, il avait appris l’anticipation.
Il n’avait découvert la douleur qu’au moment de naître. »
Extrait de : O. E. Butler. « Xenogenesis – L’initiation. »
La maison des soleils par A. Reynolds

Fiche de La maison des soleils
Titre : La maison des soleils (Tome 2 sur 2 – Maison des soleils)
Auteur : A. Reynolds
Date de parution : 2008
Traduction : P.-P. Durastanti
Editeur : Bélial
Première page de La maison des soleils
« J’ai vu le jour dans une maison d’un million de pièces, bâtie sur un petit monde dépourvu d’air aux confins d’un empire de lumière et de négoce que les adultes appelaient l’Heure d’or, pour une raison qui m’échappait.
J’étais alors une fille, un individu unique du nom d’Abigail Gentian.
Durant les trente années de mon enfance, je n’ai guère vu qu’une fraction de cette vaste demeure pleine de coins et de recoins en constante évolution. Même si j’ai grandi et gagné le droit d’aller où il me plaisait, je ne pense pas en avoir exploré plus d’un centième. J’étais intimidée par les longs couloirs austères de verre miroir, les escaliers en colimaçon issus des caveaux obscurs que même les grandes personnes évitaient, les pièces et les salles réputées — même si les adultes et les domestiques n’en parlaient jamais — hantées ou du moins peu propices à davantage qu’une occupation éphémère. »
Extrait de : A. Reynolds. « La Maison des soleils. »
Les mages du Nil par M. Pagel

Fiche de Les mages du Nil
Titre : Les mages du Nil (Tome 2 sur 2 – Les immortels)
Auteur : Michel Pagel
Date de parution : 2006
Editeur : Le pré aux clercs
Première page de Les mages du Nil
« — Le soleil n’est pas un dieu, affirma Alad en achevant de charger son âne. Ni Utu, comme nous disions à Sumer, ni Rê, comme on dit ici. Il n’est que le soleil. Une force de la nature.
Pirig leva les yeux vers le disque rougeoyant qui, sur le point de se coucher, criblait encore le désert de ses javelots d’or fondu. Il les en détourna aussitôt, ébloui.
— Une telle puissance… marmonna-t-il, peu convaincu.
— Demande aux Égyptiens ce qu’ils pensent de celle du Nil, rétorqua le mage. La plus grande puissance du monde, c’est le monde lui-même. N’as-tu encore rien appris ? Alors que tu as vu mille fois de quelle manière j’en tire mes pouvoirs… »
Extrait de : M. Pagel. « Les mages du Nil – Les immortels. »
Les mages de Sumer par M. Pagel

Fiche de Les mages de Sumer
Titre : Les mages de Sumer (Tome 1 sur 2 – Les immortels)
Auteur : Michel Pagel
Date de parution : 2006
Editeur : Le pré aux clercs
Première page de Les mages de Sumer
« La jeune chèvre sauvage aux pattes entravées poussa un bêlement strident quand la lame de bronze lui trancha la gorge d’un mouvement net et précis. Le sang gicla par saccades sur le rocher plat surélevé faisant office d’autel, moucheta d’écarlate le pagne et les sandales d’Eneresh – qui ne s’en soucia pas : les bras levés, les yeux fixés sur l’étoile d’Inanna, comme chaque soir première apparue au firmament, le prêtre chantait une prière en forme d’invocation fervente, et sa voix grave, rauque, ne cesserait de retentir qu’à l’ultime soubresaut du petit animal.
Deux pas en arrière, pour marquer son rang inférieur au sein du clergé et son état de cadet, Alad-gisheren se tenait dans la même position que lui et mêlait au sien un timbre plus haut perché, presque féminin. Ainsi les deux frères avaient-ils coutume d’invoquer conjointement la déesse lors de leurs cérémonies privées, hors du temple. »
Extrait de : M. Pagel. « Les mages de Sumer – Les immortels. »
Soleil pourpre, soleil noir par M. Pagel

Fiche de Soleil pourpre, soleil noir
Titre : Soleil pourpre, soleil noir (Tome 4 sur 4 – Les flammes de la nuit)
Auteur : Michel Pagel
Date de parution : 1987
Editeur : Fleuve noir
Première page de Soleil pourpre, soleil noir
« Les neiges recouvraient Fuinör. Dans la contrée des semailles, de flocon en flocon, de gelée en gelée, le sol s’était vêtu d’une couche de glace interdisant tout travail de la terre. Serrés autour d’une cheminée où se consumaient quelques maigres tisons, les serfs attendaient au sein de leur chaumière le début de la saison des fleurs. Pour eux, cette période de cent jours où rien ne poussait était la pire. Leurs maigres réserves de grain, ce qu’avaient bien voulu leur laisser les nobles, permettaient à peine de cuire un pain par jour. Et les haillons qu’animait aux beaux jours un vent chaud ne semblaient aujourd’hui adhérer à leur corps que pour mieux les serrer dans un étau glacé. Bien sûr, pendant la saison des neiges ils ne s’épuisaient pas au travail. Mais il se trouvait parfois un chevalier pour venir le leur reprocher et, fort de ce prétexte, distribuer horions et coups d’épée. »
Extrait de : M. Pagel. « Soleil Pourpre, Soleil Noir – Les flammes de la nuit. »
Les cavaliers dorés par M. Pagel

Fiche de Les cavaliers dorés
Titre : Les cavaliers dorés (Tome 3 sur 4 – Les flammes de la nuit)
Auteur : Michel Pagel
Date de parution : 1987
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les cavaliers dorés
« Le soleil violet brillait au-dessus du miroir, illuminant tout le pays de Fuinör – immense île circulaire, perdue au sein d’un océan sans limites aux eaux vermillon. C’était la saison des fleurs. Une multitude de bourgeons naissaient, gonflaient, explosaient pour libérer les feuilles rosées qui ne tarderaient pas à adopter le pourpre de leurs aînées, le pourpre de la grande forêt. Dans la contrée des semailles, les serfs s’activaient, creusant un sol à peine dégelé pour y planter les semences des prochaines récoltes. Déjà des chevaliers envoyés du château du roi étaient venus s’assurer qu’ils ne restaient pas inactifs. Lorsque l’ardeur du travail ne leur avait pas semblé suffisante, ils avaient distribué gaillardement horions et coups du plat de l’épée ; certains serfs prétendaient même avoir été frappés sans raison, pour le plaisir, mais nul ne les écoutait. Avec des discours comme ceux-là on finissait sur la roue. Après tout les nobles avaient droit de vie ou de mort sur le bas-peuple. Bien heureux ceux qui les offensaient et ne récoltaient que quelques bosses. »
Extrait de : M. Pagel. « Les Cavaliers Dorés – Les flammes de la nuit. »
Le fou par M. Pagel

Fiche de Le fou
Titre : Le fou (Tome 2 sur 4 – Les flammes de la nuit)
Auteur : Michel Pagel
Date de parution : 1986
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le fou
« Le vent s’était levé dès l’aube, chassant du ciel pourpre quelques inoffensifs nuages. C’était la saison des fruits, dans la dixième année du soleil indigo ; au bord de la mer il pleuvait rarement.
Les vagues se dressaient au gré du souffle tiède, hautes murailles grenat, frangées d’écume, semblant vouloir conquérir la terre pour s’y briser l’instant d’après. Guerrières impuissantes et obstinées, elles s’abattaient avec fracas sur le sable de la crique puis s’en venaient y mourir dans un dernier sanglot.
Debout à la frontière du sable sec et du sable mouillé, un jeune homme brun immobile regardait la mer. Chaque jour que faisaient les Dieux, il venait ici. Chaque jour il était venu, depuis qu’il avait appris à marcher – ou peu s’en fallait. Parfois il ne s’attardait guère, mais sa contemplation pouvait tout aussi bien durer des heures, surtout si la marée montait. Et quand, plus forte ou plus hardie que ses sœurs, une vague menaçait de reculer les limites du domaine marin, il faisait un pas en arrière, voire un petit saut assez comique si par extraordinaire il se trouvait surpris. »
Extrait de : M. Pagel. « Le Fou – Les flammes de la nuit. »
Rowena par M. Pagel

Fiche de Rowena
Titre : Première époque : Rowena (Tome 1 sur 4 – Les flammes de la nuit)
Auteur : Michel Pagel
Date de parution : 1986
Editeur : Fleuve noir
Première page de Rowena
« Dix années le soleil jaune avait brillé sur le pays de Fuinör.
Dix années de rêve le bleu du ciel s’était reflété dans l’océan, dont déferlaient les vagues sur des plages aux sables dorés. Dix années d’espoir le cœur des forêts avait été marqué d’un vert profond. Dix années d’amour, au château du roi, le teint des gentes dames s’était orné de rose.
Dix années de haine le sang des blessés avait coulé rouge vif.
Lorsque parut la dernière aube de la décennie, l’enchanteur arriva au seuil de la contrée du miroir.
Il avait quitté son domaine forestier depuis de longues journées pour accomplir ce pèlerinage à la nature, au miroir, comme il le faisait tous les dix ans, chaque fois que changeait le soleil. »
Extrait de : M. Pagel. « Rowena – Les flammes de la nuit. »