Étiquette : livre
Lumen par C. Flammarion

Fiche de Lumen
Titre : Lumen – Histoire d’une comète dans l’infini
Auteur : Camille Flammarion
Date de parution : 1872
Editeur : BnF
Première page de Lumen
« QUÆRENS. – Vous m’avez promis, ô Lumen ! de me faire le récit de cette heure étrange, étrange entre toutes, qui suivit votre dernier soupir, et de me raconter comment, par une loi naturelle, quoique si singulière, vous revîtes le passé dans le présent, et pénétrâtes un mystère qui était resté si obscurément caché jusqu’aujourd’hui.LUMEN. – Oui, mon vieil ami, je vais tenir ma promesse, et grâce à la longue correspondance de nos âmes, j’espère que vous comprendrez ce phénomène « étrange », comme vous le qualifiez. Il est des contemplations dont l’œil mortel ne peut que difficilement soutenir la puissance. La mort qui m’a délivré des sens faibles et fatigables du corps ne vous a pas encore touché de sa main libératrice. Vous appartenez au monde des vivants. »
Extrait de : C. Flammarion. « Lumen. »
Les maisons hantées par C. Flammarion

Fiche de Les maisons hantées
Titre : Les maisons hantées
Auteur : Camille Flammarion
Date de parution : 1923
Editeur : J’ai lu
Première page de Les maisons hantées
« Les lecteurs sérieux et compétents, qui connaissent exactement l’état de notre problème et apprécient à leur valeur les résultats acquis sur sa solution trouveront peut-être superflu de me voir consacrer le premier chapitre de ce volume à répondre à des objections sans valeur intrinsèque adressées par des négateurs intransigeants qui ne veulent à aucun prix admettre l’existence des phénomènes métapsychiques. Mais il me semble, pour ma part, qu’une réponse précise à ces dénégations n’est pas superflue, car l’ensemble des êtres humains est inévitablement ignorant de ces phénomènes, disposé, par conséquent, à les récuser, et ne convaincrais-je qu’un lecteur sur dix, de l’erreur des négateurs aveugles, que ce serait là un service signalé à rendre au progrès de l’instruction générale.
Si nous voulons, pour notre conviction personnelle, avoir une opinion ferme et inattaquable sur la réalité, la nature et l’intérêt des phénomènes psychiques, il importe, avant tout, de savoir que les illusions de la vue, de l’ouïe, du toucher, de tous les sens, sont faciles, peuvent être produites par mille causes inattendues, et que nous devons, tout d’abord, nous défier de toutes les erreurs possibles. »
Extrait de : C. Flammarion. « Les Maisons Hantées. »
Les forces naturelles inconnues par C. Flammarion

Fiche de Les forces naturelles inconnues
Titre : Les forces naturelles inconnues
Auteur : Camille Flammarion
Date de parution : 1907
Editeur :
Première page de Les forces naturelles inconnues
« Il y a longtemps déjà, dans le cours de l’année 1865, j’ai publié, sous ce titre, un opuscule de cent cinquante pages, que l’on retrouve encore quelquefois chez les libraires, mais qui n’a pas été réimprimé. Voici ce que j’écrivais dans cette Étude critique, faite à propos des phénomènes produits à Paris par les
frères Davenport et par les médiums en général, et publiée à la Librairie Académique Didier et Cie, qui
avait déjà édité mes deux premiers ouvrages, La Pluralité des Mondes habités, ainsi que Les Mondes
Imaginaires et les Mondes réels. »
Extrait de : C. Flammarion. « Les Forces Naturelles Inconnues. »
La fin du monde par C. Flammarion

Fiche de La fin du monde
Titre : La fin du monde
Auteur : Camille Flammarion
Date de parution : 1894
Editeur : Feedbooks
Première page de La fin du monde
« Le magnifique pont de marbre qui relie la rue de Rennes à la rue du Louvre et qui, bordé par les statues des savants et des philosophes célèbres, dessine une avenue monumentale conduisant au nouveau portique de l’Institut, était absolument noir de monde. Une foule houleuse roulait, plutôt qu’elle ne marchait, le long des quais, débordant de toutes les rues et se pressant vers le portique envahi depuis longtemps par un flot tumultueux. Jamais, autrefois, avant la constitution des États-Unis d’Europe, à l’époque barbare où la force primait le droit, où le militarisme gouvernait l’humanité et où l’infamie de la guerre broyait sans arrêt l’immense bêtise humaine, jamais, dans les grandes émeutes révolutionnaires ou dans les jours de fièvre qui marquaient les déclarations de guerre, jamais les abords de la Chambre des représentants du peuple ni la place de la Concorde n’avaient présenté pareil spectacle. »
Extrait de : C. Flammarion. « La fin du monde. »
L’inconnu et les problèmes psychiques par C. Flammarion
Fiche de L’inconnu et les problèmes psychiques
Titre : L’inconnu et les problèmes psychiques
Auteur : Camille Flammarion
Date de parution : 1900
Editeur :
Première page de L’inconnu et les problèmes psychiques
« Les aspirations universelles et constantes de l’humanité pensante, le souvenir et le respect des morts, l’idée innée d’une Justice immanente, le sentiment de notre conscience et de nos facultés intellectuelles, la misérable incohérence des destinées terrestres comparée à l’ordre mathématique qui régit l’univers, l’immense vertige d’infini et d’éternité suspendu dans les hauteurs de la nuit étoilée, et, au fond de toutes nos conceptions, l’identité permanente de notre moi, malgré les variations et les transformations perpétuelles de la substance cérébrale, tout concourt à établir en nous la conviction de l’existence de notre âme comme entité individuelle, de sa survivance à la destruction de notre organisme corporel, et de son immortalité.
Toutefois, la démonstration scientifique n’est pas encore faite, et les physiologistes enseignent, au
contraire, que la pensée est une fonction du cerveau, que sans cerveau il n’y a pas de pensée, et
que tout meurt avec nous. Il y a contradiction entre les aspirations idéales de l’humanité et ce que l’on
appelle la science positive. »
Extrait de : C. Flammarion. « L’Inconnu et les Problèmes psychiques. »
Astronomie populaire par C. Flammarion

Fiche de Astronomie populaire
Titre : Astronomie populaire
Auteur : Camille Flammarion
Date de parution : 1882
Editeur : Flammarion
Première page de Astronomie populaire
« Notre planète vit d’une certaine vie astrale, que nous ne pouvons pas encore suffisamment comprendre. Des courants magnétiques circulent en elle et, sans cesse, sous leur mystérieuse influence, l’aiguille aimantée cherche le nord de son doigt inquiet et agité. L’intensité et la direction de ces courants varient de jour en jour, d’année en année, de siècle en siècle. Il y a deux siècles environ, en 1666, la boussole observée à Paris tendait juste au nord ; puis elle a tourné vers l’ouest, c’est-à-dire vers la gauche si l’on regarde le nord.
Sa déviation était de 8 degrés en 1700, de 17 degrés en 1750, de 22 degrés en 1800 ; elle a encore augmenté de (..) degré jusqu’en 1814, puis elle a commencé à revenir vers le nord. Cette déviation était de 22 degrés en 1835, de 20 en 1854, de 19 en 1863, de 18 en 1870, de 17 en 1878, de 16 en 1888. Elle va continuer de décroître, et il est probable qu’elle pointera de nouveau au nord vers 1962. »
Extrait de : C. Flammarion. « Astronomie Populaire. »
Après la mort par C. Flammarion

Fiche de Après la mort
Titre : Après la mort (Tome 3 sur 3 – La mort et son mystère)
Auteur : Camille Flammarion
Date de parution : 1922
Editeur : J’ai lu
Première page de Après la mort
« Notre premier volume, La mort et son mystère, a donné à ses lecteurs la certitude des fantômes de vivants, des apparitions et des manifestations de mourants, se produisant à toutes les distances, transmissions télépathiques irrécusables, et se termine par cette interrogation : « Obtiendrons-nous les mêmes preuves d’authenticité, la même certitude, sur l’existence réelle des morts ? »
« Cecy est un livre de bonne foy », disait Montaigne dans ses inoubliables Essais : la même affirmation doit être donnée pour cet ouvrage.
Nous arrivons ici à la porte du temple fermé. Mais déjà cette porte a paru s’entrouvrir dans nos excursions à la frontière des deux mondes. Ce deuxième volume a pour but d’établir la survivance sur des faits d’observation, par la même méthode expérimentale, en dehors de toutes croyances religieuses. »
Extrait de : C. Flammarion. « Après La Mort – La mort et son mystère. »
Visions nocturnes par J. Flanders

Fiche de Visions nocturnes
Titre : Visions nocturnes
Auteur : John Flanders
Date de parution : 1984
Editeur : Néo
Sommaire de Visions nocturnes
- Le fauteuil
- Pour les yeux de Mathilda Smith
- Deux heures et puis l’absence
- Cochrane et Jones
- Sneaky, Knuckle et Peg Blow
- Le miroir vénitien
- L’odeur du soufre
- Le fantôme marin
- Le chateau du désert
- La forêt infernale
- Flammes vivantes
- Le convive
- La dernière peste de Bergame
- L’énigmatique aventure
- L’étrange manuscrit
- Le voleur
Première page de Le fauteuil
« J’ai très bien connu Maurice Renard. Chaque fois que je venais à Paris j’allais chez lui rue de Tournon. J’y rencontrais entre autres Georges de la Fouchardière, le père du Bouif, un personnage bien oublié. Et aussi Colette, la grande Colette.
Ce qui suit n’est donc pas un simple conte.
C’est plutôt un souvenir « littéraire », car je puis y insérer deux noms célèbres dans les lettres françaises : Gaston Leroux et Maurice Renard.
Quelques années avant sa mort, je fis, à Paris, la connaissance du célèbre auteur de Rouletabille, au domicile de Maurice Renard, l’auteur du Péril bleu, Le Singe, Un Homme chez les microbes, etc.
Quelques années plus tôt, G. Leroux avait publié sa célèbre nouvelle : L’Homme qui a vu le Diable, et durant notre entretien amical nous en sommes venus à en parler…
— J’ai trouvé effrayant le mot final de votre récit, dit Maurice Renard. Quand on veut voir sérieusement le diable, on n’a qu’à l’appeler de tout son cœur, il vient. »
Extrait de : John Flanders. « Visions nocturnes. »
Visages et choses crépusculaires par J. Ray

Fiche de Visages et choses crépusculaires
Titre : Visages et choses crépusculaires
Auteur : Jean Ray
Date de parution : 1982
Editeur : Néo
Sommaire de Visages et choses crépusculaires
- Storchhaus ou la maison des cigognes
- Le bout de la rue
- La présence horrifiante
- Mondschein-Dampfer
- Mr. Gless change de direction
- Passez à la caisse
- Dieu, toi et moi
- La chandelle du réveillon
- Je cherche Mr. Pilgrim
- Baraterie
- Merry-go-round
- La princesse tigre
- Dents d’or
- La trouvaille de Mr. Sweetpipe
- L’idylle de Monsieur Honigley
- Prélude à Saint-Judas-de-la-nuit
- Saint-Judas-de-la-nuit
Première page de Storchhaus ou la maison des cigognes
« Il y a dans le Hanovre, en amont de Celle, un petit lac qui emprunte ses eaux à la rivière Aller et dont les bords sont pittoresques mais déserts. Pour cette dernière raison, j’y jetai l’ancre après une vie errante sur les sept mers, et y trouvai l’existence supportable.
— Hello, capitaine !
Il y avait longtemps qu’on avait cessé de m’appeler ainsi et je regardai avec étonnement et méfiance le bonhomme à la démarche hésitante qui m’interpellait.
— Hello, capitaine !
Alors je reconnus Bill Cockspur, qui fut pendant des années mon second à bord du Tadorna et que je croyais, avec tant d’autres, disparu depuis belle lurette sous le signe du Capricorne. »
Extrait de : Jean Ray. « Visages et choses crepusculaires. »
Saint-Judas-de-la-nuit par J. Ray

Fiche de Saint-Judas-de-la-nuit
Titre : Saint-Judas-de-la-nuit
Auteur : Jean Ray
Date de parution : 1964
Editeur : Alma Editeur
Sommaire de Saint-Judas-de-la-nuit
- Saint-Judas-de-la-nuit
- Dieu, toi et moi…
- Storchhaus ou la maison des cigognes
- Merry-go-round
- Les compagnons d’Ulysse
- Passez à la caisse !
- Samson et dalila
Première page de Saint-Judas-de-la-nuit
« La petite ville », aimait répéter Mgr Ducroire. Il est heureux que Benoît Picard, l’auteur de cette comédie pleine de charmante gaieté, ait échappé aux horreurs de l’an Quatre-vingt-treize, sinon cette œuvrette n’aurait pas été écrite. Et c’est ainsi que la ville m’est apparue quand je la vis, la première fois, du haut de cette colline. Depuis… »
Ce souvenir s’achevait à chaque fois en un soupir.
Depuis, la petite ville avait perdu de son charme ; la colline n’était plus qu’une affreuse butte en proie aux avoines folles ; et le palais épiscopal, où Mgr Ducroire achevait sa sainte carrière, finissait la sienne en une ruine mangée par toutes les pluies et les vents de l’espace. »
Extrait de : Jean Ray. « Saint-Judas-de-la-nuit. »